Seiko

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Seiko Holdings Corporation
logo de Seiko
illustration de Seiko

Création 1881 (Ère Meiji)
Fondateurs Kintarō HattoriVoir et modifier les données sur Wikidata
Personnages clés Kintarō Hattori (fondateur)
Shinji Hattori (président)
Forme juridique Société anonyme
Action TSE : 8050
Siège social Minato-ku, Tokyo
Drapeau du Japon Japon
Direction Shinji Hattori
Activité Horlogerie
Produits Horloges
Montres
Composants électroniques
Imprimantes
Société mère Seiko Group (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Filiales Orient, Pulsar, Lorus
Effectif 12 020 (2018)
Site web www.seiko.fr

Capitalisation 113 431 millions JPY (2019)
Chiffre d'affaires 268 129 millions JPY (2018)
Résultat net 9 249 millions JPY (2018)[1]
Société précédente K. Hattori & Co. (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Seiko Holdings Corporation (セイコーホールディングス株式会社, Seikō hōrudingusu kabushiki gaisha?), plus communément appelée Seiko, est une manufacture d'horlogerie de haut de gamme et de luxe japonaise, fondée en 1881, sous l'ère Meiji, par Kintarō Hattori. Elle est célèbre notamment pour ses chronographes, ses montres à mouvement mécanique traditionnelles ainsi que pour ses innovations dont l'invention de la montre-bracelet à quartz et les mouvements de précision Kinetic et Spring Drive. Le groupe Seiko détient également les marques Orient, Lorus et Pulsar.

Historique[modifier | modifier le code]

Photographie d'une montre à bracelet noir et cadran blanc
Une montre Laurel.
Photographie d'un mouvement automatique de montre
Un mouvement Seiko 4520.

L'histoire de Seiko débute en 1881 quand Kintarō Hattori ouvre un atelier de réparation d'horlogerie dans le centre de Tokyo[2],[3].

En 1913, Seiko produit la « Laurel », la première montre-bracelet mécanique fabriquée au Japon[3].

En 1941, Seiko lance son chronographe de poche.

En 1959, Seiko commercialise des horloges à quartz pour des stations de radiodiffusion.

En 1960, Seiko lance la marque de prestige « Grand Seiko »[4].

Quelques années plus tard, en 1964, la marque invente le premier compteur de temps à quartz portatif au monde. En 1968, Seiko remporte le concours de Genève et le titre de « meilleure montre-bracelet chronomètre mécanique ». En , Seiko est le premier à commercialiser une montre chronographe automatique[5] qui est dotée à la fois d'un embrayage vertical et d'une roue à colonne.

L'entreprise propose à la vente le la première montre à quartz de « série » (modèle en or et en édition limitée à cent exemplaires[6]) après environ dix ans de recherche, la « Seiko Quartz Astron 35SQ »[7],[8].

Entre 1968 et 1970, Seiko fait certifier à Neuchâtel près de 226 « chronomètres d'observatoire » équipés des calibres 4520 et 4580.

En 1973, Seiko lance la première montre LCD avec affichage à six chiffres au monde[5].

En 1975, Seiko présente la première montre numérique multifonction au monde et la première montre professionnelle de plongée en titane.

En 1983, Seiko invente la montre-télévision (calibre T001). Cette même année sort la première montre-bracelet au monde dotée d'un dispositif d'enregistrement des sons.

En 1984, l'entreprise lance la UC-2000, première montre ordinateur au monde.

En 1988, Seiko fabrique la première montre « A.G.S » (Automatic Generating System)[9] au monde.

En 1990, Seiko présente la première montre de plongée au monde munie d’un profondimètre.

En 1992, l'entreprise créé une montre chronographe à quartz analogique précise au 1/100e de seconde, le calibre 7T59.

En 1994, Seiko lance la première montre-bracelet au monde à être dotée du système LumiBrite, une exclusivité Seiko.

En 1998, Seiko créé la première montre thermoélectrique au monde et propose une montre disposant d'un calendrier perpétuel.

En 1999, la marque introduit le premier mouvement « Spring Drive »[5] qui a une précision d'une seconde par jour.

En 2005, l'entreprise lance le mouvement « Kinetic » perpétuel[8].

En 2006, Seiko invente la première montre à affichage à encre électronique au monde : INK, calibre G510.

En 2007, Seiko produit le mouvement Kinetic Direct Drive et le chronographe Spring Drive doté d’un embrayage vertical et d'une roue à colonnes.

En 2010, Seiko présente la première montre à affichage électrophorèse avec matrice active au monde.

En 2012, Seiko conçoit l'« Astron », la première montre GPS solaire analogique au monde.

En 2014, Seiko présente le chronographe GPS solaire Astron.

Actionnaires[modifier | modifier le code]

Liste des principaux actionnaires au [10]:

Sanko Kigyo 10,7%
Etsuko Hattori 8,73%
Shinji Hattori 5,50%
Dai-ichi Life Holdings 4,35%
Hideo Hattori 3,91%
FIL Investments (Japan) 3,70%
Nomura Asset Management 3,62%
Daiwa Asset Management 3,26%
Asset Management One 2,52%
Dimensional Fund Advisors 2,40%

Innovations[modifier | modifier le code]

Quartz Astron GPS Solaire SAST003G.

La première montre à quartz, dénommée Quartz Astron, est créée et développée par Seiko en 1969[11].

Seiko est le créateur des montres Kinetic : cette technologie utilise les mouvements du poignet pour faire fonctionner ce mouvement à quartz particulier[9]. Le système est le suivant : une masse entre en rotation avec les mouvements du porteur, ce volant est relié par engrenage multiplicateur avec le rotor d'un micro alternateur, tournant jusqu'à 100 000 tours par minute. Cet alternateur recharge, par l'intermédiaire d'un circuit intégré spécifique, un supercondensateur. Ce condensateur fait office de pile électrique. Ce dernier, associé à un mouvement particulier, a la capacité de garder la montre à l'heure pendant quatre ans, même en absence de mouvements, pour les modèles récents. La Kinetic Perpetual offre un quantième perpétuel. Si elle n'est pas portée plus de 24 h, les aiguilles s'arrêtent pour économiser l'énergie. Ensuite, lorsqu'on la secoue, les aiguilles tournent rapidement pour se positionner sur l'heure exacte, avant de reprendre leur rotation normale.

Seiko a en outre développé des mouvements de conception nouvelle. Le mouvement Spring Drive est un mouvement mécanique automatique permettant, entre autres, une précision et une réserve de marche accrues ainsi qu'un mouvement totalement fluide des aiguilles du cadran. On retrouve ce mouvement dans les collections de haute-horlogerie Grand Seiko et Credor. Il existe également un mouvement appelé à quartz GPS Solaire. En développant un récepteur GPS à faible consommation d'énergie, Seiko a pu concevoir une montre solaire GPS capable de recevoir des signaux GPS et d'analyser ces données. Elle reconnaît l'ensemble des zones couvertes par les 39 fuseaux horaires[12].

Grand Seiko Automatique SBGR051.

Sponsoring et partenariats[modifier | modifier le code]

Seiko conclut en un partenariat de trois ans avec le tennisman Novak Djokovic[13].

En navigation, les dériveurs de type 49er font leur apparition en 2000 aux Jeux Olympiques de Sydney. Seiko crée une ligne dédiée à ce partenariat : la ligne conceptuelle « Velatura ».

Depuis 1964, Seiko est chronométreur officiel des Championnats d'Europe et du Monde d'athlétisme[14].

En 2020, une édition limitée créée pour célébrer les soixante ans de l'éditeur de jeux vidéo Sega est mise sur le marché[15].

Autres marques du groupe Seiko[modifier | modifier le code]

  • Credor
  • Grand Seiko
  • Seiko Clocks
  • Royal Orient
  • Orient Star
  • Orient
  • Pulsar
  • Lorus

Autre marque distribuée par le groupe[modifier | modifier le code]

  • Kenneth cole

Seiko dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Diverses montres Seiko sont portées par 007 dans quatre films de la série James Bond avec Roger Moore, de 1977 à 1985. Roger Moore porte également une Seiko dans le film de 1979 Les Loups de haute mer. Sean Connery porte une Seiko dans le James Bond de 1983 intitulé Jamais plus jamais.

Une montre de plongée Seiko 6105-8110/8119 est portée par Martin Sheen dans le film Apocalypse Now de 1979.

Une Seiko H558 est portée par Arnold Schwarzenegger dans divers films, comme Commando et Predator.

Une montre de plongée Seiko « Turtle » 6309-7049 est portée par Ed Harris dans le film Abyss de James Cameron en 1989.

Un chronographe Seiko est porté par Jason Bourne dans le film La Mémoire dans la peau de Robert Ludlum.

Aki Ross porte une montre-ordinateur Seiko dans le film d'animation Final Fantasy : Les Créatures de l'esprit.

Dans les jeux Metal Gear Solid V: Ground Zeroes ainsi que Metal Gear Solid V: The Phantom Pain, Big Boss peut être vu portant une Seiko G757 5020.

Une Seiko 7A28-7000 (un chronographe Seiko modifié) est portée par Ripley (Sigourney Weaver) dans le film Aliens de 1986 ; divers autres personnages du film portent également des montres Seiko conçues par le designer italien Giorgetto Giugiaro.

Dans le film de survie océanique de 2013 Tout est perdu, le personnage de Robert Redford peut être vu portant une montre de plongée Seiko SKX009/SKX175, une variante du SKX007.

La collection Premier comprend des calibres quartz et mécaniques, dont une gamme de montres Kinetic Direct Drive alimentées par le mouvement et qui indiquent le transfert d’énergie en temps réel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.zonebourse.com/SEIKO-HOLDINGS-CORPORATIO-6494419/fondamentaux/
  2. « La manufacture Seiko », sur http://www.seiko.fr.
  3. a et b « Seiko : un automne flamboyant », sur lepoint.fr, (consulté le ).
  4. « Grand Seiko, une mécanique de précision », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  5. a b et c « Grand Seiko Spring Drive, la perfection made in Japan », sur lexpress.fr, (consulté le ).
  6. « Le quartz a-t-il encore sa place ? », sur lesechos.fr, (consulté le ).
  7. « Une seconde de retard tous les 100000 ans », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  8. a et b « Seiko, l'obsession de la précision », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  9. a et b « Hybrides, un mouvement, deux cœurs », sur lepoint.fr, (consulté le ).
  10. Zone Bourse, « SEIKO  : Actionnaires », sur www.zonebourse.com (consulté le )
  11. « Notre héritage », sur seikowatches.com (consulté le ).
  12. « GPS solaire », sur seikowatches.com (consulté le ).
  13. (en) « Novak joins SEIKO as brand ambassador », sur novakdjokovic.com, (consulté le ).
  14. (en) Communiqué de presse, « Seiko renews its partnership with the IAAF for ten more years », sur worldathletics.org, (consulté le ).
  15. (en) James Robinson, « The Seiko x Sega 60th Anniversary Chronographs are worth a trip to Japan, if you can get there in time », sur timeandtidewatches.com, (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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