Predator (film)

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Predator
Description de l'image Predator logo.jpg.
Titre québécois Prédateur
Titre original Predator
Réalisation John McTiernan
Scénario Jim et John Thomas
Acteurs principaux
Sociétés de production 20th Century Fox
Silver Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Durée 107 minutes
Sortie 1987

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Predator, ou Prédateur au Québec (Predator), est un film de science-fiction américain réalisé par John McTiernan, sorti en 1987. Mettant en vedette Arnold Schwarzenegger, c'est le premier film de la série Predator.

Résumé[modifier | modifier le code]

En 1987, un vaisseau spatial extraterrestre arrive à proximité de la Terre et largue un objet qui entre dans l'atmosphère de la planète, celui-ci atterrissant en Amérique centrale.

Quelque temps après, le major Alan « Dutch » Schaefer, un officier des forces spéciales américaines, arrive au Guatemala à la tête de son équipe de soldats d'élite pour une mission de sauvetage, visant à retrouver un ministre du cabinet présidentiel guatémaltèque pris en otage dans la jungle par des forces de la guérilla du Val Verde (en) (une région fictive). George Dillon, un vieil ami de Dutch et ancien commando qui travaille maintenant pour la CIA, sert d'officier de liaison et rejoint l'équipe pour la superviser, malgré les objections de Dutch. L'équipe, composée de Mac, Billy, Blain, Poncho et Hawkins en plus de Dutch et Dillon, s'envole de la base en hélicoptère puis est larguée au cœur de la jungle. S'enfonçant dans ce milieu hostile et dense, elle commence les recherches.

Les soldats ne tardent pas à trouver l'épave d'un hélicoptère abattu et, plus loin, les restes de plusieurs corps dépouillés, identifiés comme étant des Bérets verts que Dutch connaissait personnellement à Fort Bragg. Continuant sa progression tout en restant sur ses gardes, l'équipe de Dutch atteint finalement le camp des guérilléro, puis l'attaque par surprise. Durant l'assaut, Dutch et ses hommes tuent les insurgés, y compris un officier du renseignement soviétique en train de manipuler des documents de valeur. Après avoir nettoyé le camp avec ses hommes, Dutch, ayant des doutes sur le but réel de la mission, confronte Dillon ; celui-ci admet finalement que la mission n'était qu'une mise en scène pour récupérer les documents des insurgés et que l’unité de militaire décédés qu'ils ont découverts avait disparu quelques semaines auparavant, après un sauvetage manqué.

Prenant avec eux Anna, une guérilléro rescapée capturée lors de l'attaque, l'équipe se rend à son point d'extraction, ignorant qu'ils sont suivis à la trace par un observateur invisible caché en hauteur dans les arbres et qui se sert d'un dispositif d'imagerie thermique.

Anna tente alors de s'échapper mais est poursuivie par Hawkins ; alors que ce dernier rattrape la fuyarde, les deux sont pris en embuscade par l'observateur inconnu, qui épargne Anna mais tue Hawkins et emporte son corps. Cherchant à capturer le meurtrier, Dutch organise une chasse à l'homme au cours de laquelle Blain est tué par l'arme à plasma de leur ennemi. Mac, qui a aperçu furtivement l'individu qui a tué Blain, devient enragé et lance un tir de barrage avec son arme, bientôt rejoint par le reste de l'équipe qui pilonne la position ; bien qu'elle réussisse à s'enfuir, la créature semble blessée, révélant des traces d'un sang vert luminescent. Le groupe fait alors le point de la situation et réalise que quelque chose d'inconnu les poursuit dans la jungle. Dillon croit que cet individu est affilié aux guérilleros, mais Billy est catégorique sur le fait que l'auteur n'est pas humain, affirmation qui suscite le scepticisme.

Montant le camp pour la nuit, l’équipe pose en guise de précaution des pièges dans toutes les directions, mais ceux-ci sont déclenchés par l'arrivée inopinée sur la zone d'un sanglier sauvage, que Mac tue dans l'obscurité en croyant que c'est l'ennemi. Dans la confusion, les hommes découvrent ensuite que le cadavre de Blain a disparu. Ils comprennent alors que la chose qui les poursuit n'est probablement pas humaine, se déplaçant d'arbre en arbre comme un singe et voyant les pièges explosifs ; ils en arrivent à la conclusion qu'elle veut tuer les hommes du commando un par un, comme un chasseur.

Dutch décide de tendre un nouveau piège, plus archaïque cette fois, et préfère attendre que la créature morde à l'appât. Dans l’intervalle, Anna expose aux soldats ce qu'elle sait des agissements de la créature, une sorte de légende locale qu'elle a entendue depuis qu'elle est enfant : « le diable qui se fait des trophées avec les hommes ». Voulant ensuite attirer leur ennemi dans le piège, Dutch s'expose volontairement mais la créature évite la capture et blesse gravement Poncho. Peu après, Mac et Dillon partent à sa poursuite ; mais celle-ci, après les avoir éloignés du groupe, les tue tous les deux. Alors que le reste du groupe s'enfuit, la créature les rattrape et tue successivement Billy puis Poncho et blesse Dutch.

Conscient que la créature attaque seulement ceux qui sont armés, Dutch envoie Anna sans arme au point d'extraction en hélicoptère tandis qu'il fuit de son côté. Après une longue course poursuite et un saut d'une cascade, Dutch échappe de justesse à la créature, la signature thermique de son corps étant masquée par la boue dans laquelle il a rampé en sortant de la rivière. Il voit alors la forme véritable de son ennemi lorsque son camouflage actif s'arrête de fonctionner, parasité à sa sortie de l'eau : un individu humanoïde de haute taille doté d'un équipement futuriste, notamment un masque avec un système de visée laser, un canon à énergie fixé à l'épaule et un système de lames rétractables fixé à l'avant bras. Dutch étant invisible aux yeux de la créature, celle-ci quitte alors les lieux.

Tandis que la créature est occupée à récupèrer des trophées sur les cadavres de ses hommes, Dutch confectionne divers pièges et armes improvisées (arc et flèches, lance de bois...), ne disposant que de très peu de ressources. Il attend la nuit et, après s'être enduit de boue pour se camoufler, appelle la créature dans un long cri et allume un bûcher en guise d'appât. La créature tombe dans le piège. Lors du combat, Dutch parvient à désactiver son dispositif de camouflage et lui inflige des blessures mineures, mais se retrouve finalement en mauvaise posture, la créature lui étant supérieure physiquement. Reconnaissant Dutch comme un adversaire de valeur, la créature se défait de son matériel high tech (révélant un visage d'alien doté de mandibules) et l’engage dans un combat au corps à corps avec son arme blanche. Dutch est presque vaincu, mais parvient finalement à écraser la créature sous le contrepoids de l'un de ses pièges.

Alors que la créature, mortellement blessée, gît au sol, Dutch lui demande ce qu'elle est. La créature imite sa question puis active un dispositif d'autodestruction à son poignet, tout en riant de façon maniaque. Dutch, comprenant le danger, se met à courir et parvient à se mettre à couvert juste avant l'explosion de l'appareillage, qui ravage les alentours dans une énorme explosion. Il est ensuite récupéré en état de choc par son commandant et Anna dans l'hélicoptère.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Drapeau des États-Unis États-Unis :
Drapeau de la France France :

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Développement et choix des acteurs[modifier | modifier le code]

Quelques mois après la sortie du film Rocky 4, une blague fait le tour d'Hollywood : alors que Rocky Balboa est à court d'adversaires humains, il souhaite se battre avec un extraterrestre si un cinquième opus de la série doit être tourné[3]. Les scénaristes Jim et John Thomas prennent la plaisanterie au sérieux et écrivent un scénario basé sur cette blague. Le script de Predator est initialement intitulé « Hunter »[4].

Le projet est repris par la 20th Century Fox en 1985 et remis au producteur Joel Silver qui, après son expérience sur le film Commando, semblait le bon choix pour transformer une histoire de science-fiction en un film à gros budget. Silver engage Lawrence Gordon dans la coproduction ainsi que le réalisateur John McTiernan, dont c'était le premier film pour un grand studio. Le réalisateur néo-zélandais Geoff Murphy avait également été pressenti[5]. À ce sujet, Arnold Schwarzenegger raconte dans ses mémoires, intitulées Total Recall, qu'il avait été très impressionné par le travail de McTiernan dans le film Nomads, malgré son budget limité[6],[7].

Photographie représentant les carcasses d'un hélicoptère, au-dessus duquel se tient un extraterrestre.
Statue du Predator, sur le site de tournage du film.

L'acteur Kevin Peter Hall, le géant (2,19 m) qui interprète le rôle du Predator, avait déjà incarné un personnage très similaire dans le peu connu Terreur extraterrestre (1980) de Greydon Clark. Ce film a sans doute été une source d'inspiration pour les créateurs de Predator.

Selon les mini-documentaires inclus dans le DVD Édition spéciale du film paru en zone 1, le costume original du Predator était totalement différent de celui du costume final, conçu par Stan Winston. Le monstre d'origine était disproportionné, une créature disgracieuse avec des yeux jaunes et une tête de chien, loin d'être aussi agile que la créature interprétée finalement par Kevin Peter Hall. L'acteur Jean-Claude Van Damme était initialement prévu pour jouer la créature, mais aurait fait des déclarations négatives au sujet du costume, affirmant qu'il était trop lourd et qu'il faisait trop chaud à l'intérieur.

Après le renvoi de Van Damme, et à la suite d'ennuis financiers avec le studio qui faillit arrêter le projet, John McTiernan consulte Stan Winston. Lors d'un voyage en avion de la Fox aux côtés du réalisateur d’Aliens, le retour, James Cameron, Winston lui dévoile des idées d'esquisses du monstre. Cameron lui suggère une idée, lui révélant qu'il a toujours voulu voir une créature dotée de mandibules[3], un détail qui deviendra par la suite l'un des aspects iconiques du Predator. La première version de la créature est rejetée, mais la seconde, bien plus adaptée, est de suite approuvée. Il faudra toutefois pas moins de six personnes, rien que pour faire fonctionner son visage[8].

Ce film marque les retrouvailles entre Arnold Schwarzenegger et Bill Duke, deux ans après Commando. Par ailleurs, Schwarzenegger rejouera la même année avec Jesse Ventura dans Running Man. Carl Weathers, Bill Duke et Sonny Landham se recroiseront eux sur le tournage d'Action Jackson.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film est tourné principalement au Mexique dans la forêt de Puerto Vallarta[9] mais certaines scènes sont tournées en studio pour des raisons de production (notamment le travelling latéral sur les personnages progressant dans la jungle).

Durant le tournage, un garde du corps est présent aux côtés de l'acteur Sonny Landham (Billy), non pas pour le protéger, mais pour protéger les autres acteurs de lui. En effet, à l'époque ce dernier avait déjà fait de la prison et était réputé pour son tempérament violent et incontrôlable[3].

Arnold Schwarzenegger, tombé malade durant le tournage, est hospitalisé. Rétabli, il a perdu une dizaine de kilos. Ce détail est visible dans le film à partir du moment où Dutch refait son apparition après que le Predator a attrapé Hawkins.

À l'origine, une scène du film était prévue au sein du vaisseau spatial du Predator, mais McTiernan parvint à l'enlever du film, estimant que ce n'était pas cohérent d'un point de vue stylistique.

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

À sa sortie, le film a été boudé par la critique française mais plébiscité par le public. Cela contribua à en faire une œuvre culte et à lancer la carrière du réalisateur John McTiernan (Piège de cristal, À la poursuite d'Octobre Rouge, Last Action Hero, Une journée en enfer...).

Les années 1980 sont réputées pour leur quantité notable de films d'action virils tels Conan le Barbare, Rambo ou Commando. À ce titre, Predator constitue une référence en la matière. Les scènes d'actions, nombreuses, sont soutenues par l'ambiance oppressante d'une jungle inhospitalière et touffue, l'ambiance sonore de la jungle, bien rendue, se conjuguant avec la musique du film stressante. Tout le film constitue une gigantesque traque où les protagonistes sont tour à tour prédateurs et proies. Cet affrontement sans merci s'achève par un combat bestial entre le Predator et Schwarzenegger. Il est considéré par les puristes du genre comme l'un des plus beaux et des plus brutaux duels de la décennie.

Le monstre est quant à lui devenu un des emblèmes du cinéma fantastique, car l'un des plus effrayants. Son armure et sa coiffure Dreadlocks (rasta), sa capacité à se rendre presque invisible en se fondant dans le décor, ses multiples gadgets destructeurs et sa cruauté toute particulière ont terrifié des millions de spectateurs à travers la planète.

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film rapporte 98 millions de dollars US dans le monde pour un budget de 15 millions[10]. En France, le film totalisa 1,4 million d'entrées[11].

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis 59 735 548 $ 7
Drapeau de la France France 1 480 847 entrées n/a
Monde Monde 98 267 558 $ n/a

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Lors de sa sortie en DVD, le film a subi quelques petites retouches :
    • Pour attirer le Predator, Dutch pousse un hurlement en levant une torche enflammée. La version française avait à l'origine conservé le cri original d'Arnold Schwarzenegger. Cet élément a été finalement doublé.
    • Lorsque le Predator enlève son masque, sa vision passant du bleu au rouge, le cadran numérique était resté visible avant d'être retiré en cours de scène. Ce détail a été corrigé et par conséquent, ce cadran n'apparaît plus.
    • Au moment où le Predator active son détonateur pour se donner le coup de grâce, on entend le rire de Billy (quand celui-ci avait ri d'une blague de Hawkins). À l'origine, ce rire avait été ré-entendu tel-quel. Il a été aggravé de façon plus monstrueuse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  2. Predator - Fiche CNC
  3. a b et c (en) « Secrets de tournage de Predator », sur Internet Movie Database (consulté le 1er mars 2013).
  4. (en) Ian T. Haufrect, « If It Bleeds, We Can Kill It», 20th Century Fox, 2001.
  5. (en) « Roy Murphy: Geoff Murphy interview », sur Murphyroy.com (consulté le 19 juillet 2011).
  6. (en) Trivia for "Nomads" sur l’Internet Movie Database
  7. (en) « Total Recall - Arnold Schwarzenegger - Google Books », sur Books.google.com, .
  8. Valentin Pimare, « Predator », Studio Ciné Live no 81,‎ juillet-août 2016, p. 122 à 125.
  9. « Lieux de tournage de Predator », sur Internet Movie Database (consulté le 1er mars 2013).
  10. « Predator », sur Box Office Mojo (consulté le 1er mars 2013).
  11. « Predator », sur Jp Box-office (consulté le 1er mars 2013).

Liens externes[modifier | modifier le code]