Horloge à quartz

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Une horloge à quartz utilise un oscillateur à quartz pour définir le temps. Le quartz a la propriété d'osciller à une fréquence précise lorsqu'il est stimulé électriquement.

Un cristal de quartz.

Historique[modifier | modifier le code]

Montre à quartz Seiko Astron-35SQ
Mouvement béta 21

En 1880 les physiciens français Pierre Curie et Jacques Curie découvrent l'effet piézoélectrique du quartz : celui-ci possède la capacité de générer des charges électriques à sa surface lorsqu'il subit des forces mécaniques et inversement. Cette capacité en fait un matériel intéressant dans la constitution d'horloges.

La première horloge à quartz, baptisée Crystal clock, est présentée en 1927 par Warren Morrison et J.W. Horton du Bell Telephone Laboratories[1],[2],[3]. Elle est constituée de tubes électroniques et avait des dimensions comparables à celles d'un réfrigérateur tourné à l’horizontale.

En 1967, les deux premiers mouvements à quartz pour montre sont présentés, un par le Centre Electronique Horloger (mouvement béta 1) et l'autre par le centre de recherche et développement de Seiko.

La première montre-bracelet à quartz commercialisée, la Seiko Quartz Astron 35SQ, apparaît en 1969[4]. Commercialisée à 100 exemplaires avec un boitier en or, elle coutait le prix d'une voiture. Les premières montres suisses à quartz, utilisant le mouvement beta 21, sont commercialisées à partir de 1970.

Aujourd'hui, le quartz est présent partout où l'électronique est présent : Montres, ordinateurs, téléphones portables, téléviseurs, modems...

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le fonctionnement de l’horloge à quartz est simple : une stimulation électrique engendre des vibrations mécaniques, d'amplitude maximale selon des directions particulières (axes mécaniques), lesquelles sont la cause de charges électriques variables. On obtient ainsi un oscillateur électrique dont la fréquence de vibration est propre au quartz lui-même, par exemple 32 768 Hertz suivant les dimensions du quartz utilisé. Par un simple calcul, on obtient l'unité de temps souhaitée. Ce sont donc ces vibrations, mises en forme et associées à un moteur synchrone, qui sont à l'origine du mouvement des aiguilles d'une montre.

Un mouvement à quartz à affichage analogique est composé généralement des éléments suivants :

  1. Pile, fournissant l'énergie électrique au quartz, au circuit électronique (diviseur de fréquence) et au moteur[5],
  2. Quartz, oscillant grâce à l'effet piézoélectrique,
  3. Diviseur de fréquence, circuit électronique divisant la fréquence du quartz pour commander le moteur pas-à-pas à la bonne fréquence[6],
  4. Moteur pas à pas, fournissant la force mécanique aux rouages,
  5. Rouage, réducteur permettant d'adapter la vitesse de rotation en sortie du moteur aux aiguilles[7],
  6. Affichage analogique (aiguilles des heures, minutes et secondes).

Les limites du quartz[modifier | modifier le code]

Mais le quartz a des inconvénients. En effet, la fréquence des oscillations n'est stable uniquement tant que le cristal conserve ses dimensions. Il faut donc lutter contre les phénomènes de dilatation dues aux variations de température en isolant le cristal. C’est pour cela qu’il n'est tout d'abord que conservé dans une horloge et plus tard dans une montre. Néanmoins la précision obtenue est dix fois plus grande que celle de la meilleure des montres mécaniques qui fut inventée précédemment (en 1675 par Isaac Thuret) : une seconde de retard en six ans (ceci est purement théorique). Pour dépasser cette précision, les scientifiques utilisent des horloges atomiques.

Galerie photographique[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopédie mondiale de la science et de l'innovation 2008, page 132
  2. (en) W.A. Marrison, « Precision determination of frequency », I.R.E. Proc., vol. 16, no 2,‎ , p. 137–154 (DOI 10.1109/JRPROC.1928.221372)
  3. (en) Warren Marrison, « The Evolution of the Quartz Crystal Clock », Bell System Technical Journal, AT&T, vol. 27,‎ , p. 510–588 (lire en ligne)
  4. « Comment fonctionne une montre à quartz » (consulté le 29 juin 2016)
  5. Futura-Sciences, « Dossier > Du quartz au signal électrique », sur Futura-Sciences (consulté le 29 juin 2016)
  6. Futura-Sciences, « Dossier > Du signal électrique au signal mécanique », sur Futura-Sciences (consulté le 29 juin 2016)
  7. Futura-Sciences, « Dossier > Du signal mécanique au mouvement d'aiguille », sur Futura-Sciences (consulté le 29 juin 2016)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucien F. Trueb, « Les toutes premières montres-bracelets quartz, La question de la priorité », Bulletin 78 de la SSC,‎ , p. 25-27 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]