Chronographe

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Un chronographe analogique.
Détail d'un calibre chronographe Junghans J88

Un chronographe Prononciation du titre dans sa version originale Écouter dans l’acception moderne du terme, est une montre équipée d’une aiguille indépendante que l’on peut démarrer, stopper et remettre à zéro, en vue de mesurer un intervalle de temps. Dans le langage commun, on utilise souvent et abusivement le terme chronomètre pour désigner un chronographe. Le nom est dérivé du grec chronos (χρόνος), signifiant le temps, et graphos (écriture).

Lorsque l’heure est absente, on parle de compteur.

Le plus souvent, le chronographe est actionné par des poussoirs permettant d'enclencher le comptage (départ ou start), de l'arrêter (arrêt ou stop) et de faire la remise à zéro (reset).

Dans la terminologie horlogère, c’est aussi une complication, c'est-à-dire une fonction additionnelle ajoutée à une montre, au même titre que la date, les phases de la lune ou la sonnerie.

Historique[modifier | modifier le code]

Les premières montres capables d'indiquer la durée d'une observation furent les montres à secondes indépendantes ou à secondes mortes. On attribue leur invention à l'horloger genevois Jean Moïse Pouzait en 1776. Sur ces montres qui "battent la seconde" on peut arrêter et faire repartir l'aiguille des secondes, mais il n'y a pas de remise à zéro. En 1788, l’horloger belge Hubert Sarton (1748-1828) a présenté à la société d’émulation de Liège une « montre chronométrographique » qui pourrait être précurseur du chronographe moderne. John Arnold père (1736-1799) et Louis Moinet (1768-1853), ont fabriqué des compteurs capables d'indiquer le 1/60e de seconde. Louis Moinet a appelé son compteur, fabriqué vers 1816, "compteur de tierces". C'est un instrument remarquable puisque l'aiguille centrale, qui fait un tour en une seconde, peut être démarrée, arrêtée et remise à zéro.

Le mot « chronographe[1] » a été utilisé pour la première fois en horlogerie par Nicolas-Mathieu Rieussec,(1781-1866) horloger installé à Paris, qui a créé, et fait breveter en 1821, un système de mesure des temps courts, à l’aide d’un cadran tournant surmonté d’une aiguille fixe munie d'un petit réservoir d'encre. La trace de l’encre laissée sur le cadran permettait de déterminer avec une précision tout à fait honorable le laps de temps que l’on souhaitait mesurer.

Louis-Frédéric Perrelet (1781-1854), conçut en 1827 une montre avec deux aiguilles des secondes : l’une des aiguilles pouvait être arrêtée à volonté, et par un deuxième appui sur le poussoir elle reprenait la place qu’elle aurait eue si elle ne s’était pas arrêtée[2]. C'est l'ancêtre des systèmes à rattrapante modernes.

Vers 1836, Joseph Thaddeus Winnerl (1799-1886) a inventé le coeur de chronographe, came en forme de coeur permettant facilement la remise à zéro de l'aiguille des seconde[3].

Enfin en 1861 Henri-Ferréol Piguet, qui travaillait pour la maison Nicole & Capt à Londres, a réalisé le premier chronographe moderne, montre dotée d'une aiguille supplémentaire commandée par un poussoir unique permettant le départ, l'arrêt et la remise à zéro[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le mot chronographe existait déjà mais avait d’autres significations telles qu’un recueil de dates historiques, ou encore une date cachée dans les lettres d’une phrase.
  2. Exposition Universelle de 1855, Rapports du Jury Mixte International, Tome I, Paris,‎ , p.413 p.
  3. « Revue Chronométrique », Revue Chronométrique, éditée à Paris, 56e année, Vol. 3, p.165,‎
  4. « Journal Suisse d'Horlogerie », Journal Suisse d'Horlogerie, p.309,‎