Commando (film)

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Commando
Réalisation Mark L. Lester
Scénario Jeph Loeb
Matthew Weisman
Steven E. de Souza
Steven E. de Souza (adaptation)
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Action
Durée 88 min.
Sortie 1985

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Commando est un film d’action américain réalisé par Mark L. Lester en 1985 avec dans les rôles principaux Arnold Schwarzenegger, Vernon Wells et Alyssa Milano.

Résumé[modifier | modifier le code]

Ancien membre des commandos d’élite, le colonel John Matrix mène une existence paisible aux côtés de sa fille Jenny.

Mais le général Arius, ancien ennemi de Matrix et dictateur déchu du Valverde, kidnappe Jenny et impose à Matrix, s’il tient à revoir sa fille vivante, d’assassiner l’actuel président du pays. C’est en fait Bennett, un ancien membre déchu de l’équipe de Matrix, qui manipule adroitement le dictateur. Sa seule intention, derrière ce coup d’État voué à l’échec, est de déclencher la folie meurtrière de Matrix afin de le pousser à la faute.

Avec l’aide de Cindy, une jeune hôtesse de l’air entraînée de force par Matrix, ce dernier pourra retrouver sa fille retenue prisonnière. Bennett pense tenir sa vengeance mais ce sera, évidemment, sans compter sur les « ressources » spectaculaires de l’homme de guerre John Matrix...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Pré-production[modifier | modifier le code]

Le premier titre choisi pour ce film était tout simplement Matrix.

Tournage[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Dans le rôle de l’immonde Bennett, l’acteur australien Vernon Wells (grand spécialiste des méchants avec Mad Max 2 ou L’Aventure Intérieure) livre une interprétation particulièrement mémorable. Le jeu outrancier, les répliques cultes (« Bienvenue John, j’suis content que tu sois venu ! »), sa cotte de mailles anachronique, sa ressemblance étrange avec Freddie Mercury font de Bennett le personnage le plus populaire de Commando. Participant au site hommage, Vernon Wells obtient même le plus haut pourcentage de sympathie avec 44 % pour Bennett contre 31,2 % pour Matrix.

Même s’il n’ont pas de scènes communes, ce film a permis à Arnold Schwarzenegger et Bill Paxton de se recroiser juste un an après s’être rencontrés sur le tournage de Terminator. Ils rejoueront ensemble une dernière fois en 1994 dans True Lies. Schwarzenegger retrouvera aussi deux ans plus tard Bill Duke (qui joue Cooke dans ce film) dans le film Predator.

Box office[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

Robert-Claude Bérubé, dans sa critique du film sur le site Mediafilm.ca, indique que :

« Après FIRST BLOOD et RAMBO, cette production poursuit la vogue des films bulldozers où le héros arrive au but en écrasant tout sur son passage. Ce qui compte avant tout dans ces productions, c'est de satisfaire l'amateur d'action violente sans faire appel à ses facultés intellectuelles. Les péripéties se bousculent dans une succession de scènes à faire où le bruit et la fureur l'emportent sur la logique et la vraisemblance. Il y a un certain savoir-faire dans la réalisation technique mais la conception d'ensemble s'avère par trop simpliste. Arnold Schwarzenegger joue avec la subtilité d'un taureau enragé[3]. »

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • Dans ce film, des répliques humoristiques cultes sont employées pour donner un petit air de comédie. Par exemple, lors de la scène dans l’avion, Matrix tue Henriques et dit à une hôtesse de l’air : « Ne dérangez pas mon ami, il est mort de fatigue. » (Don’t disturb my friend, he’s dead tired.)[4]. Schwarzenegger n'oublie pas non plus sa célèbre réplique qu'il fait dans tous ses films : « I'll be back, Bennett » (« Je revendrais, Bennett ») ; Bennett réplique par « I’ll be ready, John » (« Je serais prêt, John »)[4]. Une autre réplique culte de Schwarzenegger est quand il dit « J'ai menti » (« I lied ») alors qu'il avait promis à Sully qu'il le descendrait en dernier, lorsqu'il le laisse chuter dans le précipice ; Schwarzenegger utilise aussi cette réplique dans Terminator 3 et Expendables 3.
  • Pour Schwarzenegger, Commando fut le film le plus violent jamais joué au cours de sa carrière comme acteur ; son personnage fut aussi considéré comme étant le plus violent, détrônant ainsi son plus célèbre rôle, celui du Terminator. Son personnage tue 81[5] personnes dans le film, un record.
  • Lors de l’assaut sur l’île, Matrix utilisait plusieurs armes en sa possession : un lance-roquettes M202 FLASH (en), un fusil d’assaut Valmet, une mitraillette Uzi 9mm, un pistolet Desert Eagle .357 Magnum, un fusil à pompe Remington 870 (Calibre 12), des mines M18A1 Claymore, un couteau de chasse de 20 cm, des grenades, un grappin et des kunaïs[6].
    • Matrix utilise des Claymores pour démolir les casernes lors de l’assaut de l’île, ce qui est impossible dans la réalité.
    • L’utilisation du M202 à courte portée sur le camion est impossible, les roquettes à charge thermobarique M74 générant de 1 800 à 2 200 °C de chaleur durant un certain temps, le personnage de Matrix ne pourrait survivre.

Erreurs diverses[modifier | modifier le code]

Le film contient plusieurs erreurs de continuité et d'autres erreurs.

  • Pendant que Matrix pousse son véhicule sport utilitaire (Chevrolet Blazer) pour le faire avancer, un fil apparaît, accroché derrière la voiture.
  • Dans la scène où Matrix se réveille après s’être fait capturer vivant, Sully ne porte pas de lunettes de soleil sur lui avant de qu’on ne le revoie portant des lunettes.
  • Lorsque Matrix est enlevé par les ravisseurs qui ont menacé de tuer sa fille, on remarque la bretelle gauche de la salopette de Jenny qui s’est détachée pour ensuite être de nouveau attachée avant de la retrouver à nouveau détachée.
  • Au moment où la Porsche se renverse, le visage du chauffeur (qui est celui d’un cascadeur) ne ressemblait pas à l’acteur David Patrick Kelly qui jouait le rôle de Sully, l’un des antagonistes du film.
  • Après avoir réussi à mettre la main au collet de Sully après une course-poursuite, Matrix emmène Sully vers un ravin ; on peut voir sur la cheville gauche de ce dernier un fil qui le maintient au moment où Matrix le suspend au-dessus du vide avec une seule main.
  • Le côté gauche de la portière de Sully est endommagée et celle-ci finit sa course sur le côté du conducteur. Mais une fois qu’elle est remise sur ses roues et qu’elle repart, la portière du conducteur est à nouveau intacte.
  • Dans la chambre d’un motel, Matrix et Cooke se battent. Quelques-uns des carreaux de verre sur lesquels ils se sont plaqués tombent et sont immédiatement replacés sur le plan suivant. À cette même scène, la lampe est tombée à la renverse et au plan suivant elle est à nouveau retrouvée debout.
  • Après que Matrix s'est fait arrêter par la police pour avoir cambriolé un magasin de sports, Cindy rate son premier tir avec un lance-roquettes en le tenant dans le mauvais sens. Le couvercle de l’arme n’apparaît pas lors du premier tir mais finit cependant par réapparaître quand Cindy retourne l’arme pour s’en servir une seconde fois.
  • Arrivé à l’île, Matrix utilise des jumelles militaires, le visionnement se déplace vers la droite tandis qu’au plan suivant, Matrix regarde vers la gauche.
  • Cindy, restée dans l'hydravion utilisé pour rallier l'île, appelle à l'aide par radio en annonçant l'immatriculation de l'avion qui se termine par « WX », et dit « Whisky / Rayons X » (Whisky / X-Ray en VO). C'est une erreur de traduction, car on utilise dans ce contexte l'alphabet radio international (anglophone). Il faut donc dire, même en français, « Whisky X-Ray ».
  • Sur l’île, Matrix s’abrite dans un cabanon pour échapper aux soldats. Après une fusillade visant le cabanon l’un des soldats entre ; on peut voir la fourche (de couleur verte) qui est toujours accrochée au mur avant de la revoir cette fois-ci transperçant le soldat à la poitrine.
  • Après que Matrix a tué les cinq soldats qui ont encerclés le cabanon, il s’empare d’une mitrailleuse et lorsqu’il commence à l’utiliser, il tient l’arme de la main droite puis au plan suivant, c’est de la main gauche qu’il la tient.
  • Dans les scènes où Bennett pourchasse Jenny lorsqu’elle s’échappe dans les sous-sols du quartier général d’Arius, Bennett ne porte pas ses gants au début, puis ceux-ci apparaissent dans la scène suivante.
  • Après avoir éliminé les derniers soldats ennemis, au début d’un échange de coups de feu entre Matrix et Arius, le fusil à pompe de Matrix s’est déplacé durant les trois plans où l’on voit ce dernier utiliser le fusil d’assaut.
  • Matrix applique son maquillage de camouflage après avoir mis sa veste, pourtant, lorsqu’il ôte celle-ci pour examiner sa blessure, on constate qu’il est maquillé également dessous.

Parodies et hommages[modifier | modifier le code]

Remake[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • John Matrix fait partie des « bros » jouables dans le jeu vidéo Broforce sorti en 2015, sous le pseudonyme de « Brommando ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Parents Guide for Commando », IMDb.com (consulté le 14 mai 2016).
  2. « Visa et Classification », CNC.fr (consulté le 14 mai 2016).
  3. Critique du film, Robert-Claude Bérubé, Mediafilm.ca (consulté le 14 mai 2016).
  4. a et b « COMMANDO : 30e anniversaire d’un chef-d'œuvre du cinéma d’action », Kevin Laforest, Extrabeurre.com, 1er octobre 2015 (consulté le 14 mai 2016).
  5. (en) « Arnold Schwarzenegger killed 81 people in Commando? Hollywood's 5 deadliest action heroes by body counts », Ali Plumb, Digitalspy.com, 4 octobre 2015 (consulté le 14 mai 2016).
  6. (en) Liste des armes utilisées dans le film, sur un wiki spécialisé (consulté le 24 avril 2016).
  7. Fiche du film sur le site Nanarland.com (consulté le 24 avril 2016).
  8. (en) Markovitz Adam, « Commando remake in the works: Who should take Arnold Schwarzenegger's role? », sur Entertainment Weekly (consulté le 19 septembre 2010)
  9. (en) « 'Commando' Remake Attaches Sam Worthington », News in Film (consulté le 19 septembre 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]