Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes

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Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes
Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes
Blason de Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Brienon-sur-Armançon
Intercommunalité CC de la Vanne et du Pays d'Othe
Maire
Mandat
Francis Prin
2014-2020
Code postal 89190
Code commune 89359
Démographie
Population
municipale
417 hab. (2015 en diminution de 8,35 % par rapport à 2010)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 05″ nord, 3° 30′ 52″ est
Altitude Min. 101 m
Max. 226 m
Superficie 33,17 km2
Localisation

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Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 25 kilomètres au Nord-Est de Sens

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Trancault
(Aube)
Rose des vents
Perceneige N Bourdenay
(Aube)
O    Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes    E
S
La Postolle Lailly Courgenay

Histoire[modifier | modifier le code]

Villechat[modifier | modifier le code]

Un château, ceinturé de profonds fossés, et disposant d'un donjon, a existé très anciennement à Villechat. Il n'est jamais cité en activité ou comme ayant été occupé. Un souterrain refuge a été découvert au pied d'une donjon il y a un peu plus d'un siècle, composé de deux sections se terminant par des éboulements. Ce château peut être associé à une paroisse disparue figurant dans le sacramentaire de Stockholm. La disparition de la paroisse de Villechat peut être associée avec l'émergence de celles de Saint-Maurice (à l'Est) et de Granges-le-Bocage (à l'Ouest), le lieu (et son cimetière ?) servant de limite aux deux paroisses. Le château est sur le tracé d'un ancien chemin de Provins à Troyes, passant par Trainel et Bagneaux, et contournant Nogent-sur-Seine. Au XVIIe siècle, des chauriers se fixent près des ruines et creusent des galeries d'extraction de craie.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le territoire est détenu par la branche aînée de la famille de Trainel. Cette puissante famille choisit de s'établir dans un château très proche de Saint-Maurice vers 1200, lorsque les flux de circulation sont réorientés entre les villes de foire. Elle espère qu'il sera au cœur d'un nouveau peuplement. Villeneuve-aux-Riches-Hommes, au diocèse de Troyes (à présent dans l'Aube) ne répondra pas aux espoirs et restera dans l'ombre de Saint-Maurice[1].

La paroisse de Saint-Maurice groupe plusieurs habitats : Saint-Maurice proprement dit, avec l'église paroissiale et le cimetière, à l'extrême limite du diocèse de Sens ; Mauny qui voit arriver les chemins de Sens et de Courgenay ; La Chaume, de l'autre côté de la forêt, qui communique très facilement avec Granges-le-Bocage ; Villechat (en face de La Chaume), où vivent des chauriers ; et Chastenay (disparu) vers le finage de Sognes.

L'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Outre le trio manœuvres, vignerons et laboureurs qui signe une empreinte rurale, le village abrite des chauriers (fabricants de chaux), des tuiliers et beaucoup de métiers forestiers (sabotiers, marchands de bois, bûcherons, charbonniers).

La seigneurie devient la possession de l'évêché de Chalon-en-Champagne, qui s'en sépare peu avant 1789 au profit d'un robin de Paris. Soucieux de rentrer dans les frais de son acquisition, il se heurte bien entendu aux habitants habitués à un maître lointain.

De la famille Lorne (chirurgien lui-même allié à une Thénard) procède un fils qui se hisse au sommet des fortunes de l'arrondissement de Sens durant le premier empire.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune fut provisoirement renommée Maurice-les-Sans-Culottes[2].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice profite du lyrisme ferroviaire pour devenir un nœud où la ligne de Sens à Nogent-sur-Seine est rejointe par celle de Villeneuve-l'Archevêque. L'absence immédiate de rentabilité de ce transport en commun lui vaut une durée d'existence strictement proportionnelle à la patience des contribuables. Des bonnetiers cherchent à s'inscrire dans le cycle ascendant de cette industrie auboise toute proche.

Durant la seconde Guerre mondiale (1940-1945), un camp d'internement pour Tziganes a été implanté sur la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2014   Francis Prin    
mars 2008   Jean-Baptiste Nivaggioli[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2015, la commune comptait 417 habitants[Note 1], en diminution de 8,35 % par rapport à 2010 (Yonne : -0,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7598359279129949871 0001 0401 032
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0561 0661 006995919906871847802
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
773712648566562613559548481
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
471440366321314392439445452
2013 2015 - - - - - - -
426417-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Étienne Meunier. Villeneuve-aux-Riches-Hommes du XIIIe au XVe siècle. Bulletin de l'association des Amis de la chapelle de Villeneuve-aux-Riches-Hommes, 24, 2010
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 29 novembre 2012)
  3. Commune de Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 29 novembre 2012.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.