Foissy-sur-Vanne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Foissy-sur-Vanne
Foissy-sur-Vanne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Intercommunalité Communauté de communes de la Vanne et du Pays d'Othe
Maire
Mandat
Jeanne Saincierge
2020-2026
Code postal 89190
Code commune 89171
Démographie
Population
municipale
297 hab. (2019 en diminution de 5,71 % par rapport à 2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 30″ nord, 3° 30′ 23″ est
Altitude Min. 95 m
Max. 213 m
Superficie 15,75 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Sens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Brienon-sur-Armançon
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Foissy-sur-Vanne
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Foissy-sur-Vanne
Géolocalisation sur la carte : Yonne
Voir sur la carte topographique de l'Yonne
City locator 14.svg
Foissy-sur-Vanne
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Voir sur la carte administrative de Bourgogne-Franche-Comté
City locator 14.svg
Foissy-sur-Vanne

Foissy-sur-Vanne est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Foissy-sur-Vanne est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 65 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (87 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (84 %), forêts (10,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %), zones urbanisées (1,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vanne est un toponyme désignant un « retranchement construit dans une rivière pour fermer le passage aux poissons »[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le finage appartient avant 1150 à la fraction méridionale de la vaste seigneurie de Trainel qui s'étend de la Seine à la Vanne. Des branches cadettes de ces puissants féodaux s'y installent à plusieurs reprises de 1232 à 1372. Cette branche rayonne jusqu'à Villeneuve-l'Archevêque, Pouy, Mauny (Bagneaux). Pour autant, un lignage plus modeste, portant le nom du village, et dans la dépendance des Trainel, vit sur place et tient un rang chevaleresque. Ces chevaliers de Foissy n'ont pas de liens connus avec la famille de serviteurs du duc de Bourgogne connue depuis le XIVe siècle.

Les Trainel voient leur puissance s'effondrer progressivement de 1290 à 1360. Ce recul d'influence se mesure avec la perte de leur château de Villeneuve-l'Archevêque. La famille des chevaliers de Courmononcle détient la seigneurie au XIVe siècle.

À la fin de la guerre de Cent Ans, la seigneurie de Foissy est fractionnée en trois seigneuries. Une part de celle de Foissy est détenue par des bourgeois de Sens : les Hodoart et leurs descendants de 1528 à 1655. Deux petites seigneuries, sont situées sur la rive gauche de la Vanne : celle de Milly, est connue de 1526 à 1713 ; et celle de Monthodoart de 1620 à 1713. Une autre part de la seigneurie de Foissy, à laquelle est jointe la terre des Clérimois, passe des Piedefer (Parisiens) aux Briscadiou (Provençaux) et du Choquet de 1493 à 1588.

Le village de Foissy est fortifié dès 1563 comme de nombreux autres de la région, en raison des désastres de la politique de François Ier. Pour autant, l'aspect urbain restera très modeste. La situation sur le grand chemin de Troyes à Sens vaut la visite dévastatrice de toutes les armées en mouvement, en particulier durant les guerres civiles, dites de religion.

Bénéficiant de très hautes charges au sein de l'Etat (intendances, première président du parlement de Grenoble), la famille de Bérulle, originaire de Rigny-le-Ferron, acquiert la seigneurie de Foissy et la conserve de Louis XIV à Louis XVIII[9].

Sous l'Ancien Régime, le village ne porte que le nom de Foissy, sans mention de la rivière qui coupe le finage en deux.

En 1888, la commune des Clérimois est créée par démembrement de Chigy et de Foissy-sur-Vanne[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Pierre Vaunois    
  En cours Bernard Thomas[11]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2019, la commune comptait 297 habitants[Note 3], en diminution de 5,71 % par rapport à 2013 (Yonne : −1,69 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
719598605628658700736718753
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
750712717676655645624388362
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
368339315279321284297296270
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
297351346305248249280281290
2014 2019 - - - - - - -
327297-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de la Conversion de saint Paul.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Thomas de Bérulle. Seigneur de Foissy, lieutenant-général des armées du Roi. Il décède le âgé de 65 ans.
  • Pierre de Bérulle. Frère du précédent. Seigneur de Foissy. Intendant, premier président du parlement de Grenoble.
  • Amable-Pierre-Thomas de Bérulle. Petit-fils du précédent. Maître des requêtes de l'Hôtel du Roi.
  • Amable-Pierre-Albert de Bérulle. Seigneur de Foissy. Premier président au parlement de Grenoble. Avec inconséquence, il se prête aux troubles qui agitent le Dauphiné en 1788. Il s'oppose au gouverneur de la province et devient l'idole de la foule grenobloise. Mais dès 1789, il se tient à l'écart des troubles. En 1792, il tente de rejoindre les défenseurs des Tuileries contre les émeutiers sanguinaires des sections parisiennes. Malgré un laissez-passer délivré par un ancien protégé, âgé de 60 ans, il est arrêté et exécuté le dans une des nombreuses fournées parisiennes. Époux de Marie-Blanche-Rosalie Hue de Miromesnil puis de Blanche-Françoise-Rosalie Bignon.
  • André Jean Antoine Despois, peintre d'histoire formé à l'école de David et de Gros, originaire de Foissy-sur-Vanne.
  • Gérard Kohler. Propriétaire du moulin à eau de Foissy en 1960, il s'investit dans la défense du petit patrimoine rural, restaure la piéta de l'église de Foissy (1996) et la rare monstrance de la chapelle de La Charmée (à Lailly) (2002). Faute de pouvoir créer un musée à Villeneuve-l'Archevêque dans l'ancien hôtel des moines de Vauluisant (ancienne poste), il fonde en 1996 l'APVV (Association pour le Patrimoine de la Vallée de la Vanne). Cette association loi de 1901 serait une des seules de France à statutairement prévoir une égale représentation entre des membres du CA aubois et icaunais, faisant fi de la limite administrative départementale qui coupe la vallée de la Vanne entre deux régions. Il décède à Saintes en .

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Sens », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1109 - (ISBN 2600001336).
  9. Etienne Meunier, « Notes pour servir à l'histoire de Foissy », Au courant de la Vanne, no 7 & 8,‎ 2007 & 2008, p. 5 à 24 ; 23 à 43..
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 24 décembre 2013.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.