Les Clérimois

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Les Clérimois
Les Clérimois
Mairie des Clérimois.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Intercommunalité Communauté de communes de la Vanne et du Pays d'Othe
Maire
Mandat
Isabelle Poulin
2020-2026
Code postal 89190
Code commune 89111
Démographie
Population
municipale
299 hab. (2018 en augmentation de 6,41 % par rapport à 2013)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 44″ nord, 3° 26′ 30″ est
Altitude Min. 110 m
Max. 236 m
Superficie 12,61 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Sens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Brienon-sur-Armançon
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Les Clérimois est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

À 11 km de Sens vers le nord-est, Les Clérimois culmine à 220 mètres d'altitude au-dessus de la vallée de la Vanne, en haut d'un escarpement montrant une pente de 45 m sur 220 m de distance immédiatement au sud du bourg[1]. Sa position en hauteur lui ouvre l'horizon vers le sud et l'est où se trouvent la Vanne et la forêt d'Othe[2].

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Passant au nord du bourg, l'autoroute A5 traverse la commune dans le sens est-ouest sur 3,5 km. Son accès le plus proche est la Sortie 19, près de Villeneuve-l'Archevêque à 13 km à l'est.

La D 46 de Sens à Villeneuve-l'Archevêque traverse le bourg d'ouest en est. Elle y est rejointe par la route de Pont-sur-Vanne venant du sud, elle-même rejointe par la D 225 1,5 km avant les Clérimois[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Les Clérimois est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 65 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (75,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,8 %), forêts (22,4 %), zones agricoles hétérogènes (6,6 %), zones urbanisées (2,2 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Comme de très nombreux autres sites de la forêt d'Othe[11], les Clérimois a connu une activité sidérurgique intense pendant près de mille ans, du IVe siècle av. J.-C. au Ve siècle ap. J.C.. Les fouilles archéologiques préventives pour la construction de l'autoroute A5, qui traverse la commune de part en part, ont permis l'étude la plus étendue à ce jour d'un ferrier antique[2]. Trois ferriers ont révélé 18 bas-fourneaux très bien conservés, montrant trois étapes dans l'évolution des bas-fourneaux. Les premiers n'avaient pas de porte (il fallait les casser au moins en partie pour récupérer le massiau), et n'étaient munis que d'un seul orifice de ventilation. Ensuite sont apparus des bas-fourneaux de grande taille, avec évacuation des scories et tuyères multiples[12]. Enfin le dernier type de bas-fourneau est plus petit, avec une assise en pierre taillée[13]. Trois de ces fourneaux ont été préservés et sont exposés aux musées de Saint-Germain-en-Laye et de Sens[14].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Claude Marc Costel, né le , à Coursan, curé de Foissy, doyen de la rivière de Vanne, élu député du bailliage de Sens aux États généraux de 1789.

Claude Marc Costel se montre d'abord pour la majorité contre les évêques de l'assemblée, il refuse néanmoins le serment et quitte sa cure. Le district de Joigny informe le département de l'Yonne le que Costel s'est retiré à Chaumet, chez le curé, son neveu. La municipalité lui a refusé un passeport, le 1er mai, les gardes nationaux se présentent chez le curé de Chaumet et réclament son oncle. Réponses équivoques. Costel a disparu. Le , la gendarmerie le recherche, ses biens sont mis en adjudication le . Costel se cache à Coursan (Aube). Sous le Directoire, il ne peut échapper qu'en restant caché dans un tas de fagots. À la fin, découvert, il est incarcéré à Auxerre. 1798-1800 : il revient dans sa famille, est curé de Saint-Mards de 1800 à 1803, de Coursan du à 1813, et meurt à Coursan le .

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le hameau des Clérimois dépend de Chigy et Foissy-sur-Vanne jusqu'à la création de la commune en 1888, par démembrement de Chigy et de Foissy-sur-Vanne[2],[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1935 Joseph Saussier    
         
mars 2001 février 2009 Jacques Poisson    
avril 2009 en cours Edmond Revellat[16]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1891. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2018, la commune comptait 299 habitants[Note 3], en augmentation de 6,41 % par rapport à 2013 (Yonne : −1,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
338304288277248258260238211
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004
227192202185154199231233242
2009 2014 2018 - - - - - -
259286299------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le jaune du colza domine dans les champs.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dans le bois de la Chesnée (bois de la Chênaie) au nord du bourg, un ancien lavoir a été bâti au bord d'une mare[2].

La chapelle Saint-Léonard se trouve à 80 m du côté sud de l'autoroute[20]. Elle a été construite par les moines de l'abbaye de Vauluisant près d'une fontaine guérissante au XVIIe siècle, et dédiée à saint Léonard de Noblat[21]. Notée comme simple desserte en 1637, elle devient succursale de Foissy en 1772 mais les Clérimois y financent la présence à demeure d'un desservant en raison du trop grand éloignement de l'église de Foissy. Elle jouxte un ancien cimetière, récemment remis en état[2].

Trois puits existent encore sur la commune, dont un construit au début du XXe siècle[2] (photo en tête de l'article) qui se trouve au croisement de la route de Sens et du chemin des Vignes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Escarpement au sud des Clérimois » sur Géoportail.. Vous pouvez voir les limites de communes en activant la couche « Limites administratives » en bas du menu de l'onglet « Suggestions » (à gauche de la carte).
  2. a b c d e et f Les Clérimois, Syndicat d'Initiative de la Vallée de la Vanne.
  3. Géoportail - IGN, « Géoportail ».
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction des Sens », sur insee.fr (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Patrice Beck, Philippe Braunstein, Michel Philippe et Alain Ploquin, « Minières et ferriers du Moyen-Âge en forêt d’Othe (Aube, Yonne) : approches historiques et archéologiques », Revue archéologique de l'Est, tome 57, 2008, p. 333-365.
  12. Tuyère - explication, par l'association du ferrier de Tannerre-en-Puisaye.
  13. Les Clérimois : son Histoire, sur le site du Syndicat d'Initiative de la Vallée de la Vanne.
  14. Les ateliers des Clérimois, sur le site du Syndicat d'Initiative de la Vallée de la Vanne.
  15. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 16 décembre 2013.
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. « Position de la chapelle Saint-Léonard, Les Clérimois » sur Géoportail..
  21. Vie de saint Léonard.