Traînel

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Traînel
La rue st-Antoine au début du XXe.
La rue st-Antoine au début du XXe.
Blason de Traînel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Nogent-sur-Seine
Canton Nogent-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes du Nogentais
Maire
Mandat
Didier Droy
2014-2020
Code postal 10400
Code commune 10382
Démographie
Gentilé Traînelois, Traîneloise
Population
municipale
1 083 hab. (2014)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 56″ nord, 3° 26′ 30″ est
Superficie 19,99 km2
Localisation

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Traînel est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur la frange Ouest du département de l’Aube, le territoire de Trainel d’une superficie de 1999 hectares s’inscrit dans la région naturelle de la Champagne Crayeuse au cœur d’une petite région naturelle du Pays de l’Orvin. Le finage communal se caractérise par un paysage de plaine largement occupé par les terres agricoles entrecoupé suivant un axe Est-Ouest par la vallée de l’Orvin[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Trainel (Traînel, Traynel)[2],[3],[4] était le nom de l'une des plus anciennes et des plus puissantes lignées de la noblesse champenoise, attestée sans interruption depuis 1079 en la personne de Pons Ier, seigneur de Pont et de Trainel. Mais d'une manière générale, elle préfère recourir au prénom Anseau. La famille fonde alors un chapitre à Trainel.

L'onomastique permet de soupçonner que la famille procède d'un Anseau figurant parmi les individus excommuniés par l'archevêque de Sens en 977, comme étant partisan du comte de Sens et lui interdisant l'entrée dans la cité[5].

La route de la fortune[modifier | modifier le code]

Sous le règne de Philippe Ier, la famille noble de Pont-Trainel dispose d'un vaste domaine connu pour être un important lieu de passage de la Seine (commune actuelle de Pont-sur-Seine) sur le tracé d'une ancienne voie romaine. Le château est édifié dès la fin du XIe siècle.

La maîtrise du franchissement de la Seine, tant à La Motte-Tilly qu'à Pont-sur-Seine est en soi un gage de puissance. Elle devient une source de fortune quand le grand commerce continental s'active à la fin du XIe siècle avec la mise en place du réseau des foires de Champagne. Outre cet atout fourni par l'économie de l'époque, le comte de Troyes et Blois leur confie les terres relevant du diocèse (et partant du comté) de Sens, entre la Vanne et la Seine ; et la protection de la ville comtale de Saint-Florentin avec la seigneurie de Venizy. Un décompte fait ressortir que le lignage de Trainel domine une soixantaine de paroisses de Marigny-le-Châtel à La Motte-Tilly, et de Fleurigny à Bagneaux.

La grande partition de l'héritage[modifier | modifier le code]

Au XIIe, la seigneurie fut divisée en branches aînée (dont Anseau II, bouteiller de Champagne vers 1150), et cadette des seigneurs de Marigny, d'où les seigneuries d'Aval (branche aînée : Pons Ier au XIe siècle < Anseau Ier le Vieux, † vers 1150 < Anseau II le Jeune, † vers 1189, mari d'Ermesinde de Bar-sur-Seine fille du comte Guy Ier < Anseau III, † vers 1210, mari d'Ide de Brienne < Anseau IV le Gros, † 1239 < Henri Ier, mari de Jeanne de Melun fille du vicomte Adam III < Henri II < Henri III, † vers 1315) ;

et d'Amont (branche cadette : Garnier II, † 1194, frère d'Anseau II, épouse Alix dame de Marigny < Garnier III (dont la sœur Hélisende/Elisabeth épouse Clarembaud IV de Chappes vicomte de Troyes, d'où la suite des sires de Chappes) épouse Agnès de Mello dame de Soligny-les-Etangs, fille du connétable Dreu IV de Mello < Garnier IV, † vers la mi XIIIe siècle, épouse Hélissende de Rethel fille du comte Hugues II ; avec son frère Dreu Ier, il revendique la seigneurie de Trainel aux dépens de la branche aînée < Garnier V, † vers 1267, épouse Aremburge d'Époisses < Agnès qui transmet Marigny à son mari Pons de Thil-en-Auxois et à leur descendance, aussi maîtresse de Châteauvillain et Grancey).

La noble maison de Trainel s'éteignit dans toutes ses branches au début du XVe siècle.

Au milieu du XIIe siècle, le partage successoral conduit, comme on l'a vu, à confier à l'aîné, Anseau II, une première seigneurie essentiellement inscrite dans le diocèse de Sens, et dont le centre demeure Trainel (dite un siècle plus tard d'Aval) ; et au puîné, Garnier II, une seconde seigneurie inscrite pour sa part dans le diocèse de Troyes et centrée sur Marigny-le-Châtel (dite d'Amont). Un cadet, Garin (fils de Garnier Ier seigneur de Pont-sur-Seine, ci-dessous ?) prend place à Venizy près de Saint-Florentin, dans la 1è moitié du XIIe siècle, et recueillera Fleurigny et Vallières sur l'Oreuse (< Anseau < Adélaïde (1145-1221), épouse en 1167 André de Brienne de Rameru <...).

La branche aînée de Trainel a des domaines allant de Foissy (-sur-Vanne ; voir ci-dessous) à Villeneuve-l'Archevêque, Pouy (-sur-Vannes), Pont-sur-Yonne et La Motte-Tilly. La branche cadette aura Soligny.

La branche aînée est en principe avantagée par le fait qu'elle contrôle le chemin de communication reliant deux villes de foires où résident les comtes de Champagne : Provins et Troyes. Ce chemin franchit la Seine au gué de la Motte-Tilly, passe sous les murs du château de Trainel, poursuit par le château de Villechat (à la hauteur du hameau de la Chaume), traverse la forêt de Lancy, et rejoint dans la vallée de la Vanne la voie de Sens à Troyes au château de Mauny (Bagneaux). Ce long parcours de détournement est imposé par le fait que la seigneurie de Nogent-sur-Seine est hostile à la Maison de Champagne.

Ruine du chemin, installation à Villeneuve-aux-Riches-Hommes[modifier | modifier le code]

Mais avant la fin du XIIe siècle, vers 1190, le comte de Champagne parvient à acquérir Nogent-sur-Seine qui devient une châtellenie comtale, et dès lors, la route peut enfin traverser la Seine à Nogent. En reliant directement Provins et Troyes, elle enrichit la branche cadette, celle des sires de Marigny. Les aînés des Trainel tentent alors de rétablir leur fortune en s'installant vers 1200 dans un nouveau château à Villeneuve-aux-Riches-Hommes, à mi-chemin entre Nogent-sur-Seine et Villeneuve-l'Archevêque/Villeneuve-sur-Vanne[6]. La démarche est vouée à l'échec, car le nouvel axe ne parvient pas à drainer le commerce. De plus Pont-sur-Seine (confié à Garnier Ier, frère d'Anseau Ier < Pons II le Jeune), devient une châtellenie comtale avant 1170 (dès 1147 ?), échappant alors aux Trainel. La branche aînée est menacée par le déclin...

Au milieu du XIIIe siècle, la branche aînée tente de résister et se titre à de nombreuses reprises sire de Villeneuve-aux-Riches-Hommes, tout en conservant Trainel. Elle établit ses cadets à la tête des seigneuries de Foissy (Erard, † vers la mi XIIIe siècle, aussi seigneur de Pont-sur-Yonne, frère d'Anseau IV < Jean) et de Pouy. Mais la crise de l'économie seigneuriale a raison de son indépendance, et elle disparaît vers 1315. Et dès le début du XIIIe siècle, les sires de Marigny (branche cadette : Garnier IV dès 1221, et son frère Dreu Ier < Dreu II < Dreu III, † vers 1318) se parent avantageusement et avec succès du titre de seigneur de Trainel ! La dispute cesse avec l'extinction des deux branches au début du XIVe siècle.

La famille de Trainel continue cependant avec un rameau cadet de la branche cadette, qui va reprendre Trainel : Anseau V, frère de Garnier IV et de Dreu Ier, connétable et régent de Champagne vers 1262-63, sire de Soligny, Voisines et Lézinnes < ses deux fils : Anseau VI seigneur de Voisines et Soligny (< Jean < Béatrice dame d'Essoyes et Soligny, † fin XIVe siècle) ; et Dreu IV-Ier, co-seigneur de Voisines et seigneur de Trainel, † 1312 (< Dreu V-II, † vers 1317 < Jean, sire de Trainel, Voisines, Marigny et/ou Marcilly ?, Esternay, Vauchassis, La Motte-Tilly, grand panetier de France, épouse Marie de Barbançon < 1) Marguerite, † vers/après 1380, dame de Trainel, épouse Robert de Châteauvillain, † 1364, sire de Baye et Vauclerc (issu des Thil-en-Auxois et des Trainel-Marigny, voir plus haut) < [ trois enfants : Marie, épouse Gaucher de Conflans vicomte d'Ostel ; Béatrice épouse Jean de Châtillon sire de Dours, arrière-petit-fils du connétable Gaucher V ; et Jean, sire de Trainel, mort avant sa mère, cède avec elle en 1364 La Motte-Tilly à Guillaume II de Melun archevêque de Sens]-[certains attribuent cette descendance à Simon de Châteauvillain, le frère de Robert] ; 2) Eustachie, † après 1401, épouse Henri du Chastel de Nangis). La Motte-Tilly, Esternay, Soligny sont acquis par la famille Raguier.

Extinction des Trainel aux alentours de 1400.

Une agglomération importante sur l'axe de Sens à Reims[modifier | modifier le code]

Même mis à mal par la guerre de Cent Ans, Traînel reste la plus grande agglomération située entre Sens et Nogent. Un grand chemin arrive directement de Sens passant par Fleurigny. Des hôteliers hébergent les voyageurs dès 1480[7]. À la fin du XVIIe siècle, les hôtelleries rurales ferment massivement (à Traînel peu après 1690). Elles finiront par être remplacées par des auberges (deux vers 1775). Il se peut que l'arrivée du coche d'eau de Paris, à Nogent-sur-Seine, ait ruiné un chemin arrivant de Bray, passant par Traînel et gagnant Troyes en ligne droite. Deux paroisses sont nécessaires au soin des âmes du lieu : Saint-Gervais (hors les murs) et Notre-Dame (dans l'enceinte du château). L'hôpital dispose d'une chapelle (Saint-Antoine).

Le tissage de la toile de chanvre, et la draperie de la laine sont des activités notables de la ville. Les tisserands sont une vingtaine dans les années 1770-1790. Les drapiers sont entre deux et quatre à exercer. Tannerie et meunerie sont peu actives. La bourgeoisie est en lien avec celle de la cité de Sens.

Au début du XVe siècle (tous les Trainel étant comme on l'a dit éteints dans les mâles), les seigneuries de Trainel (dès 1412) et Marigny (vers 1446-47) sont acquises par Jean puis son fils Guillaume Jouvenel des Ursins, pour rester dans leur descendance jusqu'à la Révolution. La lignée directe s'éteint en François II de Jouvenel des Ursins marquis de Traînel, baron de Neuilly et seigneur de La Chapelle, fils de Christophe 1er marquis de Trainel et de Madeleine de Luxembourg-Brienne (fille d'Antoine II comte de Brienne, et de Marguerite de Savoie-Tende), mort à Paris le 9 octobre 1650 âgé de 81 ans après avoir substitué son nom ses armes et ses biens à François de Harville son petit-neveu, marquis de Palaiseau. Les Jouvenel des Ursins d'Harville relèvent donc le nom et continuent la succession...

La famille seigneuriale ne réside plus à Traînel depuis longtemps. Pour autant, les ruines du château sont entretenues.

Jusqu'à la Révolution, Traînel est de l'intendance et de la généralité de Paris, de l'élection de Sens et du bailliage de Troyes. Il est le chef-lieu d'un doyenné appartenant à l'archidiaconé de Sens, membre du diocèse de Sens.

Depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

Chef-lieu de canton pendant la Révolution. Ce statut est perdu durant la réforme du Consulat en 1801.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Traînel.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

de contre-vair au chef ondée d’or chargé d’un lion issant de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours M. Didier Droy[8]   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 083 habitants, en augmentation de 2,36 % par rapport à 2009 (Aube : 1,56 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 057 1 170 1 131 1 067 1 207 1 247 1 261 1 263 1 276
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 292 1 330 1 388 1 380 1 353 1 341 1 420 1 317 1 315
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 255 1 180 1 104 852 776 793 744 727 734
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
818 844 829 853 847 983 1 036 1 073 1 083
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune compte 485 logements en 2006, dont ~ 75 % de type 4 ou plus.

Plus de 72 % des habitants sont propriétaires du logement qu'ils occupent.

Près de 80 % de la population active est salariée (majoritairement fonction publique) et la commune compte plus de 10 % de chômeurs.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sarcophage gallo-romain.

Cimetières de l'époque franque aux lieux-dits 'Croix Meurtrat' et 'Croix Blanche'.

Le bourg est fortifié. Il n'abrite pas d'églises paroissiales, mais une chapelle dédiée à Saint-Antoine (auj. de la Maison de retraite). Son faubourg oriental dispose de la seconde église paroissiale dédiée à Saint-Gervais. L'Église Saint Gervais, la Chapelle de la Maison de retraite et la Ferme du château font l’objet d’une identification au titre des éléments bâtis remarquables. De même les bâtiments et la Chapelle de la Ferme de la Madeleine à l’Est de l’agglomération font égerment l’objet d’une identification au titre des éléments bâtis remarquables.

Prieuré Sainte-Madeleine[modifier | modifier le code]

Prieuré de femmes qui dépendait de l'abbaye du Paraclet ayant été fondé par le don de l'église par Gaudri et entériné par Hugue de Toucy, évêque de Sens au milieu du XXIe siècle. Anseau de Traînel les pris sous sa protection et leur fit des dons pour assurer la fondation du prieuré. Ce prieuré était hors des murs et Ermenjart, abbesse du Paraclet fixait à vingt-cinq le nombre maximum de religieuses qui pouvaient y être. Les guerres en Champagne les forcèrent à se réfugier à Melun en 1629, puis à Paris en 1653. EN 1786, leur revenus était de plus de 1800 Livres.

Prieures[modifier | modifier le code]

  • 1340 : Marie de Villeneuve-le-Roi,
  • 1354 : Gile de Paris,
  • 1416 : Isabeau de Lespaux,
  • 1468 : Etiennette le Grand,

...

  • 1610 - 1616 : Philippe de Veyni d'Arbouze de Tillemeont,
  • 1616 - 1667 : Claude-Philippe de Veyni d'Arbouze de Tillemeont,

...

Église Saint-Gervais[modifier | modifier le code]

Église Saint-Gervais-des-Tables se trouvait extra-muros au lieu stabulas cité au XIe siècle. L'église sous le vocable de st Gervais est le siège de la paroisse sous la protection de st Gervais et st Protais ; elle était aussi le siège du prieuré éponyme. Le prieurré dépendait de l'abbaye de Cormery depuis sa donation par Ponce, seigneur de Traînel et Pont et Richier, évêque de Sens, en 1079.

Quelques prieurs :

  • 1098 : Archambaud,
  • 1102 : Bernard,
  • 1130 : Rainaud,

...

  • 1750 : Elzear de Bertel,
  • 1790 : Antoine Gibelin.

L'église possède deux autels :

  • Autel avec ses statues du XVIe [13] ses colonades et son tableau du martyr de Gervais et Protais par Anne-François Araud[14],
  • Autel secondaire avec ses deuc tabernacles[15].
  • Un sarcophage[16] en calcaire.
  • Un blason[17] des Harville des Ursins sur un mur.

Le château[modifier | modifier le code]

Le château domine la ville. Il est installé sur la ligne de crête. Il semble doté de vastes salles souterraines. Il comprend une enceinte fortifiée qui englobe une église (siège de la paroisse Notre-Dame) détruite pendant la révolution. Il y avait le Chapitre d ela Trinité qui y était installé depuis Anseau II avant 1164. La nomination au chapitre était au seigneur et les dignités étaient : doyen, chantre, trésorier et sous-chantre. Le chapitre a compté jusqu'à douze personnes. Il est réduit à six en fin de XVIIe siècle et alors qu'elle était élective, la charge de doyen revint alors au plus âgé. Le chapitre avait son église collégiale dans l'enceinte du château. Elle brûlait avant 1459 pour être relevée mais brûlait de nouveau en 1551. Le chapitre décidait de créer un nouvel édifice sur la route de Sens, au faubourg de la Trinité et les travaux commencèrent en 1561. C'est aveu de 1560 qui recence les revenus du chapitre : des dîmes à Charmoy, des terrages à Courceaux, Fontaine-Fourches. La seigneurie de Fourche avec le château et la Motte-Bonnet et le moulin Tannoy. Plus d e20 arpents de prés à la Motte-Tilly, des coûtumes à Ossey, st-Flavit, à Traînel même des coutûmes, un moulin à drap, un labourage.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Jouvenel des Ursins : fils du prévôt (royal) de Paris, d'origine troyenne et ardent Armagnac, il se retrouve naturellement dans le camp du dauphin Charles. Il est présent à Reims lors de la cérémonie du sacre en compagnie de Jeanne d'Arc. Nommé capitaine de Villeneuve-le-Roi (alias -sur-Yonne) quand les Anglais quittent les lieux. Bailli de Sens. Devient chancelier du royaume de France pour Charles VII. Il achète la seigneurie de Trainel. Au changement de règne, Louis XI le fait incarcérer comme beaucoup d'autres serviteurs de Charles VII. Libéré, il redevient chancelier du royaume. Il achète la seigneurie de Thorigny (-sur-Oreuse) pour sa femme. De nombreux tableaux, dessins et enluminures le représentent.
  • Jehan Thomas de Belleville. Receveur de Trainel. Sa fortune acquise lui permet d'acquérir la seigneurie de Thorigny (-sur-Oreuse) quand son bailleur Jouvenel des Ursins se sépare de cette terre. Il va dès lors quitter Trainel. Époux de Perrette de Villiers, qui porte les armoiries des Villiers-de-L'Isle-Adam (clé de voûte de l'église de Thorigny). Le couple a possédé des bois dans la vallée de l'Oise. Ses armoiries se retrouvent sur les bornes armoriées de la forêt de Lancy, sur une borne de Notre-Dame des Roches (Thorigny) et sur une clé de voûte de l'église de Thorigny.
  • Laurent Collot (ou Colot), descendant probable de Germain Colot, chirurgien et opérateur du roi, est né à Tresnel vers 1500. Il apprit la méthode du grand appareil de Octavian de Ville. Il s'installa à Paris lorsqu'Henri II l'engagea en 1556 comme chirurgien ordinaire de la Maison royale. Ambroise Paré parle de lui avec éloge. Il meurt vers 1572. Il appartient à une famille qui, pendant plus d'un siècle et demi, pratiqua presque seule en France la taille, par la méthode dite haut appareil.[18]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. PLU arrêté au 13 septembre 2012
  2. « Les anciens seigneurs de Trainel, d'après l'abbé Charles Lalore, 1870 et 1872 », sur Bienvenue à Fontaine-Fourches
  3. « Traînel », sur Racines & Histoire
  4. Charles Lalore, Documents pour servir à la généalogie des anciens seigneurs de Trainel, Dufour-Bouquot (Troyes), (lire en ligne).
  5. Étienne Meunier. Les chevaliers de la famille de Trainel. Cahier de la Société Généalogique de l'Yonne, 2013
  6. Étienne Meunier. Villeneuve-aux-Riches-Hommes du XIIIe au XVe siècle. Bulletin des Amis de la chapelle de Villeneuve-aux-Riches-Hommes 24, 2010
  7. Étienne Meunier. Voies, chemins et routes du Sénonais. Société archéologique de Sens
  8. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « autel », notice no IM10007808, base Palissy, ministère français de la Culture
  14. « tableau », notice no IM10007809, base Palissy, ministère français de la Culture
  15. « autel », notice no IM10007996, base Palissy, ministère français de la Culture
  16. « sarcophage », notice no IM10007818, base Palissy, ministère français de la Culture
  17. « litre », notice no IM10007812, base Palissy, ministère français de la Culture
  18. « BIU Santé - Correspondance française d'un médecin du XVIIe siècle : Guy Patin, éditée par Loïc Capron » (consulté le 14 décembre 2016)