Saint-Julien-sur-Cher

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Saint-Julien-sur-Cher
Saint-Julien-sur-Cher
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Intercommunalité Communauté de communes du Romorantinais et du Monestois
Maire
Mandat
Romain Sourioux
2020-2026
Code postal 41320
Code commune 41218
Démographie
Population
municipale
764 hab. (2018 en diminution de 0,65 % par rapport à 2013)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 58″ nord, 1° 46′ 29″ est
Altitude Min. 82 m
Max. 152 m
Superficie 15,99 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Romorantin-Lanthenay
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Selles-sur-Cher
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Julien-sur-Cher est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Localisée au sud du département, la commune fait partie de la petite région agricole « la Champagne berrichonne », un vaste plateau calcaire aux ondulations tendues. Elle est drainée par le Cher et par divers petits cours d'eau.

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Plusieurs espaces naturels d'intérêt sont présents sur la commune : un site natura 2000 et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 43 en 1988, à 9 en 2000, puis à 7 en 2010.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un bâtiment porté à l'inventaire des monuments historiques : l'abbaye d'Olivet.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Julien-sur-Cher se trouve au sud du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole de la Champagne berrichonne[1],[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 47,7 km de Blois[3], préfecture du département, à 8,9 km de Romorantin-Lanthenay[4], sous-préfecture, et à 16,3 km de Selles-sur-Cher, chef-lieu du canton de Selles-sur-Cher dont dépend la commune depuis 2015[5]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Romorantin-Lanthenay[6].

Les communes les plus proches sont[7] : Villefranche-sur-Cher (1,2 km), La Chapelle-Montmartin (2,8 km), Langon-sur-Cher (4 km), Saint-Loup (5,3 km), Mennetou-sur-Cher (7,4 km), Gièvres (7,5 km), Pruniers-en-Sologne (8,8 km), Dun-le-Poëlier (8,9 km) (Indre) et Romorantin-Lanthenay (8,9 km).

Paysages et relief[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage, adoptée le et entrée en vigueur en France le , un atlas des paysages de Loir-et-Cher a été élaboré en 2010 par le CAUE de Loir-et-Cher, en collaboration avec la DIREN Centre (devenue DREAL en 2011), partenaire financier[8]. Les paysages du département s'organisent ainsi en huit grands ensembles et 25 unités de paysage[Note 1],[9]. La commune fait partie de deux unités de paysage : les « marges de la Champagne Berrichonne », au sein de l'ensemble des « confins du Berry », et « le Cher des confins de la Sologne », dans « la vallée du Cher »[10].

Les marges de la Champagne Berrichonne sont constituées d'un plateau calcaire légèrement festonné par le Cher et ses affluents : le relief s'assouplit doucement en suivant une pente légère avant de basculer plus brutalement sur les coteaux proprement dits, formant des croupes aplanies qui s'avancent en doigts de gant vers la vallée[11].

À l'entrée dans le département, le Cher s'épanouit sur une grande plaine agricole. Les coteaux, éloignés de 2,5 kilomètres entre Châtres-sur-Cher et Maray, offrent des points de vue remarquables qui se répondent d'une rive à l'autre : vers le sud, le regard porte sur les doux reliefs cultivés des confins du Berry et vers le nord, il embrasse l'immense horizon boisé de Sologne. Puis coteaux entre Mennetou-sur-Cher et Gièvres, un couloir régulier d'1,2 km de large en moyenne dessine une courbe puis la vallée s'ouvre à nouveau à l'approche de Gièvres pour former une petite plaine dont la perception est devenue peu sensible visuellement : la vallée très boisée s'avère souvent imperméable au regard[12].

L'altitude du territoire communal varie de 82 mètres à 152 mètres[13],[14].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentantle réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-Julien-sur-Cher.

La commune est drainée par le Cher (5,62 km) et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 15,18 km de longueur totale[15].

Le Cher, d'une longueur totale de 365,5 km, prend sa source dans la commune de Mérinchal (Creuse) et se jette dans la Loire à Cinq-Mars-la-Pile (Indre-et-Loire), après avoir traversé 117 communes[16]. Sur le plan piscicole, ce cours d'eau est classé en deuxième catégorie, où le peuplement piscicole dominant est constitué de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[17].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,5 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5 °C : 4 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6,6 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,8 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 665 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,7 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,7 j

La commune bénéficie d'un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France définie en 2010. Ce type affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, et en particulier la plus grande partie du département de Loir-et-Cher. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée[18].

Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir cette typologie comportent 6 variables pour les températures et 8 pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[18]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État membre. Les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l'état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[19]. Une partie du territoire communal est incluse dans le site Natura 2000[20] : le « Plateau de Chabris / La Chapelle - Montmartin », d'une superficie de 16 669 ha[21].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire. Le territoire communal de Saint-Julien-sur-Cher comprend deux ZNIEFF[22] :

  • les « Chênaies-charmaies de Saint-Loup-Sur-Cher » (57,47 ha)[23] ;
  • les « Prairies de Villefranches-Sur-Cher » (164,52 ha)[24].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Julien-sur-Cher est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[25],[26],[27].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Romorantin-Lanthenay, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 29 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[28],[29].

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Saint-Julien-sur-Cher.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (96 %). La répartition détaillée ressortant en 2012 de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover est la suivante : terres arables (36,9 %), zones agricoles hétérogènes (24,3 %), prairies (24,5 %), forêts (10,2 %), zones urbanisées (4 %)[15].

Planification[modifier | modifier le code]

En matière de planification, la commune disposait en 2017 d'une carte communale approuvée[30].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Julien-sur-Cher en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (9,2 %) par rapport au département (18 %) et à la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 87,5 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (87,4 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.

Le logement à Saint-Julien-sur-Cher en 2016.
Saint-Julien-sur-Cher[31] Loir-et-Cher[32] France entière[33]
Résidences principales (en %) 84,3 74,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 9,2 18 9,6
Logements vacants (en %) 6,5 7,5 8,1

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Saint-Julien-sur-Cher est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement du Cher), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité faible)[34],[35].

Zones inondables de la commune de Saint-Julien-sur-Cher.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[34]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[36]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[37].

Les crues du Cher sont moins importantes que celles de la Loire, mais elles peuvent générer des dégâts importants. Les crues historiques sont celles de 1856 (5 m à l'échelle de Noyers-sur-Cher), 1940 (4,03 m) et 1977 (3,58 m). Le débit maximal historique est de 1 560 m3/s et caractérise une crue de retour supérieur à cent ans pour Montrichard Val de Cher[38]. Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) du Cher[39].


Histoire[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Nouvelle organisation territoriale[modifier | modifier le code]

Le décret de l'Assemblée nationale du décrète qu'« il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne »[40], mais ce n'est qu'avec le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II () que la paroisse de Saint-Julien-sur-Cher devient formellement « commune de Saint-Julien-sur-Cher »[40],[41].

En 1790, dans le cadre de la création des départements, la municipalité est rattachée au canton de Mennetou et au district de Romorantin[41]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du , et ne conservent qu'un rôle électoral, permettant l'élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[42],[43]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance en retrouvant une fonction administrative[42]. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons en Loir-et-Cher de 33 à 24[44]. Saint-Julien-sur-Cher est alors rattachée au canton de Mennetou et à l'arrondissement de Blois par arrêté du 5 vendémiaire an X ()[45],[41],[46]. Cette organisation va rester inchangée pendant près de 150 ans.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le site du village fut habité dès l'époque gallo-romaine. En effet des poteries de l'époque ont été retrouvées au début du XXe siècle dans une carrière de sable.

In parrochia Sancti Juliani juxta Chesiam, début XIIIe s. (cartulaire de l'archevêché de Tours, t. 2, n° 312, Livre de Eschequeste, p. 318) ; Sainct Julien du Cher, (A.N.-JJ 205, n° 182, fol. 99 v°) ; Saint Julien, 1740 (B. M. d'Orléans, Ms 995, fol. 213) ; Saint Julien, XVIIIe s. (carte de Cassini) ; Montjulien, pluviôse an II (délibération du conseil général de la commune, application du décret du = 25 vendémiaire an II) ; Saint Julien, 5 vendémiaire an IX (application de la loi du 8 pluviôse an IX) ; Saint Julien sur Cher, 1825 (cadastre).

Paroisse du diocèse de Bourges jusqu'en 1790, puis de Blois à partir de la création des départements.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Julien-sur-Cher est membre de la communauté de communes du Romorantinais et du Monestois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le [47].

Elle est rattachée sur le plan administratif à l'arrondissement de Romorantin-Lanthenay, au département de Loir-et-Cher et à la région Centre-Val de Loire[6], en tant que circonscriptions administratives[6]. Sur le plan électoral, elle est rattachée au canton de Selles-sur-Cher depuis 2015 pour l'élection des conseillers départementaux[48] et à la deuxième circonscription de Loir-et-Cher pour les élections législatives[49].

Politique et administration municipale[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Saint-Julien-sur-Cher, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal[50] avec listes ouvertes et panachage[51]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges au conseil municipal est de 15. Le maire, à la fois agent de l'État et exécutif de la commune en tant que collectivité territoriale, est élu par le conseil municipal au scrutin secret lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil[52].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1844 1857 Alphonse de Bellescize    
1857 1864 François Rousseau    
1864 1882 Charles Belliard    
1882 1908 Albéric Barillet    
1909 1919 Alphonse Bourguigne    
1919 1924 Rémy Vaslin    
1924 1924 Désiré Gillet    
1924 1927 Auguste Chauvet    
1927 1947 Narcisse Guibert    
1947 1951 Raymond Thion    
1951 1971 Cyrille Vaslin    
1971 1995 Maurice Landre    
1995 mars 2001 Jean-Louis Marchenoir    
mars 2001 janvier 2018 Jean-Louis Marchenoir PS puis SE Conseiller général
vice-président depuis 2011
mars 2018 En cours Romain Sourioux[53],[54]   Employé de commerce
Les données manquantes sont à compléter.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L'organisation de la distribution de l'eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La compétence eau et assainissement des communes est un service public industriel et commercial (SPIC)[55].

Alimentation en eau potable[modifier | modifier le code]

Le service d'eau potable comporte trois grandes étapes : le captage, la potabilisation et la distribution d'une eau potable conforme aux normes de qualité fixées pour protéger la santé humaine[56]. En 2019, la commune est membre du syndicat intercommunal à vocation multiple du canton de Mennetou-sur-Cher qui assure le service en le délégant à une entreprise privée, Veolia dont le contrat arrive à échéance le [57].

Assainissement des eaux usées[modifier | modifier le code]

En 2019, la commune de Saint-Julien-sur-Cher gère le service d'assainissement collectif en régie directe, c'est-à-dire avec ses propres personnels, avec le statut de Établissement public[58]. Une station de traitement des eaux usées est en service au sur le territoire communal[59] : « Rue Du Bac », un équipement utilisant la technique par décantation, aération par boues activées, avec prétraitement, .Dénitrif. Bio., dont la capacité est de 540 EH, mis en service le [60].

Sécurité, justice et secours[modifier | modifier le code]

La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie de Mennetou-sur-Cher qui dépend du groupement de gendarmerie départementale de Loir-et-Cher installé à Blois[61].

En matière de justice, Saint-Julien-sur-Cher relève du conseil de prud'hommes de Blois, de la Cour d'appel d'Orléans (juridiction de Blois)[62], de la Cour d'assises de Loir-et-Cher, du tribunal administratif de Blois, du tribunal de commerce de Blois et du tribunal judiciaire de Blois[63].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[64]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[65].

En 2018, la commune comptait 764 habitants[Note 7], en diminution de 0,65 % par rapport à 2013 (Loir-et-Cher : −0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
414384382417423484426476490
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
487510517477508494508544529
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
534534519458419373390376413
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
387403447553627663737746754
2013 2018 - - - - - - -
769764-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[66] puis Insee à partir de 2006[67].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,6 % d'hommes (0 à 14 ans = 18,5 %, 15 à 29 ans = 14,7 %, 30 à 44 ans = 22,7 %, 45 à 59 ans = 16,8 %, plus de 60 ans = 27,3 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 10,5 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 29,4 %).
Pyramide des âges à Saint-Julien-sur-Cher en 2007 en pourcentage[68]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,5 
9,4 
75 à 89 ans
9,7 
17,6 
60 à 74 ans
19,2 
16,8 
45 à 59 ans
18,7 
22,7 
30 à 44 ans
22,4 
14,7 
15 à 29 ans
10,5 
18,5 
0 à 14 ans
18,9 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[69]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Saint-Julien-sur-Cher selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[70] :

Établissements actifs par secteur d'activité au .
total % com (% dep[71]) 0 salarié 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou plus
Ensemble 53 100,0 (100) 39 13 1 0 0
Agriculture, sylviculture et pêche 7 13,2 (11,8) 5 2 0 0 0
Industrie 5 9,4 (6,5) 3 2 0 0 0
Construction 7 13,2 (10,3) 3 3 1 0 0
Commerce, transports, services divers 28 52,8 (57,9) 26 2 0 0 0
dont commerce et réparation automobile 10 18,9 (17,5) 8 2 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 6 11,3 (13,5) 2 4 0 0 0
Champ : ensemble des activités.

Le secteur du commerce, transports et services divers est prépondérant sur la commune (28 entreprises sur 53) néanmoins le secteur agricole reste important puisqu'en proportions (13,2 %), il est plus important qu'au niveau départemental (11,8 %). Sur les 53 entreprises implantées à Saint-Julien-sur-Cher en 2016, 39 ne font appel à aucun salarié, 13 comptent 1 à 9 salariés et 1 emploie entre 10 et 19 personnes

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la polyculture et le polyélevage[72]. Le département a perdu près d'un quart de ses exploitations en 10 ans, entre 2000 et 2010 (c'est le département de la région Centre-Val de Loire qui en compte le moins)[73]. Cette tendance se retrouve également au niveau de la commune où le nombre d'exploitations est passé de 20 en 1988 à 9 en 2000 puis à 7 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 63 ha en 1988 à 130 ha en 2010[72]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Saint-Julien-sur-Cher, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l'agriculture à Saint-Julien-sur-Cher (41) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[72]
Nombre d'exploitations (u) 20 9 7
Travail (UTA) 39 13 25
Surface agricole utilisée (ha) 1 251 901 907
Cultures[74]
Terres labourables (ha) 867 689 604
Céréales (ha) 386 373 405
dont blé tendre (ha) 77 176 166
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 190 s s
Tournesol (ha) 110
Colza et navette (ha) 33 s 82
Élevage[72]
Cheptel (UGBTA[Note 8]) 797 619 637

Produits labellisés[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Julien-sur-Cher est située dans l'aire de l'appellation d'origine protégée (AOP)[Note 9] de deux produits[75] : deux fromages (le Selles-sur-cher[76] et le Valençay[77]).

Le territoire de la commune est également intégré aux aires de productions de divers produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : le vin Val-de-loire[78], les volailles de l’Orléanais[79] et les volailles du Berry[80],[75].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église, située à l'écart du bourg en haut d'un coteau date du XIIe siècle, et a été fortement remaniée aux XVIe et XVIIe siècles. Des fresques ont été redécouvertes il y a peu et remises en état. C'est la seule église du canton à être encore entourée de son cimetière.
  • L'abbaye Notre-Dame d'Olivet, propriété privée, est située à quelques kilomètres du bourg. Fille de l'abbaye cistercienne de la Cour-Dieu, au diocèse d'Orléans (sur le territoire de l'actuelle commune d'Ingrannes, dans le Loiret), elle a été fondée en 1144. Aujourd'hui seule la salle capitulaire (XIIIe siècle) et deux ailes du cloître (XVIIe siècle) subsistent. L'accès en est possible sur rendez-vous, et elle est ouverte lors des journées européennes du patrimoine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une unité de paysage est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les normales climatiques sont des produits statistiques calculés sur des périodes de 30 ans, permettant de caractériser le climat sur cette période et servant de référence.
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d'une superficie en général limitée caractérisée par la présence d'espèces, d'association d'espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  8. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d'espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  9. Nomenclature européenne, appellation d'origine contrôlée (AOC) dans la nomenclature française.

Références[modifier | modifier le code]

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  4. « Orthodromie entre "Saint-Julien-sur-Cher" et "Romorantin-Lanthenay" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule : Le Loir-et-Cher, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , 159 p. (ISBN 2-87754-003-0)
  • Christian Poitou, Paroisses et communes de France : Loir-et-Cher, Paris, CNRS Editions, , 591 p. (ISBN 2-271-05482-6)
  • Stéphane Gendron, Les noms de lieux du Centre, Paris, éditions Bonneton, , 232 p. (ISBN 978-2-86253-226-4).
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui : Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d'histoire administrative, Paris, Institut National d'Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4, lire en ligne)
  • Liste des communes de Loir-et-Cher

Liens externes[modifier | modifier le code]

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