Châtres-sur-Cher

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Châtres-sur-Cher
L'église Saint-Martin et la place du village.
L'église Saint-Martin et la place du village.
Blason de Châtres-sur-Cher
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Canton Selles-sur-Cher
Intercommunalité Romorantinais et du Monestois
Maire
Mandat
Sylvie Doucet-Lauverjat
2014-2020
Code postal 41320
Code commune 41044
Démographie
Gentilé Castrais, Castraises
Population
municipale
1 111 hab. (2014)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 57″ nord, 1° 54′ 25″ est
Altitude Min. 87 m – Max. 157 m
Superficie 35,33 km2
Localisation

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Châtres-sur-Cher est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire. Ses habitants sont les Castrais et Castraises.

L'origine du toponyme correspond soit à un ancien camp romain (castra), soit à un château du haut moyen-âge sur la voie antique de Bourges à Tours. L'hypothèse antique se trouve corroborée par la découverte de nombreux vestiges lors du creusement du canal de Berry vers 1828. Les fouilles archéologiques réalisées sur le tracé de l'autoroute A85 attestent d'une présence humaine dès le néolithique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de la Commune de Châtres-sur-Cher dans l'arrondissement de Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher)
Localisation de la Commune de Châtres-sur-Cher dans le canton de Selles-sur-Cher (Loir-et-Cher)
Localisation de la Commune de Châtres-sur-Cher dans la Communauté de communes du Romorantinais et du Monestois (Loir-et-Cher)

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 111 habitants, en augmentation de 2,87 % par rapport à 2009 (Loir-et-Cher : 1,71 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
777 746 791 814 916 988 965 1 028 1 066
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 058 1 088 1 144 1 163 1 241 1 220 1 255 1 280 1 265
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 300 1 412 1 415 1 308 1 303 1 362 1 312 1 208 1 214
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 144 1 059 1 009 1 110 1 074 1 129 1 069 1 099 1 111
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (38 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,6 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,9 %, 15 à 29 ans = 11,7 %, 30 à 44 ans = 15,3 %, 45 à 59 ans = 23 %, plus de 60 ans = 34,1 %) ;
  • 53,6 % de femmes (0 à 14 ans = 12,7 %, 15 à 29 ans = 11 %, 30 à 44 ans = 15,2 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 41,3 %).
Pyramide des âges à Châtres-sur-Cher en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90  ans ou +
5,6 
13,7 
75 à 89 ans
19,5 
19,6 
60 à 74 ans
16,2 
23,0 
45 à 59 ans
19,7 
15,3 
30 à 44 ans
15,2 
11,7 
15 à 29 ans
11,0 
15,9 
0 à 14 ans
12,7 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

94 odonymes recensés à Châtres-sur-Cher
au 2 février 2014
Allée Avenue Bld Chemin Clos Impasse Montée Passage Place Pont Route Rue Sentier Venelle Autres Total
2 [N 1] 0 0 17 0 5 0 0 2 [N 2] 0 3 [N 3] 16 [N 4] 0 0 49 [N 5] 94
Notes « N »
  1. Allée Ambroise Paré et allée Christian-Pierre.
  2. Place de l'Église et place des Anciens-Combattants d'AFN.
  3. Route de Douy, route de la Ferté Imbault et route de Theillay.
  4. Dont Rue du 8-Mai-1945 et rue du 11-Novembre-1918.
  5. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Martin, inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[8]. Le clocher en pierre de l'église Saint Martin de Châtres sur Cher date du XIIIème s. et présente en intérieur de belles croisées d'ogives. Il contient 4 cloches (le Bourbon, Marie-Marguerite, Marie et Charlotte Marie). Le Chœur refait au XIXème s. conserve 2 groupes de 3 colonnettes du XIIIème s. avec chapiteaux à crochets de style gothique angevin.
  • Château de Douy (privé) : La construction du château remonterait au début du XVIIIème s., toutefois, la partie nord non visible de la route présente des vestiges du XVIème s.Le bâtiment principal fut surélévé vers 1890. La remise située en dehors du parc du château est certainement le bâtiment le plus ancien du Domaine en l'état initial (limite XVIIème-XVIIIème s.).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason chatre sur cher41.svg

Les armoiries de Châtres-sur-Cher se blasonnent ainsi :

Coupé : au premier d'azur au chevron d'or, accompagné de trois demi-vols d'argent, celui de senestre contourné, au second de gueules au lion d'or surmonté de trois étoiles d'argent rangées en chef[9].

Création Jean-Louis Boncoeur, Jean Branger et Robert Tripeau (1980). Source armorial des communes de Loir-et-Cher J.-P. Fernon et P. Rousseau.

Ce blason combine les armes de la famille Leclerc de Douy au 1er du coupé, celles de Mme Goury du Roslan (étoiles) avec celles des Bazoges, seigneurs de Bois Maître (lion) au 2e.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Abel Secretin, résistant, né le 11 juin 1921. Membre du groupe de résistance Graçay Nord, il rejoint les FFI le 20 mai 1944. Volontaire pour recevoir un parachutage, il est tué par un groupe de S.S. le 8 juillet 1944[10].
  • Roger Taillibert, né à Châtres-sur-Cher le 21 janvier 1926, architecte français. Spécialiste renommé pour l'utilisation des voiles de béton, il est, entre autres, l'architecte de la piscine de Deauville en 1965, du parc des Princes de Paris de 1969 à 1972, de la Cité scolaire de Chamonix-Mont-Blanc, du stadium Nord de Villeneuve-d'Ascq inauguré en 1976 et du stade olympique de Montréal réalisé pour les Jeux olympiques de 1976. Il a été élu à l'Académie des Beaux-Arts en 1983 au fauteuil d’Eugène Baudoin. Président de l'Académie en 2004 et 2010, président de l'Institut en 2010. Il est en outre membre de l'Académie des sports.
  • Pierre Jean Cavey, résistant, membre de CDLL à Saint-Cyr-l'École du 1er mai 1942 au 25 août 1944[11], né le 24 décembre 1921 à Saint-Cyr-l'École et décédé le 20 octobre 2010 à Romorantin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mennetou-sur-Cher- Histoire du canton, par Jean Branger et Robert Tripeau, Éditions du Syndicat d'initiative de Châtres-sur-Cher, janvier 1992, (ISBN 2-9506352-0-2).
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. « Évolution et structure de la population à Châtres-sur-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 octobre 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 octobre 2010)
  8. Notice no PA00098408, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Ces armoiries ont été dessinées par Pierre Jean Cavey à partir de deux blasons qui lui avaient été donnés par Aymar de La Rochefoucault (alors maire de la commune), l'un figurant la famille Leclerc de Douy au premier, l'autre Mme Goury du Roslan (étoiles) avec celles des Bazoges, seigneurs de Bois Maître (lion) au second. Ces blasons (en tôle en emboutie et à la peinture défraichie) sont conservés en Mairie de Châtres.
  10. Source : demande de son père pour obtenir la mention « Mort pour la France » sur l'acte de décès (Mairie de Châtres-sur-Cher), demande visée par le responsable local des FFI Georges Chalandre à Gracay.
  11. Liste des Français libres, consulté le 13 mai 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]