Le Cambout

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Le Cambout
Le Cambout
Libre service.
Blason de Le Cambout
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Communauté de communes Loudéac Communauté - Bretagne Centre
Maire
Mandat
Jean-Noël Lagueux
2020-2026
Code postal 22210
Code commune 22027
Démographie
Gentilé Cambutiade
Population
municipale
417 hab. (2019 en diminution de 7,74 % par rapport à 2013)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 34″ nord, 2° 36′ 33″ ouest
Altitude 22 m
Min. 50 m
Max. 137 m
Superficie 18,02 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Loudéac
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Le Cambout

Le Cambout [ləkɑ̃bu] est une commune française du département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules, à trois fasces échiqueté d'argent et d'azur de deux tires.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune du Cambout.


Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 12,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 865 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Loudeac », sur la commune de Loudéac, mise en service en 1987[7] et qui se trouve à 17 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,4 °C et la hauteur de précipitations de 901,3 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Vannes-Séné », sur la commune de Séné, dans le département du Morbihan, mise en service en 1998 et à 50 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 12,3 °C pour 1981-2010[11] à 12,4 °C pour 1991-2020[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Le Cambout est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[13],[14],[15]. La commune est en outre hors attraction des villes[16],[17].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (79,5 %), zones agricoles hétérogènes (14,2 %), prairies (3,9 %), zones urbanisées (2 %), forêts (0,4 %)[18].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[19].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Quenbot[20] ou Quembot en 1275 [21], Combout en 1323[20] et Cambout en 1396[21].

Ar C'hembod en breton[21].

Du bretons kamm (courbe) et bod (coat ou coët, « bois »). Ainsi le Cambout tirerait son nom de la configuration de l'endroit : « La courbe du bois »[21].

ou alors de ken (joli) et bod (résidence). la jolie résidence.

Histoire[modifier | modifier le code]

D'abord une paroisse avant d'être une commune.

Précédemment dépendante de Plumieux, la section de Sainte-Anne du Cambout a été érigée en spirituel par monseigneur Martial, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier en vertu d'une ordonnance datée du .

C'est le château du Cambout, anciennement fortifié, qui a donné son nom à la nouvelle paroisse.

Alain du Cambout possédait au XIIe siècle cette terre qui relevait du comté de Porhoët.

Au moment de la Révolution, Le Cambout possédait encore, haute, moyenne et basse justice.

L'ancienne chapelle du château du Cambout, située devant le grand portail de l'actuelle église, a servi d'église paroissiale depuis l'érection de la section de Sainte Anne du Cambout en paroisse le et jusqu'en 1889, époque de sa démolition. Elle avait été bâtie en 1663. Avant la création de la paroisse, tous les 15 jours, le dimanche, un vicaire de Plumieux venait y dire la messe.

La première pierre de la nouvelle église a été bénite le .

Par décret de l'empereur Napoléon III signé au palais des Tuileries le , la section du Cambout est distraite de la commune de Plumieux pour former une commune distincte dont le chef-lieu est fixée au Cambout.

À l'époque tous les villages réunis pour constituer cette nouvelle commune comptaient 1 170 habitants. Le village de la Ville-Jégu à plus de 10 kilomètres du bourg de Plumieux totalisait à lui seul 300 habitants.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms de 69 soldats morts pour la Patrie[22] :

  • 63 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 3 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
  • 1 est mort durant la Guerre d'Algérie.
  • 2 sont morts durant la Guerre d'Indochine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le , paraissait le décret impérial érigeant « Le Cambout » en commune.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1866 1870 Mathurin Morel ?  
1870 1909 Yves-Marie Le Texier ?  
1909 1929 Jean Taloté ?  
1929 1964 Jean Baptiste Brajeul ?  
1964 1977 Edouard Michard ?  
1977 1991 Gilles Nizan PS  
1991 1995 Marcel Connan ?  
1995 En cours Jean-Noël Lagueux [23]
Réélu pour le mandat 2020-2026
DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
9721 0171 0371 0381 0771 0621 0861 1301 131
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 016933887902837808811718599
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019 -
548549526557544476445417-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Anne (1888-1893).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Loudeac - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Le Cambout et Loudéac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Loudeac - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Le Cambout et Séné », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Vannes-Séné - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Vannes-Séné - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  19. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  20. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis ».
  21. a b c et d infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Le Cambout ».
  22. « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  23. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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