Aller au contenu

Saint-Vran

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Saint-Vran
Saint-Vran
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Loudéac Communauté − Bretagne Centre
Maire
Mandat
Évelyne Gaspaillard
2020-2026
Code postal 22230
Code commune 22333
Démographie
Gentilé Brennoviens
Population
municipale
755 hab. (2022 en évolution de −0,4 % par rapport à 2016)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 18″ nord, 2° 26′ 28″ ouest
Altitude 208 m
Min. 127 m
Max. 302 m
Superficie 28,12 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Le Mené
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Broons
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Saint-Vran
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Saint-Vran
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
Saint-Vran
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
Voir sur la carte administrative de Bretagne (région administrative)
Saint-Vran
Liens
Site web www.saintvran.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Saint-Vran [sɛ̃vʁɑ̃] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Géographie

[modifier | modifier le code]

Saint-Vran se situe sur la ligne de partage des eaux entre la Manche et l'océan Atlantique. On y trouve la source du Meu, qui se jette dans la Vilaine (bassin Atlantique), et la Rance traverse la commune (bassin de la Manche).

Communes limitrophes de Saint-Vran
Le Mené Langourla
Le Mené Saint-Vran Mérillac
Laurenan Merdrignac

Hydrographie

[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance, le Meu, l'Yvel et un autre petit cours d'eau[1],[Carte 1].

La Rance, d'une longueur de 104 km, prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé 28 communes[2].

Le Meu, d'une longueur de 84 km, prend sa source dans la commune et se jette dans un bras de la Vilaine à Chavagne, après avoir traversé 21 communes[3].

L'Yvel, d'une longueur de 58 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le Ninian à Taupont, après avoir traversé douze communes[4].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : Goves de Belluet (0,61 ha)[Carte 1],[5].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-Vran[Note 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[9]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 861 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 5 km à vol d'oiseau[12], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Au , Saint-Vran est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Mené, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[17]. Cette aire, qui regroupe 6 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols

[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (79,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,6 %), zones agricoles hétérogènes (22,1 %), forêts (19,8 %), prairies (9,7 %), zones urbanisées (2,9 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Veranus en 1265, Parochia de Seint Vran en 1273, Parochia de Sancto Veranno en 1294, Ecclesia Sancti Verani vers 1330, Sainct-Vran en 1480, 1514, 1536 et en 1569, Saint-Veran en 1513, Saint Vran en 1682[21].

Saint-Vran vient du breton bran (corbeau), surnom de Brandan, ancienne divinité armoricaine. Ce mot a été christianisé (par assimilation phonétique) sous le vocable de saint Véran, donné comme irlandais d'origine[21].

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Sant-Vran[22].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 12,1 % des toponymes de la commune sont bretons[23].

Le village est longtemps appelé Saint-Véran en référence au saint du même nom auquel l'église est consacrée. Le nom de la commune est modifié par délibération du conseil municipal du pour devenir Saint-Vran afin de mettre fin aux confusions avec l'autre commune de Saint-Véran (Hautes-Alpes).

Le XXe siècle

[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle

[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms des 88 soldats morts pour la Patrie[24] :

  • 81 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 5 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
  • 1 est mort durant la Guerre d'Algérie.
  • 1 est mort durant la Guerre d'Indochine.

Politique et administration

[modifier | modifier le code]
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
n novembre 1940 Eugène Michel    
octobre 1940 novembre 1940 Eugène Goudin    
novembre 1940 mai 1953 Henri Tardivel    
mai 1953 mars 1977 Marcel Moulin    
    René Badouard    
mars 2001 mars 2014 Armelle Dessaude PS Infirmière
mars 2014 en cours Évelyne Gaspaillard[25] PS Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].

En 2022, la commune comptait 755 habitants[Note 4], en évolution de −0,4 % par rapport à 2016 (Côtes-d'Armor : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3129761 1081 1261 3501 3481 2971 3891 288
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2911 3711 4011 4591 5021 5091 5441 5561 455
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4881 5121 5341 3261 3261 2501 2881 096955
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
909876819765672688690692736
2014 2019 2022 - - - - - -
753761755------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
  1. a et b « Réseau hydrographique de Saint-Vran » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

[modifier | modifier le code]
  1. « Fiche communale de Saint-Vran », sur sigesbre.brgm.fr (consulté le ).
  2. Sandre, « La Rance ».
  3. Sandre, « Le Meu ».
  4. Sandre, « L'Yvel ».
  5. « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
  6. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  7. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  8. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  9. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
  10. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  11. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  12. « Orthodromie entre Saint-Vran et Merdrignac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station Météo-France « Merdrignac », sur la commune de Merdrignac - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  14. « Station Météo-France « Merdrignac », sur la commune de Merdrignac - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  15. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  16. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  17. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  18. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Le Mené », sur insee.fr (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  21. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Saint-Vran ».
  22. Office public de la langue bretonne
  23. Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 399
  24. « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  25. « Évelyne Gaspaillard élue à la tête de la commune », Ouest-France, 1er avril 2014.
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022.

Article connexe

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :