Trémorel

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Trémorel
Trémorel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Communauté de communes Loudéac Communauté - Bretagne Centre
Maire
Mandat
Michel Rouvrais
2020-2026
Code postal 22230
Code commune 22371
Démographie
Gentilé Trémorelois, Trémoreloise
Population
municipale
1 148 hab. (2018 en augmentation de 2,59 % par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 00″ nord, 2° 17′ 16″ ouest
Altitude 100 m
Min. 78 m
Max. 144 m
Superficie 33,76 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Broons
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.tremorel.fr/

Trémorel [tʁemɔʁɛl] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Trémorel.

La commune est située dans le département des Côtes-d'Armor en Bretagne.

Les deux communes les plus proches sont celles de Merdrignac à l'ouest, distante de 9,6 km, et de Saint-Méen-le-Grand à l'est, distante de 8 km.

La commune de Trémorel est située à 52,9 km de Rennes, soit 40 min de trajet en voiture. La RN 164 lui sert d'axe principal.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 12,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 766 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Merdrignac », sur la commune de Merdrignac, mise en service en 1998[7] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,5 °C et la hauteur de précipitations de 931,5 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Rennes-Saint-Jacques », sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande, dans le département d'Ille-et-Vilaine, mise en service en 1945 et à 45 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11,7 °C pour la période 1971-2000[11] à 12,1 °C pour 1981-2010[12], puis à 12,4 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Trémorel est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[14],[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,6 %), prairies (13,4 %), zones agricoles hétérogènes (12,7 %), forêts (2,4 %), zones urbanisées (1,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Tremorai en 1024 et en 1034, Tremoray vers 1330, 1372 et en 1445, Tremoray soubz Locoet en 1490, Tremoray en 1513, Tremeray au XVe siècle[21].

Trémorel vient du breton treb (« village ») et du gallo-romain more (« terrain humide »)[21].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge et Temps modernes[modifier | modifier le code]

En l'an 1008, la duchesse Havoise et ses fils Alain et Eudon donnèrent la seigneurie de Trémorel à l'abbaye de Saint-Méen-le-Grand, l'échange étant confirmé en 1192 par le pape Célestin III.

Sous l'Ancien Régime, la paroisse appartenait au diocèse de Saint-Malo et possédait pour succursale la paroisse du Loscouët-sur-Meu.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La commune a élu sa première municipalité en 1790, ce fut un chef-lieu de canton jusqu'à l'an X.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Tradition[modifier | modifier le code]

Les traditions bretonnes y étant déjà présentes, d'autres traditions y sont également conservées telles que le Pardon des Treize Chênes le premier dimanche de septembre. Selon la légende, cette tradition provient d'un seigneur du lieu qui plantait un chêne chaque fois qu'il était père. Au treizième enfant, il bâtit la chapelle des Treize Chênes (reconstruite en 1888 sur les ruines de l'ancienne).

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms des 104 soldats morts pour la Patrie[22] :

  • 90 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 11 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
  • 2 sont morts durant la Guerre d'Algérie.
  • 1 est mort durant la Guerre d'Indochine.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

La fermeture en 2003 de l'usine du groupe "Volaille de France" entraîne la suppression de 350 emplois[23].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 juin 1995 Guillaume Nogues    
juin 1995 mars 2014 Jeanne Horpin   Responsable administratif retraitée
mars 2014 En cours Michel Rouvrais DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Langue gallèse[modifier | modifier le code]

Le village de Trémorel se situe en Haute-Bretagne, dans la zone où le gallo est parlé. Le nom de Trémorel se dit en gallo "Termorae". Trémorel est la première commune signataire de la charte du Galo, dam Yan, dam Vèr.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[25].

En 2018, la commune comptait 1 148 habitants[Note 6], en augmentation de 2,59 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,42 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2801 2421 1461 3251 4101 3231 3141 3721 459
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4051 4971 5031 5131 5381 5831 5991 6711 739
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7511 7421 7731 5781 5951 5521 4801 4051 293
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 2351 2021 1239719549151 0331 1201 160
2018 - - - - - - - -
1 148--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul a été entièrement reconstruite en 1838 puis en 1945. Elle possède quelques éléments assez anciens comme un cadran solaire de 1691 sur sa façade sud.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Merdrignac - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Trémorel et Merdrignac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Merdrignac - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Trémorel et Saint-Jacques-de-la-Lande », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Trémorel ».
  22. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  23. https://www.lemonde.fr/archives/article/2003/09/04/volailles-de-france-gastronome-ferme-le-site-de-tremorel-cotes-d-armor_4275706_1819218.html
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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