Trémorel

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Trémorel
Trémorel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Communauté de communes Loudéac Communauté - Bretagne Centre
Maire
Mandat
Michel Rouvrais
2020-2026
Code postal 22230
Code commune 22371
Démographie
Gentilé Trémorelois, Trémoreloise
Population
municipale
1 150 hab. (2021 en augmentation de 0,35 % par rapport à 2015)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 00″ nord, 2° 17′ 16″ ouest
Altitude 100 m
Min. 78 m
Max. 144 m
Superficie 33,76 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Broons
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Trémorel
Liens
Site web https://www.tremorel.bzh/

Trémorel [tʁemɔʁɛl] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte simplifiée de la commune de Trémorel et des communes voisines.

La commune est située dans le département des Côtes-d'Armor en Bretagne.

Les deux communes les plus proches sont celles de Merdrignac à l'ouest, distante de 9,6 km, et de Saint-Méen-le-Grand à l'est, distante de 8 km.

La commune de Trémorel est située à 52,9 km de Rennes, soit 40 min de trajet en voiture. La RN 164 lui sert d'axe principal.

Relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[2]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Intérieur Est  », avec des hivers frais, des étés chauds et des pluies modérées)[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 766 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Merdrignac à 9 km à vol d'oiseau[4], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Trémorel est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10]. La commune est en outre hors attraction des villes[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,6 %), prairies (13,4 %), zones agricoles hétérogènes (12,7 %), forêts (2,4 %), zones urbanisées (1,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Tremorai en 1024 et en 1034, Tremoray vers 1330, 1372 et en 1445, Tremoray soubz Locoet en 1490, Tremoray en 1513, Tremeray au XVe siècle[14].

Trémorel vient du breton treb (« village ») et du gallo-romain more (« terrain humide »)[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge et Temps modernes[modifier | modifier le code]

En l'an 1008, la duchesse Havoise et ses fils Alain et Eudon donnèrent la seigneurie de Trémorel à l'abbaye de Saint-Méen-le-Grand, l'échange étant confirmé en 1192 par le pape Célestin III.

Sous l'Ancien Régime, la paroisse appartenait au diocèse de Saint-Malo et possédait pour succursale la paroisse du Loscouët-sur-Meu.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La commune a élu sa première municipalité en 1790, ce fut un chef-lieu de canton jusqu'à l'an X.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Tradition[modifier | modifier le code]

Les traditions bretonnes y étant déjà présentes, d'autres traditions y sont également conservées telles que le Pardon des Treize Chênes le premier dimanche de septembre. Selon la légende, cette tradition provient d'un seigneur du lieu qui plantait un chêne chaque fois qu'il était père. Au treizième enfant, il bâtit la chapelle des Treize Chênes (reconstruite en 1888 sur les ruines de l'ancienne).

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts porte les noms des 104 soldats morts pour la Patrie[15] :

  • 90 sont morts durant la Première Guerre mondiale ;
  • 11 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale ;
  • 2 sont morts durant la guerre d'Algérie ;
  • 1 est mort durant la guerre d'Indochine.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

La fermeture en 2003 de l'usine du groupe "Volaille de France" entraîne la suppression de 350 emplois[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Michel Blanchard premier Maire de Trémorel 1791-1792

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1808 Jean Ollivier    
janvier 1808 juin 1816 Pierre Chicot    
juillet 1816 juillet 1821 Mathurin Yves Dreux    
juillet 1821 décembre 1834 Pierre Chicot    
janvier 1835 septembre 1843 Mathurin Berthelot    
septembre 1843 septembre 1846 Pierre Pilorget    
octobre 1846 juillet 1852 Mathurin Jaigu    
juillet 1852 septembre 1865 Jean Louis Blanchard    
septembre 1865 janvier 1886 Pierre Marie Chicot    
février 1886 novembre 1900 Louis Marie Blanchard    
décembre 1900 mai 1904 Mathurin Gicquel    
Mai 1904 mai 1908 François Jean Douard   Propriétaire Chef de gare
mai 1908 avril 1909 Alexis Labbé   Meunier
mai 1909 mai 1912 Louis Hulaud   Notaire
mai 1912 décembre 1919 Pierre Pilorget   Cultivateur
décembre 1919 novembre 1939 Léon Gicquiaux   Commerçant
décembre 1939 mars 1971 Léon Gicquel DVD Forgeron
mars 1971 juin 1995 Guillaume Nogues DVG Directeur d'école retraité
juin 1995 mars 2014 Jeanne Horpin   Responsable administratif retraitée
mars 2014 En cours Michel Rouvrais DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Langue gallèse[modifier | modifier le code]

Le village de Trémorel se situe en Haute-Bretagne, dans la zone où le gallo est parlé. Le nom de Trémorel se dit en gallo « Termorae ». Trémorel est la première commune signataire de la charte du Galo, dam Yan, dam Vèr.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].

En 2021, la commune comptait 1 150 habitants[Note 2], en augmentation de 0,35 % par rapport à 2015 (Côtes-d'Armor : +1,26 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2801 2421 1461 3251 4101 3231 3141 3721 459
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4051 4971 5031 5131 5381 5831 5991 6711 739
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7511 7421 7731 5781 5951 5521 4801 4051 293
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 2351 2021 1239719549151 0331 1201 160
2021 - - - - - - - -
1 150--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul a été entièrement reconstruite en 1838 puis en 1945. Elle possède quelques éléments assez anciens comme un cadran solaire de 1691 sur sa façade sud.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  3. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Trémorel et Merdrignac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Merdrignac » (commune de Merdrignac) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Merdrignac » (commune de Merdrignac) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  8. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  14. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Trémorel ».
  15. « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  16. Le Monde, « Volailles de France : Gastronome ferme le site de Trémorel (Côtes-d'Armor) », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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