Union nationale des étudiants de France dite Solidarité étudiante

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Union Nationale des Étudiants de France
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Cadre
Zone d’influence enseignement supérieur
Fondation
Fondation 4 mai 1907 à Lille
Identité
Siège 52, rue Pailleron 75019 Paris
Président Karine Delpas
Membres 5 000 revendiqués en 1999
Slogan L'UNEF tout simplement !
Site web www.unef.frVoir et modifier les données sur Wikidata
Dissolution
Dissolution juin 2001

L'Union nationale des étudiants de France (UNEF), parfois appelée Solidarité étudiante (SE) après 1982 pour la distinguer de l'UNEF-ID, est l'une des deux branches qui revendiquaient toutes deux la propriété du nom UNEF depuis leur scission de 1971 jusqu'en 2001. Les nombreux procès en paternité revendiquant l'appellation UNEF ne donneront raison à aucune des deux parties, les protagonistes (ACES et chacune des deux UNEF) ayant décidé en 1979 de se désister de toutes leurs réclamations.

On l'a qualifiée du nom d'UNEF-Renouveau (référence à la tendance Renouveau d'avant 1971 d'où elle était issue) jusqu'en 1982 où l'adoption de la ligne de "solidarité étudiante" la fait parfois désigner sous le sigle "UNEF-SE". En opposition à l'UNEF-US puis UNEF-ID, contrôlée par les trotskistes-lambertistes, l'UNEF dite Renouveau est dirigée par des étudiants issus de l'Union des étudiants communistes, de la Jeunesse étudiante chrétienne et de certains groupes de la gauche non-communiste, comme les mitterrandistes en 1971 ou bien le CERES (minorité du PS proche de Jean-Pierre Chevènement. Toutefois après le mouvement contre la loi Devaquet, le CERES, devenu Socialisme et République, décide de s'investir dans l'UNEF-ID et y rentre au congrès de mai 1987).

Organisation interne[modifier | modifier le code]

Contrairement à l’UNEF-ID, elle a constamment revendiqué le nom UNEF (sans autre précision) et, pour appuyer cette revendication, conservé officiellement les statuts de 1969, les derniers d’avant l’explosion. Mais elle ne les a jamais appliqués, les « précisant » rapidement par un règlement intérieur largement contradictoire avec eux, règlement dont de nombreux points tombèrent également dans l’oubli.

Vers le milieu des années 1990, le fonctionnement de l’UNEF était le suivant: elle était composées d’AGE (associations générales d'étudiants), une par établissement en région parisienne, une par ville en province, largement autonomes, fonctionnant chacune selon ses statuts et ses usages.

Les AGE étaient en théorie formées d’associations de filière autonomes, héritières des Comités d’Action des statuts de 1969. En fait, très peu existaient réellement. Dans les grandes villes universitaires de province, comme Lyon ou Montpellier, chaque association correspondait à une Université, non à une filière. En région parisienne, il y en eut fort peu, le plus souvent éphémères.

L’Union nationale était dirigée officiellement par un Bureau national de 31 membres élu par le congrès (annuel d’abord, puis tous les deux ans, où chaque AGE avait un nombre de délégués déterminé par son nombre d’adhérents) au scrutin majoritaire de liste non bloquée (une commission dominée par la direction sortante proposait une liste de 31 noms, que chaque délégué pouvait modifier à son gré; après dépouillement, on constatait l’élection des 31 proposés et on commentait les écarts de voix). Il comprenait un président, un secrétaire général, un trésorier. Un secrétariat national formés de ces derniers plus quatre ou cinq membres élus par le Bureau national constituait la véritable direction collégiale de l’UNEF. En général, la direction plaçait quelques opposants au Bureau national, jamais au secrétariat.

Le Collectif national comprenait les 31 membres du Bureau national plus deux représentants par AGE (d’après le règlement : le président et le secrétaire, en fait désignés librement par les AGE pour chaque réunion). Il était l’instance principale de débat entre deux congrès, mais le poids des membres du Bureau national garantissait, hors période crise aigüe, un vote final favorable à la direction.

L'UNEF a eu son siège rue de Provence, Place Clichy, puis 52, rue Édouard-Pailleron, 75019 Paris.

Historique[modifier | modifier le code]

L'UNEF, majoritaire au début des années 1980, a refusé en avril et mai 1983 de s'associer au Mouvement contre la Réforme Savary des universités de 1983 car la réforme apportait des éléments positifs.

Pendant le mouvement étudiant de 1986, elle s'efface, comme l'autre UNEF, devant l'unité des étudiants au sein de la coordination nationale du mouvement, qui n'a pour mandat que le retrait du Projet de loi Devaquet, même si deux des responsables d'AGE, celui de Toulouse et celui de Limoges, firent partie des 14 étudiants élus dans le bureau. Le président de l'UNEF alors était Patrice Leclerc. L'organisation traversait une double impasse financière et syndicale. Toutefois lors du 72e congrès (Saint-Étienne), le nouveau Président de L'UNEF, Xavier Aknine, et le secrétaire général, Marc Rossetti, font adopter la "stratégie du rassemblement". Celle-ci part du constat que le syndicalisme est minoritaire à l'université et que lors des mouvements étudiants et des élections universitaire, l'Unef doit s'appuyer sur des non-syndiqués. La stratégie du rassemblement permettra à l'Unef de se reconstruire, de gagner un certain nombre d'adhérents et d'être davantage présente pendant les mouvements étudiants de l'automne 1987. Jusqu'au congrès de Toulouse, en 1989, plusieurs membres du bureau national revendiquaient leur indépendance par rapport à l'Union des étudiants communistes, et soutenaient le projet d'une UNEF ouverte à tous les étudiants désireux de changer l'université, dans une vraie perspective syndicale.

Toutefois, l'Union des étudiants communistes décidera de stopper cette stratégie lors du congrès de Toulouse (74e congrès de l'UNEF). À cette occasion, une dizaine de membres du bureau national (des rénovateurs pour la plupart) sera évincée, notamment les artisans de la stratégie du rassemblement, qui avait pourtant commencé à porter des fruits. Il faudra attendre les mouvements étudiants des années 1990 pour la voir ressurgir devant l'actualité. L'UNEF sera notamment le moteur de la révolte étudiante contre les projets Jospin, puis Lang et enfin contre le Contrat d'Insertion Professionnelle, dit CIP, où les présidents des deux UNEF (Bob Injey et Philippe Campinchi) font front commun. L'organisation, deuxième force étudiante à cette époque, faisait en 1980 presque jeu égal avec sa sœur rivale l'UNEF-ID, issue en 1980 de l'UNEF-US, mais avait perdu du terrain électoralement.

En fait dès 1989 la situation interne de l'organisation commence à se détériorer: l'UNEF comme d'autres organisation proches du PCF se transforme en caisse de résonance des débats vifs qui agitaient les milieux communistes à cette époque. À ce titre le congrès de l'UEC de 1989 jette certainement les graines de la discorde qui allait précipiter l'UNEF entière au bord du gouffre. C'est à ce moment que deux tendances se dessinent en interne, l'une proche de l'UEC l'autre en rupture avec celle-ci revendiquant une autonomie organique vis-à-vis de l'organisation étudiante communiste et l'affirmation de l'identité syndicale étudiante de l'UNEF. C'est à ce moment aussi que s'opèrent de grands transferts de militants de l'UNEF-ID vers l'UNEF, provenant principalement de mouvances d'extrême gauche proches de la LCR, de LO et de mouvements anarchistes tels que l'AL, venus épauler plus ou moins clairement dans certains cas les oppositionnels dont les accointances politiques étaient pour le moins variées.

La période 1990-1992 est celle de tous les dangers pour l'organisation qui semble-t-il arrive à surmonter cette crise interne et normalise les relations difficiles entre AGEs et direction nationale. L'organisation en sort partiellement renforcée, doublant parfois comme à Jussieu le nombre de ses représentants aux conseils centraux de l'université Paris VI, alors que pendant les moments les plus aigus de la crise interne l'UNEF comptait sur ce seul campus deux AGE concurrentes: l'une soutenue par la direction nationale l'autre soutenue entre autres par les AGEs oppositionnelles de Tolbiac, Nanterre (seul ces deux AGE ont soutenu matériellement et politiquement l'AGEJ P6-P7 dans le cadre de la FAGIF structure oppositionnelle en Ile de France)[réf. nécessaire].

Le mouvement étudiant de 1995 sonna comme le chant du cygne pour l'organisation. Si son autorité morale sur le monde étudiant était importante, la professionnalisation des organisations étudiantes qui se fit jour dans ces années mit l'UNEF dans une situation financière complexe. Elle ne put suivre la surenchère et son encadrement se délita peu à peu.

À partir de 1996, l'organisation connut un déclin sous la présidence de Marie-Pierre Vieu. Il s'accentua à la fin de la décennie sous la présidence de Karine Delpas. Le syndicat sembla avoir souffert d'une tendance de l'emprise des jeunes communistes à vouloir garder le "pré carré", d'autant plus accentué que certains opposants internes refusèrent de siéger en Bureau après le congrès de Toulouse. C’est aussi à ce congrès que des communistes, hostiles à la direction du PCF, traduisirent cette hostilité en votant contre la direction. Après le congrès de Toulouse (1997), les militants de la LCR se retirèrent progressivement de l’UNEF, beaucoup passant à SUD Étudiant, certains à l’UNEF-ID.

Ceux qui restèrent, surtout à Jussieu, où ils dirigeaient l’AGE, et à Nanterre, où ils étaient tantôt une forte minorité, tantôt la majorité, se désintéressèrent de l’Union nationale, refusant de participer au Bureau national et étant presque systématiquement absents des Collectifs nationaux. L’association UNEF de Toulouse-Arsenal fit scission pour former l’AGET-ASL (Alternative pour Syndicalisme de Lutte).

L'arrivée au pouvoir de la gauche plurielle, conduisit à la cristallisation des affrontements. L’UNEF s’était prononcée en 1997 contre la réforme Bayrou. Tandis que la direction cherchait des aspects positifs dans la politique d’Allègre, ses opposants y virent la continuation de la précédente.

Le mouvement étudiant de l’automne 1998 contre le rapport Attali et le plan U3M consacra la coupure en deux de l’UNEF, entre une direction qui refusa de s’engager, et renonça en même temps à son opposition à la réforme Bayrou, et une minorité (AGE de Rouen, Caen, Limoges, Lille, Paris IV et association de Toulouse-Mirail, rejointes ensuite par les AGE de Pau, Nantes, Paris I et Evry) qui soutint le mouvement et fit ensuite de la lutte contre ces réformes l’axe principal de son activité syndicale. Ce mouvement marqua aussi la fin d’une période, celle où congrès et Collectifs nationaux étaient dominés par les affrontements entre communistes et trotskistes : l’opposition qui se forma alors comprenait les militants de la GR (Gauche révolutionnaire, scission de la LCR) qui dirigeaient les AGE de Rouen et Caen, mais aussi de nombreuses autres sensibilités, compris des communistes hostiles soit à la direction du PCF, soit seulement à la ligne syndicale de la direction de l’UNEF, et des socialistes.

congrès de Pantin, avril 1999

À partir de janvier 1999, s’ajoute à cette question celle de l’unité avec l’UNEF-ID, avancée par la direction Delpas (officiellement : pour tenter de répondre au très faible taux de syndicalisation du monde étudiant) malgré de nombreuses réticences dans sa majorité. Elle domine le 79e congrès (Pantin, avril 1999) qui, dans une grande confusion, vote à une écrasante majorité une motion «contre toute forme de réunification» (votent pour : l’opposition et la plus grande partie de la majorité, le reste s’abstenant ; seuls votent contre des délégués des deux AGE encore dirigée par des membres de la LCR (Jussieu) ou codirigée (Nanterre)), mais reconduit la direction sortante.

Durant ce congrès, l’AGEL (Limoges)[1], l’AGE la plus forte de l’UNEF d’après ses résultats électoraux, annonce sa scission de l’Union nationale. Elle est rejointe ensuite par l’AGE de Pau et l’Association de Toulouse-Mirail, qui forment avec elle Solidarité étudiante.

L’UNEF sort donc de ce congrès profondément divisée. D’un côté, l’opposition, affaiblie, poursuit dans les AGE qu’elle domine la lutte contre les réformes Bayrou-Allègre et tente, en participant à l’intersyndicale "Ensemble contre les réformes Allègre", de maintenir des liens avec les scissionnistes de SE, d’en rétablir avec l’AGET-ASL, et d’en créer avec le SEUL de Montpellier. De l’autre la direction garde la perspective de l’unification avec l’UNEF-ID, alors prévue pour la fin 1999.

Les réticences des AGE de la majorité et le passage de Lyon à une opposition ouverte à l’automne condamnent ce processus. Mais la division persiste sur la question des réformes et est aggravée par le mouvement de l’Éducation nationale contre Allègre.

Les élections aux CROUS de mars 2000 sont un désastre pour l’UNEF (majorité comme opposition) qui ne conserve qu’une dizaine d’élus, et perd donc tout espoir de conserver son représentant au CNOUS. Une tentative de liste unitaire avec l’AGET-ASL et SE, recherchant le soutien du SEUL échoue : seule l’AGET-ASL accepte, ce qui condamne la tentative, et la liste fait finalement moins de voix que le total des élus UNEF, pour des raisons restées à ce jour mystérieuses.

Le débat sur la réunification, et la fin de l'UNEF dite SE[modifier | modifier le code]

En juin 2000, alors que la liste pour le CNESER est prête, que l’opposition y participe et la soutient, que l’UNEF paraît certaine d’y conserver son élu, et donc le statut d’organisation nationale représentative, Karine Delpas annonce au Bureau national à trois jours du dépôt, le vendredi 2 juin, que l’UNEF-ID propose une liste commune (avec une place éligible pour l’UNEF seulement) et qu’il faut l’accepter.

La proposition est ratifiée le lendemain par un Collectif national très peu représentatif, presque uniquement par les voix des membres du secrétariat national. Votent contre non seulement les représentants d’AGE oppositionnelles, mais aussi d’AGE qui soutenaient jusque-là la majorité (Bordeaux, Orléans). En revanche, les dirigeants LCR de Jussieu et Nanterre votent pour. Olivier Ruet (Caen), Emmanuel Lyasse (Paris IV) et Jihad Wachill (Paris I) décident alors de lancer une liste alternative et de tenter de trouver en 48 heures les 22 élus de conseils centraux de 22 établissements différents nécessaires. Ils obtiennent le soutien du SEUL et de l’AGET-ASL, mais non de SE.

La liste, intitulée « Ensemble, pour une Université publique de qualité ouverte à tous. Liste de rassemblement syndical », est finalement dirigée par Olivier Ruet et comprend des élus UNEF des AGE de l’ancienne opposition (Caen, Paris IV, Paris I, Rouen, Lille I, Lille III, Evry, Paris XII, Nantes, Dijon), d’Arras, de Lyon (Lyon I, Lyon II, INSA), une élue UNEF de Paris III et un d’Orléans à titre personnel, des élus de l’AGET-ASL (Toulouse Arsenal), de SE Pau et du SEUL (Montpellier II et III). Elle est soutenue par l’UGEM-UNEF (Montpellier II et III). Déposée incomplète le lundi 5, mais apparemment complétée dans les délais prévus par les textes, elle est déclarée invalide par le ministère. La liste « unitaire » UNEF-ID/UNEF obtiendra moins de voix que le nombre d’élus revendiqués par la seule UNEF-ID.

Entretemps, d’autres AGE, dont Bordeaux, Rennes et Orléans, condamnent la décision du Collectif national.

Mais les opposants se divisent sur la suite à donner. Alors que la majorité d’entre eux veut prendre acte du rejet écrasant par l’UNEF de sa direction pour entreprendre la reconstruction du syndicat, l’AGE de Caen crée unilatéralement fin juin la FSE (Fédération syndicale étudiante) qui est rejointe par le SEUL, puis par l’UGED-UNEF (Dijon) et l’AGET-ASL.

La direction Delpas prévoyait de faire avaliser la dissolution de l’UNEF et le processus d’unification par un congrès en novembre. Ce congrès est convoqué dans des conditions contestées par l’opposition, qui affirme avoir été majoritaire au Collectif national décisif. Mais le refus de l’unification (auquel se sont ralliés entre-temps les AGE de Clermont et Orsay) y est majoritaire, et la direction doit reculer, mais refuse d’être renouvelée.

La « réunification » semble alors enterrée. Les mois qui suivent sont marqués par un effondrement de l’activité, et la quasi-disparition des AGE qui avaient jusque-là mené la contestation, Rouen, Paris IV et Lyon, en raison de leur incapacité à renouveler leurs directions. Au printemps, à la surprise générale, la direction Delpas relance le processus d’unification et convoque pour le 13 mai un Collectif national pour l’avaliser. Celui-ci est caractérisé par une grande confusion, de nombreuses contestations des mandats des délégués de part et d’autre, et un vote final incertain. Mais la direction Delpas considère qu’elle y a gagné et convoque un congrès pour juin. Ce congrès, boycotté par la quasi-totalité des AGE, vote la dissolution de l’UNEF et son adhésion immédiate à une fusion (sans congrès) avec l’UNEF-ID. La suite a montré que le poids des anciens adhérents de l’UNEF dite SE dans l’UNEF réunifiée était quasi nul.

Mais les adhérents de l’ancienne UNEF opposés à l’unification, pour eux « la liquidation de l’UNEF dans l’UNEF-ID » ont été incapables de construire quoi que ce soit et se sont, dès le lendemain du Collectif national du 13 mai 2001, divisés en deux camps

1) Ceux qui voulaient revendiquer leur continuité avec l’UNEF, et affirmer une ligne syndicale d’opposition aux réformes de l’Université menées par Bayrou, par Allègre et Lang, qu’ils considéraient comme fidèle à ce qu’avait été l’UNEF avant 1997

2) Ceux qui voulaient créer une nouvelle organisation, admettant donc la validité de la dissolution de l’UNEF, et étaient beaucoup plus flous sur les réformes.

Par ailleurs, beaucoup d’adhérents, et quelques AGE, se désintéressaient du débat et arrêtaient toute activité syndicale. L’AG extraordinaire convoquée (en référence aux statuts de 1969) fut le lieu de l’affrontement entre ces deux camps. Elle ne déboucha sur rien, sinon un compromis entre une partie des participants sur la création d’une « UNEF autrement » qui n’eut jamais la moindre existence. Certains des partisans de la position (2) rejoignirent ensuite la FSE, qu’ils quittèrent au bout d’un an.

Durant l’hiver 2001/02, l’UNEF Evry, l’AGEL-UNEF (Lille) et quelques Parisiens isolés tentèrent de créer un réseau UNEF Résistance syndicale dans la continuité de l’ancienne UNEF. Ce fut un échec rapide. Les autres survivants de la liquidation de l’UNEF refusèrent de les suivre. L’AGEL-UNEF s’effondra rapidement. L’UNEF Evry survécut quelque temps comme syndicat local.

Postérité[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, au sein de l'UNEF réunifiée, la Tendance Unité et action syndicale (TUAS) revendique l'héritage syndical de l'UNEF-Renouveau[2], elle regroupe une majorité de militants proches du Parti communiste français (PCF) et de l'Union des étudiants communistes (UEC). Deuxième tendance de l'organisation, elle représente actuellement 20 % de l'UNEF, depuis le 85eme congrès en 2017. Elle est issue de la Sensibilité Unité et action fondée en 2009, issue elle-même de la Sensibilité pour UNEF indépendante et syndicale (SUIS) fondée en 2007, six ans après la réunification.

Représentativité[modifier | modifier le code]

Elus CNESER et CNOUS
Année 1989 1991 1994 1996 1998 2000
CNESER 2 2 2 2 1 1*
CNOUS 1 2 2 1 1 0

(*) En 2000, liste commune UNEF et UNEF-ID.

Présidents de l'UNEF dite Renouveau puis SE[modifier | modifier le code]

  • Guy Konopnicki (président de 1971 à 1972)
  • Olivier Mayer (président de 1972 à 1973)
  • René Maurice (président de 1973 à 1976)
  • Jean-Luc Mano (président de 1976 à 1979)
  • Didier Seban (président de 1979 à 1981)
  • Denis Dubien (président de 1981 à 1984)
  • Régis Piquemal (président de 1984 à 1986)
  • Patrice Leclerc (président de 1986 à 1987)
  • Xavier Aknine (président de 1987 à 1988)
  • Olivier Meyer (président de 1988 à 1992)
  • Robert Injey (président de 1992 à 1994)
  • Marie-Pierre Vieu (présidente de 1994 à 1998)
  • Karine Delpas (présidente de 1998 à 2001)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Quinio, « Les Unef étudient leur fusion. Le projet séduit les deux syndicats. », liberation.fr, (consulté le 6 mars 2017)
  2. « Présentation », sur actionsyndicale.wordpress.com (consulté le 1er décembre 2016)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Maurice, L'UNEF ou le pari étudiant, avant-propos de Jean-Luc Mano, Paris, Éditions sociales, 1977 (consultable en ligne sur unef.org)
  • Laurent Frajerman, « L'UNEF et la participation aux conseils universitaires », dans Les Cahiers du GERME, 26 (décembre 2006)