Beauvais-sur-Matha

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Beauvais.

Beauvais-sur-Matha
Beauvais-sur-Matha
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Canton Matha
Intercommunalité Communauté de communes Vals de Saintonge
Maire
Mandat
Pierre Martinaud
2014-2020
Code postal 17490
Code commune 17037
Démographie
Gentilé Beauvaisiens
Population
municipale
629 hab. (2016 en diminution de 7,77 % par rapport à 2011)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 57″ nord, 0° 11′ 12″ ouest
Altitude Min. 75 m
Max. 132 m
Superficie 12,48 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte administrative de la Charente-Maritime
City locator 14.svg
Beauvais-sur-Matha

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte topographique de la Charente-Maritime
City locator 14.svg
Beauvais-sur-Matha

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Beauvais-sur-Matha

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Beauvais-sur-Matha

Beauvais-sur-Matha est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Beauvaisiens et Beauvaisiennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Beauvais a été un village important qui faisait autrefois partie de l’Angoumois. En 1793, à sa création comme commune Beauvais était chef-lieu de canton dans le district de Saint-Jean-d'Angély du département de Charente-Inférieure. En 1801 Beauvais a perdu ce statut de chef-lieu de canton et a été rattaché au canton de Matha, arrondissement de Saint-Jean-d'Angély, pour passer en 1926 dans l'arrondissement de Saintes et revenir en 1943 dans celui de Saint-Jean-d'Angély, juste après avoir changé de nom de département en 1941 pour Charente-Maritime.

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Beauvais-sur-Matha se trouve à l'écart des grandes voies de circulation, au nord de la D 739 Matha-Aigre et de la D 939 Matha-Rouillac. Le village est desservi par plusieurs routes départementales, la D 226 qui rejoint Gourvillette à l'ouest et Saint-Ouen au sud-est, la D 222 pour Cressé, la D 133 pour Bazauges au nord et la D 389 vers Matha au sud.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beauvais-sur-Matha
Cressé Bazauges Ranville-Breuillaud
(Charente)
Gourvillette Beauvais-sur-Matha Bresdon
Massac Siecq Saint-Ouen-la-Thène

Toponymie[modifier | modifier le code]

Perchée sur une colline de 135 mètres d’altitude, Beauvais doit son nom à sa situation géographique. L’origine du nom de la commune viendrait de Bellum Videre signifiant « belle vue », « belvédère », d’un ancien verbe écrit vedeir (voir) au XIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation humaine est très ancienne comme le montrent les silex taillés et les fragments de haches polies trouvés entre Beauvais et Massac.

La commanderie de Beauvais-sur-Matha est réputée avoir été fondée en 1151 par le templier Guillaume de Mauzé mais le document qui sert de base à cette datation est controversé, en raison des anachronismes flagrants qu'il contient, et en particulier le fait que deux des personnages mentionnés comme présents ou vivants à la rédaction de l'acte sont en réalité décédés en 1136[2]. Le premier document considéré comme authentique date de 1231 : il y est question du commandeur de Beauvais, frère Élie de [Ma]tirac ou [Au]tirac (preceptor de Baszesio), témoin pour un acte concernant la commanderie templière des Épeaux à Meursac[3]

En 1295 Guillaume Le Court, bourgeois de Beauvais-sur-Matha, lègue 200 sols aux Templiers de Beauvais, 100 pour l’établissement local, et 100 pour leurs œuvres outre-mer en Terre sainte. Item lego domui Templi de Bavesio centum solidos semel solvendos ; item lego domui Templi de Bavesio centum solidos ad subsidium terre sancte ultramarine, semel solvendos

Les lettres patentes donnant permission de quatre foires annuelles datent de 1452 et celles autorisant le marché du vandredi de 1460.

L'état des paroisses de 1686 nous dit que le grand prieur d’Aquitaine est le seigneur de cette paroisse de 225 feux qui produit de la vigne et un peu de céréales[4].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2006 2017
(démission)[5]
Corinne Imbert DVD-LR Conseillère départementale, Sénatrice
2017 En cours Pierre Martinaud   Retraité de la police nationale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2016, la commune comptait 629 habitants[Note 1], en diminution de 7,77 % par rapport à 2011 (Charente-Maritime : +2,64 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8329098809011 0421 0861 0891 0721 059
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0391 1241 0861 1231 1261 0581 0391 086932
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
915898886800771790750747706
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
702667715691645619656680640
2016 - - - - - - - -
629--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 12,3 %, 30 à 44 ans = 16,3 %, 45 à 59 ans = 25,8 %, plus de 60 ans = 25,2 %) ;
  • 52,1 % de femmes (0 à 14 ans = 16,1 %, 15 à 29 ans = 15,8 %, 30 à 44 ans = 16,1 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 32,8 %).
Pyramide des âges à Beauvais-sur-Matha en 2007 en pourcentage[10]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
7,1 
75 à 89 ans
10,2 
17,5 
60 à 74 ans
20,9 
25,8 
45 à 59 ans
19,2 
16,3 
30 à 44 ans
16,1 
12,3 
15 à 29 ans
15,8 
20,5 
0 à 14 ans
16,1 
Pyramide des âges du département de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame.
  • La commanderie de Beauvais-sur-Matha dont la grange fortifiée représente le plus vaste exemple de bâtiment agricole médiéval[12]. Il subsiste deux tours de garde, un grand bâtiment où se trouvait le chemin de ronde et un puits en pierre monolithe[13].
  • Le village comporte des vestiges sous terre : des caves qui communiquent, des souterrains, des ossuaires.
  • L'église Notre-Dame du XIIe siècle, modifiée à la fin du XIVe siècle, est l'ancienne chapelle templière. Elle a été classée monument historique le pour sa façade occidentale et son clocher carré fortifié.
  • Vers 1926, le maire contacte l'architecte André Guillon pour bâtir une nouvelle mairie. Les travaux se déroulent de 1928 à 1930. Le nouveau bâtiment s'inscrit dans le courant Art déco. La mairie est inscrite dans sa totalité aux Monuments Historiques par arrêté du 23 novembre 2009.

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une école entièrement rénovée en 2009-2010 qui accueille une centaine d'enfants (5 classes) assure un service de cantine et de garderie.

Le collège est à Matha.

Sports[modifier | modifier le code]

Beauvais comporte des équipements et des clubs de football, tennis, judo, gymnastique et pétanque.

Vie associative[modifier | modifier le code]

La vie associative est représentée par le comité des fêtes et le club du troisième âge.

Économie[modifier | modifier le code]

Cette commune rurale propose de nombreux commerces et services : banque, garage, hôtel-restaurant, et bien sur épicerie, boulangerie, tabac journaux, fleurs et funéraires, presse, loto. Les professions de santé sont également très bien représentées dans ce charmant haut-lieu de la Charente Maritime (133 m au-dessus du niveau de la mer).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Savatier, éminent botaniste et ornithologue.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les commanderies des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Saintonge et en Aunis - Anne-Marie Legras – Éditions du CNRS - 1983.
  • La commanderie du Breuil-du-Pas et la guerre de Cent Ans dans la Saintonge méridionale - Robert Favreau - Université francophone d'été - Jonzac - 1986.
  • Archives Historiques de Saintonge et d'Aunis - T1 - 1874
  • Le procès des Templiers - Michelet

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]