Auge-Saint-Médard

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Auge-Saint-Médard
Mairie d'Auge-Saint-Médard.
Mairie d'Auge-Saint-Médard.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Val de Nouère
Intercommunalité Communauté de communes du Rouillacais
Maire
Mandat
Robert Lesage
2014-2020
Code postal 16170
Code commune 16339
Démographie
Gentilé Médardais
Population
municipale
302 hab. (2015 en augmentation de 1 % par rapport à 2010)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 53″ nord, 0° 05′ 05″ ouest
Altitude Min. 69 m
Max. 130 m
Superficie 17,37 km2
Localisation

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Auge-Saint-Médard

Auge-Saint-Médard est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Médardais et Médardaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Auge-Saint-Médard est une commune du nord-ouest de la Charente, limitrophe de la Charente-Maritime.

Elle est à 8 km au nord de Rouillac, chef-lieu de son canton, à 9 km au sud-ouest d'Aigre, et à 29 km au nord-ouest d'Angoulême.

Auge-Saint-Médard est aussi à 6 km de Gourville, 7 km de Marcillac-Lanville, 18 km de Matha (Charente-Maritime), 25 km de Cognac[2].

La commune est à l'écart des grands axes routiers. La D.75, de direction nord-sud, passe à Auge à l'ouest, reliant Sonneville à Verdille. Les D.90 et D.188 passent à Saint-Médard. Les D.118 et D.66 traversent le nord-est de la commune, et la D.356 limite la commune juste à côté d'Anville[3].

Les gares les plus proches sont celles de Cognac (TER Saintes et Royan) et d'Angoulême (TER et TGV Paris, Bordeaux, Poitiers, Limoges).

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les villages d'Auge et de Saint-Médard sont situés à 0,4 km l'un de l'autre, au centre de la commune. Au sud d'Auge, on trouve la Bréchoire et au nord, les Doussains; à l'est de Saint-Médard, il y a Fraîchefond et au nord-est, d'autres hameaux comme Crotet, le Petit Beauvais, chez Durand, les Éliots. Au sud, on trouve de nombreuses fermes, comme les Masquets, la Poissonnerie, les Charriers, etc[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Auge-Saint-Médard
Verdille Mons
Bresdon
(Charente-Maritime)
Auge-Saint-Médard Bonneville
Anville Montigné

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune appartient au calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme toute la moitié nord du département de la Charente. Auge-Saint-Médard occupe un plateau datant du Jurassique supérieur, plus précisément du Kimméridgien, avec une frange de Portlandien au sud-ouest. Une zone importante de grèzes datant du Quaternaire couvre ce plateau à l'ouest du bourg d'Auge, et des alluvions récentes (limons et argiles) couvrent les vallées au sud et à l'est[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui de bas plateau ondulés, d'une altitude moyenne de 100 m. Le point culminant de la commune est à une altitude de 130 m, situé au réservoir communal en limite nord, mais une autre colline atteint 126 m au sud (borne IGN, entre Auge et Anville). Le point le plus bas est à 69 m, situé le long du Sauvage sur la limite orientale près de Patreville. Les bourgs d'Auge et Saint-Médard sont à 95 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Auge-Saint-Médard possède trois petits ruisseaux. Le Sauvage[7] qui est long de 14,8 km et ses deux affluents, le Crachon[8] long 4 km et le ruisseau des Martinières[9] long de 1,9 km.

Le Crachon naît entre les bourgs d'Auge et de Saint-Médard.

Le Sauvage arrose le sud de la commune et devient, en aval du confluent avec le Crachon, l' Auge qui se jette dans la Charente sur sa rive droite à Marcillac-Lanville[3],[10].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Alga en 1118 (avec l'adjectif algense)[11], Augia en 1293, ainsi que Sanctus Medardus au XIIIe siècle, et Bavesio au XIVe siècle (francisé en le Petit Beauvais). Le ruisseau l'Auge était écrit Algie aqua[12].

Le nom du village Auge tirerait son nom de celui du ruisseau qui y prend sa source[13],[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Auge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, les dîmes ecclésiastiques d'Auge avaient été inféodées. Fief fictif, elles ont été perçues après de nombreux échanges jusqu'au XVIIIe siècle par Pierre de Massougnes, écuyer qui de ce chef se disait seigneur d'Auge, alors que la seigneurie à cette époque était à la famille de Beaumont, puis Babinet de Ranville, et enfin à MM. de Rancogne qui l'ont vendue en détail de 1820 à 1840[15].

Saint-Médard[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Médard-d'Auge formait une seigneurie qui appartenait au chapitre cathédral d'Angoulême depuis le début du XIIe siècle. Elle avait été donnée à ce chapitre par Pierre de Confolens, évêque de Saintes et ancien chantre de la cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême[10].

En 1994, les communes d'Auge et de Saint-Médard-d'Auge ont fusionné pour ne faire qu'une.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Christian Légeron PS ...
2008 en cours Robert Lesage PS ...
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 17,19 % sur le bâti, 48,40 % sur le non bâti, et 8,76 % pour la taxe d'habitation (chiffres 2007).

La communauté de communes de Rouillac prélève 10,80 % de taxe professionnelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2015, la commune comptait 302 habitants[Note 1], en augmentation de 1 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
441 438 432 527 505 533 540 505 490
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
514 450 440 445 425 378 370 343 314
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
324 321 291 242 246 233 232 188 178
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015
156 156 157 147 310 323 299 303 302
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Auge-Saint-Médard en 2007 en pourcentage[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
1,3 
14,1 
75 à 89 ans
17,8 
27,5 
60 à 74 ans
21,7 
20,4 
45 à 59 ans
22,9 
15,5 
30 à 44 ans
12,1 
6,3 
15 à 29 ans
8,9 
16,2 
0 à 14 ans
15,3 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[21].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

Saint-Médard-d'Auge absorbe Auge en 1993[18].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture est principalement céréalière. La viticulture occupe une partie de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[22].

Industrie[modifier | modifier le code]

La commune possède un acteur important dans le monde du contreplaqué, le Groupe Joubert dont l'usine historique se trouve aux Éliots, à mi-chemin entre Auge et Saint-Médard, et qui était une scierie fondée en 1930 par André Joubert. En 2014, 150 salariés sont employés sur le site historique, sur les 400 que compte le groupe[23].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Énergie solaire[modifier | modifier le code]

La commune accueille la centrale photovoltaïque de l'EARL (inaugurée le ), réalisée à la demande d'un exploitant agricole par la société SunCo GC. (312 modules photovoltaïques de silicium monocristallin couvrent 456 m2 de toits agricoles). Ils fournissent 54 600 Wc, soit une production annuelle de 61 MWh ; de quoi alimenter environ 30 foyers en électricité.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame d'Auge[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Notre-Dame d'Auge dépendait de l'abbaye de Charroux qui y avait créé un prieuré. Elle est construite sur une salle en forme de crypte avec un boyau menant à un puits. L'ensemble était appelé « Creux de Sainte-Radegonde ». L'église date initialement du XIe siècle mais a été presque entièrement rebâtie au XIIe siècle. La voûte effondrée a été remplacée vers 1900 par une voûte en brique, qui fut enlevée dans les années 2000 pour laisser apparaître la charpente. La façade est surmontée d'un clocher-mur triangulaire à trois ouvertures mais qui n'a plus qu'une cloche. La dernière restauration de l'église a été bénie en 2007 par Mgr Dagens, évêque d'Angoulême, accompagné par M. Boutant, président du conseil général[24].

Église Saint-Médard[modifier | modifier le code]

Située à Saint-Médard, l'église Saint-Médard remonte aussi au XIe siècle. Elle était le siège d'une vicaire perpétuelle offerte au chapitre cathédral d'Angoulême par l'évêque de Saintes. Elle fut partiellement détruite pendant les guerres de religion[Note 2] et ne fut restaurée qu'en 1672. Comme l'église d'Auge, la voûte fut remplacée en 1874 par une voûte en briques après son effondrement, puis les charpentes laissées apparentes au XXe siècle. Une tribune a été ajoutée à la fin du XIXe siècle. La façade de l'édifice est surmontée d'un clocher-mur à deux ouvertures, avec une seule cloche[24].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. Vers 1568 en Charente.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Matha », sur Infoterre, (consulté le 20 novembre 2011)
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Sauvage (R2200520) » (consulté le 10 mai 2012)
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Crachon (R2200550) » (consulté le 10 mai 2012)
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau des Martinières (R2200530) » (consulté le 10 mai 2012)
  10. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 341
  11. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 112
  12. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 133-135
  13. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 36.
  14. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  15. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 64
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  20. « Evolution et structure de la population à Auge-Saint-Médard en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  21. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  22. Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Crus du cognac par communes » [PDF], (consulté le 7 décembre 2015)
  23. Sylviane Carin, « Auge-Saint-Médard », La Charente libre,‎
  24. a et b Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 52-53