Réseau de bus des TL

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Réseau de bus des TL
Image illustrative de l'article Réseau de bus des TL
Un Van Hool NewAG300 sur la ligne 18

Situation Lausanne et son agglomération
Type Autobus, Transport à la demande
Entrée en service 1929
Longueur du réseau 179,1 km en 2016
Lignes 24 lignes urbaines
6 lignes régionales
11 lignes Taxibus
Fréquentation 64 914 000 voyageurs en 2016 :
  • Réseau urbain[Note 1] : 64 914 000
  • Autobus régional : 1 996 000
  • Taxibus : 68 000
  • Service Pyjama : 38 000
Propriétaire TL
Exploitant TL + Sous-traitants
Lignes du réseau Voir la liste des lignes de trolleybus et de bus de Lausanne
Réseaux connexes Métro de Lausanne, LEB, Service Pyjama, CarPostal, MBC, CFF, CGN, RER vaudois

Image illustrative de l'article Réseau de bus des TL
Plan des réseaux métro et trolleybus de Lausanne

Les autobus de Lausanne constituent un des trois réseaux de transport en commun de la ville de Lausanne et de son agglomération en Suisse. Il est mis en service en 1929 et compte en 2016 30 lignes exploitées par une centaine d'autobus pour une longueur totale de 179,1 km.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le réseau d'autobus de Lausanne voit le jour en 1929 avec la reprise par les Tramways lausannois de la ligne S entre Lausanne et Saint-Sulpice[1]. L'année suivante, les lignes « Cité » et « Mousquine » (actuelles lignes 16 et 12) voient le jour puis en 1933 la ligne « Tunnel - Monts de Pully » (actuelle ligne 65) voit le jour à son tour[1].

En 1962 et 1963, les lignes des tramway héritées de la Compagnie des chemins de fer électriques régionaux du Jorat, absorbée par les TL en 1910, à savoir les lignes Lausanne-Moudon, Lausanne-Chalet à Gobet et En Marin-Savigny sont remplacées par des lignes de bus[1].

Entre 1971 et 1987, une ligne de bus fonctionne entre Lausanne et l'aéroport international de Genève[1].

En 1998 le réseau met en service ses premiers autobus fonctionnant au gaz naturel pour véhicules (GNV), suivis en 2002 par les premiers articulés à plancher bas[1].

Entre 2006 et 2008, dans l'attente de l'ouverture de la ligne M2 du métro de Lausanne, lres autobus ont remplacé l'ancienne ligne à crémaillère Lausanne-Ouchy[1].

Le , soit quelques semaines après l'ouverture du m2, le réseau de bus est entièrement refondu dans le cadre de l'opération « Réseau 08 » ou « R08 »[2] : la ligne 45 est partiellement remplacée par le m2, d'autres lignes sont quant à elles modifiées — les lignes 13, 16, 32, 45, 60, 62, 64 et 65 voient leur itinéraire changer —, et de nouvelles lignes sont créées — les lignes 22, 41, 42 et 56[2]. Les TL ont également décidé de supprimer les horaires sur les grandes lignes : les fréquences de passage sont désormais indiquées sur des bornes aux arrêts[3].

Le réseau[modifier | modifier le code]

Le réseau de bus des TL est constitué de 30 lignes de bus — 25 par des autobus dits « réguliers » — desservant une population de 274 380 habitants[4]. En 2016, en comptant les lignes de métros et de trolleybus en plus des lignes de bus, les TL disposent d'un réseau de 253,5 km, et ont transporté 109 065 000 passagers[4]. Sans les lignes de métro et de trolleybus, les TL disposent d'un réseau de 179,1 km, et ont transporté 67 016 000 passagers, ce dernier chiffre intégrant les lignes de trolleybus[4].

Le réseau urbain des TL est constitué d'une trentaine de lignes dont 25 urbaines.

Lignes de journée[modifier | modifier le code]

Le réseau comprend trente lignes, 24 lignes urbaines et 6 lignes régionales, exploitées pour la plupart par la Société anonyme Transports publics de la région lausannoise (TL), s'étendant sur 179,1 km (97,5 km en urbain et 81,6 km en régional) à travers Lausanne et son agglomération, le tout situé sur une dizaine de zones de la communauté tarifaire Mobilis Vaud[4]. Il est exploité à l'aide des 169 véhicules des TL, plus ceux des sous-traitants[4].

Le matériel est remisé et entretenu aux dépôts de Perrelet et de La Borde.

Taxibus[modifier | modifier le code]

Pour les zones à faible densité de population, les TL disposent d'un service de transport à la demande nommé Taxibus.

Service Pyjama[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Service Pyjama.

Le Service Pyjama est le réseau nocturne de l'agglomération lausannoise.

Aménagement des arrêts[modifier | modifier le code]

L'aménagement des arrêts est commun entre les bus et les trolleybus. Il se compose d'un abribus comportant le nom de l'arrêt, les horaires des lignes le desservant et les arrêts les plus important se voient doter en plus d'un distributeur automatique de titres de transport (DATT) et d'une borne d'information aux voyageurs en temps réel[5].

Les arrêts secondaires ou situés à des emplacements ne permettant pas l'implantation d'un abri sont remplacés par de simples poteaux, parfois accompagnés d'un DATT[5].

L'essentiel des abribus et poteaux d'arrêts ont été renouvelés dans les années 1990, mais on peut encore trouver sur le réseau régional des abris des années 1960 voire comme à Prilly des kiosques en bétons hérités de l'ancien tramway[5]. Enfin, un troisième modèle d'abri, le plus récent, existe sur les extensions ouvertes dans les années 2000[5]. Des poteaux d'arrêts ancien modèle, datant des années 1970, peuvent eux aussi subsister[5].

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Autobus standards[modifier | modifier le code]

Numéros de parc Nombre Constructeur(s) Modèle Énergie Plancher bas Mise en service
Defaut.svg 461-467
441-457 (2004/2006) réformés en 2014
7 Van Hool newA330 Gaz naturel pour véhicules oui 2009
Defaut.svg 301-306 6 Van Hool newA330N
(Empattement court)
Gaz naturel pour véhicules oui 2008
MAN A39 (ND353) tl Lausanne 515.jpg 511-516 6 MAN Lion's City DD
(bus à impériale)
Diesel oui 2008
Defaut.svg 401-434 ? 34 MAN Lion's City Diesel oui 2013-2014

Autobus articulés[modifier | modifier le code]

Numéros de parc Nombre Constructeur(s) Modèle Énergie Plancher bas Mise en service
TL ligne 17.jpg 561-568, 570-573
569 réformé en 2013 (incendie moteur)
12 Van Hool newAG300 Diesel oui 2004-2005
Defaut.svg 631-693 (+11 en livraison) 63 MAN Lion's City GL Diesel oui 2013-2014 et 2016-2017

Accidents[modifier | modifier le code]

Le vendredi , aux alentours de h 30, l'autobus à gaz no 431 mis en service en l'an 2000 prend feu sur la ligne 30, au terminus de la Bourdonnette, et est entièrement détruit[6]. Par mesure de précaution, les 14 autres véhicules de la même série sont immobilisés, puis reformés[7]. Deux véhicules, les nos 433 et 434 sont cependant conservés quelques années pour la formation des nouveaux chauffeurs.

Le conducteur ayant repéré de la fumée suspecte se dégageant du moteur et ayant fait descendre l'unique passagère du véhicule, aucun blessé n'est à déplorer[6]. Il tente, en vain, d'éteindre le feu à l'aide d'un extincteur en attendant l'arrivée des pompiers, pour éteindre le feu et refroidir le véhicule[6]. L'incendie est du, selon l'expertise menée en conséquence, à une fuite d'huile[7].

Consécutivement aux incendies début 2017 de deux unités de la même série 601-622 de marque Neoplan datant de 2007, l'un (604) le 24 janvier 2017 (presque entièrement détruit), l'autre (622) le 3 mars 2017, (uniquement le compartiment moteur). Après cette série d'incidents, les TL décidèrent d'immobiliser le reste de la série afin d'éviter tous incidents supplémentaires, puis de retirer définitivement l'intégralité de la série 601-622 en , remplacés par des MAN Lion's City[8].

Les TL avaient déjà été confronté à un scénario similaire en 2005 avec la série de trolleybus 801-827 de la même marque dont deux unités ont été détruites, ce qui mena à la mise hors service de la série.

Tarification[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mobilis Vaud.

Le réseau urbain se trouve intégralement dans les zones 11 et 12 (Grand Lausanne) alors que le réseau régional s'étend sur une dizaine de zones tout autour (15 à 19, 57, 60, 61, 65)[9]. La tarification est identique à celle des autres lignes des transports publics de la région lausannoise et du canton de Vaud en général, un billet unitaire une zone plein tarif coûte 3 CHF, 3,70 CHF pour deux zones[10].

Financement[modifier | modifier le code]

Publicité[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce chiffre inclut les lignes de trolleybus

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f « Histoire », sur http://www.sno-tl.ch (consulté le 3 février 2017).
  2. a et b « Réseau 08 » — SNOTL
  3. Georges-Marie Bécherraz, « Les TL suppriment les horaires pour ne plus avoir à les tenir », 24 heures,
  4. a, b, c, d et e « Chiffres de référence », sur http://www.t-l.ch (consulté le 15 janvier 2017).
  5. a, b, c, d et e « Les infrastructures du réseau », sur http://www.sno-tl.ch (consulté le 15 janvier 2017).
  6. a, b et c « Visionnez la vidéo du bus des TL en feu! », sur http://www.20min.ch, (consulté le 3 février 2017).
  7. a et b « Archives des brèves de 2009 », sur http://www.sno-tl.ch (consulté le 3 février 2017).
  8. Georges-Marie Bécherraz, « Les TL liquident leurs bus suspects », sur http://www.24heures.ch, (consulté le 22 mai 2017).
  9. « Plan des zones Mobilis », sur http://www.t-l.ch (consulté le 15 janvier 2017).
  10. « Grille tarifaire Mobilis Vaud », sur http://www.t-l.ch (consulté le 12 janvier 2017).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]