Chemin de fer Nyon-Saint-Cergue-Morez

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Chemin de fer
Nyon–Saint-Cergue–La Cure
Image illustrative de l’article Chemin de fer Nyon-Saint-Cergue-Morez

Image illustrative de l’article Chemin de fer Nyon-Saint-Cergue-Morez

Situation Nyon, Drapeau de la Suisse Suisse
Type Train
Entrée en service 1916
Longueur du réseau 27 km
Stations 18
Fréquentation 845 000 en 2004
1 114 000 en 2008
1 569 145 en 2018
Écartement des rails 1 000 mm (métrique)
Exploitant NStCM
Vitesse maximale 70 km/h
Réseaux connexes CFF à Nyon

Réseau TPN à Nyon

Le chemin de fer Nyon-Saint-Cergue-Morez (NStCM) exploite une ligne de chemin de fer longue de 27 km, à voie unique à écartement métrique, reliant la gare de Nyon à La Cure (hameau situé sur la frontière et partagé entre les communes de Saint-Cergue côté suisse et des Rousses côté français). La partie française de cette ligne, soit le tronçon La Cure - Morez, a été fermée en 1958.

À l'exception des deux terminus et de Saint-Cergue, tous les arrêts sont sur demande. Un bouton de demande d'arrêt active un signal disant au mécanicien de locomotive de s'arrêter.

À ce jour, seules la gare de Nyon et les haltes de Bassins et des Cheseaux sont équipées de quais rehaussés permettant l'accès de plain-pied dans les nouvelles rames. Une mise à niveau de toutes les gares et halte est prévue à l'horizon 2031[1].

Parcours[modifier | modifier le code]

Schéma de la ligne.

Section suisse[modifier | modifier le code]

Automotrice au col de la Givrine en 1979.
Train NStCM ex-CJ en gare de la Cure.

Section française (jusqu'en 1958)[modifier | modifier le code]

Le tracé passait dans le village des Rousses et suivait la RN5 jusqu'à la gare de Morez.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • 1916 : Le 12 juillet, mise en service de la section Nyon - Saint-Cergue.
  • 1917 : Mise en service de la section Saint-Cergue - La Cure.
  • 1921 : Le 7 mars, mise en service de la ligne entre La Cure et Morez.
  • aout 1944 : Attaque d'un train par des maquisards FFI à la station Sous-les-Barres : 2 douaniers allemands tués[2]
  • 1958 : Suppression de la section française (Morez-La Cure).
  • 1985-1986 : Nouveau matériel roulant ACMV en remplacement du matériel datant de l'ouverture.
  • 2004 : Création de la gare souterraine de Nyon au nord de la gare CFF.
  • 2009 : le Projet d'agglomération franco-valdo-genevois étudie une prolongation de la ligne jusqu'au village des Rousses.
    Le 17 août 2017, il est annoncé que ce projet est abandonné pour des raisons réglementaires liées à la définition même du mode de transport[3].
  • 2015 : Ouverture de la halte de St Cergue Les Cheseaux et mise en service du nouveau matériel roulant Stadler. Passage à la cadence au quart d'heure entre Nyon et Genolier le 14 décembre.
  • 2021-2022 : Ouverture du nouveau dépôt à L'Asse.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • Longueur : 27 km
  • Électrification : courant continu, tension de 1 500 V
  • Écartement : 1 000 mm (voie métrique)
  • Point culminant : 1 233 m en passant le col de la Givrine
  • Nombre de ponts : 3 pour une longueur totale de 235 m
  • Nombre de tunnels : 2 pour une longueur totale de 215 m
  • Vitesse maximale sur la ligne : 70 km/h
  • Pente maximum : 60 ‰
  • Passagers : 1 569 145 en 2018[4]
  • Taux de couverture : 23 % par les billets
  • Subvention : 5,8 millions de francs suisses en 2005

Exploitation[modifier | modifier le code]

La section suisse est exploitée depuis l'origine par la Compagnie du chemin de fer Nyon - Saint Cergue - Morez. La section française est exploitée à l'ouverture par la Compagnie des Chemins de fer électriques du Jura. Cette compagnie est remplacée en 1932 par la Régie départementale du chemin de fer Morez-La Cure (MLC) jusqu'en septembre 1958, date de la fin de l'exploitation de la section.

Données chronologiques[modifier | modifier le code]

Un précurseur des locomotives publicitaires ? (Décembre 1971).
Année
Véhic. mot.
km parcourus
Voyageurs
transportés
Trafic
marchandises
dont
marchandises
dont
poste
Notes
1916 36 980 80 286 2 055 t 1 899 t
1917 100 595 151 985 8 359 t 7 971 t 60 t première année complète d'exploitation
1920 110 108 162 243 8 552 t 8 183 t 70 t
1930 142 787 166 833 4 637 t 4 318 t 70 t tronçon français mis en service (7 mars 1921)
1940 93 560 148 964 5 363 t 5 140 t 73 t
1950 146 336 154 450 3 716 t 3 238 t 135 t
1960 152 558 196 019 7 819 t 7 481 t 188 t tronçon français supprimé (27 septembre 1958)
1970 179 599 244 420 2 316 t 2 116 t 178 t
1980 212 144 396 926 2 841 t 2 545 t 296 t
1990 391 820 713 333 1 026 t 522 t 504 t nouveau matériel mis en service (21 décembre 1985)
1996 440 912 828 224 567 t 4 t 563 t suppression du trafic marchandises (1er janvier 1991)
1999 437 513 850 125 234 t 1 t 233 t suppression du trafic postal (29 mai 1999)
2000 443 672 801 820 -   - -
2005 476 328 928 601 -   - - nouvelle gare de Nyon en service (4 juillet 2004)
2008 451 661 1 114 104 -   - -
2010 1 250 000[5]

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Matériel roulant actuel[modifier | modifier le code]

Véhicules moteurs[modifier | modifier le code]

Voitures voyageurs[modifier | modifier le code]

  • 5 voitures-pilote Bt no 301 à 305 (ACMV, 1985-86) transformées en ABt en 2015 par adjonction d'un compartiment première classe[6].

Wagons marchandises[modifier | modifier le code]

Le trafic des marchandises n'étant de nos jours plus assuré, la plupart des wagons ont été reconvertis en véhicules de service. Le solde a été cédé aux Chemins de fer malgaches.

  • 1 fourgon D no 381 (ex-RhB et YSC) reconverti en wagon bureau-réfectoire pour le service de la voie en 2017.

Remplacement progressif du matériel roulant[modifier | modifier le code]

Les nouvelles rames automotrices Stadler Stadler Rail.
Automotrice ABe 4/8 401-402 Stadler Stadler Rail

De nouvelles rames Stadler à plancher surbaissé ont été mises en service au mois d'octobre 2015. Ces rames entrent dans le cadre d'une commande de plusieurs compagnies à voie étroite de Suisse romande, soit le MBC, le MOB, TRAVYS et les TPF afin de convenir à la loi sur l'égalité pour les personnes handicapées. Une seconde série de six rames identiques à celles de 2015 ont été commandées en 2019 pour une livraison dès 2021. Leur mise en service s'accompagnera de la mise au rebut des automotrices et voitures-pilotes de 1985. La BDe 211 sera gardée comme véhicule de service.

Matériel roulant ancien[modifier | modifier le code]

Motrice ABDe 1 et voiture à bogie série BC 22-24.

Véhicules moteurs[modifier | modifier le code]

  • ABDe 4/4 1, 1914, SWS / BBC, 25 places, 32 tonnes, cédée au chemin de fer de la Mure en 1986
  • ABDe 4/4 2, 1936, CGCEM / BBC, 36 places, 34 tonnes, ex Chemins de fer électriques du Jura (CFEJ) n°2, transformée en wagon plat X 102 « Salamandre » (1991)
  • ABDe 4/4 3, 1924, Dyle & Bacalan, Bordeaux / BBC, 36 places, 32 tonnes, ex Chemins de fer électriques du Jura (CFEJ) n°1, démolie en 1980
  • ABDe 4/4 5, 1914, SWS / BBC, 25 places, 32 tonnes, cédée au chemin de fer de la Mure en 1986
  • ABDe 4/4 6, 1914, SWS / BBC, 25 places, 32 tonnes, démolie en 1981
  • ABDe 4/4 10, 1918, SWS / BBC, 15 places, 32 tonnes, cédée au chemin de fer de la Mure en 1991, puis à l'association Nyon-St.Cergue Rétro en 2010
  • ABDe 4/4 11, 1918, SWS / BBC, 15 places, 32 tonnes, cédée au chemin de fer de la Mure en 1992
  • BDe 4/4 no 221 (ex-LEB no 22, 1935) démolie en 2019[7]
  • BDe 4/4 no 231 et 232 (ex-CJ no 606 et 607, 1953) démolies en 2015
  • Tm 2/2 no 261 (tracteur diesel,1958) démoli

Voitures voyageurs[modifier | modifier le code]

  • AB 20, 1915, SIG, 24 places, 7,2 tonnes, cédée aux voies Ferrées du Velay, restaurée, en service
  • AB 21, 1915, SIG, 24 places, 7,2 tonnes, cédée au Dampfbahn Furka-Bergstrecke et démolie
  • BC 22, 1915, SIG, 30 places, 8,3 tonnes, cédée au Dampfbahn Furka-Bergstrecke et démolie
  • BC 23, 1915, SIG, 30 places, 8,3 tonnes, cédée au chemin de fer de la Mure, en service
  • BC 24, 1915, SIG, 30 places, 8,3 tonnes, cédée au chemin de fer de la Mure, en service
  • C 25, 1930, construction dépôt de Nyon, transformée en wagon plat Rklm 25 (1978)
  • C 26, 1930, construction dépôt de Nyon, transformée en wagon plat X 108 (1976)
  • C 27, 1934, CGCEM, 30 places, 7 tonnes, cédée à l'AFCDN
  • BC 51, 1918, SWS, 48 places, 13 tonnes, cédée à l'école d'Attalens
  • BC 52, 1918, SWS, 48 places, 13 tonnes, cédée au chemin de fer de la Mure, en service
  • BC 61, 1922, Dyle et Bacalan,48 places, 13 tonnes, cédée au chemin de fer de la Mure, en service
  • BC 62, 1922, Dyle et Bacalan,48 places, 13 tonnes, cédée au chemin de fer de la Mure, en service
  • Bt no 331 (ex-CJ no 705, 1953), démolie en 2015
  • B no 341 et 342 (ex-BD et BTI, 1949), démolies en 2017
Voitures ex-CF vicinaux Haute Saône[modifier | modifier le code]
Voitures ex-CF vicinaux Jura[modifier | modifier le code]
  • B 4, 1902, ANF, 30 places, 8,7 tonnes, démolie en 1989
  • B 5, 1902, ANF, 30 places, 8,7 tonnes, cédée au chemin de fer de la Mure
  • B 6, 1902, ANF, 30 places, 8,7 tonnes, démolie en 1946, bogies utilisés pour voiture C 25

Wagons marchandises[modifier | modifier le code]

Wagons couverts[modifier | modifier le code]
  • K 30 à 33, SIG 1916, poids 5.6t, devenus G 30 à 33
  • K 34-35, Dyle & Bacalan 1922, poids 5.6t, devenus G 34 à 35
  • K 36-37, Decauville 1924, poids 5.6t, devenus G 36 à 37
Wagons tombereaux[modifier | modifier le code]
  • L 40 à 43, SIG 1916, poids 4.1t,
  • L 44-47, Dyle & Bacalan 1922, poids 4.8t,
  • L 48-50, Decauville 1924, poids 4.8t,
Wagons plats[modifier | modifier le code]
  • M 1 à 8, SIG 1916, poids 4.8t,
  • M 9-11, Dyle & Bacalan 1922, poids 4.8t,
  • M 12, Decauville 1924, poids 4.8t,
ABDe 4/4 10 et B42 ex-BTI en gare de Saint-Cergue en 1983.

Matériel NStCM préservé[modifier | modifier le code]

Automotrices
Voitures voyageurs

Association Nyon-St.Cergue Rétro[modifier | modifier le code]

En 2008 est créée l'association Nyon-St.Cergue Rétro dont le but est de rapatrier l'automotrice ABDe 4/4 10 de 1918 et de la restaurer afin de la faire circuler avant 2016, date du centenaire de la ligne. Ce transfert a eu lieu le 17 avril 2010. En août 2019, la rénovation n'a pas encore été terminée.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le train rouge vit une mue à 300 millions »
  2. Françoise Desbiez & Alain Michaud. Balade ferroviaire à travers le Jura. Êditions Arts et Littérature, 2001, pp.170. (ISBN 2-908208-27-X).
  3. Le petit train rouge n’ira pas jusqu’aux Rousses, Tribune de Genève, 17 août 2017
  4. « Rapport de gestion NStCM 2018 »
  5. Yves Merz, « Le Nyon Saint-Cergue prêt à vivre une révolution », sur 24heures.ch, (consulté le 9 mars 2015)
  6. Rapport de gestion 2015 du NStCM
  7. « Andreas Zimmermann », sur www.facebook.com (consulté le 21 novembre 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Livre Les chemins de fer en Pays genevois et de la Côte, de Gaston MAISON, paru en 1979.
  • Revue "Voies Ferrées" avec l'article sur le Nyon - Saint-Cergue Morez, de William LACHENAL, n° 1 de septembre-octobre 1981.

Liens externes[modifier | modifier le code]