Funiculaire Lausanne – Signal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Funiculaire
Lausanne–Signal de Sauvabelin
Réseau Lausanne, Drapeau de la Suisse Suisse
Ouverture
Fermeture
Exploitant Compagnie du chemin de fer Lausanne-Signal
Matériel utilisé 2 voitures
Points d’arrêt 2
Longueur 0.47 km
Communes desservies 1
Jours de fonctionnement hors service
Schéma de la ligne
uexKBHFa
Signal alt. 562 m
uexTUNNEL1
tunnel du Signal (135 m)
uexSPLa
lhSTR+4(r)
lhSTR+1(l)
uexhSTRe@f
viaduc du Vallon (127 m)
uexKBHFe
Lausanne-Vallon alt. 430 m

Le Lausanne–Signal (LS) est un ancien funiculaire qui a relié le quartier lausannois du Vallon au Signal de Sauvabelin durant 49 ans et 14 jours, soit entre le et le .

Histoire[modifier | modifier le code]

Les créations en 1877 du funiculaire Lausanne–Ouchy et en 1896 des tramways lausannois a montré l'intérêt du public pour les chemins de fer dans les loisirs. Cela incite quelques promoteurs lausannois à proposer une ligne pour relier le sommet de la colline de Sauvabelin, en partant du fond du vallon du Flon. La Compagnie du chemin de fer Lausanne-Signal est constituée en 1896 dans cet objectif[1]. Le chantier ouvre le jeudi et, après moins de 11 mois de travaux, le funiculaire est inauguré le mercredi .

Mais le succès attendu n'a jamais vraiment été au rendez-vous, et les recettes suffisaient à peine à couvrir les frais d'exploitation. En 1948, une inspection a révélé l'ampleur des dégâts dus au poids des ans : les maçonneries venaient en bas, les voitures étaient délabrées... les coûts d'une rénovation n'étant pas supportables pour la compagnie, le funiculaire cessa définitivement son activité le dimanche , dans une relative discrétion[2].

Technique[modifier | modifier le code]

Il a toujours comporté deux voitures, l'avalante faisant contrepoids pour tracter plus facilement la montante.

À l'origine, la machinerie, située dans la station supérieure du Signal, était actionnée par deux moteurs à essence de 30 cv chacun et refroidis par eau. Lorsque la voiture montante n'est pas trop chargée, seul un moteur est alors en fonction. On procédera entre mars et avril 1903 à l'électrification de la machinerie ; la place libérée par le retrait des cuves à essence permet l’aménagement d'un appartement de fonction avec deux chambres et cuisine pour le mécanicien.

Données techniques[modifier | modifier le code]

  • Longueur exploitée : 468 mètres
  • Longueur totale : 478 mètres
  • Dénivelé : 112 mètres
  • Rampe : de 160 à 280 ‰
  • Écartement des rails : 1 000 mm
  • Vitesse : 2 m/s
  • Voitures :
    • Capacité : 24 places assises, 25 debout + 1 conducteur
    • Tare : 1 965 kg
    • Construites en 1898 par la Fabrique de machine de Berne
    • Démolies en 1948 à la suite de la cessation de l'activité

Vestiges[modifier | modifier le code]

Si la gare supérieure et le viaduc métallique ont été détruits, tout comme le matériel roulant, la gare inférieure et le viaduc en maçonnerie subsistent toujours[3]. La gare inférieure, devenue un entrepôt, a conservé son café annexe[3],[4].

Des arches, au nombre de 5, sont toujours présentes, bien que fortement dégradées.

Le tunnel a vu son entrée supérieure murée – seule la partie supérieure du portail reste visible – et a été transformé en champignonnière après 1948, elle-même abandonnée[3].

L'entrée inférieure du tunnel possède une porte métallique déverrouillée, ainsi qu'une grille métallique juste au-dessus. L'entrée du tunnel permet de marcher sur un peu moins de 30 mètres sur l'ancien passage des 2 voitures. Au bout du chemin, un solide mur cimenté bloque l'accès à la partie supérieure. La partie inférieure est sombre, rocailleuse et très humide, subissant les flots d'eau traversant les fissures de la voûte.

L'entrée inférieure avait déjà été bloquée dans le passé, mais des personnes malintentionnées retirent les cadenas, entre autres. Contrairement à d'autres lieux abandonnées en Suisse romande, il n'est pas surveillé par Protectas et ne fait l'objet d'aucun contrôle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Lausanne - Signal », sur https://www.funimag.com (consulté le 24 mai 2017).
  2. Récit d'une ligne oubliée, par Julien Sansonnens
  3. a b et c Sylvie Bazzanella, « Vestiges - Funiculaire du Lausanne-Signal », sur http://www.notrehistoire.ch, (consulté le 24 mai 2017).
  4. Frédéric Delaitre, « Vestiges du Funiculaire de Sauvabelin », sur http://www.fdelaitre.org, (consulté le 24 mai 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]