Régie des transports métropolitains

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Régie des transports métropolitains
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Création
Dates clés  : création de la RATVM
1986 : devient la RTM
 : passe sous la tutelle de MPM
 : passe sous la tutelle de la métropole
2016 : change de nom pour Régie des transports métropolitains
Forme juridique Établissement public à caractère industriel et commercial
Slogan Vivez la ville en illimité
Siège social Drapeau de la France 10-12, avenue Clot-Bey Marseille (8e) Voir et modifier les données sur Wikidata (France)
Direction Maxime Tommasini, président du conseil d'administration
Pierre Reboud, directeur général
Activité Transport de voyageurs
Exploitation
Gestion d'infrastructure
Produits RTM Métro de MarseilleTramway de MarseilleAutobus de MarseilleSymbole AMP Ferry.svg
Ciotabus
Ulysse
Gare routière de Marseille
Effectif 3 460 agents[1]
Site web rtm.fr

La Régie des transports métropolitains (RTM, anciennement Régie des transports de Marseille) est une régie responsable des transports en commun de Marseille et de certaines communes de la métropole d'Aix-Marseille-Provence. La RTM exploite les deux lignes du métro, les trois lignes du tramway, les autobus de Marseille (qui desservent également Allauch, Plan-de-Cuques et Septèmes-les-Vallons), les trois liaisons de la navette maritime et le ferry boat. Elle a également reçu la gestion des autobus de la Ciotat, d'une partie des réseaux Ulysse et Transmétropole et de la gare routière de Marseille Saint-Charles.

La Régie des transports de Marseille a été créé en 1986 en remplacement de la Régie autonome des transports de la ville de Marseille. Sa tutelle passe à la communauté urbaine Marseille Provence Métropole en 2001 puis à la métropole d'Aix-Marseille-Provence en 2016. À cette occasion, elle change de nom et devient Régie des transports métropolitains.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un tramway sur la ligne 68 en 1979.

La Régie autonome des transports de la ville de Marseille (RATVM) est créée par un décret du pour succéder à la Compagnie générale française de tramways, jusque là concessionnaire du réseau de tramway[2].

Dans les années 1950 et 1960, des trolleybus puis des autobus remplacent la totalité des lignes de tramway à l'exception de la ligne 68. En 1964, la RATVM propose la construction d'une ligne souterraine de métro de 7,4 kilomètres et desservant dix stations entre Les Chartreux et le Rond-Point du Prado en passant par la gare Saint-Charles[3]. C'est sur cette base qu'est étudiée puis construite la première ligne du métro de Marseille, qui ouvre en 1977. La seconde ligne est ouverte en 1984.

Pendant de nombreuses années, la RATVM participe au système clientéliste mis en place par le maire de Marseille Gaston Defferre. Les coûts de fonctionnement augmentent et une réforme finit par être mise en œuvre : le , par une délibération du conseil municipal, la Régie des transports de Marseille succède à la RATVM et de nouvelles méthodes de gestion sont mises en place pour réduire les coûts et améliorer la ponctualité[4],[5].

À la création de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) en 2001, celle-ci reçoit la compétence en matière de transports : la tutelle de la RTM passe de la ville de Marseille à celle de MPM.

Un trolleybus de la ligne 63 en 1984.

En 2005, la communauté urbaine décide de confier le nouveau réseau de tramway, alors en construction, à une délégation de service public. Seul candidat, le groupement Le Tram constitué par la RTM et la Connex remporte le marché[6]. Cette décision provoque une longue grève des agents de la RTM qui souhaitent que le réseau demeure une régie publique. Malgré l'échec de cette grève deux décisions de justice administrative annulent la délégation de service public en et et, en , le tramway revient entièrement dans le giron de la RTM[7],[8].

En 2012, MPM confie à la RTM la gestion de la gare routière de Saint-Charles[9] et, en 2014, celle du réseau Ciotabus (qui dessert La Ciotat et Ceyreste) via la filiale RTM Est-Métropole[10].

Le , la RTM passe sous la tutelle de la métropole d'Aix-Marseille-Provence nouvellement créée[11] et adopte le nom de Régie des transports métropolitains[12]. À partir du , la filiale RTM Ouest-Métropole reçoit la gestion des bus de Martigues au sein du réseau Ulysse[13].

Organisation[modifier | modifier le code]

La Régie des transports métropolitains est un opérateur de la métropole d'Aix-Marseille-Provence (avant 2016, de la communauté urbaine de Marseille) régi par loi n° 82-1153 du d'organisation des transports intérieur, le décret n° 85-891 du relatif aux transports urbains de personnes et aux transports routiers non urbains de personnes et un règlement intérieur adopté le par la communauté urbaine[4]. Elle a le statut d'établissement public à caractère industriel et commercial.

Le conseil d'administration de la RTM est composé de 17 membres : 10 représentants de la métropole, un représentant du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, un représentant de la chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence, deux représentants des usagers, trois représentants du personnel et une personne qualifiée[14]. Les relations entre l'autorité de tutelle (précédemment la communauté urbaine, aujourd'hui la métropole) font l'objet depuis 2007 d'un contrat de service public[4].

La RTM emploie 3 460 salariés[1].

Réseaux[modifier | modifier le code]

L'activité de la RTM concerne principalement la gestion des transports de Marseille et quelques communes environnantes où la RTM exploite les lignes de bus, métro, tramway et navette maritime. En 2015, ce réseau marseillais a été emprunté par 310 millions de visiteurs pour 860 000 voyages par jour. 48,9 % du trafic concerne le métro, 40,7 % le bus et 10,4 % le tramway[15].

Depuis 2012, la RTM s'est vue confier la gestion de services en dehors de ce périmètre historique : les bus de La Ciotat-Ceyreste, Martigues et Gémenos, la gare routière de Marseille Saint-Charles et le transport à la demande des personnes à mobilité réduite.

Marseille[modifier | modifier le code]

Bus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Autobus de Marseille.
Un bus articulé de la ligne 82S sur le Vieux-Port.

La RTM exploite 114 lignes de bus à Marseille dont la numérotation et les trajets sont en grande partie encore héritée de l'ancien tramway de Marseille. Le réseau de bus représente 679,1 km (hors troncs commun) et compte 1 238 arrêts de bus. 1 600 chauffeurs conduisent les 640 autobus de la régie. Trois lignes de bus à haut niveau de service dites « Très Grand bus » existent actuellement[1].

Les bus circule de 4h30 (selon les lignes) jusqu’à 21h30. Le réseau de nuit comprend en outre 12 lignes régulières qui circulent jusqu'à 0h45.

Métro[modifier | modifier le code]

Une rame de métro à La Fourragère.
Article détaillé : Métro de Marseille.

La première ligne du métro de Marseille a été mise en service le . Après de multiples extensions, le métro dessert aujourd’hui 28 stations et compte deux lignes pour 21,5 km :

Une 29e station, Gèze est en cours de construction, prolongeant la ligne 2 vers le nord et un prolongement vers le sud est à l'étude[16].

Le métro circule de 4h30 à 0h30.

La RTM dispose de 36 rames MPM 76 de quatre voitures pouvant accueillir chacune 400 passagers[1]. Leur remplacement par des rames automatiques est prévu pour 2023[17].

Tramway[modifier | modifier le code]

Deux tramways de la ligne 2 sur le cours Belsunce.
Article détaillé : Tramway de Marseille.

L'ancien réseau de tramway a été démantelé après la Seconde Guerre mondiale. La dernière ligne subsistante a été fermée en 2004 pour la construction du nouveau réseau. Celui-ci, inauguré en 2007 compte aujourd'hui 32 arrêts et trois lignes pour 12,7 km :

  • Ligne 1 du tramway de MarseilleNoaillesLes Caillols
  • Ligne 2 du tramway de MarseilleArenc-Le SiloLa Blancarde
  • Ligne 3 du tramway de MarseilleArenc-Le SiloCastellane

Plusieurs prolongements sont envisagés et l'extension de la ligne 3 vers le sud est à l'étude[18].

La RTM possède 32 rames Bombardier Flexity Outlook pouvant accueillir 232 voyageurs chacune[1].

Transports maritimes[modifier | modifier le code]

Le réseau
Articles détaillés : Navette maritime de Marseille et Ferry boat.

Un service de navette maritime reliant le Vieux-Port à la Pointe-Rouge a été testé à l'été 2012. Il a été depuis pérennisé avec l'ouverture de nouvelles liaisons vers L'Estaque (2013) et Les Goudes (2016). En 2014, les navettes ont transporté 423 000 passagers[1].

Les navettes circulent de mars à octobre, de 8h à 19h voire 22h30 durant l'été.

En outre, la RTM a reçu depuis la gestion de la ligne historique du ferry-boat, qui relie les deux rives du Vieux-Port.

RTM Est-métropole[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ciotabus.

Depuis , la RTM exploite via sa filiale Est-métropole le réseau Ciotabus, qui comprend 7 lignes régulières desservant La Ciotat et Ceyreste.

RTM-Ouest-métropole[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ulysse (réseau de bus).

Depuis , la RTM exploite via sa filiale Oust-métropole les 12 lignes du réseau Ulysse qui desservent Martigues, Port-de-Bouc et Saint-Mitre-les-Remparts[19],[20].

Transmétropole[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transmétropole.

La RTM exploite certaines lignes du réseau Transmétropole qui dessert le territoire Marseille-Provence :

  • les « bus des Cigales » : deux lignes régulières desservant Gémenos ;
  • les « bus des Collines » qui desservent Allauch devraient être intégrés au réseau RTM, ainsi que les bus d'Ensuès-la-Redonne et Le Rove[19].

Autres services[modifier | modifier le code]

La RTM gère également[1] :

Services aux usagers[modifier | modifier le code]

Information en temps réel[modifier | modifier le code]

Le premier service d'information en temps réel des usagers créé par la RTM est « Top bus », installé en 1987 lors de l'ouverture complète de la ligne 2 du métro. Ce système comprend alors des télépancartes dans les stations de métro et des bornes afin de faciliter les correspondances[21].

En 1992, la RTM met en place des panneaux « Alphabus 21 » à la station Rond-point du Prado afin d'indiquer le passage des bus de la ligne 21, une des plus empruntées du réseau. La même année, des panneaux sont également installés à différents arrêts de la ligne[22],[23]. À partir de 1998, ce système est remplacé par la « Localisation de sécurité, radio transmission, exploitation, information voyageurs » ou « LOREIV »[23] exploité par Thalès puis par Navineo à partir de 2017[24].

Tous les arrêts de tramway et de « Très Grand Bus », toutes les stations de métro ainsi qu'une centaine d'arrêts de bus sont équipés de panneaux indiquant les prochains passages. L'ensemble des arrêts de bus sont équipés d'un flashcode permettant d'obtenir précisément l'heure du prochain passage, un service également disponible via l'application pour smartphone de la RTM ou sur envoi d'un texto.

Points d'accueils et vente[modifier | modifier le code]

La RTM compte 7 espaces clients dans les stations de métro et une agence centrale à Canebière-Bourse. 200 vendeurs sont également agréés sur tout le territoire.

Tarification et billetique[modifier | modifier le code]

La carte sans contact Transpass

Depuis le 26 avril 2010, la carte sans contact « Transpass » est le support billetique permettant de voyager sur la majeure partie des réseaux Transmétropole (RTM, Ciotabus, bus Transmétropole, navettes maritimes, vélo) ainsi que les TER à Marseille et entre Marseille et Septèmes-les-Vallons.

La carte « Transpass » peut également être utilisée sur les ferries Frioul-If-Express, le réseau départemental Cartreize.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « Fiche d’identité de l’Entreprise », sur RTM.fr (consulté le 25 janvier 2016)
  2. « Décret n°50-780 du 24 juin 1950 RESILIATION DES CONTRATS DE CONCESSION INTERVENUS ENTRE LA VILLE DE MARSEILLE, LE DEPARTEMENT DES BOUCHES-DU-RHONE ET LA COMPAGNIE FRANCAISE DES TRAMWAYS », sur Légifrance
  3. Laupiès 1993, p. 71-81
  4. a, b et c Chambre régionale des comptes, Rapport d'observations définitives sur la gestion de la régie des transports de Marseille, (lire en ligne)
  5. « La marque de Defferre sur les traminots.L'ex-directeur Jacques de Plazaola a tenté de briser un système clientéliste. », sur Libération.fr,‎
  6. « L'alliance avec Veolia, un partage des risques et des bénéfices », article publié dans Ville & transports magazine n°427, pages 35.
  7. « À Marseille, le service public de nouveau sur les rails », sur L'Humanité,‎
  8. « Marseille : le tram, 100 % public », sur L'Humanité,‎
  9. « Gare routière Saint-Charles », sur RTM.fr (consulté le 25 janvier 2016)
  10. « La RTM rentre en gare routière de La Ciotat », sur La Marseillaise,‎
  11. « Marseille lance la première ligne de bus standard 100 % électrique », sur http://www.decideursenregion.fr,‎ (consulté le 30 novembre 2016).
  12. « Transports : le ticket unique de la métropole Aix-Marseille Provence reste encore au fond de la poche », sur La Marseillaise,‎ (consulté le 1er février 2017)
  13. Julien Vinzent, « En janvier, les Martégaux monteront dans des bus RTM », sur https://marsactu.fr,‎ (consulté le 30 novembre 2016).
  14. « Conseil d'administration », sur RTM.fr (consulté le 29 janvier 2017)
  15. Julia, « [RTM] On fait le bilan : fréquentation, projets, nouveaux tarifs, baisse de l'insécurité... », sur Made In Marseille (consulté le 28 janvier 2016)
  16. « Le métro rêve d’extension au Sud alors qu’il patine au Nord », sur Marsactu,‎
  17. « Marseille : le métro s'apprête à entrer dans l'ère du "tout automatique" », sur La Provence,‎
  18. « Marseille : au sud, le chantier du tram commencera-t-il... par la fin ? », sur La Provence,‎
  19. a et b « Approbation du principe de reprise de la régie de transport Ulysse par la Régie des Transports Métropolitains sur les communes de Martigues, Port de Bouc et Saint Mitre les Remparts et de la régie de transport sur les communes d’Allauch, Ensues-la- Redonne et du Rove », sur metropole-amp.fr,‎
  20. « En janvier, les Martégaux monteront dans des bus RTM » (consulté le 30 septembre 2016)
  21. « Top Bus », sur Marseille Transports (consulté le 25 janvier 2016)
  22. « Alphabus 21 », sur Marseille Transports (consulté le 25 janvier 2016)
  23. a et b « LOREIV », sur Marseille Transports (consulté le 25 janvier 2016)
  24. « Marseille : la RTM sera équipée de myNavineo, le SAEIV d’Ineo Systrans, en 2017 », sur laviedurail.com (consulté le 30 septembre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Laupiès, Marseille et son Métro, Marseille, Éditions Paul Tacussel, (ISBN 2903963665)
  • Pierre Echinard, Marseille en mouvement : deux siècles de transports collectifs urbains, Ed. européennes de Marseille-Provence, 2000

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]