Régie des transports de Marseille

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Régie des transports de Marseille
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Logo de la RTM

Création 1950 : création de la RATVM
1986 : création de la RTM
Forme juridique Établissement public à caractère industriel et commercial
Slogan « Changer de mode. »
Siège social Drapeau de France Marseille (France)
Direction Maxime Tommasini, président du conseil d'administration
Pierre Reboud, directeur général
Activité Transport de voyageurs
Exploitation
Gestion d'infrastructure
Produits RTM Métro de MarseilleTramway de MarseilleAutobus de MarseilleSymbole AMP Ferry.svg
Ciotabus
Gare routière de Marseille
Effectif 3 460 agents[1]
Site web www.rtm.fr
Marseille - SPNV - Netzplan.png

La Régie des transports de Marseille ou RTM est l'établissement public à caractère industriel et commercial chargé de l'exploitation du réseau de transports en commun de Marseille, Septèmes-les-Vallons, Plan-de-Cuques et Allauch.

Sous la tutelle de la métropole d'Aix-Marseille-Provence depuis 2016, la RTM gère un réseau d'autobus, tramway, métro et navette maritime. Elle a en outre reçu l'exploitation de la gare routière de Saint-Charles, du ferry-boat et du réseau Ciotabus.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Régie autonome des transports de la ville de Marseille (RATVM) est créée par un décret du pour succéder à la Compagnie générale française de tramways, jusque là concessionnaire du réseau de tramway[2].

Dans les années 1950 et 1960, des trolleybus puis des autobus remplacent la totalité des lignes de tramway à l'exception de la ligne 68. En 1964, la RATVM propose la construction d'une ligne souterraine de métro de 7,4 kilomètres et desservant dix stations entre Les Chartreux et le Rond-Point du Prado en passant par la gare Saint-Charles[3]. C'est sur cette base qu'est étudiée puis construite la première ligne du métro de Marseille, qui ouvre en 1977. La seconde ligne est ouverte en 1984.

Pendant de nombreuses années, la RATVM participe au système clientéliste mis en place par le maire de Marseille Gaston Defferre. Les coûts de fonctionnement augmentent et une réforme finit par être mise en œuvre : en 1986 la Régie des transports de Marseille succède à la RATVM et de nouvelles méthodes de gestion sont mises en place pour réduire les coûts et améliorer la ponctualité[4].

En 2001, la tutelle de la RTM passe de la ville de Marseille à la communauté urbaine Marseille Provence Métropole.

En 2005, la communauté urbaine décide de confier le nouveau réseau de tramway, alors en construction, à une délégation de service public. Seul candidat, le groupement Le Tram constitué par la RTM et la Connex remporte le marché[5]. Cette décision provoque une longue grève des agents de la RTM, qui souhaitent que le réseau demeure une régie publique. Le , à la suite d'un recours et indépendamment de l'action des salariés de la RTM, le tribunal administratif de Marseille annule la délégation de service public en raison d'un vice de procédure et, en , le tramway revient entièrement dans le giron de la RTM.

Depuis 2012, la RTM gère la gare routière Saint-Charles[6]. À l'été 2014, la RTM reçoit la gestion du réseau Ciotabus, qui dessert La Ciotat et Ceyreste[7].

Organisation[modifier | modifier le code]

La Régie des transports de Marseille est un opérateur de la métropole d'Aix-Marseille-Provence (avant 2016, de la communauté urbaine de Marseille) régi par loi n° 82-1153 du d'organisation des transports intérieurs le décret n° 85-891 du relatif aux transports urbains de personnes et aux transports routiers non urbains de personnes[8]. Elle a le statut d'établissement public à caractère industriel et commercial.

Le conseil d'administration de la RTM est composé de 17 membres : 9 représentants de la communauté urbaine, un représentant du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, un représentant de la chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence, deux représentants des usagers, trois représentants du personnel et une personne qualifiée[9]. Les relations entre l'autorité de tutelle (précédemment la communauté urbaine, aujourd'hui la métropole) font l'objet d'un contrat de service public[8]

La RTM emploie 3.460 salariés[1].

Réseaux[modifier | modifier le code]

La RTM exploite deux réseaux de bus (Marseille et La Ciotat/Ceyreste) et les réseaux de métro, tramway et navette maritime de Marseille avec une desserte des communes de Septèmes-les-Vallons, Plan-de-Cuques et Allauch.

En 2015, le réseau marseillais a été emprunté par 200 millions de visiteurs pour 800 000 voyages par jour. 48,9 % du trafic concerne le métro, 40,7 % le bus et 10,4 % le tramway[10].

Métro[modifier | modifier le code]

Une rame de métro à La Fourragère.
Article détaillé : Métro de Marseille.

Le métro de Marseille compte deux lignes pour 21,5 km et 28 stations[1] :

Un prolongement de la ligne 2 d'une station (pôle multimodale Guy Hermier) est en cours de construction.

La RTM dispose de 36 rames MPM 76 de 4 voitures. Chaque rame peut accueillir 400 passagers[1].

Tramway[modifier | modifier le code]

Un tramway devant le palais Longchamp.
Article détaillé : Tramway de Marseille.

Le réseau actuel de tramway a été ouvert en 2007. Il couvre 12,7 km en 3 lignes et 32 stations[1] :

  • Ligne 1 du tramway de MarseilleNoaillesLes Caillols
  • Ligne 2 du tramway de MarseilleArenc-Le SiloLa Blancarde
  • Ligne 3 du tramway de MarseilleArenc-Le SiloCastellane

La RTM possède 32 rames Bombardier Flexity Outlook pouvant accueillir 232 voyageurs chacune[1].

Autobus[modifier | modifier le code]

Bus 97.
BHNS du réseau marseillais
Article détaillé : Autobus de Marseille.

La RTM exploite 100 lignes de bus à Marseille, ce qui représente 674,5 km et 1 238 arrêts de bus. 1 600 chauffeurs conduisent les 640 autobus de la régie. Trois lignes de bus à haut niveau de service dites « Très Grand bus » existent actuellement. Une nouvelle devrait ouvrir fin 2016[1].

Le réseau de nuit comprend en outre 12 lignes régulières.

Le réseau Ciotabus est exploité par la RTM depuis 2014. Séparé du reste du réseau RTM, il comprend 7 lignes régulières qui desservent La Ciotat et Ceyreste.

Navettes maritimes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Navette maritime de Marseille.

Chaque année de mars à octobre, un service de navettes maritimes relie la Pointe-Rouge et L'Estaque au Vieux-Port et Les Goudes à la Pointe-Rouge. En 2014, les navettes ont transporté 423 000 passagers[1].

En outre, la RTM est chargée depuis 2016 de l'exploitation du ferry-boat qui relie les deux rives du Vieux-Port.

Autres services[modifier | modifier le code]

La RTM gère par ailleurs le service « Mobimétropole » destiné aux personnes à mobilité réduite. La régie s'est également vue confier la gestion de la gare routière de Marseille Saint-Charles.

Système d'information en temps réel[modifier | modifier le code]

Des bornes « Top Bus » sont installées avec l'ouverture de la ligne 2 du métro en 1987[11].

Un système d'information en temps réel dénommé « Alphabus 21 » est mis en place sur quelques arrêts en 1992. Il est abandonné en 1998 puis progressivement remplacé par la « LOcalisation de sécurité, Radio transmission, Exploitation, Information Voyageurs » ou « LOREIV »[12],[13] puis Navinéo[14].

Par ailleurs, l'état du trafic est visible en temps réel sur le site internet de la RTM via le service « Spoti ». L'ensemble des arrêts de bus sont équipés d'un flashcode permettant d'obtenir précisément l'heure du prochain passage ; un service égaelment disponible via une application pour smartphone ou sur envoi d'un texto. Les tramways et bus sont équipés d'un système d'information en temps réel comme sur une centaine d'arrêts de bus, aux stations de métros, tramways et BHNS.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Jacques Laupiès, Marseille et son Métro, Marseille, Éditions Paul Tacussel,‎ (ISBN 2903963665)
  1. a, b, c, d, e, f, g et h « Fiche d’identité de l’Entreprise », sur RTM.fr (consulté le 25 janvier 2016)
  2. « Décret n°50-780 du 24 juin 1950 RESILIATION DES CONTRATS DE CONCESSION INTERVENUS ENTRE LA VILLE DE MARSEILLE, LE DEPARTEMENT DES BOUCHES-DU-RHONE ET LA COMPAGNIE FRANCAISE DES TRAMWAYS », sur Légifrance
  3. Laupiès 1993, p. 71-81
  4. « La marque de Defferre sur les traminots.L'ex-directeur Jacques de Plazaola a tenté de briser un système clientéliste. », sur Libération,‎
  5. « L'alliance avec Veolia, un partage des risques et des bénéfices », article publié dans Ville & transports magazine n°427, pages 35.
  6. « Gare routière Saint-Charles », sur RTM.fr (consulté le 25 janvier 2016)
  7. « La RTM rentre en gare routière de La Ciotat », sur La Marseillaise,‎
  8. a et b Chambre régionale des comptes, Rapport d'observations définitives sur la gestion de la régie des transports de Marseille,‎ ?
  9. « Conseil d'administration », sur RTM.fr (consulté le 25 janvier 2015)
  10. (fr) Julia, « [RTM] On fait le bilan : fréquentation, projets, nouveaux tarifs, baisse de l'insécurité... », sur Made In Marseille (consulté le 28 janvier 2016)
  11. « Top Bus », sur Marseille Transports (consulté le 25 janvier 2016)
  12. « Alphabus 21 », sur Marseille Transports (consulté le 25 janvier 2016)
  13. « LOREIV », sur Marseille Transports (consulté le 25 janvier 2016)
  14. « Marseille : la RTM sera équipée de myNavineo, le SAEIV d’Ineo Systrans, en 2017 », sur laviedurail.com (consulté le 30 septembre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]