Paula Rego

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Paula Rego
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Naissance
Nom de naissance
Maria Paula Figueiroa RegoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activités
Formation
Mouvement
Distinctions

Paula Rego, née à Lisbonne au Portugal en , est une artiste plasticienne portugaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Entre 1945 et 1951, Paula Rego fréquente la St. Julian's School à Carcavelos. À partir de 1952, elle fréquente l'école Slade School of Art en Angleterre. En 1958, la Fondation Gulbenkian de Lisbonne lui accorde une bourse, qui lui permet d'aller vivre à Londres. Elle est la seule femme à faire partie du groupe de l'école de Londres. Elle côtoie Francis Bacon et Lucian Freud, David Hockney, Frank Auerbach et Victor Willing, qu’elle épouse[1].

Dans les années 1960, elle vit au Portugal, alors dirigé par le dictateur António de Oliveira Salazar. Son œuvre est soumise à la censure. Entre 1963 et 1975, elle vit entre Londres et le Portugal. De retour à Londres en 1976, elle abandonne la peinture abstraite et se tourne vers la peinture figurative[1].

En 1983, Paula Rego est professeure à la Slade School of Art. La rétrospective de ses œuvres est présentée à la Fondation Gulbenkian à Lisbonne et à la Serpentine Gallery à Londres en 1988. L'année suivante, elle est nommée au Prix Turner[2].

Casa das Histórias Paula Rego

En septembre 2009, le Portugal lui consacre un musée nommé Casa das Histórias Paula Rego (pt), construit par l’architecte portugais Eduardo Souto de Moura et dédié uniquement à son œuvre à Cascais, près de Lisbonne[3].

En 1990, elle est artistes associée à la National Gallery de Londres[2].

En France, Paula Rego tarde à être reconnue[1]. Ses créations sont exposées, en 2008, à l'École supérieure des beaux-arts de Nîmes[4], en 2012, à Paris, à la Fondation Calouste Gulbenkian et en 2018 au Musée de l’Orangerie[5],[6].

Elle est faite Dame commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique le 12 juin 2010, pour services rendus à l'art[7].

Œuvres[modifier | modifier le code]

En 1986, Paula Rego commence une série de tableaux intitulée E menina com cão (Petite fille avec chien). Cette série débute avec l'image d'une petite fille donnant à manger à un chien. Ce chien ressemble à une poupée, un objet précieux, mais en même temps, elle reflète aussi l'image d'un bébé et d'un homme. elle met en jeu des éléments iconographiques qui entraînent des événements narratifs et symboliques, porteurs de sentiments tels que l'amour, la confiance, la peur et la domination.

Philippe Dagen écrit que « l’art de Paula Rego est profondément scandaleux, chargé de sous-entendus sexuels, irrespectueux de toute décence, crûment satirique et susceptible de susciter dans l’esprit du spectateur de très mauvais rêves »[6].

Dans une discussion avec Fiona Bradley, catalogue de rétrospective de l'œuvre de l'artiste pour le CCB en 1999, Paula Rego parle du plaisir de créer, allié au plaisir de destruction.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Christophe Jacquet, « Au musée de l’Orangerie, le “féminisme viscéral et nuancé” de Paula Rego », sur Télérama.fr, (consulté le 5 janvier 2019)
  2. a b c et d « Biography | Paula Rego | Casa das Histórias - Museu Paula Rego », sur www.casadashistoriaspaularego.com (consulté le 5 janvier 2019)
  3. Scarlett Reliquet, « Paula Rego », sur AWARE Women artists / Femmes artistes, (consulté le 5 janvier 2019)
  4. « Paula Rego. Rétrospective de l’œuvre graphique », sur nimes.fr,
  5. Les contes cruels de Paula Rego, sur le site du musée de l'Orangerie.
  6. a et b Philippe Dagen, « Les bêtes humaines de Paula Rego : Le Musée de l’Orangerie propose une anthologie de l’œuvre sacrilège de la peintre portugaise », Le Monde,‎ , p. 18
  7. (en) [PDF] Queen's Birthday Honours List 2010, p. 6

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]