Obermorschwihr

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Obermorschwihr
La rue principale.
La rue principale.
Blason de Obermorschwihr
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Canton Wintzenheim
Intercommunalité C.C. du Pays de Rouffach, Vignobles et Châteaux
Maire
Mandat
Serge Leiber
2014-2020
Code postal 68420
Code commune 68244
Démographie
Population
municipale
364 hab. (2012)
Densité 229 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 10″ N 7° 17′ 54″ E / 48.0194, 7.298348° 01′ 10″ Nord 7° 17′ 54″ Est / 48.0194, 7.2983  
Altitude Min. 220 m – Max. 350 m
Superficie 1,59 km2
Localisation

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Obermorschwihr

Obermorschwihr est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Obermorschwihr est située à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Colmar, au pied des collines vosgiennes au canton de Wintzenheim, arrondissement de Colmar, près de la route départementale 83. La commune s'étend sur une superficie de 159 hectares et est entièrement couverte par des vignes. La commune se trouve à une altitude de 256 mètres. Les villages les plus proches sont dans l'ordre: Hattstatt, 0,9 km; Vœgtlinshoffen 1,1 km; Husseren-les-Châteaux, 2,1 km; Gueberschwihr, 2,3 km; Herrlisheim-près-Colmar 2,5 km; Eguisheim 2,8 km; et Rouffach à 6,5 km.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Elle se serait nommée « Capella in Morswilre » en 1312.

Blason[modifier | modifier le code]

Blason Obermorschwihr.svg D'azur à trois aigles d'or

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien village au lieu dit Kuehusen[1]. La commune est mentionnée une première fois dès l'année 913 sous le nom de Morsvilare dans une charte de l'évêque de Strasbourg, Richwin. Le Mundat supérieur de l'évêché de Strasbourg en reste le principal propriétaire jusqu'à la Révolution. Dans ce document il indique qu'il fait au couvent de Saint Thomas du "vicus Morsvilare" une donation. À partir de 1090 un prieuré s'y établit: il s'agit de la future abbaye de Marbach. C'est dès cette époque qu'Obermorschwihr fit partie de la seigneurie de Rouffach, inféodée toutefois à l'évêché de Strasbourg. En 1298, le comte de Ferrette, alors en guerre contre l'évêque de Strasbourg s'empare du village et fit des destructions en s'en prenant notamment au cimetière fortifié. Les troupes du comte de Ferrette firent d'autres ravages. Ils s'en prennent aux habitants d'Obermorschwihr en transperçant un à un les tonneaux de vins. En 1316, Obermorschwihr cesse d’être une annexe de Herrlisheim.

Le village et les biens sont revendiqués par les Hattstatt[modifier | modifier le code]

Au début du Haut Moyen Âge la puissante famille des Hattstatt revendiquent continuellement les biens de l'abbaye de Marbach dans le village. Après s'être réconcilié avec cette puissante famille, les seigneurs des Hattstatt cèdent à l'abbaye de Marbach en 1312 la collation de l'église de Herrlisheim et de son annexe, la chapelle de Morswilre ou Obermorschwihr. En 1316 le village devient une paroisse autonome et l'abbaye de Marbach y nomme un curé. La paroisse appartient alors au chapitre rural "Ultra Colles Ottonis" de Bâle.

Les guerres du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À partir du XIVe siècle la région subit la guerre des Armagnacs et des Bourguignons. Elle souffre également de la guerre des paysans et de la guerre de Trente Ans.

Au XIXe siècle une épidémie de choléra[modifier | modifier le code]

À partir de 1855 le village connaît une période d'épidémie.Le choléra survenu on ne sait comment se propage à une vitesse vertigineuse qui fit une trentaine de morts.La population se mit alors à prier la Sainte Vierge afin qu'elle épargne le village. Selon la tradition l'épidémie cessa brutalement. En 1877, les habitants en signe de remerciement firent ériger une statue de la Vierge qui se trouve encore de nos jours au-dessus de la fontaine publique.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Obermorschwihr

Les armes d'Obermorschwihr se blasonnent ainsi :
« D'azur aux trois aigles d'or. »[2]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Serge Leiber SE Vigneron
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

la commune d'Obermorschwihr vit principalement de la Viticulture, de nombreux vignerons récoltants ou coopérateurs y étant installés. Comme dans de nombreux autres villages de taille modeste, les commerces de proximité ont disparu dans les années 90 à Obermorschwihr.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 364 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
323 337 376 394 448 464 435 429 408
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
361 368 388 432 440 440 469 467 444
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
437 432 395 378 381 455 555 436 467
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
359 330 376 371 354 358 379 379 364
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Philippe & Saint-Jacques[modifier | modifier le code]

Église Saint-Philippe-et-Saint-Jacques et son magnifique clocher à colombages qui date de 1720
Intérieur de l'église Saint-Philippe & Saint-Jacques
Église Saint-Philippe & Saint-Jacques

L'église s'élève à l'emplacement d'une ancienne chapelle dédiée à saint Jacques du Xe siècle à Morswilare. Au début du XIIe siècle s'y ajouta une tour dont les voûtes romanes abritaient le chœur de la première église, orientée vers l'est. La partie inférieure du clocher et le baptistère datent de la même époque. Sous ce clocher s'élevait le chœur primitif, le second était l'ancien sacristie. L'église sera transformée et agrandie plusieurs fois au cours de son histoire: en 1444, 1718 et 1813. Au XIXe siècle, l'ensemble est modifié et agrandi sous la direction du chanoine Fels. L'église Saint-Philippe-et-Saint-Jacques est l'une des seules églises d'Alsace à posséder un clocher à colombage qui remonte à 1720. Il est recouvert du crépi d'origine.C'est donc à partir de 1802 que le curé Fels, curé de la paroisse, décide d'entreprendre en partie de ses propres deniers, la construction du transept et du chœur actuels, l'église s'avérant alors trop petite pour les 460 paroissiens de l'époque.L'église a été restaurée en 1976. Le maître-autel est dédié à saint Philippe et saint Jacques représentés sur le grand tableau au-dessus de l'autel. Dans l'angle inférieur gauche du tableau on aperçoit la multiplication des pains à laquelle les deux saints ont assisté. La croix (portée par Philippe) et le fouloir (au pied de saint Jacques) nous rappellent qu'ils furent témoins du Christ jusqu'au bout et jusqu'au don de leur vie. Deux sculptures restaurés, provenant de l'autel majeur ornent les deux ambons :

  • les fruits de la terre symbolisant le travail de l'homme
  • la plume et l'aigle symbolisant l'Esprit de Dieu à l'œuvre.

Surmontant la porte de la sacristie, un tableau du XVIIIe siècle, récemment restauré, représente Saint Léon, seul pape alsacien. Les vitraux peints représentent la Nativité, le baptême de Jésus ainsi que la sainte Cène. Dans le côté sud du transept, l'autel de la Vierge est surmonté d'un tableau de l'Immaculée Conception dont le cadre est orné de l'Arche d'alliance. Sur l'autel de la Vierge, rayonnante de gloire on aperçoit l'enfant éclairant le monde. Sur le côté nord du transept est surmonté un tableau de saint Érasme, patron secondaire de la paroisse. Ses attributs ornent le haut du cadre: mitre et crosse épiscopales, couteau et cabestan.

L'église d'Obermorschwihr sera de nouveau restaurée en 1976 et 1979.

Statue de la Vierge à l'Enfant de l'Immaculée Conception[modifier | modifier le code]

Statue de Saint Sébastien (statuette)[modifier | modifier le code]

Statue de Saint Augustin[modifier | modifier le code]

Reliefs : Saint Michel, ange Gardien[modifier | modifier le code]

Abbaye de Marbach[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Marbach.

Fontaine avec statue de la Vierge[modifier | modifier le code]

Fontaine octogonale avec statue de la Vierge

Baptistère[modifier | modifier le code]

Baptistère exposé sous la voûte romane du chœur de l'ancienne église
Ancien baptistère de 1717 se trouvant sous la voûte romane du chœur de la première église

En entrant dans l'église sous l'ancien porche, on trouve deux anciens baptistères qui pourraient avoir fait partie de la première époque de l'église au XIIIe siècle. L'un des deux est un font baptismal en grès gris dont la une cuve est remontée sur un pied qui pourrait date de 1717.

Maison de vigneron, 5 rue du Vignoble[modifier | modifier le code]

Croix de chemin située rue du vignoble[modifier | modifier le code]

Portrait de Joseph Guillaume Rink de Baldenstein[modifier | modifier le code]

Le portait de Guillaume Rink de Baldenstein provient de l'abbaye de Marbach. Il est conservé aujourd'hui dans le presbytère de la commune. Guillaume Rink était un prince-évêque. Un autre portrait, celui de Léon IX de la même époque a été restauré en 1998.

Mairie[modifier | modifier le code]

L'ancienne « maison commune » abrite l'école, la mairie et le corps de garde d'Obermorschwihr jusqu'en 1885. A cette date, une nouvelle mairie-école de garçons est construite entre la rue Principale et l'ancienne maison commune est transformée en école de filles. Àbritant à nouveau la mairie depuis 1987, le bâtiment comporte un escalier extérieur en grès à double volée.

Mairie d'Obermorschwihr

Tombes des anciens curés d'Obermorschwihr[modifier | modifier le code]

Sur le côté gauche de l'église on trouve quatre anciennes tombes de curés qui ont officié à Obermorschwihr. Cette pratique d'enterrer les curés à côté ou à l'intérieur de l'église était courante en Alsace entre le XVIIIe et XIXe siècle.

  • Bernard Anton Fels décédé le 19 octobre 1831 à l'âge de 80 ans
  • Louis Brey décédé le 2 novembre 1876
  • Philippe Heyberger décédé le 1er janvier 1875 à l'âge de 66 ans
  • Andréas Mantz décédé le 18 novembre 1875 à l'âge de 72 ans
Tombes des anciens curés d'Obermorschwihr situées à côté de l'église
Croix tréflée se trouvant sur le mur de l'église

Croix place de la République[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une croix tréflée en grès jaune dont la base est taillée et décorée. On peut observer sur la face latérale de la croix un bénitier. Cette croix a été financée au XVIIIe siècle par Johannes et Maria Magdalena Weber de Obermorschwihr. Sur la base de la croix on trouve une inscription pieuse, ainsi qu'un relief du Christ portant une couronne d'épines.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Kunenhusen, 1224, Urbitaire de Marbach
  2. Archives Départementales du Haut-Rhin
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012


Liens externes[modifier | modifier le code]

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