Murles

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Murles
Murles
Vue du village de Murles
Blason de Murles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup
Maire
Mandat
Éric Riguet
2020-2026
Code postal 34980
Code commune 34177
Démographie
Gentilé Murlois
Population
municipale
315 hab. (2018 en augmentation de 8,62 % par rapport à 2013)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 24″ nord, 3° 44′ 48″ est
Altitude Min. 80 m
Max. 298 m
Superficie 24,06 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Montpellier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Gély-du-Fesc
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de la région Occitanie
City locator 14.svg
Murles
Géolocalisation sur la carte : Hérault
Voir sur la carte topographique de l'Hérault
City locator 14.svg
Murles
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Murles
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Murles

Murles [myʁ.lə] (en occitan Murlas ['myr.ls]) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de localisation.

Murles est située à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Montpellier.

Installée le long d'une route pendue accédant au plateau du bois de Valène, l'activité locale est essentiellement viticole.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Murles
(Distances : à vol d'oiseau / par la route)[1]
Viols-en-Laval (7.17 / 10,51 km)
Viols-le-Fort (6.86 / 9,15 km)
Argelliers (5.93 / 12,88 km)
Saint-Martin-de-Londres
(11.45 / 14,76 km)
Mas-de-Londres (10.62 / 16,97 km)
Cazevieille (9.65 / 16,99 km)
Les Matelles (6.92 / 15,52 km)
Aniane
(12.42 / 23,98 km)
Murles Saint-Gély-du-Fesc
(4.67 / 10,09 km)
La Boissière (8.67 / 13,80 km)
Vailhauquès (3.02 / 4,35 km)
Pignan (11.92 / 17,91 km)
Murviel-lès-Montpellier
(9.46 / 14,06 km)
Combaillaux (3.12 / 7,04 km)
Juvignac (9.79 / 16,49 km)
Saint-Georges-d'Orques
(9.21 / 14,02 km)

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 14,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 16,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 891 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 6,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 2,9 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[2].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Montarnaud », sur la commune de Montarnaud, mise en service en 1980[7]et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[8],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 14,1 °C et la hauteur de précipitations de 869,9 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Montpellier-Aéroport », sur la commune de Mauguio, mise en service en 1946 et à 23 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 14,7 °C pour la période 1971-2000[11], à 15,1 °C pour 1981-2010[12], puis à 15,5 °C pour 1991-2020[13].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 3] est recensée sur la commune[14] : les « garrigues du puech Estrous » (230 ha), couvrant 3 communes du département[15] et une ZNIEFF de type 2[Note 4],[14] : les « garrigues boisées du nord-ouest du Montpelliérais » (16 219 ha), couvrant 17 communes du département[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Murles est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[17],[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 161 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (90,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (92,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (65,2 %), forêts (25,1 %), cultures permanentes (5,8 %), mines, décharges et chantiers (2,1 %), zones urbanisées (1,7 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1825   Pierre Nicot    
1965 2002 Georges Gounel[23]   exploitant agricole
mars 2002 mars 2014 Alain Guilbot    
mars 2014 juin 2020 Clothilde Ollier SE-EELV[24] Salariée du secteur médical
juin 2020 En cours Éric Riguet[25],[26]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28].

En 2018, la commune comptait 315 habitants[Note 7], en augmentation de 8,62 % par rapport à 2013 (Hérault : +6,12 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
566984586169727579
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
636474726767607354
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
747275597793765051
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
404767126200233271277282
2013 2018 - - - - - - -
290315-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Projet de construction d'une maison d'école mixte avec mairie : élévation principale (1882).
Autres curiosités
  • le mas de Caravettes était la première propriété des barons de Caravètes dont la cérémonie annuelle d'intronisation a lieu à Murles en octobre ;
  • Jusqu'en 2004, Murles était un des rares villages dont les rues ne portaient pas de nom. Les habitants ont accepté de renoncer à cette exception sous la pression des administrations et entreprises publiques dont le courrier se perdait ou dont les logiciels ne supportent pas de clients sans rue dans son adresse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Murles

Les armes de Murles se blasonnent ainsi :

« tranché, au premier d'azur à un lion d'argent tenant entre ses pattes antérieures une tour d'or, au deuxième de gueules à un griffon aussi d'or issant d'une palme du même posée en fasce, accompagné en pointe d'un huchet d'argent lié de sable[31] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances vers : Saint-Martin-de-Londres, Mas-de-Londres, Cazevieille, Les Matelles, Saint-Gély-du-Fesc, Combaillaux, Juvignac, Saint-Georges-d'Orques, Pignan, Murviel-lès-Montpellier, Vailhauquès, La Boissière, Aniane, Argelliers, Viols-le-Fort et Viols-en-Laval, publié sur le site fr.distance.to (consulté le ).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Montarnaud - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Murles et Montarnaud », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Montarnaud - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Murles et Mauguio », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Montpellier-Aéroport - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Montpellier-Aéroport - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Montpellier-Aéroport - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. a et b « Liste des ZNIEFF de la commune de Murles », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  15. « ZNIEFF les « garrigues du puech Estrous » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  16. « ZNIEFF les « garrigues boisées du nord-ouest du Montpelliérais » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  17. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  19. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  23. L'ancien maire de la commune, Georges Gounel nous a quittés, publié le sur le site du Midi libre (consulté le ).
  24. https://www.politiquemania.com/forum/elections-f18/election-departementale-partielle-canton-lodeve-herault-t8046-10.html
  25. Résultats des élections municipales et communautaires dans l'Hérault, publié le sur le site du Conseil départemental de l'Hérault (consulté le ).
  26. Maire du village de Murles (2020-2026), publié sur le site de la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup (consulté le ).
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  31. Armorial des communes de l'Hérault, Didier Catarina, Jean-Paul Fernon, avec le concours de Jacky David, éd. Artistes en Languedoc, 2004, (ISSN 1264-5354), p. 52.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Casado et Alain Guilbot, Murles, Montpellier, Office départemental d'action culturelle de l'Hérault, coll. « Villages du pic Saint Loup », , 151 p.
  • Marie-José Guigou, Murles : sa mairie, son école et sa poste rurale, Nîmes, coll. « Rediviva », , 232 p.
  • Marie-José Guigou, Saint Jean-Baptiste de Murles et sa dévotion à la Sainte Croix, Nîmes, coll. « Rediviva », , 124 p.
  • Marie-José Guigou, Les Montlaur Cambacérès : les derniers seigneurs de Murles, Nîmes, coll. « Rediviva », , 297 p.
  • Marie-José Guigou, Murles, 2, coll. « Mémoire d’Oc » (no 119), , 58 p.
  • Marie-José Guigou, Murles, 1, coll. « Mémoire d’Oc » (no 111), , 68 p.

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]