Montreuil-le-Chétif

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Montreuil-le-Chétif
Montreuil-le-Chétif
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Intercommunalité Communauté de communes Haute Sarthe Alpes Mancelles
Maire
Mandat
Marie-France Guyon
2020-2026
Code postal 72130
Code commune 72209
Démographie
Gentilé Montreuillais
Population
municipale
309 hab. (2021 en augmentation de 2,32 % par rapport à 2015)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 43″ nord, 0° 02′ 09″ ouest
Altitude Min. 89 m
Max. 229 m
Superficie 14,64 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Sillé-le-Guillaume
Législatives Première circonscription
Localisation
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Montreuil-le-Chétif
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Liens
Site web montreuillechetif.free.fr

Montreuil-le-Chétif est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 309 habitants[Note 1].

La commune fait partie de la province historique du Maine[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Montreuil-le-Chétif se situe à l'extrémité sud-ouest du Maine normand, à peu près à égale distance entre Sillé-le-Guillaume et Fresnay-sur-Sarthe. Le ruisseau de Courtoussaint et l'Orthe coulent sur la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 783 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint Germain_sapc », sur la commune de Fresnay-sur-Sarthe à 6 km à vol d'oiseau[5], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 695,6 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montreuil-le-Chétif est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[9],[10],[11]. La commune est en outre hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (79,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (51,2 %), terres arables (27,5 %), forêts (20,4 %), zones agricoles hétérogènes (0,9 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Les Avortons, Beau Chêne, les Clairebottières, la Bedellerie, le Cormier, la Chevallerie, Bure, le Chêne Brûlé, la Cocanne, le Coin du Bois, la Coquinière, la Croix, la Forge de l'Aune, le Jarrier, le Logis, les Pruniers, la Touchette, la Tuile, les Vallées, la Piogerie, la Pérauderie, le Cruchet, le Chêne vert, le Petit Fourneau, le Clair logis, la Planche, Frémusson, les Tuileries, le Houx, la Poterie, les Ouches, la Petite Barre, les Rochelles, le Rocher, la Cafetière, les Aumôneries, le Grand Gué, le Pigeonnier, les Grandes Barrières , les Grandes Fosses, le Grand Bercon, le Chêne Morand, la Butte, le Bout des Prés, la Chaussée, la Savaterie, la Trouesse, la Forge Picher, la Fontaine, la Devise, la Petite Devise, les Etricheries, la Mare, le Minerai, le Lièvre Sault, la Fuie, la Grenouillerie, la Métairie, la Corbellière, la Balotterie, les Rocs, la coulée du Gué, la Savaterie,la Croix Blanche, Vau Hallier.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Monterol au XIIIe siècle[15],[16]. Le toponyme Montreuil aurait pour origine monasteriolum, diminutif supposé du latin monasterium, « monastère »[15].

Quant au mot Chétif (du latin captivus), il viendrait de ce que les revenus de certaines églises appartenant à la cathédrale du Mans étaient destinés au rachat des captifs[réf. nécessaire] ; or Montreuil le Chétif appartenait à l'église du Mans[réf. nécessaire].

Selon le Site officiel de la Communauté de Communes Haute Sarthe Alpes Mancelles, "depuis le   IVème siècle, [Montreuil-le-chétif] a porté comme noms Monasteriolum, Monstralium, Misérum-Montrelon, Monftreul"[17].

Le gentilé est Montreuillais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, l'ancienne église de Montreuil n'était qu'une chapelle bâtie dans un pays de landes. Plus tard, on y ajouta un chœur et un transept.[réf. nécessaire]

Durant le XVIIe siècle, la commune comportait seulement une chapelle entourée de sept petites maisons[17].

En 1939, l'église de la commune a été rebâtie à la suite de l'incendie du soir (première fois constaté à 18 heures) du dimanche [17] qui a détruit l'église en moins d'une heure[18].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1932[19] 1941 M. Blossier    
1941[19] ? M. Brière    
? 1947[19] Richard Grunberg    
1947[19] 1983 Firmin Blossier    
1983[19] mars 2014 Daniel Blossier SE  
mars 2014[20] En cours Marie-France Guyon[21] SE Retraitée de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[21].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Montreuil-le-Chétif est regroupée en syndicat intercommunal à vocation scolaire (SIVOS) avec les communes de Saint-Aubin-de-Locquenay et Moitron-sur-Sarthe.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[23].

En 2021, la commune comptait 309 habitants[Note 3], en augmentation de 2,32 % par rapport à 2015 (Sarthe : −0,42 %, France hors Mayotte : +1,84 %). Montreuil-le-Chétif a compté jusqu'à 1 228 habitants en 1831.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9289941 1101 0931 2281 2051 1811 1621 140
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1331 0911 040974960944873856870
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
820805791571541518484520446
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
435445359339291287305307307
2017 2021 - - - - - - -
302309-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évolution de la taille des ménages[modifier | modifier le code]

Nombre moyen d'occupants par résidence principale à Montreuil le Chétif
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2017
Nombre moyen d'occupants par résidence principale[26] 3.16 2.78 2.85 2.66 2.41 2.48 2.34 2.34

Évolution du pourcentage des personnes de 15 ans ou plus déclarant vivre en couple selon l'âge[modifier | modifier le code]

Pourcentage des personnes de 15 ans ou plus déclarant vivre en couple selon leur âge à Montreuil le chétif[26]
% 15 à 19 ans 20 à 24 ans 25 à 39 ans 40 à 54 ans 55 à 64 ans 65 à 79 ans 80 ans ou plus
2007 4.3 40.0 81.0 85.2 76.7 71.7 58.8
2012 7.1 72.7 80.4 80.6 78.4 71.1 65.4
2017 4.2 45.5 77.8 85.2 82.5 81.0 33.3

Économie[modifier | modifier le code]

  • Alimentation - dépôt de pain - bar-tabac, restaurant, entreprise imprimerie sérigraphie, maçonnerie, rénovation, façade, carrelage, plombier.

Vie associative et sportive[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Manoir de Bernay des XIVe et XVe siècles, et grange des XIIIe et XIVe siècles. Entièrement restauré de 1992 à 1996, sa construction est réalisée du XIVe au XVIe siècle. À l'origine, le bâtiment de forme rectangulaire comportait trois pièces au rez-de-chaussée et deux grandes pièces au premier étage. On accédait à l'étage par une tourelle qui se situait au nord-est (l'embrasure des portes et les pierres d'arasement sont encore visibles). Au XVe siècle, l'aménagement est modifié dans son cloisonnement intérieur et au début du XVIe siècle, la tour de façade contenant l'escalier à vis en pierre est construite. L'intérieur du manoir a gardé ses structures d'origine : deux cheminées gothiques au rez-de-chaussée et deux autres à l'étage ; on y trouve aussi la poutraison et les lambourdes d'origine. La charpente ancienne en berceau couronne cet édifice.
    • La grange est inscrite au titre des monuments historiques depuis le [27]. Elle a fait l'objet d'une restauration. Il s'agit d'une grange qui probablement fut à l'origine un manoir-hall au XIIe siècle qui avait vocation d'habitat pour les hommes et pour les animaux. À l'origine, cette grange était plus grande qu'elle n'apparait aujourd'hui dans ses dimensions. Après l'occupation anglaise du Maine (guerre de Cent Ans), ce bâtiment est restauré et sa charpente restituée. Une analyse de dendrochronologie a permis de dater cette charpente du tout début du XVIe siècle (laboratoire LAE Bordeaux).
  • Église Saint-Sulpice du XIe siècle avec un chemin de croix sculpté sur tablettes en bois.
  • Monument aux morts
  • Pigeonnier du XVIIIe siècle ruiné, à proximité du lieu-dit le Logis.
  • Manoir des Touchettes, du XVe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2021.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 2, , p. 721
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  5. « Orthodromie entre Montreuil-le-Chétif et Fresnay-sur-Sarthe », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Saint Germain_sapc », sur la commune de Fresnay-sur-Sarthe - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Station Météo-France « Saint Germain_sapc », sur la commune de Fresnay-sur-Sarthe - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  9. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
  16. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 409.
  17. a b c d e f et g « Montreuil-le-Chétif », sur Communauté de Communes Haute Sarthe Alpes Mancelles (consulté le )
  18. « Le site internet de Montreuil-le-Chétif », sur montreuillechetif.free.fr (consulté le )
  19. a b c d et e « Bulletin municipal de juin 2014 » [PDF], sur montreuillechetif.free.fr.fr, mairie de Montreuil-le-Chétif (consulté le ), page 8.
  20. « Marie-France Guyon a été élue maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  21. a et b Réélection 2020 : « Montreuil-le-Chétif. Marie-France Guyon est à nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  26. a et b INSEE, « Dossier complet Commune de Montreuil-le-Chétif (72209) », sur insee.fr, (consulté le ).
  27. « Grange du manoir de Bernay », notice no PA72000038, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. Souvenirs littéraires œuvre de Du Camp.