Montreuil-le-Chétif

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Montreuil-le-Chétif
Image illustrative de l'article Montreuil-le-Chétif
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Sillé-le-Guillaume
Intercommunalité Communauté de communes des Alpes Mancelles
Maire
Mandat
Marie-France Guyon
2014-2020
Code postal 72130
Code commune 72209
Démographie
Gentilé Montreuillais
Population
municipale
305 hab. (2013)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 43″ N 0° 02′ 09″ O / 48.245278, -0.03583348° 14′ 43″ Nord 0° 02′ 09″ Ouest / 48.245278, -0.035833
Altitude Min. 89 m – Max. 229 m
Superficie 14,64 km2
Localisation

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Liens
Site web montreuillechetif.free.fr

Montreuil-le-Chétif est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 305 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Montreuil-le-Chétif se situe à l'extrémité sud-ouest du Maine normand, à peu près à égale distance entre Sillé-le-Guillaume et Fresnay-sur-Sarthe. Le ruisseau de Courtoussaint et l'Orthe coulent sur la commune.

Communes limitrophes de Montreuil-le-Chétif[1]
Douillet Douillet Saint-Aubin-de-Locquenay
Mont-Saint-Jean Montreuil-le-Chétif[1] Saint-Aubin-de-Locquenay
Pezé-le-Robert Ségrie Ségrie

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Les Avortons, Beau Chêne, les Clairebottières, la Bedellerie, le Cormier, la Chevallerie, la Bruyère, Bure, le Chêne Brûlé, la Cocanne, le Coin du Bois, la Coquinière, la Croix, la Forge de l'Aune, le Jarrier, le Logis, la Marjanière, les Pruniers, la Touchette, la Tuile, les Vallées.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Monterol au XIIIe siècle[2],[3]. Le toponyme Montreuil aurait pour origine monasteriolum, diminutif supposé du latin monasterium, « monastère »[2].

Quant au mot Chétif (du latin captivus), il viendrait de ce que les revenus de certaines églises appartenant à la cathédrale du Mans étaient destinés au rachat des captifs[réf. nécessaire] ; or Montreuil le Chétif appartenait à l'église du Mans[réf. nécessaire].

Le gentilé est Montreuillais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, l'ancienne église de Montreuil n'était qu'une chapelle bâtie dans un pays de landes. Plus tard, on y ajouta un chœur et un transept.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1932[4] 1941 M. Blossier    
1941[4]  ? M. Brière    
 ? 1947[4] Richard Grunberg    
1947[4] 1983 Firmin Blossier    
1983[4] mars 2014 Daniel Blossier SE  
mars 2014 en cours Marie-France Guyon[5] SE Retraitée de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[6].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Montreuil-le-Chétif est regroupée en syndicat intercommunal à vocation scolaire (Sivos) avec les communes de Saint-Aubin-de-Locquenay et Moitron-sur-Sarthe.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 305 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans [7] et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Montreuil-le-Chétif a compté jusqu'à 1 228 habitants en 1831.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
928 994 1 110 1 093 1 228 1 205 1 181 1 162 1 140
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 133 1 091 1 040 974 960 944 873 856 870
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
820 805 791 571 541 518 484 520 446
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
435 445 359 339 291 287 307 311 307
2013 - - - - - - - -
305 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Alimentation - dépôt de pain - bar-tabac, restaurant, entreprise imprimerie sérigraphie, maçonnerie, rénovation, façade, carrelage, plombier.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Manoir de Bernay des XIVe et XVe siècles, et grange des XIIIe et XIVe siècles. Entièrement restauré de 1992 à 1996, sa construction est réalisée du XIVe au XVIe siècle. À l'origine, le bâtiment de forme rectangulaire comportait trois pièces au rez-de-chaussée et deux grandes pièces au premier étage. On accédait à l'étage par une tourelle qui se situait au nord-est (l'embrasure des portes et les pierres d'arasement sont encore visibles). Au XVe, l'aménagement est modifié dans son cloisonnement intérieur et au début du XVIe la tour de façade contenant l'escalier à vis en pierre est construite. L'intérieur du manoir a gardé ses structures d'origine : deux cheminées gothiques au rez-de-chaussée et deux autres à l'étage ; on y trouve aussi la poutraison et les lambourdes d'origine. La charpente ancienne en berceau couronne cet édifice.
    • La grange est inscrite au titre des Monuments historiques depuis le 27 mars 2008[10]. Elle a fait l'objet d'une restauration. Il s'agit d'une grange qui probablement fut à l'origine un manoir-hall au XIIe siècle qui avait vocation d'habitat pour les hommes et pour les animaux. À l'origine, cette grange était plus grande qu'elle n'apparait aujourd'hui dans ses dimensions. Après l'occupation anglaise du Maine (guerre de Cent Ans), ce bâtiment est restauré et sa charpente restituée. Une analyse de dendrochronologie a permis de dater cette charpente du tout début du XVIe siècle (laboratoire LAE Bordeaux).
  • Église Saint-Sulpice du XIe siècle avec un chemin de croix sculpté sur tablettes en bois.
  • Pigeonnier du XVIIIe siècle (le Logis).
  • Le château des Touchettes.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2013.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève,‎ (lire en ligne), p. 409
  4. a, b, c, d et e « Bulletin municipal de juin 2014 » [PDF], sur montreuillechetif.free.fr.fr, mairie de Montreuil-le-Chétif (consulté le 3 octobre 2015), page 8.
  5. « Marie-France Guyon a été élue maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 3 octobre 2015)
  6. « Montreuil-le-Chétif (72130) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 3 octobre 2015)
  7. Date du prochain recensement à Montreuil-le-Chétif, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  10. « Grange du manoir de Bernay », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. Souvenirs littéraires œuvre de Du Camp.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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