Sougé-le-Ganelon

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Sougé-le-Ganelon
Sougé-le-Ganelon
Le prieuré Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Sillé-le-Guillaume
Intercommunalité communauté de communes Haute Sarthe Alpes Mancelles
Maire
Mandat
Philippe Rallu
2014-2020
Code postal 72130
Code commune 72337
Démographie
Population
municipale
905 hab. (2015 en augmentation de 0,56 % par rapport à 2010)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 05″ nord, 0° 01′ 50″ ouest
Altitude Min. 77 m
Max. 198 m
Superficie 18,11 km2
Localisation

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Liens
Site web www.sougeleganelon.fr

Sougé-le-Ganelon est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 905 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire couvre 1 811 hectares.

Sougé-le-Ganelon a la particularité d’avoir deux agglomérations séparées de 3 km : le bourg et ses services, le Gué-Ory et son pôle industriel.

La Sarthe traverse la commune sur 7 km et sert de limite avec les communes de Saint-Léonard-des-Bois, Saint-Paul-le-Gaultier, Saint-Georges-le-Gaultier, Douillet-le-Joly et Assé-le-Boisne.

Les hameaux de la Chapelle, la Rivière et la Bussonnière sont encore assez peuplés.

Communes limitrophes de Sougé-le-Ganelon[1]
Saint-Léonard-des-Bois Assé-le-Boisne Assé-le-Boisne
Saint-Paul-le-Gaultier Sougé-le-Ganelon[1] Assé-le-Boisne
Saint-Georges-le-Gaultier Douillet Assé-le-Boisne,
Douillet

Toponymie[modifier | modifier le code]

1400 : Soulgé le Ganeron. « Ganeron » vient du seigneur de l’époque : Garinus de Sougeyo.

1404 : Sougé le Ganeron (perte du l).

1715 : Sougé-le-Ganelon : appellation actuelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le prieuré Saint-Martin est fondé en 835.

En 1527, Samson Fouque, maître des « Forges de Monnaie » à Sougé, crée celles de la Gaudinière. En 1562, les Huguenots incendient l’église Saint-Martin.

L’église Saint-Martin est à nouveau incendiée en 1871 par les Prussiens ainsi que quelques maisons du bourg. Le 28 janvier 1871, piloté par un marin nommé Auguste Tristan, le dernier ballon (le général Cambronne), parti de la commune de Paris assiégée par les Prussiens, atterrit près de Peigné. Il transporte, entre autres, une dépêche de la direction des Postes et une du ministère de l’Agriculture concernant le ravitaillement de Paris.

Des arbres de la liberté ont été plantés au lieu-dit Mortefontaine en 1990.[pertinence contestée]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1995 mars 2001 Paulette Chauveau    
mars 2001[2] avril 2011 Jean-Claude Lebossé SE Professeur des écoles
avril 2011 en cours Philippe Rallu[3] SE Cadre administratif

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2015, la commune comptait 905 habitants[Note 2], en augmentation de 0,56 % par rapport à 2010 (Sarthe : +0,87 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2571 2321 4081 4801 5361 5561 4501 4881 493
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4871 4871 4911 2651 2221 1631 1581 1731 122
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1461 1431 129868905921924891893
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
884856838793723810959900905
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L’église Saint-Martin a une origine fort ancienne (XIe et XIIe siècles). Comme beaucoup d’églises rurales de la région, elle illustre les multiples transformations architecturales subies au cours des siècles.

La nef actuelle remonte à l’époque romane (XIIe siècle). Deux siècles séparent cette restauration de l’adjonction d’une petite sacristie (1699-1700). En 1847, une nouvelle chapelle est construite et réservée aux forgerons de la Gaudinière. En 1900, un clocher neuf à ossature métallique, avec une flèche en ardoise, remplace le vieux clocher en bâtière effondré. Cette construction fait disparaître la façade romane.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Robert Tournelle fut maire de Sougé-le-Ganelon pendant l'entre-deux-guerres.

Durant la Première Guerre mondiale, il fut affecté au 44e régiment d'artillerie du Mans. Il revint indemne de ce conflit.

À l'arrivée des Allemands en 1940, il refusa de saluer le drapeau nazi sur la place du village, ce qui lui valut les foudres des envahisseurs. Devant leur comportement, il décida de créer un des premiers réseaux de résistance de l'Ouest de la France situé au lieu-dit la Chapelle dans la commune de Sougé.

En famille et avec d'autres habitants de sa commune et des environs, son réseau eut pour tâche de récupérer des armes parachutées par les Anglais en vue d'alimenter d'autres maquis (certains venaient de Lyon) et d'en cacher d'autres afin d'aider les Alliés au moment de la Libération.

Il fut dénoncé et arrêté dans la nuit du 29 au 30 avril 1944 avec, entre autres, son fils Bernard et ils furent torturés pendant plusieurs semaines à Fresnay-sur-Sarthe par la milice française avant d'être déportés en Allemagne. Il mourut quelques semaines avant la libération de son camp par les Russes.

Des membres de sa famille déportés avec lui, seul son fils Bernard revint vivant.

Son portrait trône en bonne place au côté de celui du président de la République dans la mairie de Sougé, un monument aux morts porte son nom, et une plaque à son nom figure également dans l'église de la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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