Saint-Ouen-de-Mimbré

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Saint-Ouen-de-Mimbré
Saint-Ouen-de-Mimbré
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Intercommunalité Communauté de communes Haute Sarthe Alpes Mancelles
Maire
Mandat
Jean-Louis Clément
2020-2026
Code postal 72130
Code commune 72305
Démographie
Gentilé Avoisien (non officiel)
Population
municipale
968 hab. (2019 en diminution de 2,02 % par rapport à 2013)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 39″ nord, 0° 02′ 55″ est
Altitude Min. 73 m
Max. 106 m
Superficie 10,63 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Alençon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sillé-le-Guillaume
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Ouen-de-Mimbré
Liens
Site web www.mairiedesaintouendemimbre.sitew.fr

Saint-Ouen-de-Mimbré est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 968 habitants[Note 1] (les Avoisiens).

La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans le Saosnois.

Géographie[modifier | modifier le code]

  • Ruisseau de Mimbré.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La Bassesse, Villepinte, La Touche, La Hotterie, Champagne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Ouen-de-Mimbré est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Alençon, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 89 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58 %), prairies (31,8 %), zones urbanisées (4,6 %), zones agricoles hétérogènes (2,9 %), forêts (2,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie, gentilé[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Avoisiens en référence à sainte Avoye, Vierge martyre.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque gallo-romaine, le romain Avilius, probable fondateur de la commune, est le propriétaire d'une habitation au milieu d'un enclos rectangulaire qui se situe aux environs de l'église et de la mairie actuelle. La fondation de la paroisse remonte à 1324.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Ouen-de-Mimbré (Sarthe).svg

Les armoiries de Saint-Ouen-de-Mimbré se blasonnent ainsi :

D'or à la croix estrée de sable cantonnée de quatre lionceaux de gueules, ceux des second et quatrième cantons contournés.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1989 R. Chanteloup    
1989 En cours Jean-Louis Clément[9] SE Professeur, président de la communauté de communes des Alpes Mancelles (jusqu'en 2014)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Entrée du bourg.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2019, la commune comptait 968 habitants[Note 4], en diminution de 2,02 % par rapport à 2013 (Sarthe : −0,46 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0171 1321 1771 3081 3171 2611 2531 2291 163
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1161 0731 1011 072934844756751702
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
678705684753698652667708695
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
666589650776741750805809948
2015 2019 - - - - - - -
1 006968-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

  • Le Comité d'animation Loisirs et Culture (CALC) assure les animations locales (assemblée communale du 1er week-end de juillet, sorties pédestres, journée du carnaval, etc.).
  • Société de chasse de Saint-Ouen-de-Mimbré (SCSO) comptant plus de 50 sociétaires qui chassent sur le territoire de la commune et organisent un ball-trap tous les ans au mois de juin.

Économie[modifier | modifier le code]

À partir du XVIe siècle, le village développe son agriculture et l’industrie du chanvre et du lin ; en 1912 une carrière voit le jour à l’est du bourg. Le sol fournit des grès et des quartzites pour l'empierrement des routes et voies de chemin de fer. L’exploitation est abandonnée et la carrière ferme définitivement le et l'eau envahit les lieux. Au début du XXe, c'est aussi le développement d’une robinetterie qui verra le jour à la Bassesse où l'on réalisera pendant de nombreuses années des robinets à joint. Mais l’activité sera délocalisée en janvier 1999 dans un pays de l'Est de l'Europe. Une zone artisanale a vu le jour dans les années 1990 avec l'implantation d'une entreprise de mécanique de précision employant 30 personnes. D'autres entreprises s'y sont installées depuis.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église romane Sainte-Avoye : Tour ronde des XIe et XIIe siècles avec meurtrières, surmontée par une flèche en ardoise. Elle est jumelle avec celles de Saint-Germain-sur-Sarthe et Congé-sur-Orne. À l’intérieur, un reliquaire en l’honneur de sainte Avoye, Vierge martyre.
  • Plusieurs pierres tombales des seigneurs de Mimbré ; la famille Delelée.
  • Presbytère du XVIIIe siècle.
  • Manoir des Grands Près.
  • Maison de tisserand du XVIIIe siècle.
  • Plusieurs croix anciennes dont celle du lieu-dit la Gravelle : croix celtique antérieure au Xe siècle qui réunit symbole solaire et croix grecque.
  • Monument aux morts.
  • Château de Mimbré : Un château primitif s’élevait dès 1137 à l’est du bourg dans une enceinte médiévale. Vers 1237, une chapelle est fondée au château. Au XVIIe siècle, un château y est construit avec des pavillons carrés et ses toits pointus, il est entouré de douves avec un pont-levis. Le château sera reconstruit avec les anciens matériaux du premier vers 1940 et sera terminé en 2006. Il reste aujourd'hui deux des quatre pavillons qui l’entouraient, les douves et un pont en pierre a remplacé le pont-levis. Il ne reste cependant aucune trace de la chapelle. Il est aujourd'hui habité.

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2019.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[14].
  1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 3, , p. 468
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Alençon », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Réélection 2020 : « Municipales 2020. Saint-Ouen-de-Mimbré : Jean-Louis Clément entame un nouveau mandat de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  14. Site de l'IGN.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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