Chérancé (Sarthe)

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Chérancé
Image illustrative de l'article Chérancé (Sarthe)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Sillé-le-Guillaume
Intercommunalité communauté de communes Haute Sarthe Alpes Mancelles
Maire
Mandat
Sébastien Tronchet
2014-2020
Code postal 72170
Code commune 72078
Démographie
Gentilé Chérancéen
Population
municipale
376 hab. (2015 en diminution de 1,83 % par rapport à 2010)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 13″ nord, 0° 10′ 26″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 126 m
Superficie 10,38 km2
Localisation

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Chérancé

Chérancé est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 376 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est à l'ouest du Saosnois, au nord du Haut-Maine. Son bourg est à 9 km au nord de Beaumont-sur-Sarthe, à 13 km à l'est de Fresnay-sur-Sarthe, à 13 km à l'ouest de Marolles-les-Braults, à 19 km au sud-ouest de Mamers et à 20 km au sud d'Alençon[1].

À ce jour, plus de 380 personnes vivent sur une superficie de 1 038 ha ; cet espace étant occupé, par une agriculture de l'élevage de volailles, de bovins et de porcs, deux entreprises industrielles et un artisanat varié.

Les habitations formant le village s’étalent sur deux coteaux entre lesquels serpente la Bienne, petite rivière poissonneuse au débit constant. À l’est, le coteau où repose gracieusement la chapelle dédiée à saint Gilles, ancienne église paroissiale de la commune datée du XIe siècle, et à l’ouest celui où domine majestueusement l’église Saint-Maurille, longtemps église seigneuriale. Le clocher de l’église Saint-Maurille est formé d’une haute tour carrée de 35 mètres, et couvert d’un toit en bâtière. Il est daté par André Bouton comme étant du XIIe.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Bellivière
  • Benoiseau
  • Bissaître
  • les Bourgeons
  • Champbinet
  • Champ de Bissaître
  • les Petits Châteaux
  • Chevalerie
  • les Coudray
  • Coulouenné
  • la Croix
  • Épinay
  • Feuillantines
  • Grand Chemin
  • Grand'Cour
  • Laigné
  • Livet
  • Loché
  • Loyac
  • Maladrerie
  • Monceau
  • Morellerie
  • les Perrés
  • Tannerie
  • Tertifume
  • Tertre Anfray
  • Tuilerie
  • Vaugibet
  • la Vigne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chérancé[2]
Rouessé-Fontaine Grandchamp Thoiré-sous-Contensor
Coulombiers,
Piacé
Chérancé[2] René
Vivoin Doucelles René,
Doucelles

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • 1062 : H de Charentiaco
  • Fin XIe : A de Charentiaco, de Charencheiro, de Charenceio
  • 1131 : C de Charentero
  • 1217 : Ecleisia de Charencero
  • 1304 : Parachio de Charenceyo
  • 1314 : Charencé
  • 1357 : Charencey
  • 1681 : Paroisse de Cérillac alias Chérancé
  • 1687 : Rector de Chéranceio
  • 1692 : Cérillac
  • 1695 : Chairencé
  • 1708 : Sérillac
  • 1714 : Sérillac cy- devant Chérancé
  • 1749 : Chérancé
  • 1773 : Chérancé le Sérillac
  • 1777 : Chérancé
  • 1794 : Cherencé

Les spécialistes en toponymie de notre époque, tel Gérard Taverdet, attribuent l’origine du nom à la propriété d’un riche gaulois Carentius (de karantos, « ami »), ou à une forme qui pourrait être proche de Charente, « charançon », petit animal muni d’une corne. Chérancé se trouve en effet sur un méandre de la Bienne (corne). Ces propositions semblent beaucoup plus sérieuses que celles des étymologistes des siècles précédents.

Le gentilé est Chérancéen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Châtellenie annexée par la première croisade au début du XIe siècle.

Cette commune très ancienne (on y a retrouvé des traces d'implantations datant de l'âge du fer), située au nord du département de la Sarthe, est aujourd’hui un peu à l’écart de la nationale Le Mans - Alençon, et était naguère sur ce chemin de moyenne communication. Elle se trouvait ainsi, sur deux grandes voies de pèlerinage, les chemins de Saint-Gilles du Gard, et de Saint-Jacques-de-Compostelle.

De nombreuses familles nobles se sont établies à Chérancé, dont les Tucé, Vassé, Vanssay, Faudoas, Perrochel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
(avant 2001) (entre 2002 et 2008) Jean-Claude Pioger    
(entre 2002 et 2008) mars 2014 Gilles Tronchet SE  
mars 2014[3] en cours Sébastien Tronchet SE Chef de groupe maintenance
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et trois adjoints[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2015, la commune comptait 376 habitants[Note 2], en diminution de 1,83 % par rapport à 2010 (Sarthe : +0,87 %, France hors Mayotte : +2,44 %). Chérancé a compté jusqu'à 1 103 habitants en 1836.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
903 906 961 1 050 1 100 1 103 1 000 921 892
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
860 854 789 820 750 712 635 613 607
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
566 565 572 484 505 459 455 494 480
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
436 408 423 362 361 384 384 384 383
2015 - - - - - - - -
376 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint-Gilles, des XIe, XIIe et XIXe siècles, ancienne église paroissiale, située sur un coteau dominant le hameau de la Croix. Menaçant ruine, elle est restaurée dès 1869 sous l'autorité de l'abbé Bihoreau et de M. Vayer, maire. La tradition orale rapporte que des foules nombreuses y venaient, pour célébrer saint Gilles en vue d'obtenir la guérison de la surdité et saint Marcoul pour celle des « scrofules ». Une messe solennelle était célébrée, récemment encore le premier dimanche de septembre.
  • L'église Saint-Maurille, des XIIe et XVIe siècles, située probablement sur un ancien lieu de culte, en forme de croix latine. Belle et grande église, munie d'une tour carrée pour clocher. Cette église repose sur un souterrain original, creusé dans le tuf, lieu d'anciennes pratiques funéraires. Il est composé de groupes de salles, de passages bas. Quand on entre dans l'église par un porche ou balet, on découvre de grandes baies, comportant des vitraux réalisés par la célèbre maison Hucher du Mans, un autel à baldaquin, de style baroque, sans doute réalisé par Sébastien Leysner, célèbre sculpteur würzembourgeois, très présent dans le Maine au XVIIIe siècle. Le chœur est entouré de hautes boiseries et de stalles à miséricordes. Dans la chapelle nord sied une statue de pierre blanche, d'un seigneur de Chérancé, à genoux, les mains jointes en prières. Le prie-Dieu est orné d'un écusson avec chevron et trois ailerons. Le retable du chœur, abrité d'un baldaquin, les deux autels-retables secondaires, la clôture du chœur, une statue funéraire et deux crédences sont classés à titre d'objet aux Monuments historiques[9].
  • Château de Coulouané, dit manoir de Coulouané, avec chapelle attestée dès 1062, reconstruite au XVIe siècle.
  • Lavoir communal fleuri par la commune.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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