Gesnes-le-Gandelin

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Gesnes-le-Gandelin
Gesnes-le-Gandelin
L'église Saint-Pierre.
Blason de Gesnes-le-Gandelin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Sillé-le-Guillaume
Intercommunalité communauté de communes Haute Sarthe Alpes Mancelles
Maire
Mandat
Michel Lajoinie
2014-2020
Code postal 72130
Code commune 72141
Démographie
Gentilé Gesnois
Population
municipale
963 hab. (2015 en diminution de 0,52 % par rapport à 2010)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 20″ nord, 0° 01′ 00″ est
Altitude Min. 114 m
Max. 200 m
Superficie 12,88 km2
Localisation

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Gesnes-le-Gandelin est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 963 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Gesnes-le-Gandelin est située au nord du département de la Sarthe à 10 km au sud d'Alençon, 40 km au nord du Mans et 18 km du mont des Avaloirs. La commune s'étend sur une superficie de 12,88 km2 et culmine à une altitude de 200 mètres.

Communes limitrophes de Gesnes-le-Gandelin
Moulins-le-Carbonnel Héloup (Orne) Bérus
Gesnes-le-Gandelin Oisseau-le-Petit
Assé-le-Boisne Saint-Victeur Fyé

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gesnes est mentionnée sous la forme latinisée Gisna en 900.

Elle appartient selon Albert Dauzat et Charles Rostaing[1] à toute une série de toponymes bien représentée : Gesnes (Mayenne, Gisna 1125, de Gethnis XIIe siècle) ; Gesnes (Meuse, Jesnas Xe siècle) et peut-être Gennes (Doubs, Mayenne, Pas-de-Calais : Gepna, Gethnae, Genna.) ; etc. Ils sont apparemment basés sur un thème *ged- ou *ges- de sens obscur. Leur localisation uniquement au nord de la Loire incite à y voir un terme d'origine celtique ou germanique.

Une explication par le mot latin genuina n'est évidemment pas à retenir puisqu'il ne correspond en rien aux formes anciennes et son utilisation dans la toponymie française est douteuse voire improbable.

Le gentilé est Gesnois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces d'occupation remontent au Néolithique. Elles ont été retrouvées lors des fouilles réalisées en 1985 sur l'oppidum dit camp de Saint-Évroult.

Au Moyen Âge, la seigneurie de la paroisse est annexée au château de Vaux.

Son économie a longtemps été basée sur l'agriculture et le tissage, mais cette activité a totalement disparu au début du XXe siècle[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gesnes-le-Gandelin

D'argent à la fasce vivrée de gueules accompagnée de treize mouchetures d'hermine de sable, quatre rangées en chef et neuf en pointe, ordonnées 5 et 4 [3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
    Albert Corbin    
1977 1983 Jules Laforge   -
1983 1989 Paul Galpin    
1989 avril 2005 Marcel Beslin    
avril 2005 mars 2008 Alain Lehugeur SE Préretraité de Moulinex
mars 2008[4] en cours Michel Lajoinie[5] SE Ancien directeur de collège
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2015, la commune comptait 963 habitants[Note 2], en diminution de 0,52 % par rapport à 2010 (Sarthe : +0,87 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7979009951 1491 2791 3701 3451 4081 390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3571 2921 4331 3571 2981 2041 1181 077920
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
838759729553593613581612670
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
635582604652633742936968963
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre, des XIIIe et XVIe siècles. Le clocher en bâtière (1545), le porche, le transept et le chœur sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis le 22 décembre 1927[10].
  • Oppidum dit « camp de Saint-Évroult ». Certaines portions de l'oppidum sont classées Monuments historiques depuis le 21 juin 1982. Une portion est inscrite depuis le 28 septembre 1982[11].
  • Chapelle de Saint-Évroult, du XIe siècle.
  • Place de la Maréchalerie.
  • Lavoirs municipaux.
  • Carrefour des Trois Tilleuls.
  • Place de l'Érable.
  • Dix croix sont recensées sur le territoire de la commune. Elles sont pour la plupart réalisées en granit de Condé-sur-Sarthe, de formes simples et non archaïques. La plus ancienne daterait du XIVe siècle, située dans l'ancien cimetière attenant au chevet de l'église Saint-Pierre, elle est en granit monolithe, de forme latine. La croix dite « de Biaurue », située route de La Huttière, au carrefour du Puits Marie sur le chemin du Rocher glaçant, était un jalon pour les pèlerins du Mans au Mont-Saint-Michel. Datée du XVIIIe siècle, elle est en granit monolithe, de forme régulière. Sa hauteur est de 80 centimètres. L'une des plus récentes est la croix du calvaire des « Trois Tilleuls », érigée à l'occasion de la Mission de 1890. Elle mesure plus de cinq mètres.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Fête populaire et champêtre de la Saint-Évroult, chaque premier dimanche de mai.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Souty, Mon pays natal. Gesnes-le-Gandelin [1913], suivi de Les chapelles ou prestimonies de Gesnes-le-Gandelin [1930] et de Une énigme d'histoire locale, Mlle Sévigné, damoiselle suivante de la comtesse d'Olonne [1938], [rééd.] Paris, Le Livre d'histoire, 2009, pagination multiple (Monographies des villes et villages de France).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  2. Office de Tourisme des Alpes mancelles
  3. Banque du Blason
  4. « Michel Lajoinie sollicitera un second mandat de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 9 juin 2015)
  5. Réélection 2014 : « Les maires élus suite aux élections municipales de mars 2014 », sur le site de la Préfecture de la Sarthe (consulté le 13 avril 2014).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. « Église », notice no PA00109768, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Oppidum dit Camp de Saint-Evroult », notice no PA00109769, base Mérimée, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

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