Gesnes-le-Gandelin

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Gesnes-le-Gandelin
L'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre.
Blason de Gesnes-le-Gandelin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Sillé-le-Guillaume
Intercommunalité communauté de communes Haute Sarthe Alpes Mancelles
Maire
Mandat
Michel Lajoinie
2014-2020
Code postal 72130
Code commune 72141
Démographie
Gentilé Gesnois
Population
municipale
966 hab. (2014)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 20″ nord, 0° 01′ 00″ est
Altitude Min. 114 m – Max. 200 m
Superficie 12,88 km2
Localisation

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Gesnes-le-Gandelin est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 966 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Gesnes-le-Gandelin est située au nord du département de la Sarthe à 10 km au sud d'Alençon, 40 km au nord du Mans et 18 km du mont des Avaloirs. La commune s'étend sur une superficie de 12,88 km2 et culmine à une altitude de 200 mètres.

Communes limitrophes de Gesnes-le-Gandelin
Moulins-le-Carbonnel Héloup Orne Bérus
Gesnes-le-Gandelin Oisseau-le-Petit
Assé-le-Boisne Saint-Victeur Fyé

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gesnes est mentionnée sous la forme latinisée Gisna en 900.

Elle appartient selon Albert Dauzat et Charles Rostaing[1] à toute une série de toponymes bien représentée : Gesnes (Mayenne, Gisna 1125, de Gethnis XIIe siècle) ; Gesnes (Meuse, Jesnas Xe siècle) et peut-être Gennes (Doubs, Mayenne, Pas-de-Calais : Gepna, Gethnae, Genna.) ; etc. Ils sont apparemment basés sur un thème *ged- ou *ges- de sens obscur. Leur localisation uniquement au nord de la Loire incite à y voir un terme d'origine celtique ou germanique.

Une explication par le mot latin genuina n'est évidemment pas à retenir puisqu'il ne correspond en rien aux formes anciennes et son utilisation dans la toponymie française est douteuse voire improbable.

Le gentilé est Gesnois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces d'occupation remontent au Néolithique. Elles ont été retrouvées lors des fouilles réalisées en 1985 sur l'oppidum dit camp de Saint-Évroult.

Au Moyen Âge, la seigneurie de la paroisse est annexée au château de Vaux.

Son économie a longtemps été basée sur l'agriculture et le tissage, mais cette activité a totalement disparu au début du XXe siècle[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gesnes-le-Gandelin

D'argent à la fasce vivrée de gueules accompagnée de treize mouchetures d'hermine de sable, quatre rangées en chef et neuf en pointe, ordonnées 5 et 4 [3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
    Albert Corbin    
1977 1983 Jules Laforge   -
1983 1989 Paul Galpin    
1989 avril 2005 Marcel Beslin    
avril 2005 mars 2008 Alain Lehugeur SE Préretraité de Moulinex
mars 2008[4] en cours Michel Lajoinie[5] SE Ancien directeur de collège
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 966 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2005, 2010, 2015, etc. pour Gesnes-le-Gandelin[6]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
797 900 995 1 149 1 279 1 370 1 345 1 408 1 390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 357 1 292 1 433 1 357 1 298 1 204 1 118 1 077 920
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
838 759 729 553 593 613 581 612 670
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
635 582 604 652 633 742 936 968 966
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre date des XIIIe et XVIe siècles. Le clocher en bâtière (1545), le porche, le transept et le chœur sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis le 22 décembre 1927[9]. L'église est en forme de croix latine. Les contreforts et les pierres angulaires sont en grès rouge (« pierre de roussard »). Les deux fenêtres gothiques de la nef sont en granit de Condé-sur-Sarthe et les fenêtres du chœur et du transept ainsi que la voûte sont en calcaire blanc du Val de Loire. Le clocher en bâtière mesure 28 m de haut. De section carrée, il comprend quatre niveaux. Chaque étage est séparé par une ceinture extérieure de roussard appelée « larmier » dont la fonction est d'empêcher l'eau de ruisseler. Au sommet du toit se trouvent deux croix en granit surmontées chacune d'un emblème figurant une tête de dragon couronnée.

À l'intérieur de l'église, La Crucifixion ou poutre de gloire, groupe sculpté en bois du XVIe siècle, est classé à titre d'objet aux Monuments historiques (arrêté du 16 juillet 1908)[10]. Les personnages mesurent 1,20 mètre.

Les peintures ornementales de l'église furent exécutées à l'issue de la campagne de travaux réalisés à la fin du XIXe siècle sous la direction de l'architecte Auguste Ricordeau. Elles sont toutes exécutées sur un badigeon qui couvre l'enduit. Elles ont peut-être été réalisées à l'huile. Les murs de la nef et du chœur sont ornés d'une imitation de pierres de taille blanches à joints rouges tandis que les voûtes sont couvertes d'une imitation de pierres de taille jaunes à joints blancs.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • Oppidum dit « camp de Saint-Évroult ». Certaines portions de l'oppidum sont classées Monuments historiques depuis le 21 juin 1982. Une portion est inscrite depuis le 28 septembre 1982[11].
  • Place de la Maréchalerie.
  • Lavoirs municipaux.
  • Carrefour des Trois Tilleuls.
  • Place de l'Érable.
  • Chapelle de Saint-Évroult (XIe siècle).
  • Dix croix sont recensées sur le territoire de la commune. Elles sont pour la plupart réalisées en granit de Condé-sur-Sarthe, de formes simples et non archaïques. La plus ancienne daterait du XIVe siècle. Située dans l'ancien cimetière attenant au chevet de l'église Saint-Pierre, elle est en granit monolithe, de forme latine. La croix dite « de Biaurue », située route de La Huttière, au carrefour du Puits Marie sur le chemin du Rocher glaçant, était un jalon pour les pèlerins du Mans au Mont-Saint-Michel. Datée du XVIIIe siècle, elle est en granit monolithe, de forme régulière. Sa hauteur est de 80 centimètres. L'une des plus récentes est la croix du calvaire des « Trois Tilleuls », érigée à l'occasion de la Mission de 1890. Elle mesure plus de cinq mètres.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Fête populaire et champêtre de la Saint-Évroult, chaque premier dimanche de mai.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Souty, Mon pays natal. Gesnes-le-Gandelin [1913], suivi de Les chapelles ou prestimonies de Gesnes-le-Gandelin [1930] et de Une énigme d'histoire locale, Mlle Sévigné, damoiselle suivante de la comtesse d'Olonne [1938], [rééd.] Paris, Le Livre d'histoire, 2009, pagination multiple (Monographies des villes et villages de France).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  2. Office de Tourisme des Alpes mancelles
  3. Banque du Blason
  4. « Michel Lajoinie sollicitera un second mandat de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 9 juin 2015)
  5. Réélection 2014 : « Les maires élus suite aux élections municipales de mars 2014 », sur le site de la Préfecture de la Sarthe (consulté le 13 avril 2014).
  6. Date du prochain recensement à Gesnes-le-Gandelin, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Église », notice no PA00109768, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Groupe sculpté : La Crucifixion », notice no PM72000379, base Palissy, ministère français de la Culture.
  11. « Oppidum dit Camp de Saint-Evroult », notice no PA00109769, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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