Gesnes-le-Gandelin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Gesnes-le-Gandelin
Gesnes-le-Gandelin
La mairie
Blason de Gesnes-le-Gandelin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Intercommunalité Communauté de communes Haute Sarthe Alpes Mancelles
Maire
Mandat
Georges Pavard
2020-2026
Code postal 72130
Code commune 72141
Démographie
Gentilé Gesnois
Population
municipale
943 hab. (2018 en diminution de 2,58 % par rapport à 2013)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 20″ nord, 0° 01′ 00″ est
Altitude Min. 114 m
Max. 200 m
Superficie 12,88 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Alençon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sillé-le-Guillaume
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
Voir sur la carte administrative des Pays de la Loire
City locator 14.svg
Gesnes-le-Gandelin
Géolocalisation sur la carte : Sarthe
Voir sur la carte topographique de la Sarthe
City locator 14.svg
Gesnes-le-Gandelin
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gesnes-le-Gandelin
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gesnes-le-Gandelin

Gesnes-le-Gandelin est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 943 habitants[Note 1].

La commune fait partie de la province historique du Maine[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Gesnes-le-Gandelin est située au nord du département de la Sarthe à 10 km au sud d'Alençon, 40 km au nord du Mans et 18 km du mont des Avaloirs. La commune s'étend sur 12,88 km2 et culmine à une altitude de 200 mètres.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gesnes-le-Gandelin est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Alençon, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 89 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (73,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (43,6 %), terres arables (28,3 %), forêts (20,6 %), zones urbanisées (6 %), zones agricoles hétérogènes (1,5 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gesnes est mentionnée sous la forme latinisée Gisna en 900.

Elle appartient selon Albert Dauzat et Charles Rostaing[9] à toute une série de toponymes bien représentée : Gesnes (Mayenne, Gisna 1125, de Gethnis XIIe siècle) ; Gesnes (Meuse, Jesnas Xe siècle) et peut-être Gennes (Doubs, Mayenne, Pas-de-Calais : Gepna, Gethnae, Genna.) ; etc. Ils sont apparemment basés sur un thème *ged- ou *ges- de sens obscur. Leur localisation uniquement au nord de la Loire incite à y voir un terme d'origine celtique ou germanique.

Une explication par le mot latin genuina n'est évidemment pas à retenir puisqu'il ne correspond en rien aux formes anciennes et son utilisation dans la toponymie française est douteuse voire improbable.

Le gentilé est Gesnois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces d'occupation remontent au Néolithique. Elles ont été retrouvées lors des fouilles réalisées en 1985 sur l'oppidum dit camp de Saint-Évroult.

Au Moyen Âge, la seigneurie de la paroisse est annexée au château de Vaux.

Son économie a longtemps été basée sur l'agriculture et le tissage, mais cette activité a totalement disparu au début du XXe siècle[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gesnes-le-Gandelin

D'argent à la fasce vivrée de gueules accompagnée de treize mouchetures d'hermine de sable, quatre rangées en chef et neuf en pointe, ordonnées 5 et 4 [11].


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
    Albert Corbin    
1977 1983 Jules Laforge   -
1983 1989 Paul Galpin    
1989 avril 2005 Marcel Beslin    
avril 2005 mars 2008 Alain Lehugeur SE Préretraité de Moulinex
mars 2008[12] juillet 2020 Michel Lajoinie   Ancien principal de collège
juillet 2020[13] En cours Georges Pavard SE Loueur de meublé
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2018, la commune comptait 943 habitants[Note 4], en diminution de 2,58 % par rapport à 2013 (Sarthe : −0,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7979009951 1491 2791 3701 3451 4081 390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3571 2921 4331 3571 2981 2041 1181 077920
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
838759729553593613581612670
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
635582604652633742936968963
2018 - - - - - - - -
943--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre, des XIIIe et XVIe siècles. Le clocher en bâtière (1545), le porche, le transept et le chœur sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis le [18].
  • Oppidum dit « camp de Saint-Évroult ». Certaines portions de l'oppidum sont classées Monuments historiques depuis le . Une portion est inscrite depuis le [19].
  • Monument aux morts.
  • Chapelle de Saint-Évroult, du XIe siècle.
  • Place de la Maréchalerie.
  • Lavoirs municipaux.
  • Carrefour des Trois Tilleuls.
  • Place de l'Érable.
  • Dix croix sont recensées sur le territoire de la commune. Elles sont pour la plupart réalisées en granit de Condé-sur-Sarthe, de formes simples et non archaïques. La plus ancienne daterait du XIVe siècle, située dans l'ancien cimetière attenant au chevet de l'église Saint-Pierre, elle est en granit monolithe, de forme latine. La croix dite « de Biaurue », située route de La Huttière, au carrefour du Puits Marie sur le chemin du Rocher glaçant, était un jalon pour les pèlerins du Mans au Mont-Saint-Michel. Datée du XVIIIe siècle, elle est en granit monolithe, de forme régulière. Sa hauteur est de 80 centimètres. L'une des plus récentes est la croix du calvaire des « Trois Tilleuls », érigée à l'occasion de la Mission de 1890. Elle mesure plus de cinq mètres.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Fête populaire et champêtre de la Saint-Évroult, chaque premier dimanche de mai.

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

  • Éugène Ramond (1891-1945), résistant mort en déportation à Mauthausen le .
Plaque de la Place Éugène Ramond.
  • Jean Wanes, boxeur poids moyen français de premier plan entre 1943 et 1952, et qui tint notamment la limite des dix rounds lors de sa rencontre en 1951 face à Sugar Ray Robinson, s'est marié à Gesnes-le-Gandelin en 1939[réf. nécessaire].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Souty, Mon pays natal. Gesnes-le-Gandelin [1913], suivi de Les chapelles ou prestimonies de Gesnes-le-Gandelin [1930] et de Une énigme d'histoire locale, Mlle Sévigné, damoiselle suivante de la comtesse d'Olonne [1938], [rééd.] Paris, Le Livre d'histoire, 2009, pagination multiple (Monographies des villes et villages de France).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 2, , p. 40
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Alençon », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  10. Office de Tourisme des Alpes mancelles
  11. Banque du Blason
  12. « Michel Lajoinie sollicitera un second mandat de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  13. « Gesnes-le-Gandelin. Georges Pavard est le nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le )
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. « Église », notice no PA00109768, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Oppidum dit Camp de Saint-Evroult », notice no PA00109769, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :