Attentats de 1995 en France

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Entre juillet et octobre 1995, la France est touchée par huit attentats à la bombe qui feront huit morts et près de 200 blessés. Ceux-ci furent officiellement attribués au Groupe islamique armé (GIA), basé en Algérie, pays qui fut frappé par la guerre civile, bien que certains points demeurent obscurs.

Contexte[modifier | modifier le code]

Ces attentats s’inscrivent dans le cadre de la Guerre civile algérienne qui oppose le Gouvernement algérien à des groupes islamistes entre 1991 et 2002. La France a une position complexe par rapport à ce conflit : Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères de 1993 à 1995 tient d’abord un discours très anti-islamiste avant de prôner l’ouverture d’un dialogue avec ceux qui accepteraient de mettre les « kalachnikovs au vestiaire ». Charles Pasqua qui est ministre de l’Intérieur soutient le régime militaire[1].

L’élection présidentielle française de 1995 permet l’arrivée au pouvoir de Jacques Chirac, et d’Alain Juppé son Premier ministre.

Les attentats de 1995 font partie d’une série d’attaque du GIA, qui débute avec l’assassinat de cinq Français à Alger en août 1994 puis la prise d’otage à bord d’un avion d’Air France en décembre 1994 ; et qui se poursuivra, en mars 1996, avec l’enlèvement et l’assassinat des moines de Tibhirine. Puis le a lieu un attentat comparable à celui du 25 juillet 1995, dans la Gare de Port-Royal à Paris. Celui-ci reste un mystère, mais il ne semble pas lié aux autres[2].

Chronologie[modifier | modifier le code]

1994 - 1995 : structuration de quatre réseaux[modifier | modifier le code]

Le réseau dit des poseurs de bombes du GIA se constitue en 1994. Ali Touchent dit Tarek, arrivé en France en 1988 et qui a déjà échappé aux policiers en 1993 et en 1993 a pour mission de mettre en place un réseau conçu pour exporter le terrorisme en France. Il est en liaison avec Rachid Ramda qui finance le réseau. Ali Touchent rencontre Safé Bourada en février 1994 puis Khaled Kelkal en juillet. Les deux hommes constituent leur réseau, respectivement à Chasse-sur-Rhône et à Vaulx-en-Velin. Plus tard en juin 1995, Boualem Bensaïd dit Medhi rejoint la France avec un faux passeport tandis que Safé Bourada convoie Smaïn Aït Ali Belkacem de l’Italie jusqu’à Lille. Ce dernier constitue un réseau avec deux autres personnes. Le quatrième réseau est situé à Paris, il loue deux appartements, boulevard d'Ornano et rue Félicien-Davaud qui serviront de cache. Ali Touchent disparaît et laisse la main à Boualem Bensaïd qui forme le groupe de Kelkal à la fabrication d’engins explosifs[3].

Selon plusieurs médias, Ali Touchent serait un agent secret algérien, et a reçu ses ordres des généraux algériens. Ceux-ci auraient depuis plusieurs années pris le contrôle du GIA, d’abord pour éliminer les vrais islamistes, puis pour discréditer le mouvement auprès de la population en assassinant des civils. En 1995, la France avait pris ses distances avec le régime algérien. Les attentats auraient été un avertissement aux dirigeants français. Depuis, ceux-ci n’ont plus mis en cause le régime[4],[5],[6].

11 juillet : assassinat de l'imam Sahraoui[modifier | modifier le code]

Le , l’imam Abdelbaki Sahraoui, cofondateur du Front islamique du salut (organisation concurrente du GIA), et son secrétaire sont abattus dans la mosquée de la rue Myrha dans le 18e arrondissement de Paris par deux inconnus armés d’un fusil à pompe et d’un pistolet. L’enquête n’a jamais permis d’identifier les auteurs[7].

15 juillet : première fusillade[modifier | modifier le code]

Le une fusillade éclate à Bron entre les policiers et Khaled Kelkal lorsqu'une voiture tente de forcer un barrage de police.

25 juillet : attentat du RER B à Saint-Michel[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative à la station du RER B St Michel Notre Dame à Paris
Article détaillé : Attentat du RER B à Saint-Michel.

Le à 17h30, une bouteille de gaz bourrée d’écrous explose dans le RER parisien à la gare Saint-Michel - Notre-Dame[8]. Le bilan final est de 8 morts et 117 blessés.

17 août : attentat de la place Charles-de-Gaulle[modifier | modifier le code]

Le , une nouvelle bombe cachée dans une poubelle fait 16 blessés à Paris près de la place Charles-de-Gaulle. Il s’agit encore d’une bombonne de gaz avec des clous[8].

26 août : tentative d’attentat sur une ligne TGV[modifier | modifier le code]

Le , une bombe est découverte sur la ligne TGV Sud-Est près de Lyon à Cailloux sur Fontaines. Elle était supposée exploser au passage d’un TGV[8].

À partir de ce moment, l’enquête policière qui piétinait bascule, les empreintes de Khaled Kelkal et de Boualem Bensaïd sont retrouvées sur la bombe, dont l’existence n’est pas encore connue. Khaled Kelkal est rapidement identifié, et sa photo est affichée dans toute la France[3].

3 septembre : attentat raté dans un marché parisien[modifier | modifier le code]

Le , une cocotte-minute remplie de clous et d’écrous fait long feu sur le marché du boulevard Richard-Lenoir dans le 11e arrondissement de Paris, près de la Bastille. Elle fait quatre blessés légers.

4 septembre : tentative d'attentat dans une sanisette parisienne[modifier | modifier le code]

Le , une bouteille de gaz est trouvée puis désamorcée dans des toilettes publiques place Charles-Vallin à Paris, près d’une école. Elle devait exploser la veille[8].

7 septembre : attentat contre une école juive de Villeurbanne[modifier | modifier le code]

Le , à 16h35, une voiture piégée explose, à quinze mètres de l'une des entrées de l'école juive Nah'alat Moché, à Villeurbanne, ville mitoyenne avec Lyon. Dix minutes plus tard, la plupart des 700 enfants présents, âgés de 2 à 15 ans, devaient emprunter cette sortie[9]. Tous les enfants étaient en classe au moment de l'explosion. Il y eut en revanche 14 blessés dont un grave parmi les passants et les parents stationnant devant l'école[10].

Deux jours plus tard, un important coup de filet eut lieu dans le milieu des activistes islamistes lyonnais, donnant lieu à 31 interpellations[11] et l'enquête démontra par la suite que le terroriste Khaled Kelkal était directement lié à l'attaque. Le lendemain de l'attaque, le plan Vigipirate est activé et n’a jamais été arrêté depuis[12].

Le 15 septembre 1995, le ministre de l’Intérieur Jean-Louis Debré confie au cours d’un déjeuner avec des journalistes que la sécurité militaire algérienne a orienté les policiers français sur des fausses pistes. Ces propos, immédiatement démentis, auraient été un message vers Alger sur les doutes des autorités françaises quant aux commanditaires de ces attentats[13].

27-29 septembre : fusillade dans les monts du Lyonnais, mort de Kelkal[modifier | modifier le code]

Mercredi 27 septembre, un ramasseur de champignons signale à des gendarmes la présence de personnes suspectes campant dans les bois du col de Malval dans les monts du Lyonnais. Les gendarmes ne trouvent qu'un homme à qui ils demandent de présenter ses papiers. Ce dernier riposte en leur tirant dessus avec un fusil à pompe. S'ensuit un échange de tirs au cours duquel l'homme, Karim Koussa, un ami de Kelkal est touché à six reprises mais ne succombe pas. Les gendarmes distinguent une ombre s'échappant du campement, c'est Khaled Kelkal. Une R9 suspecte est aussi repérée. Deux amis de Kelkal, Abdelkader Bouhadjar et Abdelkader Mameri, originaires comme lui de Vaulx-en-Velin sont interpellés. Ils sont chargés de le ravitailler[14].

Une chasse à l'homme est alors organisée pour retrouver Kelkal. Le 29 septembre 1995, il est localisé au lieu-dit « Maison Blanche » à Vaugneray. Il tente de résister et il est abattu par les gendarmes de l'EPIGN[14].

La mort de Kelkal a été filmée et montrée à la télévision. De ces images s'ensuit une polémique sur les raisons exactes de sa mort. Sur le film, on constate que les gendarmes sont à proximité du corps, et on entend l'un d'eux s'écrier « Finis-le, finis-le » (20H de France 2 le 30 septembre 1995)[15]. Cependant, sur les images, il semble que Kelkal, blessé aux jambes, ait visé les gendarmes avec son arme[16]. Contrairement aux policiers, les gendarmes sont autorisés à faire usage de leur arme même s'ils ne sont pas en état de légitime défense, toutefois dans certaines circonstances[17].

6 octobre : attentat avenue d'Italie à Paris[modifier | modifier le code]

Le , jour de l’enterrement de Khaled Kelkal, une bombe (bouteille de gaz avec des clous et boulons) cachée dans une poubelle explose près de la station de métro Maison-Blanche. Relativement inoffensive car repérée avant d’exploser, elle fait néanmoins 12 blessés légers[8]. On retrouve sur la bombe les empreintes de Boualem Bensaïd[18].

Le lendemain, le leader du GIA Djamel Zitouni revendique officiellement le « jihad », « les frappes militaires au cœur même de la France » pour la punir de son soutien au régime d’Alger et exige que le président Jacques Chirac se convertisse à l’islam[19].

17 octobre : attentat du RER C[modifier | modifier le code]

Le , une rame du RER C est perforée par l’explosion d’une bombe entre les stations Musée d’Orsay et Saint-Michel vers 7h (à peu près au même endroit que l'attentat du 25 juillet). Une trentaine de personnes sont blessées[8]. Par la suite, les enquêteurs retrouveront sur Smaïn Aït Ali Belkacem une carte orange utilisée ce jour-là en sortie de la gare de Javel entre 6h52 et 7h[18].

1-2 novembre : arrestation de Boualem Bensaïd[modifier | modifier le code]

En remontant la piste du « groupe Kelkal », les enquêteurs s’intéressent à Nasserdine Slimani et constatent qu’il téléphone régulièrement au numéro d'une cabine située avenue de Versailles, à Paris. Toutes les cabines sont alors mises sous surveillance. À Lille, un autre réseau est surveillé par les Renseignements généraux. Le 31 octobre, les policiers assistent à la rencontre entre Slimani et Boualem Bensaïd. Le lendemain, c’est ce dernier qui appelle le groupe des « Lillois » afin de préparer un nouvel attentat. Il est arrêté le jour même, et le groupe lillois dès le lendemain[20].

Rachid Ramda est arrêté à Londres le 4 novembre[19] ainsi que Safé Bourada à Paris le 9 novembre[3]. La comptabilité de la campagne d’attentats est retrouvé chez Rachid Ramda qui a financé 123 959 francs à Boualem Bensaïd et Ali Touchent en voyages, logements, bonbonnes de gaz, poudre noire, désherbant, piles, réveils, ampoules et mitraille[21].

Le 21 décembre, les enquêteurs ont localisé Ali Touchent à Lyon mais celui-ci a disparu[22]. Selon la police algérienne, il est abattu en Algérie le 23 mai 1997[23].

Récapitulatifs des engins explosifs posés entre juillet et octobre 1995
Date Lieu Victimes Suites judiciaires
25 juillet Paris, gare Saint Michel 8 morts, 200 blessés Condamnation de Smaïn Aït Ali Belkacem et de Boualem Bensaïd le 30 octobre 2002[24]
17 août Paris, place de l’Étoile 11 blessés Non lieu du 4 juin 2004[25]
26 août Cailloux-sur-Fontaines Aucune (bombe désamorcée) non connues
3 septembre Paris, marché Richard-Lenoir 4 blessés Non lieu du 17 septembre 2001[26]
4 septembre Paris, place Charles Vallin Aucune (bombe désamorcée) Non lieu du 13 septembre 2001[27]
7 septembre Villeurbanne 14 blessés non connues
6 octobre Paris, avenue d’Italie 18 blessés Condamnation de Smaïn Aït Ali Belkacem et de Boualem Bensaïd le 30 octobre 2002[28]
17 octobre Paris, gare Musée d’Orsay 26 blessés Condamnation de Smaïn Aït Ali Belkacem et de Boualem Bensaïd le 30 octobre 2002[29]

1997 - 2009 : procès[modifier | modifier le code]

Le procès du réseau de Chasse-sur-Rhône se tient en 1997, Safé Bourada est condamné à 10 ans de prisons pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste »[30]. Celui du réseau Kelkal se tient en 1999[31].

Le procès de Boualem Bensaïd et de Smaïn Aït Ali Belkacem devant la Cour d’assises spéciale de Paris se tient du 1er au . Il concerne les attentats du 25 juillet, du 6 et du 17 octobre. Boualem Bensaïd (en tant qu’auteur) et Smaïn Aït Ali Belkacem (en tant que complice) furent condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sûreté. Un procès en appel en 2003 confirme ce jugement, et un pourvoi en Cour de cassation fut rejeté en 2004[24].

En 2010, une quinzaine de personnes dont Amedy Coulibaly et Djamel Beghal projettent de faire évader Smaïn Aït Ali Belkacem. Ils sont arrêtés avant d’avoir pu réaliser leur action. Djamel Beghal et Smaïn Aït Ali Belkacem sont jugés en 2013 pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste». Le 20 décembre 2013 la tribunal condamne notamment Smaïn Aït Ali Belkacem à douze ans de prison supplémentaire[32],[33],[34].

Rachid Ramda ne sera pas extradé avant décembre 2005 et est donc le grand absent du procès de 2002. Il est condamné en mars 2006 à dix ans de prison pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste »[19]. À son procès devant la Cour d’Assises spéciale de Paris, il est condamné en 2007 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de 22 ans de sûreté pour complicité dans trois des attentats. La peine est confirmée au procès en appel en 2009[35].

Safé Bourada, libéré en 2003, aurait remonté un réseau avant d’être à nouveau arrêté en 2005[30].

Répercussions[modifier | modifier le code]

Les relations entre l’Algérie et la France furent très affectées par ces événements, le président Chirac refuse de recevoir les ministres algériens. En 1997, Lionel Jospin est nommé premier ministre. Il avait auparavant pris position contre les massacres de civils en Algérie, mais se montre particulièrement prudent une fois aux responsabilités. Cette crise s’amenuise avec l’accession au pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika[36].

En raison de ces attentats, Paris suspendit l’application des accords de Schengen qui venaient d’entrer en vigueur, et ne leva les contrôles aux frontières qu’en mars 1996[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dominique Lagarde, « France-Algérie: 50 ans d'une relation compliquée »,‎
  2. J. C., « Attentat de Port-Royal : le puzzle terroriste reconstitué », sur lefigaro.fr,‎
  3. a, b et c Hassane Zerrouky, « Attentats de 1995 : comment le GIA a tissé sa toile », L’Humanité,‎ 1er juin 1999 (lire en ligne)
  4. Jean-Baptiste Rivoire, 90 min, Attentats de Paris : Enquête sur les commanditaires
  5. (en) Naima Bouteldja, « Who really bombed Paris? », sur guardian.co.uk,‎
  6. David Serveney, « Attentats de 1995: la piste des généraux algériens », sur rue89.com,‎
  7. « Attentats de 1995 : Chronologie », sur NouvelObs.com,‎
  8. a, b, c, d, e et f Journal de 20 heures d’Antenne 2 aux dates des 25 juillet 1995, 17 août 1995, 27 août 1995, 4 septembre 1995, 7 septembre 1995, 30 septembre 1995, 6 octobre 1995, 17 octobre 1995, sur le site de l’INA
  9. www.liberation.fr
  10. Article de l'Humanité du 7 octobre 1995.
  11. Article de l'Humanité du 22 septembre 1995
  12. « Vigipirate », sur defense.gouv.fr
  13. José Garçon, « L'ombre d'Alger derrière les attentats de 1995 », Libération,‎ 1er novembre 2002 (lire en ligne)
  14. a et b « Kelkal a été tué au cours d'une fusillade. Traqué dans les monts du Lyonnais, il a été abattu vendredi à 19h45. », sur www.liberation.fr, Libération
  15. http://www.ina.fr/video/CAB06052975/ja2-20h-emission-du-30-septembre-1995.fr.html
  16. Faites entrer l'accusé: Saison 7 ep 03) Khaled Kelkal «Ennemi public n°1»
  17. Code de la défense - Article L2338-3
  18. a et b Sophie Bouniot, « Des dénégations absurdes face aux preuves irréfutables », sur humanite.fr,‎
  19. a, b et c Patricia Tourancheau, « Une sanglante série d’attentats », sur liberation.fr,‎ 1er octobre 2007
  20. Hervé Gattegno et Erich Inciyan, « Boualem Bensaïd semble directement impliqué dans des actions terroristes à Paris », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  21. Patricia Tourancheau, « Attentats du RER : deux accusés et des absents », Libération,‎ (lire en ligne)
  22. Franck Johannes, « En 1995, la police avait manqué le chef du réseau. Les enquêteurs avaient réussi à arrêter presque tous les terroristes. Rappel des faits. », Libération,‎ (lire en ligne)
  23. « Chronologie des attentats », sur lexpress.fr
  24. a et b « RER Saint Michel 25 Juillet 1995 », sur www.sos-attentats.org (consulté le 27 juillet 2015)
  25. « Place de l'Etoile, avenue de Friedland 17 Août 1995 », sur www.sos-attentats.org (consulté le 27 juillet 2015)
  26. « Marché Richard Lenoir 3 septembre 1995 », sur www.sos-attentats.org (consulté le 27 juillet 2015)
  27. « Place Charles Vallin 4 septembre 1995 », sur www.sos-attentats.org (consulté le 27 juillet 2015)
  28. « Métro Maison-Blanche, Avenue d'Italie 6 Octobre 1995 », sur www.sos-attentats.org (consulté le 27 juillet 2015)
  29. « RER, Station Musée d'Orsay 17 Octobre 1995 », sur www.sos-attentats.org (consulté le 27 juillet 2015)
  30. a et b Patricia Tourancheau, « Safé Bourada, l'un des chefs des attentats de 1995 », Libération,‎ (lire en ligne)
  31. Valérie Gas, « Attentats de 1995 : le procès tant attendu », sur rfi.fr,‎
  32. Jim Jarrassé, « Le projet d'évasion d'un terroriste aurait été déjoué », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  33. Angélique Négroni, « Attentats de 1995 : l'un des auteurs jugé pour tentative d'évasion », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  34. Pascale Robert-Diard et Simon Piel, « Les attentats de 1995, vingt ans après », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  35. « Rachid Ramda condamné à perpétuité en appel », sur liberation.fr,‎
  36. Guy Pervillé, « Vingt ans après 1995: les attentats de Paris, Lyon et Lille reconsidérés », sur www.lefigaro.fr,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles plus généraux[modifier | modifier le code]