Léon Frot

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Léon Frot
Illustration.
Fonctions
Conseiller municipal de Paris
(quartier de la Roquette, 11e arrondissement)
Conseiller général de la Seine
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Souppes
Date de décès (à 41 ans)
Lieu de décès Clairvaux
Sépulture Cimetière du Père-Lachaise
Nationalité Français
Parti politique Parti communiste français
Profession Menuisier

Léon Frot, né le à Souppes (Seine-et-Marne) et mort fusillé le à Clairvaux (Aube), est un ancien secrétaire général de l’union départementale CGTU de la Seine et ancien conseiller municipal communiste de Paris et conseiller général de la Seine (quartier de la Roquette, 11e arrondissement).

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille ouvrière, Léon Frot apprend le métier de menuisier. Il adhère en 1919 à la CGT, aux Jeunesses socialistes (JS) et au Parti socialiste. Sa section des JS adhère à l’Internationale communiste des jeunes (ICJ)[1].

Il est arrêté en 1920 et en 1929 pour activités antimilitaristes.

Membre de la Fédération unitaire du bois (CGTU), il est élu à la commission exécutive de cette organisation en .

Léon Frot est élu conseiller municipal de la 2e circonscription du 11e arrondissement (Roquette) aux élections de 1935. Il fait partie de la 5e commission du conseil municipal (assistance publique) et des 1re et 3e commissions du conseil général (assistance aux vieillards et aliénés).

À la suite d'une perquisition à son domicile en novembre 1939, il est arrêté et condamné à cinq ans de prison pour propagande communiste. Il est détenu à la prison de Bourges, puis à la maison centrale de Clairvaux où il est fusillé comme otage par les Allemands le . Le numéro du mois d'avril 1942 du journal clandestin des communistes allemands (KPD) et autrichiens (KPÖ), Soldat im Westen, mentionne ce fait en rappelant la présence de Léon Frot en Autriche en 1934[2].

Léon Frot, comme sept autres élus parisiens, est reconnu « mort pour la France »[3].

Hommages[modifier | modifier le code]

Panneau rue Léon-Frot
Plaque 55 rue Leon-Frot
  • Une portion de la rue des Boulets, où il résidait, dans le 11e arrondissement de Paris, a été nommée rue Léon-Frot.
  • Une plaque commémorative est apposée sur la façade de l'immeuble no 55 de cette rue.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Maitron, Claude Pennetier, « Notice FROT Léon [FROT Jules, Léon] », sur maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr (consulté le 4 février 2018).
  2. Cécile Denis, Continuités et divergences dans la presse clandestine de résistants allemands et autrichiens en France pendant la Seconde Guerre mondiale : KPD, KPÖ, Revolutionäre Kommunisten et trotskystes, (thèse de doctorat réalisée sous la direction d’Hélène Camarade, soutenue publiquement le 10 décembre 2018 à l’université Bordeaux-Montaigne) (lire en ligne)
  3. « Huit élus parisiens morts pour la France », sur L'Humanité, (consulté le 30 août 2019).

lien externe[modifier | modifier le code]