Maison d'arrêt d'Angers

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Maison d'arrêt d'Angers
Entrée de la prison du Pré-Pigeon - Angers - 20200515.jpg
Entrée de la prison
Présentation
Type
Prison
Partie de
Destination initiale
Prison
Style
Néomédiéval
Architecte
Construction
1852-1856
Propriétaire
État
Gestionnaire
Patrimonialité
Site web
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
1, place Olivier-GiranVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Localisation sur la carte d’Angers
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Red pog.svg

La maison d'arrêt d'Angers, ou prison du Pré-pigeon, est un établissement pénitentiaire situé sur la commune d'Angers, dans les Pays de la Loire, en France.


Vue panoramique de la prison
La prison vue depuis la cour du Rocher, à 1 km au nord

Histoire[modifier | modifier le code]

Construction[modifier | modifier le code]

Sa construction date du milieu du XIXe siècle. Dans les années 1830 se développe en France un courant philanthropique et humaniste, qui vise entre autres à améliorer les conditions de vie des prisonniers. En remplacement du château d'Angers comme lieu de détention principal de la ville, la nouvelle prison est bâtie de 1852 à 1856, sous la direction de l'architecte départemental Ferdinand Lachèse, selon les conceptions nouvelles de structure panoptique. Elle se trouve alors en périphérie de la ville.

C'était un progrès : les détenus disposaient de cellules conçues spécialement pour eux. Bâtie pour 242 prisonniers à l'époque, elle pouvait en 2013 en accueillir 217... en théorie, car en réalité ce sont plus de 370 qui s'y entassaient. Le taux de surpopulation était ainsi de 170 %, au lieu de 120 % pour la moyenne nationale.

De 1902 à 1948, le chanoine Uzureau a été l’aumônier de la prison[1].

Photographie noir et blanc du chanoine.
Le chanoine Uzureau devant la porte de la prison.

Guillotine[modifier | modifier le code]

Devant son entrée, la guillotine a été dressée à deux reprises, en 1896 et en 1934. Dans la cour intérieure, à six mois d'intervalle en 1947, deux condamnés à mort furent décapités à leur tour. La dernière venue des exécuteurs eut lieu le , pour une rareté : dans cet établissement réservé aux hommes, le condamné à mort était une femme, Germaine Leloy. Elle fut la dernière femme guillotinée en France.

Occupation allemande[modifier | modifier le code]

Pendant la seconde guerre mondiale, les allemands ont continué à utiliser la prison du Pré-Pigeon. De nombreux résistants y ont été internés et torturés, souvent avant d'être déportés, lorsqu'ils n'étaient pas exécutés sur place. Ils l'évacuèrent le , emmenant avec eux un dernier convoi de 134 déportés.

Monument historique[modifier | modifier le code]

Depuis 1997, la prison du Pré-Pigeon est inscrite aux Monuments Historiques, pour ses parties intérieures : les quatre bâtiments en croix (les trois grandes ailes et la petite aile du bâtiment administratif), et la rotonde monumentale au centre. On trouve encore un poste de surveillance central surmonté de la chapelle, et la porte d'entrée monumentale en forme de châtelet.

En 2010, la prison est agrandie par la construction d'un centre de semi-liberté pour trente-sept détenus, entre les bâtiments actuels et le boulevard Saint-Michel.

Avenir[modifier | modifier le code]

La prison est aujourd'hui totalement enclavée dans la ville. Un immeuble, que les Angevins appellent « la Banane », en épouse même la forme de la façade. Tant par son âge que par sa surpopulation, elle ne correspond plus aux normes pénitentiaires du XXIe siècle. Un projet de nouvelle prison de 685 places existe donc, sur des terrains situés dans la commune proche de Trélazé. Mais le projet prend du retard, et elle ne devrait voir le jour qu'en 2023[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le chanoine François Uzureau à l'honneur samedi 20 octobre », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  2. « Trélazé La nouvelle prison, c’est pour quand ? », Le Courrier de l'Ouest,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]