Guy Georges

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Guy Georges
Tueur en série, violeur en série
Nom de naissance Guy Rampillon (jusqu'à 4 ans)
Surnom Le tueur de l'Est parisien
Le tueur de la Bastille
Joe the Killer
G le maudit
La bête de la Bastille
Naissance (53 ans)
Vitry-le-François, Marne
Condamnation
Sentence Réclusion criminelle à perpétuité
Viols suivis de meurtres
Victimes 7
Période -
Pays Drapeau de la France France
Régions Île-de-France
Ville Paris
Arrestation

Guy Georges, de son nom de naissance Guy Rampillon , né à Vitry-le-François le , est un tueur en série et un violeur actif pendant les années 1990 en France. Il a été condamné le pour sept meurtres à l'emprisonnement à perpétuité assorti d'une période de sûreté de vingt-deux ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Fils de George Cartwright, soldat afro-américain (cuisinier sur la base américaine de l'OTAN de Marly-le-Roi) de passage en France et déjà marié aux États-Unis, et d'Hélène Rampillon (Angevine montée à Marly-le-Roi travailler « au bouchon », dans les bars américains), mère d’un premier enfant non désiré né trois ans plus tôt, prénommé Stéphane, d'un autre soldat américain, Guy Rampillon naît le à Vitry-le-François. Il est rapidement abandonné par sa mère et rejeté par ses grands-parents maternels. Son grand-père, militaire à la retraite, gardait déjà Stéphane en attendant que sa fille émigre aux États-Unis avec le père de l'enfant qu'il voyait d'un bon œil, car militaire comme lui. Il considérait que Guy n'était que le fruit d'une aventure extra-conjugale et était peut-être mal à l'aise avec sa couleur de peau. Hélène Rampillon récupère Stéphane et part vivre avec le père de l'enfant en Californie. Guy Rampillon est d'abord placé chez des nourrices à Angers qu'Hélène ne peut, ou ne veut pas payer puis confié le à la DDASS qui le place dès dans la banlieue d'Angers, chez la famille Morin qui compte cinq enfants. Mme Jeanne Morin avait déjà eu par la DDASS un enfant noir qu'elle avait pleuré quand on lui avait repris. Guy Georges est accueilli comme un enfant de substitution. Il révèle très tôt un caractère solitaire au sein de cette famille nombreuse constituée de 13 enfants adoptés, puis, très vite, un tempérament violent et agressif. [1].

Sa mère n'ayant pas signé les papiers officiels d'abandon, il ne peut être adopté. Le , la DDASS constate « l'état d'abandon » de Guy Rampillon, bientôt pupille de l'État sous le matricule 5086. Afin de faciliter son adoption, par décision de justice le , on substitue son nom de naissance (Rampillon) qui est celui de sa mère pour le remplacer par un patronyme (Georges) provenant du prénom de son père[2].

Adolescence[modifier | modifier le code]

Sa scolarité est chaotique : après avoir redoublé le CM1, il entre en sixième de transition en , au collège privé Notre-Dame[3]. Solitaire, ses loisirs consistent à se promener dans les bois et à chasser, à l'exemple de Joe l'Indien, personnage des Aventures de Tom Sawyer, avec deux de ses frères adoptifs; il traque, capture et vide lui-même le gibier qu'il trouve[3].

À 14 ans, il tente d'étrangler de ses mains une de ses sœurs adoptives, Roselyne Derouineau, handicapée mentale, qu'il apprécie pourtant; cet incident est passé sous silence par les Morin, sur les conseils du Dr Longereau, qui soigna Roselyne, soucieux de laisser une chance à Guy[4],[5].

À 16 ans, il récidive en agressant Christiane, sœur de Roselyne, en tentant de l'étrangler avec un pied de tabouret. Dans les deux cas, il semble avoir agi par pulsion. Inquiète pour ses autres filles, Mme Morin obtient le renvoi de Guy Georges dans le foyer de La Marmitière spécialisé pour les jeunes en difficulté[6],[7],[5].

Malgré un meilleur encadrement, le cas du jeune homme ne s'améliore pas. Le , il agresse la jeune Pascale C. à sa descente de bus. Après une tentative de racket, il tente de l'étrangler mais la jeune fille parvient à s'échapper. Arrêté par la police, il est relâché une semaine plus tard. Totalement seul à sa sortie de prison, rejeté par sa famille d'accueil, il déprime et se met à boire. Un an plus tard, il rechute dans ses crises de folie et agresse successivement en Jocelyne S. puis Roselyne C. Pour cette dernière, l'agression est très violente puisque Georges poignarde sa victime à la joue. Arrêté de nouveau, il purge alors un an de prison à Angers. À sa sortie de prison le , il ne fait l'objet d'aucun suivi spécialisé et décide de s’installer à Paris, avec un de ses frères adoptifs, après une expérience dans un foyer de jeunes majeurs à Angers; il finance ce voyage en s'emparant de 20 000 F dans la caisse de ce foyer[8],[9].

Parcours criminel[modifier | modifier le code]

Années d'errance et premiers crimes[modifier | modifier le code]

À Paris, Georges vole et se prostitue auprès d'une clientèle masculine. C'est le qu'il sévit pour la première fois dans la capitale. Nathalie L., 18 ans, est agressée dans son immeuble alors qu'elle rentrait chez elle. Après avoir été violée, elle est poignardée et laissée pour morte par son agresseur. Blessée très gravement, la jeune femme survit pourtant à l'agression. Georges n'est pas inquiété, la justice concluant à un non-lieu. Il s'agit de la première agression connue qui précède une longue carrière avant une réponse pénale. En , il se fait arrêter dans le cadre d'une affaire de vol. Sa conditionnelle tombe. Condamné à cinq mois de prison, il est expédié en maison d'arrêt à Fleury-Mérogis. Le , il est remis en liberté[10].

Une semaine plus tard le , il agresse Violette K. dans un parking souterrain du 16e arrondissement : il la viole, la poignarde et tente de l'étrangler. La jeune femme parvient à s'enfuir. Guy Georges est repris par la police quelques jours plus tard. Il est condamné à 18 mois de prison qu'il purge partiellement à Écrouves en Lorraine. Un soir cependant où il a obtenu une permission de sortie pour bonne conduite, il agresse Pascale Nix dans sa voiture : celle-ci est poignardée mais parvient à s'échapper. La police arrête Georges le soir même : il est défendu devant la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle à Nancy par Maître Jean-Pierre Morin qui obtient une peine de dix ans d'emprisonnement au lieu des quinze requises par l'avocat général.

Le « tueur de l'Est parisien »[modifier | modifier le code]

Bénéficiant d'un régime de semi-liberté (il doit seulement dormir en prison), il en profite un soir pour ne pas se présenter à la prison de Caen dont il dépend. Il s'enfuit alors à Paris et vit dans différents squats de l'est de la capitale. Nous sommes en et Guy Georges va tuer pour la première fois assouvissant une pulsion latente et trouvant ainsi le moyen de ne plus avoir de plaignante capable de le dénoncer. Dans la soirée du au , il aperçoit dans la rue la jeune Pascale Escarfail, 19 ans, fille de Jean-Pierre Escarfail. Il la suit, pénètre chez elle et la viole. La jeune femme se débat. Elle est frappée de trois coups de couteau à la gorge. Une semaine plus tard, Georges rentre comme si de rien n'était à la prison de Caen. Aucune question ne lui est posée sur sa « virée » parisienne. Il est libéré le et sévit de nouveau à Paris seulement 18 jours après sa sortie de prison. Le , il agresse ainsi la jeune Éléonore D. dans un hall d'immeuble mais une fois de plus sa victime s'échappe et prévient les forces de l'ordre qui l'arrêtent. Il est condamné à cinq ans de prison dont deux fermes, une peine complaisante au vu de sa carrière officielle déjà connue.

Ressorti en , il récidive et assassine Catherine Rocher (27 ans) dans un parking souterrain après l'avoir violée, le . Il n'est pas inquiété. Six jours après ce crime, il agresse avec l'aide d'un couteau une animatrice radio travaillant pour Radio Nostalgie, Annie Le Fléouter, sous le porche du logement où elle réside.

« Le tueur de l'Est parisien » (comme la presse commence alors à le surnommer) frappe de nouveau le en assassinant Elsa Benady (22 ans) dans le parking souterrain de sa résidence dans le 13e arrondissement. Un mois plus tard, l'architecte néerlandaise Agnès Nijkamp (33 ans) est retrouvée par son compagnon, égorgée à son domicile dans le 11e arrondissement. Elle a aussi été violée. C'est le 4e meurtre de Guy Georges qui vit alors comme un marginal, errant de squat en squat, passant ses journées à boire et à voler dans les commerces.

Six mois plus tard, Elisabeth Ortega échappe de peu à une tentative de meurtre du tueur de l'Est parisien. Malheureusement pour l'avancée de l'enquête, elle décrit dans un portrait-robot son agresseur comme ressemblant à un maghrébin et non au métis qu'est Guy Georges. Du fait de cette erreur, l'enquête piétine. C'est alors Hélène Frinking, jeune fille de 27 ans, qui est violée et tuée dans son appartement en en rentrant d'une soirée. Cette année-là, l'affaire du « tueur de l'Est parisien » commence à faire la une des médias, les enquêteurs parvenant à faire le lien entre différents crimes. Mais ils ont alors peu de preuves : une trace de pied grec (improprement appelé pied égyptien par les enquêteurs) relevée lors de l'homicide d'Hélène Frinking, un portrait-robot très vague, et deux traces ADN du même auteur laissées sur deux scènes de crime.

Le , Guy Georges est à deux doigts d'être démasqué après une agression manquée chez Mélanie Bacou, dans le quartier du Marais. Reconnu et dénoncé à la police, il échappe de nouveau, inexplicablement, à ce que les faits qui lui sont reprochés soient considérés comme ayant une qualification sexuelle, et n'est donc pas confondu. Il a encore plus de chance lorsque sa photo est présentée à une de ses anciennes victimes, Elisabeth Ortega, qui ne le reconnaît pas. La comparaison avec l'ADN suspect lui est donc évitée. Il est ainsi mis hors de cause, ce qui a pour effet de renforcer son sentiment d'invincibilité face aux autorités.

En , après une tentative de viol manquée contre Estelle Fouque, c'est Magali Sirotti, étudiante de 19 ans, qui est violée puis poignardée dans son appartement. Valérie Lauzanne est agressée dans son escalier le , puis c'est Estelle Magd (25 ans) qui est retrouvée le à son domicile, violée et égorgée dans son lit le jour précédent. Ce sera la dernière victime du tueur que la presse surnomme désormais « la bête de la Bastille »[11].

Après le meurtre d'Estelle Magd, en cette fin d'année , les enquêteurs, appartenant jusque-là à quatre groupes différents de la Brigade criminelle (d'où une guerre des polices), sont définitivement parvenus à faire le lien entre les différents crimes, et l'existence d'un tueur en série dans la capitale est donc avérée. Conscient de l'enquête sans précédent qui est en train d'être menée (notamment une enquête scientifique inédite[12] de comparaison d'ADN menée à l'échelle nationale par le juge d'instruction Gilbert Thiel), Guy Georges quitte temporairement Paris. Il y revient cependant quelques mois plus tard. C'est à ce moment-là que l'enquête scientifique porte enfin ses fruits et que le laboratoire de génétique moléculaire du CHU de Nantes, dirigé par Olivier Pascal, parvient à identifier et à recouper les traces d'ADN laissées sur les scènes de crimes comme étant celles de Guy Georges.

Liste des victimes connues[modifier | modifier le code]

Date Identité Âge Profession / Activité / Statut Lieu
Roselyne D.  ? Sa sœur adoptive Noyant
Christiane D.  ? Sa sœur adoptive Noyant
Pascale C.  ?  ? Maine-et-Loire
Jocelyne S. 24  ? Angers
Roselyne C. 33  ? Angers
Nathalie David 18  ? Paris 14e
Violette K.  ?  ? avenue Foch Paris 16e
Pascale Nix 22 Étudiante Nancy
Pascale Escarfail 19 Étudiante en lettres à la Sorbonne 41 rue Delambre Paris 14e
Éléonore P. 22 Étudiante boulevard Malesherbes Paris 17e
Catherine « Cathy » Rocher 27 Assistante de marketing 70 boulevard de Reuilly Paris 12e
Annie Le Fléouter 28 Animatrice radio Paris 14e
Elsa Benady 22 Attachée de presse boulevard Auguste-Blanqui Paris 13e
Agnès Nijkamp 33 Architecte d'intérieur 75 rue du Faubourg-Saint-Antoine Paris 11e
Élisabeth Ortega 23 Psychomotricienne rue des Tournelles Paris 4e
Hélène Frinking 27 Étudiante en médecine 213 rue du Faubourg-Saint-Martin Paris 10e
Mélanie Bacou 20  ? Le Marais Paris 3e
Estelle Fouque 24 Monteuse pour le cinéma Paris 11e
Magali Sirotti 19 Étudiante 71 rue d'Hautpoul Paris 19e
Valérie Lauzanne 25 Responsable commerciale Paris 6e
Estelle Magd 25 Secrétaire chez MK2 12 rue de la Forge-Royale Paris 11e

Interpellation[modifier | modifier le code]

De nombreuses équipes de policiers sont alors mobilisées pour arrêter le tueur, avec à leur tête Martine Monteil, nouvelle chef de la Brigade criminelle. C'est après une surveillance de tous les lieux que Guy Georges a l'habitude de fréquenter, et malgré une ultime et retentissante nouvelle bavure (la presse annonce son identité sur les ondes le matin même du jour qui va être celui de son arrestation, alors qu'il fait l'objet de plusieurs mandats d'arrêts, est recherché par toutes les polices et ne sait pas qu'il a été identifié), il est interpellé à 12 h 45, non loin de la station de métro Blanche dans le 9e arrondissement de Paris, le [13].

Le , quelques semaines avant son procès, Guy Georges tente de s'évader de la prison de la Santé en compagnie de deux autres détenus en sciant les barreaux de sa cellule[14],[15]. Cette tentative d'évasion sera deux ans plus tard classée sans suite par le parquet de Paris[16].

Procès[modifier | modifier le code]

Lors de son procès qui débute le , il commence par nier tous les meurtres, puis le finit par avouer lorsqu'il se trouve confronté à sa victime rescapée, Elisabeth Ortega. En pleurant il reconnaît sept meurtres et une agression[17]. Les deux avocats de Guy Georges, Alex Ursulet et Frédérique Pons (l'ex-épouse de celui-ci et qui a bien voulu l'assister), ne peuvent désormais plus poursuivre leur stratégie de tout nier en bloc et adoptent celle de la rédemption[18].

Condamnation[modifier | modifier le code]

Le , Guy Georges est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans, soit jusqu'en , date de la fin de période de sûreté (bien que condamné en 2001, il était en détention préventive depuis 1998). Aucune libération conditionnelle n'est cependant envisageable à cette date, une telle mesure supposant une longue mise en place d'un projet de sortie supposant un logement, un travail ou une formation. De plus un suivi du condamné (précédé par des permissions de sortie), ne peut être décidé par un juge de l'application des peines seul, mais par le tribunal de l'application des peines, et surtout, eu égard à la nature des faits ayant conduit à la condamnation, qu'après avis de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté, rendu à la suite d'une évaluation pluridisciplinaire de dangerosité réalisée dans un service spécialisé chargé de l'observation des personnes détenues et assortie d'une expertise médicale, expertise réalisée soit par deux experts médecins psychiatres, soit par un expert médecin psychiatre et par un expert psychologue spécialisé en psychopathologie[19]. Ces conditions très strictes et la nature des faits reprochés à Guy Georges, ainsi que la longueur de la période de leur commission, rendent une telle mesure très peu probable.

Vie en prison[modifier | modifier le code]

Depuis son incarcération à la maison centrale d'Ensisheim, Guy Georges fait l'objet d'une fascination morbide de la part de jeunes femmes avec qui il échange de nombreux courriers. Ainsi Anne Gauthier, mère d'une des victimes, qui faisait une enquête parallèle pendant l'enquête policière, et qui s'est réfugiée dans un couvent pendant le procès, a correspondu avec lui. Par ailleurs, une étudiante en droit sans histoire ira le voir régulièrement au parloir et tombera sous son charme[20].

Après cette affaire, Élisabeth Guigou, ministre de la Justice obtient la mise en place d'un fichier regroupant les empreintes génétiques des déséquilibrés sexuels et personnes liées à des affaires de mœurs (voir FNAEG). Le juge d'instruction Gilbert Thiel, alors chargé de l'affaire, avait regretté l'absence d'un tel moyen de recoupement qui aurait pu permettre de confondre Guy Georges dès le 5e meurtre.

Les familles de victime se regrouperont afin de dénoncer le système judiciaire et pénal, notamment l'absence d'encadrement judiciaire et psychiatrique.[réf. nécessaire]

À la suite de cette condamnation plusieurs familles de victimes de Guy George créeront l'Association pour la protection contre les agressions et crimes sexuels (APACS) afin de se soutenir, et d'aider d'autres familles victimes de prédateurs sexuels.

Polémique[modifier | modifier le code]

Michel Dubec, l'un des experts chargé de se prononcer sur le cas « Guy Georges », semble, lui aussi, tombé sous le charme du tueur. Il utilise sa mission auprès de lui pour écrire Le Plaisir de tuer qui crée une grande polémique. Les professionnels de la santé le dénoncent et la polémique atteint l'opinion publique, émue par certains passages révélés caractérisant un point de vue fasciné par le tueur. Le reproche fait à Dubec repose sur la justification des violences faites aux femmes, un ressenti général déjà existant quant aux traitements réservés aux délinquants et criminels sexuels en France, l'auteur distinguant en effet dans son livre l'« acceptable » (le viol) de l'« inacceptable » (le meurtre), et cela malgré sa profession et sa mission.

« Sa vie sexuelle est trépidante, son tempérament étonnant, il est capable de baiser cinq fois par jour. »

— page 218

« Oui c'est possible de s'identifier à ce tueur qui baise des filles superbes contre leur gré (..) Jusque-là, on peut le comprendre, et même il nous fait rêver, il nous agrippe crûment par nos fantasmes. »

— page 213

La caution « scientifique » :

« Pour parler sans détour, dans la sexualité masculine, il existe un intérêt à obtenir la défaveur de sa partenaire, pas seulement ses faveurs; à faire crier la femme, peu importe la nature de ses cris. L'acte de pénétrer est en lui-même agressif. Si un homme est trop respectueux d'une femme, il ne bande pas.» »

— page 213

« Guy Georges, c'est différent. On peut être avec lui, jusqu'au viol compris. »

— page 213

Michel Dubec exercera son droit de réponse en expliquant qu'il faut dissocier la réalité des fantasmes, qui sont un fait qu'on ne doit pas nier, et le passage à l'acte qui lui est condamnable. Il cite lui-même son livre : « On se réveille comme d’un mauvais rêve, brutalement. On se retrouve brusquement dans la peau de ses victimes, solidaire de leurs familles en deuil, broyé par la même insupportable douleur qu’elles, de l’autre côté du miroir, là où le fantasme s’arrête. Et on en veut à Guy Georges du bout de chemin qu’on a été capable de faire avec lui, comme s’il nous avait piégés... » (page 213)[21] Concernant la remise en cause de sa capacité à assurer sa profession et sa mission, il rappelle que son rapport remis à la justice a été qualifié de sévère[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) theguardian.com : The making of a serial killer
  2. Patricia Tourancheau, « Un «petit Noir» en Anjou », sur Libération.fr,‎
  3. a et b Guendouz et Spengler 2001, p. 29
  4. Guendouz et Spengler 2001, p. 35
  5. a et b Nelly Terrier, « Guy Georges, tueur souriant et tranquille », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  6. Jean-Pierre Vergès, Les tueurs en série, Hachette Pratique, , p. 141
  7. Guendouz et Spengler 2001, p. 36-38
  8. Alain Bauer, Dictionnaire amoureux du Crime, Plon, , p. 124
  9. Guendouz et Spengler 2001, p. 49
  10. Patricia Tourancheau, op. cit., p. 57
  11. Jean-Pierre Vergès, Les tueurs en série, Hachette Pratique, , p. 148
  12. Inédite car elle contourne la loi
  13. Tourancheau 2010, p. 127
  14. « Guy Georges : échappée ratée à la Santé » Article de Jacqueline Coignard publié le 27 décembre 2000 dans Libération
  15. Guendouz et Spengler 2001, p. 209-215
  16. « Guy Georges ne sera pas jugé pour sa tentative d'évasion » Article de Frédéric Vézard publié le 6 février 2002 dans Le Parisien
  17. Mathieu Delahousse, « "J’étais au procès de Guy Georges en 2001. J’ai vu le film de 2015" », sur L'Obs,‎
  18. « La stratégie alambiquée de la défense », sur L'Humanité,‎
  19. Article 730-2 du code de procédure pénale.
  20. « L'étudiante avoue aimer Guy Georges, violeur et meurtrier » Article publié le 20 septembre 2004 dans La Dépêche du Midi
  21. « Droit de réponse de Michel Dubec », sur Agoravox.fr (consulté le 10 janvier 2015)
  22. « Les Psy enfoncent Guy Georges », sur Libération.fr (consulté le 10 janvier 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]