Joseph Souham

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Joseph Souham
Le général de division comte Joseph Souham.
Le général de division comte Joseph Souham.

Naissance
Lubersac, Corrèze
Décès (à 77 ans)
Versailles, Yvelines
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Cavalerie
Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17821832
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Commandement Armée du Portugal
Faits d'armes Tourcoing
Valls
Vich
Lützen
Bautzen
Leipzig
Distinctions Comte de l'Empire
Grand croix de la Légion d'honneur
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 5e colonne

Joseph Souham est un général français de la Révolution et de l’Empire, né le à Lubersac en Corrèze et mort le à Versailles dans les Yvelines. D'abord cavalier dans l'armée royale, il passe dans l'infanterie au cours de la Révolution française et gagne rapidement ses galons de général de division en 1793. Il remporte plusieurs victoires contre les armées coalisées, notamment celles de Mouscron et de Tourcoing en 1794. Proche du général Moreau, rival de Bonaparte, il est écarté par ce dernier et même emprisonné un temps sous le Consulat, avant de reprendre un commandement dans l'armée d'Espagne en 1808.

À la tête d'une division, il se signale dans plusieurs affrontements et est vainqueur lors de la bataille de Vich où il est grièvement blessé. Rentré en France au cours de l'année 1810, Souham reprend le chemin de la péninsule deux ans plus tard avec le titre de commandant en chef de l'armée du Portugal : à l'issue d'une brève campagne, il réussit à battre les troupes anglo-portugaises du duc de Wellington mais est rappelé d'urgence pour prendre le commandement d'une division en Allemagne.

Il mène ses troupes avec talent lors des principales rencontres de la campagne, mais sa défection en 1814, alors qu'il dirige le 6e corps, ruine les espoirs de reconquête de Napoléon. Il mène ensuite une carrière discrète jusqu'à sa mort en 1837, à l'âge de 77 ans. Habile tacticien et bon stratège, Souham s'est mesuré lors de sa carrière à des personnalités militaires aussi illustres que l'archiduc Charles, le maréchal Blücher ou le duc de Wellington.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph Souham (gravure pour l'« Album du Centenaire »).
Portrait du général Souham au Musée de la Légion d'honneur (Paris).

Sous l'Ancien Régime et la Révolution[modifier | modifier le code]

Joseph Souham naît le 30 mai 1760 à Lubersac, en Corrèze. Il est le fils de Joseph Souham et de Marie Dandaleix, cette dernière étant issue d'une famille de petite bourgeoisie. Son père meurt le 11 août 1770 alors qu'il n'a que dix ans. C'est donc sa mère qui s'occupe de son éducation, période qui semble avoir tissée entre eux un fort lien affectif. Des années plus tard, elle se démène encore pour « assurer la sécurité et le bien-être d'un fils qu'elle paraît avoir particulièrement chéri ». Peu de choses sont connues de sa jeunesse, mais il transpire de sa correspondance une éducation qui, sans être brillante, n'en demeure pas moins correcte pour un bourgeois de l'époque. Si son fort bégaiement lui ôte tout espoir d'effectuer une carrière dans la magistrature, sa taille et son physique avantageux le dirigent tout droit vers l'armée. C'est ainsi que le 17 mars 1782, le jeune Souham s'engage dans le 8e régiment de cavalerie (« cuirassiers du roi »)[1].

Il est licencié du régiment en 1786. En 1792, il intègre le 2e bataillon de volontaires de la Corrèze où il est élu chef de bataillon. Il participe alors aux batailles de Jemmapes et de Dunkerque en tant que lieutenant-colonel.

Promu général de brigade le 30 juillet 1793 puis général de division le 20 août de la même année, il remporte une brillante victoire sur les Autrichiens près de Courtrai le 29 avril 1794. Le 18 mai 1794, il gagne, conjointement avec le général Moreau, la bataille de Tourcoing. Souham et Bonnaud profitent de la désorganisation de l’armée adverse, commandée par le feld-maréchal Cobourg, pour lancer une grande offensive le 19 mai 1794. Au moi d'octobre, après la bataille d'Aldenhoven, il inflige une sévère défaite aux Britanniques à Bois-le-Duc.

Au service de Napoléon Ier[modifier | modifier le code]

Il est en retrait pour avoir été proche du général Moreau et à la suite de l'arrestation de Cadoudal.

Commandant de la 20e division militaire en 1802, il reprend du service actif avec le commandement de la 9e division du 7e corps de l'armée de Catalogne en 1810. Blessé à la tête lors de la bataille de Vich, il rentre en France pour se soigner. En 1812, il est à l'armée du Portugal sur la recommandation de Masséna et repousse Wellington lors du siège de Burgos (1812) jusque dans Salamanque, avant d'être rappelé en France en janvier 1813.

Il commande alors une division sous le maréchal Ney et participe à la bataille de Lützen et à celle de Leipzig où il est de nouveau blessé. En 1814, à l'issue de la bataille de Paris, Souham commande le 6e corps d'armée en l'absence du maréchal Marmont et conduit ses troupes à Versailles, dans le camp des Alliés[2].

Il se rallie à Louis XVIII pendant la Première Restauration, tombe en disgrâce lors des Cent-Jours et ne retrouve un poste qu'avec la Seconde Restauration.

Famille[modifier | modifier le code]

Sa fille Marie-Joséphine Souham épouse Michel Louis Félix Ney, 2e duc d'Elchingen, fils du maréchal Ney.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Dotation[modifier | modifier le code]

  • Le 19 mai 1810, donataire d’une rente de 10 000 francs en Westphalie.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Nom du comte et blasonnement
Orn ext comte de l'Empire GCLH.svg
Blason général Joseph Souham.svg
Comte Joseph Souham et de l'Empire, décret du 19 mai 1810, lettres patentes du 4 juin 1810. grand-croix de la Légion d’honneur.

Coupé : au I, parti, a) des comtes militaires; b) de gueules à la tour d'argent ouverte, ajourée et maçonnée de sable , ruinée à dextre; au II, d'or au lion de gueules tenant une épée de sable, accosté de six étoiles d'azur, rangées en pal, 3 à dextre, 3 à senestre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

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