Analyse décisionnelle des systèmes complexes

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L'analyse décisionnelle des systèmes complexes est une discipline qui vise à fournir des méthodes et outils de pilotage des systèmes complexes ou de modélisation des environnements chaotiques (Théorie du chaos). La démarche insiste sur la Transdisciplinarité et inscrit donc l'Analyse décisionnelle des systèmes complexes dans le courant de pensée systémique. Enfin, elle s'inspire aussi largement du courant cybernétique.

Principe[modifier | modifier le code]

Cette discipline apporte un type de modélisation du pilotage coordonné de l'organisation et des systèmes d'information qui évite certains écueils des modèles existants en informatique, trop déterministes et trop tournés vers l'intérieur des organisations. En l'occurrence, l'accent y est mis sur la capacité des organisations à élaborer des décisions relatives au pilotage des processus. Ainsi, les organisations - appréhendées comme des systèmes socio-techniques[1] - sont modélisées selon l'ordonnancement des décisions et non selon le simple agencement des fonctions[2]. L'Analyse décisionnelle des systèmes complexes permet donc - en replaçant données et traitements dans le contexte des objectifs poursuivis et des décisions prises - de rompre la traditionnelle boucle étrange d'interdépendance entre les schémas de traitement et les schémas de données dans le Système d'information : les uns déterminant les autres et réciproquement. Elle permet donc d'adresser le pilotage ou la régulation des processus et modélise les décisions et le contrôle de leur évolution afin de les amener à une situation concordant avec les objectifs poursuivis.
Largement inspiré du mouvement cybernétique, le modèle de l'Analyse décisionnelle des systèmes complexes est amplement évoqué dans l'essai "Internet des Objets... Internet, mais en mieux"[3] paru en 2011 sur le concept d'Internet des objets et ses répercussions en matière d'économie, de sociologie et de gouvernance.

Avantages[modifier | modifier le code]

Les modèles de gouvernance des systèmes d'information les plus fréquemment employés, comme CobiT, souffrent d'une relative indigence en matière d'alignement et de gestion des risques.

L'analyse décisionnelle des systèmes complexes permet un meilleur alignement stratégique, en prenant en compte plusieurs aspects de l'activité des organisations qui n'étaient pas traités par la modélisation traditionnelle[4] comme :

Structure[modifier | modifier le code]

La délégation (ou l’automatisation) conduit à la complexification des organisations par émergence d’activités nouvelles

Cette approche, qui place l'action humaine au premier plan, est structurée en activités à différents niveaux hiérarchiques. Chaque activité y représente un centre élémentaire de prise de décisions et peut, dans la réalité, être pilotée par une machine ou un homme. L'activité se retrouve donc à l'intersection de deux boucles de régulation et dispose d'une double nature : elle est un moyen dont le comportement est stimulé par les objectifs qui lui sont assignés du niveau supérieur ; elle représente la source des objectifs propagés avec les décisions vers son processus. L'activité - à son niveau d'abstraction - contrôle et valide l'évolution du Processus, elle-même étant contrôlée par le niveau supérieur. L'organisation dans son ensemble est vue comme une hiérarchie opérationnelle d'activités.

Elle permet donc d'adapter le Système d'information à l'Organisation et non l'inverse, comme on l'a souvent constaté avec les progiciels de gestion intégrés, notamment sous la contrainte du passage à l'an 2000. Elle favorise l'analyse des spécificités du marché par la veille (opportunités et menaces), et développe l'avantage concurrentiel de l'organisation (sa spécificité auto-référentielle).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guy Véron, « Conception des systèmes socio-techniques : apport de l’Analyse décisionnelle », pages 49 à 54, L’Armement – revue de la Délégation Général pour l’Armement, septembre 1999
  2. Guy Véron, Jean-François Vautier, Jean-Louis Poirier, « Intégration du facteur humain dans la conduite des programmes d’armement », pages 156 à 164, L’Armement – revue de la Délégation Général pour l’Armement, octobre 1998
  3. (fr) L'Internet des Objets... Internet, mais en mieux, préfacé par Gérald Santucci, postfacé par Daniel Kaplan (FING) et Michel Volle, de Philippe Gautier et Laurent Gonzalez, Éditions AFNOR (Groupe AFNOR), 2011 (ISBN 978-2-12-465316-4)
  4. Robert Reix, « SYSTEMES D’INFORMATION ET MANAGEMENT DES ORGANISATIONS », Vuibert, septembre 2004
  5. "L'agrégation des polyvalences élémentaires ne vaut pas <...> la polyvalence globale" : Françoise DUPUICH, Sandra ENLART, "les compétences managériales", pages 6, 7 et note 10, nouvelles-carrieres.fr
  6. Philippe GAUTIER, « RFID et acquisition de données évènementielles : retours d'expérience chez Bénédicta », pages 94 à 96, Systèmes d'Information et Management - revue trimestrielle N°2 Vol. 12, 2007, ISSN 1260-4984 / ISBN 9782747212908, éditions ESKA. revuesim.free.fr
  7. Samuel MERCIER, "L’instrumentalisation des valeurs : une ressource stratégique pour l’entreprise ? La démarche du groupe Fournier", page 4, IAE Dijon, Université de Bourgogne, u-bourgogne.fr