Henri IV (cuirassé)

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Henri IV
image illustrative de l’article Henri IV (cuirassé)
Le Henri IV en 1910.
Type Cuirassé garde-côtes
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Chantier naval Arsenal de Cherbourg
Quille posée [1]
Lancement
Armé
Statut 1920 : vendu
1921 : démoli
Équipage
Équipage 26 officiers
438 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 108 m
Maître-bau 22,20 m
Tirant d'eau 7,50 m
Déplacement 8 948 tonnes
Propulsion 3 hélices
3 machines verticales à triple expansion
24 chaudières Niclausse
Puissance 11 500 ch
Vitesse 17 nœuds (31,5 km/h)
Caractéristiques militaires
Armement 2 canons de 274 mm
7 canons de 138 mm
12 canons de 47 mm
2 canons de 37 mm
2 TLT de 450 mm
Rayon d'action 5 000 à 7 750 milles à 10 nœuds (19 km/h)

Le Henri IV, est un cuirassé garde-côtes de la Marine nationale française construit en 1895, lancé en 1899 et condamné en 1921. Il participa à la Première Guerre mondiale et notamment à la bataille des Dardanelles. Il fut l'un des premiers Pré-Dreadnought français d'une série de modèles uniques construit après la classe Charlemagne, première classe de cuirassés pré-dreadnoughts. Il est décrit comme l'un des premiers navires modernes à utiliser des tourelles superposées.

Conception[modifier | modifier le code]

Le Henri IV est un produit de l'amiral Besnard, partisan de la Jeune École qui ne jure que par les « petits navires ». Par conséquent, il possède une carène basse de monitor, une superstructure étroite très peu blindée qui est destinée à supporter la tourelle d'artillerie, de calibre relativement moyen pour un cuirassé. Le but est de construire un « monitor de mer », stable, invulnérable, inchavirable, au prix d'un déplacement réduit d'un tiers par rapport aux cuirassés contemporains. Le Henvi IV est ainsi basé sur la classe de garde-côtes Bouvines, à laquelle on a rajouté une superstructure afin de lui conférer des qualités nautiques proches de celles d'un navire de haute mer[2].

Les premiers essais en mer montrent très vite des problèmes de stabilité, le roulis étant le double de celui des cuirassés contemporains. Les plages arrière, tribord et bâbord entrent ainsi dans l'eau et le comportement du navire est tel qu'il est difficile de pointer correctement l'artillerie. De plus, cela poserait problème lors du combat en cas de perforation du blindage, l'eau pouvant inonder le navire. Par conséquent, construit en tant que cuirassé de 2e rang, le Henri IV n'en a pas le rang, et est plutôt considéré comme un monitor de haute mer ou un cuirassé garde-côtes, marquant ainsi la fin du genre, commencé avec la Dévastation[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Commandé en 1895, le Henri IV est mis en chantier le à l'arsenal de Cherbourg. Conçu selon un budget serré, le petit cuirassé voit de plus les problèmes s'accumuler lors de sa construction, qui s'avère extrêmement lente[2]. Le navire inachevé est mis à flot le pour être terminé en 1902. Il accomplit ses essais préliminaires à Cherbourg le .

De 1903 à 1913, le Henri IV est affecté à la division navale de Tunisie. Il opère dans la Méditerranée, en Algérie française et en Tunisie essentiellement. Du 11 janvier 1913 au 1er mars 1915, le navire subit une refonte à Bizerte (Tunisie). En 1915, au cours de la Première Guerre mondiale, le Henri IV participe aux combats de la bataille des Dardanelles en bombardant les forts turcs côtiers pour soutenir les opérations alliées de débarquement.

De 1915 à 1916, le bâtiment rejoint la division d'Orient. Le 7 août, il devient un bâtiment-base des transports à Tarente (Italie). Fin 1917, une partie de l'armement est débarqué à terre pour être utilisé. En 1918, il est mis en réserve spéciale à Bizerte.

En 1920, le Henri IV devient un navire-école de TSF à Toulon, puis il est finalement condamné et démoli le .

Archives[modifier | modifier le code]

Les plans de construction du navire ainsi que de certains de ses équipements sont disponibles sur le site officiel du Service Historique de la Défense. Les rôles d'équipage du navire peuvent être consultés à l'échelon du SHD de Cherbourg, et les journaux de bords se trouvent à l'échelon du SHD de Toulon[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gille 1999, p. 86.
  2. a et b Gille 1999, p. 85.
  3. « Notice du HENRY IV 1899 », sur servicehistorique.sga.defense.gouv.fr

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]