Classe Lyon

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Classe Lyon
Image illustrative de l’article Classe Lyon
Croquis de l'une des propositions, finalement non retenue.
Caractéristiques techniques
Type Cuirassé rapide
Longueur 194,5 m[n 1],[1]
Maître-bau 29 m
Tirant d'eau 8,65 m
Déplacement 29 000 tonnes
Propulsion 4 turbines à vapeur
(à engrenages ? / triple expanson ?)
Puissance 40 000 ch[2]
Caractéristiques militaires
Blindage ceinture blindée : 300 mm
Tourelles (faces) : 300 m
Ponts : 42 à 70 mm
Armement 4 × 4 canons de 340 mm
24 canons de 138 mm ?
2 canons de 47 mm AA
6 tubes lance-torpilles
Histoire
Architecte Service technique
Charles Doyère (armement)
Constructeurs Ateliers et Chantiers de la Loire
Forges et Chantiers de la Méditerranée
Arsenal de Brest
Arsenal de Lorient
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale
Date début commande 1912[1]
Navires prévus 4
Navires annulés 4

La classe Lyon est une classe de quatre cuirassés de type dreadnought prévue pour la Marine française. Son étude commence en 1913, et le lancement des navires est prévu pour 1917. Le déclenchement de la Première Guerre mondiale interrompt totalement son étude et les navires ne voient jamais le jour.

Conception[modifier | modifier le code]

En 1912, le ministère de la Marine ordonne la construction de quatre nouveaux navires de ligne, dont la construction doit commencer en 1915. Désignés I12, I13, A14 et A15, ces cuirassés ne se voient imposer aucune limite technique. En effet, les nouvelles formes de radoub des arsenaux de Brest, Toulon et Lorient, longues de 200 à 250 mètres, doivent être finies de 1915 à 1916, permettant de construire de plus gros navires que les précédents[1]. Les première études commencent à l'été 1913, et un memorandum du ministère daté du demande à la Section technique de concevoir des plans pour des cuirassés de 29 000 tonnes[2]. La question rapidement soulevée est celle du calibre de l'artillerie principale, et de sa disposition. En effet, à l'époque, la Royal Navy installe des canons de 15 pouces (381 mm) sur ses cuirassés (par exemple la classe Revenge), alors que le calibre le plus gros construit pour la Marine française est de 340 mm, comme sur la classe Bretagne. Charles Doyère, de la Section technique, propose alors quatre variantes[3] :

Calibre du canon Tonnage Nombre de canons Disposition[2]
340 mm 27 500 tonnes 14 3 × 4 + 1 × 2
28 500 à 29 000 tonnes 16 3 × 4 + 1 × 2
380 mm 27 500 tonnes 8 2 × 4
29 500 à 30 000 tonnes 10 2 × 5

Finalement, le , le Conseil supérieur valide la solution comportant quatre tourelles quadruples de canons de 340 mm modèle 1912, mues hydrauliquement[4]. En effet, le canon de 340 mm est déjà testé et approuvé, alors que tout reste à faire pour un éventuel canon de 380 mm[1].

Concernant la propulsion, un mémo du note les progrès des turbines à engrenages, qui ont l'avantage de réduire la consommation à vitesse de croisière, de réduire le poids de la machinerie, et de prendre moins de place[2]. Néanmoins, aucune décision n'est encore prise, la construction des navires ne devant pas débuter avant 1915[5].

Enfin, le Blindage (mécanique) doit être discuté après un mémo du . Celui-ci note que celui de la classe Normandie est conçu pour repousser en priorité les torpilles, et que les expériences menées à Lorient ont prouvé l'efficacité de la cloison anti-torpilles « triple élastique ». Cependant, l'apparition d'obus perforants à trajectoire sous-marine remet en cause la composition de cette protection. Les discussions à ce sujet, et la conception même de la classe Lyon sont abandonnées lorsque la Première Guerre mondiale éclate[2],[1].

Les unités[modifier | modifier le code]

Nom du navire[n 1] Nom de construction Chantier Quille posée (prévision)[6] Lancement (prévision) Armement (prévision)
Lyon I12 Ateliers et Chantiers de la Loire 1915 1917 1918
Lille I13 Forges et Chantiers de la Méditerranée
Duquesne A14 Arsenal de Brest
Tourville A15 Arsenal de Lorient

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les caractéristiques présentées ici sont celles sur lesquelles les historiens tels que Gille ou Jordan donnent en se basant sur des documents et des schémas officiels publiés

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Gille 1999, p. 135.
  2. a, b, c, d et e Jordan et Caresse 2017, p. 204.
  3. Gille 1999, p. 136.
  4. Gille 1999, p. 137.
  5. Jordan et Caresse 2017, p. 205.
  6. Jordan et Caresse 2017, p. 207.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]