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Hassen Chalghoumi

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Hassen Chalghoumi
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Hassen Chalghoumi, rue Nicolas-Appert, Paris, un jour après la Fusillade au siège de Charlie Hebdo.
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Naissance
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Tunisien
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Religion

Hassen Chalghoumi, né à Tunis en 1972[1], est un responsable associatif et religieux franco-tunisien.

Il est président de l'association culturelle des musulmans de Drancy, qui gère la mosquée Al-Nour dont il est l'un des imams.

Il se présente comme partisan d'un dialogue inter-religieux, notamment entre islam et judaïsme ; ce qui lui a valu, de la part de certains de ses détracteurs, le surnom d'« imam des juifs ».

Après un début de notoriété en 2006, il est, dans les années suivantes, de plus en plus présent dans les médias français en tant que représentant d'un « islam modéré ». La classe politique française en fait l'un de ses interlocuteurs dans les milieux musulmans[2].

Sa représentativité, ses qualifications en tant qu'imam et sa médiatisation font cependant l'objet de controverses.

Biographie

Fils d’un vétérinaire originaire d’Algérie et d’une femme au foyer originaire de Bizerte, Hassen Chalghoumi grandit dans la ville du Bardo dans une famille qu'il décrit comme « religieuse mais libérale »[1],[3]. Il est le seul des quatre enfants à choisir de fréquenter une école coranique[1]. Il aurait quitté la Tunisie en 1992, « après avoir été arrêté par la police de Ben Ali », selon son ancienne plume Farid Hannache. Le futur « acteur remarqué du dialogue entre islam et judaïsme »[4], se rend alors brièvement en Syrie puis en Turquie avant de rejoindre Lahore au Pakistan, où il restera trois ans et demi dans une madrassa, école coranique fondamentaliste dépendant du mouvement Tabligh : « Après un an de perfectionnement en Inde, j’ai obtenu un diplôme de théologien qui me permet d’être imam », explique Chalghoumi[5].

Depuis lors, il déclare cependant : « Je n’ai jamais été fondamentaliste […] je ne porte pas la barbe, je serre les mains de femmes et mes enfants sont dans le privé catholique[6]. ». Cette période de sa vie est présentée par Hassen Chalghoumi de façon très différente : après le bac et jusqu'en 1996, il aurait été à la recherche de ce qu'il appelle un « islam magique », et visite les pays mentionnés ci-dessus : Syrie, Algérie, Turquie, Inde, et Pakistan donc. Selon ses dires, il aurait été séduit par l'esprit de Gandhi en Inde et par la Turquie, où selon lui, « les minorités sont protégées » et « l’État séparé de la religion »[1]. Toujours selon ses dires, les écoles qu'il aurait fréquentées seraient des écoles soufies[7].

Une fois formé au Pakistan, Hassen Chalghoumi rejoint la France, en 1996[7], s’installant chez son frère aîné en Seine-Saint-Denis. L’année suivante, il commence à prêcher dans les foyers immigrés, notamment au foyer Sonacotra de la rue Hector-Berlioz à Bobigny. En parallèle, rapidement devenu l’un des chefs de la mouvance tabligh en Île-de France, « sillonnant les banlieues pour pratiquer le prosélytisme pakistanais » (Farid Hannache), il se fait embaucher à l’Association pour une meilleure citoyenneté des jeunes (APMCJ), officiant, entre 1999 et 2003, comme « grand frère » (médiateur) à la RATP[1]. Il est également gérant d'une pizzeria qui fait faillite[8].

En 2000, il est naturalisé français[7].

Le , alors qu'il est manutentionnaire sur la plate-forme de Roissy, son badge d'accès lui est retiré pour « raisons de sûreté », dans le cadre d'une enquête portant sur l'un de ses frères[9]. Une note de la Direction générale de la Police nationale rapporte qu'en 2004, lors d'un prêche dans un foyer Sonacotra de Bobigny, il aurait été remarqué pour ses positions extrémistes, et de ses appels en faveur du Djihad[7]. Il y affirme « celui qui va mourir au Djihad ira en direction du paradis »[7]. De plus, selon plusieurs sources au ministère de l'Intérieur, Hassen Chalghoumi serait répertorié par les services de renseignement pour son appartenance au mouvement fondamentaliste du Tabligh jusqu'en 2005, dont il aurait été encore proche en 2010[10]. Selon son ex-conseiller Farid Hannache, en 2004, le ministère de l'Intérieur a lancé une procédure d'expulsion à son encontre en raison de son intégrisme[11]. Cette procédure sera annulée à la suite de l'intervention de l'Union des organisations islamiques de France[11]. Hassen Chalghoumi nie pour sa part avoir jamais été « extrémiste », tandis que Jean-Christophe Lagarde, maire centriste de Drancy et proche de l'imam, affirme que la fiche accusant ce dernier d'extrémisme vient d'une « manipulation des renseignements généraux » : selon lui, « elle a été écrite pour justifier le retrait du badge de M. Chalghoumi parce que ce dernier avait refusé de devenir un informateur de la police[9]. »

Il participe aux cérémonies de commémoration au camp de Drancy[12], durant laquelle, il reconnait la « singularité de la Shoah », nouant à cette occasion des liens avec la communauté juive. C'est également à cette époque qu'il est remarqué par Jean-Christophe Lagarde, qui en fait l'un de ses contacts privilégiés dans les milieux musulmans de sa ville[13].

Lorsque Lagarde rencontre les associations musulmanes qui souhaitent édifier un lieu de culte, Chalghoumi est l'imam pressenti[12]. Il devient président de l'Association des musulmans de Drancy[14]. La mosquée est inaugurée le [15]. Très vite, elle rassemble des milliers de personnes chaque semaine[12].

En , lors du débat sur le port de la burqa, il se déclare favorable à son interdiction. Il soutient alors la loi française sur l'interdiction de la burqa[16],[17].

Peu après, en , il affirme avoir été agressé dans la mosquée de Drancy par un « commando islamiste »[12],[18],[19]. Cependant, sa version des faits est démentie par les fidèles présents, et, par la suite, Chalghoumi reconnaît ne pas avoir été présent au moment de la prétendue agression[20].

Entre janvier et , la mosquée de Drancy, gérée par l'association al-Nour qu'il dirige, est le théâtre de vives tensions entre les partisans de Chalghoumi, les fidèles, et des partisans du collectif Cheikh Yacine de l'islamiste Abdelhakim Sefrioui. Les menaces dont il est l'objet lui valent alors la protection de la police[16],[21],[22].

En , il coécrit avec son ex-conseiller Farid Hannache, journaliste, Pour l'Islam de France[23]. Ce dernier, s'est depuis, totalement désolidarisé de Chalghoumi. Il le qualifie de caricature et de faux imam[11],[24]. Il dénonce notamment son passé d'extrémiste, ses dérives politiciennes, ainsi que son illégitimité à parler au nom des musulmans[11],[24].

Suite à la décapitation de Samuel Paty, il a de nouveau fait l'objet de menaces de mort[25].

Il est marié et a cinq enfants[1], tous scolarisés dans une école catholique car dit-il, « quand on a vu, sur sa première photo de classe, que ma fille n'était entourée que de blacks et de beurs, on s'est dit avec ma femme qu'elle ne devait pas rester dans cette école[26]. » En effet, l’imam Hassen Chalghoumi « n’est pas un modèle de tolérance. Constatant qu’à l’école publique, ses filles avaient des camarades de couleur, celui qui a failli être reconduit aux frontières pour extrémisme en 2004 les inscrit dans un établissement privé, arguant : « On n’est pas à Tombouctou ici ! »[27]. »

Positionnement religieux

Sur l'islam en France

Hassen Chalghoumi se dit être un représentant d'un islam modéré et républicain[16], bien qu'en même temps, il demeure proche du mouvement fondamentaliste Tabligh[10]. En , il tente de lancer la Conférence des imams de France, avec pour objectif de créer une instance théologique capable de créer des « fatāwā ». Le président du CRIF, le grand-rabbin de Paris, des élus et des diplomates des pays arabe[Combien ?] sont présents à l’évènement. Les représentants des communautés musulmanes ainsi que ceux de l'Église catholique n'y assistent pas[28]. La Conférence reste une « coquille vide »[29].

Face à la « montée » d'un islam radical et de certaines « influences étrangères », il plaide pour la formation d'imams « républicains », qui vont « fortifier des valeurs », comme celle de la place à part entière des femmes[30]. Il dénonce l'influence de la confrérie des Frères musulmans sur l'islam, qu'il qualifie de « plaie pour l'Islam »[16].

Son livre, Pour l'Islam de France, est un plaidoyer pour « un islam animé par le mieux-vivre en France », où il regrette que l'islam en France soit « sous-traité aux gouvernements étrangers et aux sectes intégristes »[16].

Après l'assassinat de Samuel Paty, il dénonce l'islamisme à Conflans-Sainte-Honorine, en compagnie d’une dizaine d'imams : « L’islamisme est une maladie de l’islam, il faut le combattre, déclare-t-il, très ému, face aux médias. Les pays musulmans le combattent, l’islam politique est interdit dans certains pays, pourquoi chez nous on n'interdit pas l’islamisme ? Jusqu’à quand notre jeunesse va-t-elle payer ça ? [...]

Il faut de vrais aumôniers dans les prisons et de vrais médiateurs dans les quartiers, poursuit-il la voix tremblante. Il faut que les musulmans parlent aux jeunes musulmans dans les quartiers, qu’ils débattent de ce que veut dire Charlie, de ce que signifie la liberté d’expression, de ce que sont l’islam et l’islamisme »[31].

Positionnement théologique

Concernant le voile intégral

Lorsqu'il était prédicateur à Bobigny, il défendait le port du voile lors de ses prêches[32].

En 2010, il dit :

« Je respecte leur pratique, mais je suis contre cette pratique. Ils (les extrémistes, NDLR) ont résumé l'islam, soit quinze siècles de savoir et de lumières, en un bout de tissu sur le visage, c'est indigne ! […] On a besoin de dialogue, d'aller vers l'autre[30]. »

Positionnement politique

À propos de la Shoah

Il intervient, en , lors d'une cérémonie commémorative au camp de Drancy et déclare qu'« à quelques mètres d'ici, des personnes innocentes ont souffert d'une injustice sans égale, avant d'être déportées à Auschwitz, juste car elles étaient juives » et « qu'issus de la même famille, enfants d'Israël et d'Ismaël sont des cousins, et ce encore aujourd'hui »[12]. Quelques jours après, sa maison est vandalisée[33].

En , il organise avec Marek Halter une cérémonie d'hommage aux Juifs déportés au mémorial du camp de Drancy qui rassemble 140 imams avec des rabbins, pour montrer que « l’islam n’a rien à voir avec la haine. Il faut dénoncer la violence, celle des nazis hier, celle des terroristes aujourd’hui[34]. » Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls assiste au dîner qui suit cette cérémonie[34].

Dialogue avec la communauté juive

En 2009, Chalghoumi a établi des dialogues entre les communautés juive, catholique et musulmane au sein de sa mosquée, et malgré l'antagonisme de certains de ses fidèles envers ces échanges il semblerait que son entreprise ait réussi non pas sans une certaine crispation de la part de ses opposants[35].

Il est convié au dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France en 2012.

En 2013, son engagement lui vaut d'être récompensé par le prix Copernic, un prix d'un montant de 3 000 euros remis par l’Union libérale israélite de France[36].

Cet engagement est toutefois contesté par certains de ses opposants, lui attribuant le surnom d'« imam des juifs »[37],[38],[39],[40].

Visites en Israël

Invité en Israël[41] à un colloque intitulé « religion et laïcité », il se rend à Tel Aviv le . Il est accompagné de plusieurs personnalités françaises dont le philosophe Alain Finkielkraut, l’essayiste Caroline Fourest, et la journaliste Élisabeth Lévy[42].

Le , Chalghoumi se rend en Israël accompagné d'une délégation de douze imams français. Cette démarche, à l'initiative de l'ambassade d’Israël, reçoit le soutien du ministère français des Affaires étrangères (le quai d'Orsay)[43]. Ce voyage qui est intégralement financé par l'ambassade d’Israël en France[44] permet à la délégation de se recueillir au mémorial de Yad Vashem[43] et sur les tombes des victimes de Mohamed Merah, assassinées le 19 mars à l’école juive d’Ozar Hatorah à Toulouse et enterrées en Israël. « Malheureusement, côté israélien, beaucoup pensent que les musulmans de France détestent les juifs, qu'il y a de l'antisémitisme. Notre voyage prouve que ça n'a rien à voir avec l'islam » et qu'il s'agit « d'actes isolés », a alors insisté Hassen Chalghoumi[34].

En , après une nouvelle visite en Israël où il a dénoncé le boycott anti-Israël et une rencontre avec le président Reuven Rivlin, il est l'objet de menaces de mort à son retour en France[45].

Relations avec le gouvernement français

Entre 2010 et 2012, il assiste à plusieurs meetings de l'UMP, ce qui sera interprété par ses détracteurs comme un soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle[46].

Tunisie

Il a plusieurs fois défendu le régime de Ben Ali, affirmant notamment en  :

« Le président actuel a sauvé la Tunisie de la guerre civile algérienne. Les mêmes intégristes tunisiens voulaient instaurer la même barbarie talibane et provoquer la même guerre civile algérienne… La Tunisie est un pays libre et moderne…[47] »

S'exprimant sur les révolutions arabes, il a critiqué le résultat des premières élections démocratiques en Tunisie qui avaient donné gagnant le parti islamiste :

« Ce qui se passe aujourd'hui dans le monde arabe est très grave. Quand le parti islamiste Ennahdha accède au pouvoir en Tunisie, quand 40 % des Tunisiens de France ont voté pour lui, je suis catastrophé. Je connais le double langage des islamistes, je suis musulman, je suis tunisien… Ces gens-là veulent instaurer la charia, et tout le monde se réjouit[48]. »

Actualités et faits divers

À propos de Charlie Hebdo

Le , après un incendie volontaire du siège de Charlie Hebdo, il déclare :

« Je le condamne (l'incendie), je ne trouve aucun justificatif à un acte criminel qui est contre les principes de la République et tous les principes de l'islam[49]. »

En , à la suite de la sortie sur internet de la vidéo « L'Innocence des musulmans », Charlie Hebdo publie des caricatures sur Mahomet. Hassen Chalgoumi dénonce ces caricatures et qualifie l'attitude du journal d'« irresponsable »[35].

À la suite des attentats de janvier 2015 en France, il en qualifie les auteurs de « barbares » et de « criminels »[50].

Controverses

Représentativité et légitimité

Selon Pascal Boniface, directeur de l'IRIS, la communauté musulmane se verrait désigner, en la personne de Chalghoumi, un responsable qu'elle n'aurait pas choisi et qui ne la représenterait pas[51]. Toujours selon Boniface, Chalghoumi occupe la parole d’une communauté dont il n’a pas le soutien, mais il tire sa légitimité des médias et des milieux politiques dominants[51]. Parmi les musulmans, il serait largement ignoré, voire violemment rejeté[51]. Ce rejet proviendrait d'après Boniface non pas de ses positions, mais de son illégitimité[51] : « si Chalghoumi est rejeté, ce n’est pas parce qu’il est modéré, comme certains veulent le faire croire, mais parce qu’il est illégitime. »[52].

Pascal Boniface juge l'action de Chalghoumi contre-productive, et que, loin de combattre le préjugé d’un islam radical et intolérant, il le conforterait puissamment[51].

Pour de nombreux musulmans, Hassen Chalghoumi est « un pur produit des politiques et des médias ». Il divise[53]. Il est peu apprécié dans les milieux musulmans de France[54] et la disproportion entre sa représentativité et son exposition dans les médias critiquée[55].

Critiques au sein de la communauté musulmane et appels à la démission

Le rôle de Chalghoumi au sein de la communauté musulmane ainsi que sa présence marquée dans les médias sont de plus en plus remis en cause. Ainsi en , son appel à manifester contre le radicalisme ne suscite aucune mobilisation et est un échec[56].

En 2010, l'islamiste Abdelhakim Sefrioui s'oppose violemment à Hassen Chalghoumi, tentant de le faire destituer de son poste à la mosquée de Drancy[21]. En , des membres du collectif pro-palestinien Cheik Yassine, voyant une caméra dans la salle des ablutions de la mosquée de Drancy, prétendent qu'il pourrait y en avoir d'autres dissimulées dans l'espace réservé aux femmes. Le conseiller de l'imam Farid Hannache explique qu'il n'y a qu'une seule caméra « posée à la demande des fidèles qui constataient une recrudescence des vols à cet endroit »[57]. L'année suivante, Chalghoumi est placé sous protection policière après des menaces proférées par Sefrioui et ses soutiens[22].

Le , le Collectif pour la dignité des musulmans rédige une lettre ouverte et appelle Chalghoumi à la démission. Quelques intellectuels musulmans se joignent à cet appel et signent une pétition[58]. Ce collectif entend dénoncer ce qu'il appelle son instrumentalisation par le pouvoir politique et sa collaboration avec le CRIF aux dépens de la communauté musulmane.

En , Farid Hannache, coauteur du livre Pour l’islam de France, voit en Chalghoumi « ce qu'il y a de pire dans l'islam : la manipulation politique »[59]. Il lui reproche notamment d'avoir milité pour Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2012[59].

En novembre 2020, une pétition circule « Pour que Hassen Chalghoumi ne soit plus le porte-parole des musulmans de France »[60]. Après des propos de Ghaleb Bencheikh, président de la Fondation de l’islam de France, dans le site TSA-Algérie, que Chalghoumi estime insultant à son égard, ce dernier porte plainte contre celui-ci[61].

Certains de ses opposants et journalistes le surnomment l'« imam des juifs »[62],[63].

Page Wikipédia

Lors d'une interview pour le Jerusalem Post, Chalghoumi déclare avoir payé une société pour faire « remettre à jour régulièrement » sa page Wikipédia. Selon lui, elle serait « hackée par les Frères musulmans »[64].

Rachid Birbach

Le dimanche 27 décembre 2015, la chaîne publique France 3 invite dans son journal télévisé un prétendu imam nommé Rachid Birbach, dont le parcours est jalonné de mensonges en tout genre. Ce qui provoque une polémique. La chaîne de télévision s'est expliquée auprès d'Arrêt sur images sur le choix de son invité : « Il nous a été recommandé par M. Chalghoumi, l'imam de Drancy », a expliqué la chaîne. Hassen Chalghoumi a ensuite affirmé au journal Libération n'avoir « jamais recommandé Rachid Birbach aux journalistes de France 3 ». Cependant, le quotidien remarque que Hassen Chalghoumi est lui-même un « représentant de la communauté musulmane » très souvent dénoncé, notamment par des musulmans, comme un imposteur[65],[66],[67],[68].

Publications

Documentaire

Hassen Chalghoumi a fait l'objet d'un film documentaire, diffusé le à 20 h 40 sur La Chaîne parlementaire.

Notes et références

  1. a b c d e et f Annette Lévy-Willard, « Hassen Chalghoumi. L’imam des lumières », sur Libération.fr,
  2. Manuel Valls en quête de l'islam modéré auprès de l'imam de Drancy, Le Monde, 5 février 2013
  3. Le Monde ajoute que ses parents seraient algériens (voir « Agression de l'imam de Drancy en Tunisie : sa version contestée », Le Monde, 2 septembre 2013) alors que France 24 affirme que son père est algérien et sa mère tunisienne (voir Hassen Chalghoumi, imam audacieux sous protection sur France 24, 14 février 2013)
  4. L’Express, 18 mars 2010.
  5. H. Chalghoumi, Pour l’Islam de France.
  6. Le Figaro, 27 mars 2009.
  7. a b c d et e « L'imam Chalghoumi de Drancy connu de la police pour avoir été extrémiste », sur www.ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le 15 juillet 2010)
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  9. a et b L'imam de Drancy, vedette du Crif, Le Parisien, 4 février 2010
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  14. Thierry Dupont, « Le Rastignac du "9-3" », sur L'Express,
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  18. « Hassen Chalghoumi, imam de la mosquée de Drancy », sur www.france24.com, (consulté le 15 juillet 2010)
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  68. Frantz Durupt, « Incidents en Corse : France 3 et l'étrange imam », sur Libération, (consulté le 23 mars 2020).

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