Goma

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Goma
Goma
Goma et le Lac Kivu (2013).
Administration
Pays Drapeau de la république démocratique du Congo République démocratique du Congo
Communes Goma, Karisimbi
Province Nord-Kivu
Députés de la ville 4
Maire Mwisa Kyese
Démographie
Gentilé Gomatracien, Gomatracienne
Population 599 000 hab. (2019[1])
Densité 7 911 hab./km2
Géographie
Coordonnées 1° 41′ 36″ sud, 29° 13′ 31″ est
Superficie 7 572 ha = 75,72 km2
Divers
Langue nationale swahili
Langue officielle français
Localisation
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Goma
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Goma

Goma est une ville de l'Est de la République démocratique du Congo. Située à environ 1 500 mètres d'altitude dans la vallée du Rift, Goma est le chef-lieu de la province du Nord-Kivu. La ville touristique s'étend sur la rive nord du lac Kivu, bâtie sur d'anciennes coulées de lave issues de la chaîne volcanique de Virunga, et principalement sur celles du volcan Nyiragongo qui la domine de près de 2 000 mètres à 20 km plus au nord. En 2002, lors de sa dernière éruption, la lave a dévalé sur Goma et ravagé le quartier commerçant[Quoi ?].

Histoire[modifier | modifier le code]

Goma au pied du volcan Nyiragongo (2015).

En 1894, l’explorateur Gustav Adolf von Götzen suivait les traces d’un missionnaire en provenance de la côte orientale d’Afrique. Pendant qu’il se rendait au Rwanda, il découvre un petit village de pécheurs appelés Ngoma qui signifie tam tam en swahili, par déformation il écrivit Goma. Ngoma devint un poste belge en face de celui de Rubavu (au Rwanda) habité par les Allemands. Au début, la cohabitation entre ces deux postes n’était pas facile. À un certain moment, les chefs coutumiers du Rwanda, en complicité avec les Allemands attaquent les Belges de Goma. Ces derniers se réfugient à Bukavu et laissent les envahisseurs occuper la ville. Après des négociations, les Allemands replient vers le Rwanda et les Belges reprennent leur position initiale comme poste colonial. L’afflux des colonisateurs dans ce village joue un rôle important dans son évolution pour devenir une grande agglomération. Les colonisateurs venaient d’installer le chef lieu du district Belge à Rutshuru où vivait l’administrateur colonial. Le chef lieu passera de Rutshuru à Goma.

A ce moment-là, Goma reste un poste de transaction lacustre avec Bukavu qui était une ville minière. Plus tard, Rutshuru, Masisi, Kalehe, Gisenyi, etc. déverseront leurs populations dans Goma, à la rechercher d'un emploi auprès des colonisateurs. C’est en cette période que vit le jour le quartier Birere (un bidonville de Goma) autour des entrepôts, bureaux et habitations des colons. Le nom Birere (littéralement feuilles de bananier) vient du fait qu’à l’époque, les gens y construisaient en feuilles de bananiers.

La ville fut la base arrière de l'opération Turquoise organisée en 1994 à la fin du génocide des Tutsi au Rwanda. La ville et ses environs abriteront dans des camps environ 650 000 réfugiés hutus, de 1994 jusqu'à la chute du Zaïre, dont certains supposés anciens génocidaires. Selon des ONG, l'AFDL procède à des massacres dans les camps entre 1996 et 1997[2].

De 1998 à 2002/2003, la ville, sous contrôle du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) pro-rwandais échappe au contrôle du gouvernement congolais.

De nombreux viols, massacres et crimes de guerre y ont été perpétrés entre 1996 et 2006 par les troupes des généraux rebelles de la RCD, essentiellement sous les généraux Nkundabatware et Mutebusi.

En 2002, le Nyiragongo entra en éruption, et une coulée de lave atteignit le centre de la ville. La lave n'a pas atteint le lac Kivu fort heureusement, en effet ce lac est un lac méromictique et un changement brutal de chaleur aurait des conséquences graves : Éruption limnique.

Débordant de populations fuyant les violences, Goma compte en 2012 plus de 400 000 habitants. Ceux qui ne peuvent pas trouver d'abri remplissent les camps de réfugiés, où l'ONU et les ONG se débattent pour leur fournir nourriture, eau et combustible.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville doit son nom au volcan éteint autour duquel elle s'est installée, le mont Goma, qui lui-même doit son nom au mot swahili « ngoma » qui signifie « tambour », dénomination due à sa forme et, peut-être, à la résonance particulière des lieux. Le cratère du mont Goma, envahi par les eaux du lac Kivu avec lequel il communique, abrite le port de la ville fréquenté quasi exclusivement par la navette, fret/passagers, Goma/Bukavu.

Ville frontalière, elle côtoie Gisenyi, à l'est, petite ville rwandaise aux plages de mica blanc étonnement scintillantes.

Nuvola apps kweather.png Relevés météorologiques à Goma (altitude 1 530 m)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 14,4 15 12,2 15 14,4 13,9 12,8 14,4 13,9 13,9 13,9 14,4 14,03
Température maximale moyenne (°C) 26,1 25,6 25,6 25 25 25 25,6 26,1 25,6 26,1 25 25,6 25,5
Précipitations (mm) 117 71 102 155 142 51 20 66 140 157 124 112 1 257
Source : www.weatherbase.com[3]


Subdivisions[modifier | modifier le code]

La ville est constituée de 2 communes urbaines, divisées en quartiers administratifs :

Communes Population
(2016)
Quartiers
Goma 319 351 Les Volcans, Mikeno, Mapendo, Katindo, Himbi, Keshero, Lac Vert
Karisimbi 622 105 Kahembe, Katoyi, Majengo, Mabanga-Nord, Mabanga-Sud, Kasika, Murara, Virunga, Ndosho, Mugunga, Bujovu
Goma 941 456

Culture[modifier | modifier le code]

Au mois de mars, une course de tshukudu[4] est organisée par les Volontaires des Nations unies et la MONUSCO et à travers cet événement les jeunes s'épanouissent et acquièrent de nouvelles connaissances. Cette activité n'est plus organisée[5].

Le deuxième week-end de février est organisé chaque année un festival international de musique et de danse : le Festival Amani. Chaque année, ce sont plus de 30 000 festivaliers qui se rendent à Goma pour voir Lokua Kanza, Tiken Jah Fakoly, Nneka, Ismaël Lô, Werrason, etc. Il est organisé par le Foyer culturel de Goma et plus de 650 bénévoles.

Sports[modifier | modifier le code]

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

  • Innoss'B (né en 1997), chanteur, rappeur, danseur, et auteur-compositeur-interprète congolais
  • El Weezya Fantastikoh (né en 1992), chanteur et auteur-compositeur-interprète congolais
  • Le+Muzungu ( né le 8 juin 1997). C'est l'animateur radio le plus celébre de la ville. Son antenne se nomme Goma Ouvert.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https:www.populationstat.com/democratic-republic-of-the-congo/goma]
  2. Rapport de Human Rights Watch
  3. (en) (en) « weatherbase Goma, Democratic Republic of the Congo », sur www.weatherbase.com (consulté le 11 novembre 2012)
  4. festival Amani
  5. « Goma: 120 personnes participent à la course de vélos en bois, «Tshukudu» », Radio Okapi

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]