Saint-Aubin (Belgique)
| Saint-Aubin | |||||
L’église Saint-Aubin. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Philippeville | ||||
| Commune | Florennes | ||||
| Code postal | 5620 | ||||
| Code INS | 93022G | ||||
| Zone téléphonique | 071 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Saint-Aubinois(e) | ||||
| Population | 825 hab. (1/1/2025) | ||||
| Densité | 61 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 14′ nord, 4° 34′ est | ||||
| Superficie | 1 350 ha = 13,50 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Namur
| |||||
| Liens | |||||
| Site officiel | saintaubin.be | ||||
| modifier |
|||||
Saint-Aubin (en wallon Sint-Åbin) est une section de la commune belge de Florennes située en Région wallonne dans la province de Namur.
Le village se trouve sur l'Yves, à quelques kilomètres à l'ouest de Florennes. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. Elle était bornée au nord par Morialmé, à l’est par Florennes, au sud par Hemptinne et à l’ouest par Fraire.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Géographie
[modifier | modifier le code]Évolution démographique
[modifier | modifier le code]
- Source: DGS, 1831 à 1970=recensements population, 1976= habitants au 31 décembre
Histoire
[modifier | modifier le code]En 1018, l’empereur Henri II mentionne le village dans l’acte d’approbation de l’abbaye de Florennes. Jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, l’abbaye Saint-Jean en sera le seigneur foncier et les barons de Florennes les avoués (ou protecteurs).
On y a extrait du minerai de fer longtemps. Au XVIIe siècle, il existe plusieurs fourneaux. Au XVIIIe siècle, une société de type capitaliste y fabrique des canons.
Le village a souffert des guerres qui ont ravagé l’Entre-Sambre-et-Meuse aux XVIe et XVIIe siècles.
En 1780, un incendie accidentel ravage 100 maisons.
Vers 1800, le haut fourneau du baron de Rosée est en activité. En 1830, on compte 81 maisons et 4 fermes. La population s’élève à 398 habitants.
L’église actuelle, due à l'architecte Leborgne, date de 1900. Elle fut endommagée en 1940[1].
Seconde guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Le lundi , l’aviation allemande attaque à partir de 11 h des colonnes de civils en exode sur la route de Saint-Aubin vers Hemptinne et Jamagne, alors qu’il n’y avait pas de troupes françaises en vue. Dix bombardements en piqué ont lieu successivement, 35 personnes, provenant notamment des environs de Namur, périssent au milieu des débris de chariots, et de chevaux également atteints, tandis qu’une soixantaine de blessés très graves sont emmenés à l’hôpital militaire français installé au château de Soumoy (Cerfontaine), puis évacués sur l’hôpital de Fourmies.
Le , M. Émile Wauthy, gouverneur de la province de Namur, inaugure un monument commémoratif sur les lieux du drame[2].
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
[modifier | modifier le code]Patrimoine et folklore
[modifier | modifier le code]Patrimoine architectural
[modifier | modifier le code]- L’église Saint-Aubin, construite en 1900 dans un style néo-gothique par l’architecte Leborgne, fut restaurée après 1940 puis en 1950, période durant laquelle son clocher fut abaissé[3].
- La ferme de l'Abbaye, située rue de l'Abbaye, est un ensemble en U composé de trois ailes entourant une cour carrée, qui servait autrefois de passage incontournable pour accéder à l'abbaye voisine[4].
- La chapelle Saint-Hubert, rue des Battis, datant du XIXe siècle[5].
- L'ancien presbytère situé rue de la Brasserie, construit en 1838 dans un style néo-classique et rénové en 1968[5].
- La chapelle Saint-Roch, située rue de la Bruyère, datant de la seconde moitié du XIXe siècle[6].
- Le Petit Moulin, situé rue Fagneton, est l’ancienne dépendance de l’abbaye Saint-Jean de Florennes. Il est alimenté par le ruisseau des Forges et date du XVIIe siècle, voire de la fin de ce siècle[6].
- Le Grand Moulin, rue des Fermes. De 1147-1150 jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, il appartenait à l’abbaye Saint-Jean de Florennes et fut transformé en tannerie de 1905 à 1938[7].
- La Grande Cense, aussi appelée Cense de l'Abbaye, située rue des Fermes, est une ancienne dépendance de l’abbaye reconstruite par Maur Bertrand, abbé de 1743 à 1767. Elle surplombe le confluent du ruisseau des Forges et de la Valette. Elle était voisine de l’ancienne église, bâtie à la même époque au cœur du vieux village, et démolie en 1900[8].
- La chapelle Sainte-Brigitte, rue d'Hemptinne. Petit édifice datant de la seconde moitié du XIXe siècle[9].
- La ferme de la Maladerie, située rue de la Maladerie, se trouve à l’ouest de la ferme de l’abbaye Saint-Jean, datant des XVIIIe et XIXe siècles. Elle occupe l’emplacement de l’ancien hôpital dépendant de cette abbaye, mentionné dès le XVe siècle, et qui, au XVIIIe siècle, avait déjà perdu sa fonction initiale[10].
- La chapelle du Saint-Sang, située rue Saint-Sang, est un édifice de style néo-classique datant de 1863[11].
Folklore
[modifier | modifier le code]Il existe une marche militaire sous l’appellation de Marche Notre-Dame du Mont-Carmel[12]. Cette marche se déroule chaque année le troisième dimanche de mai[13].
Enseignement
[modifier | modifier le code]Économie
[modifier | modifier le code]Vie associative
[modifier | modifier le code]Personnalités
[modifier | modifier le code]- Paul-Joseph de Wauthier des Gates, député, né à Saint-Aubin.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Françoise Jacquet-Ladrier, Communes de Belgique, Crédit Communal,
- ↑ Roland Charlier, Émile Eugène et René Lebrun, Tragique mai 40 à Saint-Aubin, Association des Groupements de Saint-Aubin, , 95 p.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 304.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 305.
- Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 307.
- Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 308.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 309.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 311-312.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 314.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 315.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 316.
- ↑ « Marche Notre Dame du Mont Carmel Compagnie Royale "Les Djireux"de Saint-Aubin », sur Ville de Florennes (consulté le )
- ↑ Bertrand Thibaut (photogr. Pascal Degée), En marches : Les escortes militaire en Entre-Sambre-et-Meuse, Bruxelles, Éditions Aparté, , 192 p. (ISBN 978-2930327273), p. 185
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Le patrimoine monumental de la Belgique : Wallonie, vol. 9, t. 1 et 2 : Namur, Arrondissement de Philippeville, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 694 p. (ISBN 2-8021-0040-8)
- Joseph Gonze, « Saint-Aubin — Registres paroissiaux 1663-1796 », Cahier du Musée de Cerfontaine, no 304,
- Joseph Gonze, « Saint-Aubin — État civil du XIXe siècle (1800-1910) », Cahier du Musée de Cerfontaine, no 434,
- Jean Évariste, « Tragique mai 1940 à Saint-Aubin », Florinas, nos 1-2, , p. 37-41
- Roland Charlier, La région de Florennes au début de la seconde guerre mondiale 1940-1941, CHARLIER, , 544 p. (ISBN 978-2-80520-086-1)
- Claude Allard et Cie, Chapelles & potales de chez nous. Éditeur : ASBL "Foyer culturel de Florennes" 1999.
- Albert Hins, Saint-Aubin raconté à Pilou.
- Albert Hins, Saint-Aubin au temps de la pauvreté.
- Albert Hins, Saint-Aubin et la guerre mondiale, en deux temps.