L'étymologie de Gosselies prête encore à controverse.
Selon certains, elle viendrait d'un nom de personne romanisé lié à l'existence d'une villa gallo-romaine. Gossilius serait dans ce cas à l'origine de Gosselies[3].
Selon d'autres sources, le nom de Gosselies proviendrait de Gossiniacas constitué de Gossin (ou Goswin) nom d'origine germanique et du suffixe -acus d'origine celtique[4].
La Faubourg de Bruxelles lors du chantier du métro léger en septembre 2012.Faubourg de Bruxelles. Il désigne l’axe routier reliant le quartier du Calvaire aux localités de Pont‑à‑Migneloux et Mellet, ainsi qu’au couloir de circulation menant vers Bruxelles. Une affiche datée du atteste l’usage de l’appellation grand’rue du Faubourg. Avant le XIXe siècle, la voie est toutefois plus largement connue sous le nom de Chaussée de Bruxelles à Charleroi, dénomination qui reflète sa fonction d’itinéraire majeur entre les deux centres urbains. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, la famille de Dorlodot y établit une verrerie, témoignant de la présence d’activités artisanales et préindustrielles le long de cet axe structurant[8].
Faubourg de Charleroi. Il apparaît pour la première fois dans les sources en 1719, où il semble correspondre au développement progressif de l’ancien pige de Hutry. Un acte daté du mentionne déjà l’existence d’une voie « allant à Bruxelles », témoignant de l’importance croissante de cet axe dans l’organisation urbaine régionale. Au cours du XVIIIe siècle, la dénomination évolue selon les documents administratifs. Le 4 février 1751, la voie est désignée comme étant située « au faubourg sur la chaussée de Bruxelles ». En 1782, elle apparaît sous l’appellation de « faubourg de Gosselies à Bruxelles », tandis qu’à partir de 1773, les sources emploient plus simplement le terme de « rue », signe d’une intégration accrue dans le tissu urbain. La grande réorganisation des voies publiques opérée en 1874 fixe officiellement le nom de Faubourg de Charleroi pour l’espace compris entre l’intersection des rues du Ravin (dite Excavée) aujourd'hui rue des Tchots, de l’Observatoire (dite Charnues) et du Marais, jusqu’au lieu-dit du Carosse. À cette occasion, l’ancienne « rue du Faubourg » est renommée Faubourg de Bruxelles, afin de clarifier la nomenclature et de distinguer les deux axes. Dans l’usage courant, le terme Faubourg en est venu à désigner principalement ce dernier tronçon, devenu l’un des axes structurants reliant Gosselies à Charleroi et à la route de Bruxelles[9].
Sart-les-Moines. Le hameau de Sart-les-Moines trouve son origine dans un prieuré bénédictin fondé vers 1110 par la comtesse Pétronille de Gosselies sur son domaine d’Avelinsart. Celle‑ci fit démolir l’ancien château, probablement la firmitas à l’origine du nom du moulin de la Ferté, et y fit construire une chapelle ainsi que les bâtiments conventuels. Le toponyme Avelinsart fut progressivement remplacé par Sart‑Saint‑Michel, puis par Sart‑les‑Moines, attesté en 1241. Peu peuplé au XIIe siècle, le hameau ne comptait que quelques masuiers autour de l’église. Le prieuré possédait une ferme et plusieurs bois, dont ceux de Bruille, de Saint‑Michel et de Blanchetête. En 1665, Sart‑les‑Moines regroupait environ vingt habitations. La maison de la Trompette est mentionnée dès 1600. Le développement industriel des XIXe et XXe siècles transforma le hameau en un centre densément peuplé. La chapelle Notre‑Dame de Consolation[Note 1], située dans le bois du Sart, porte la date de 1711[10].
La Ferté. Le moulin de la Ferté est un ancien moulin situé sur le Piéton, entre la chaussée de Courcelles et Sart‑les‑Moines. Son nom dérive d’un ancien château-fort (firmitas), propriété de la dame de Gosselies au début du XIIe siècle, détruit vers 1110 lors de la fondation du prieuré bénédictin de Liessies à Avelinsart. Le moulin est attesté dès cette époque : l’acte de dotation du prieuré, confirmé en 1125, mentionne la donation du moulin et des droits de pêche par Pétronille et son fils Eble. Ce dernier tenta ultérieurement d’en transférer la propriété à l’abbaye de Floreffe, ce qui entraîna un litige réglé en 1154 par le légat pontifical : Liessies racheta le moulin, tandis que Floreffe reçut l’autorisation d’en construire un autre sur le Piéton. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, les seigneurs de Gosselies contestèrent régulièrement les droits du prieuré sur ce moulin banal, avant de les reconnaître à plusieurs reprises (notamment en 1221 et 1324). Malgré ces accords, le moulin passa finalement sous contrôle seigneurial, comme l’atteste le dénombrement de 1496. Au XVIIe siècle, de nouveaux conflits opposèrent la ville de Gosselies au seigneur. Un accord fut confirmé en 1610, réaffirmant la banalité du moulin et fixant les obligations du meunier envers les habitants (mesures vérifiées annuellement, service de collecte des grains, entretien du moulin). Le pont de la Ferté, mentionné dès 1612, était entretenu par la ville et fut reconstruit après sa destruction en 1709‑1710. Les sources du XVIe siècle signalent également un petit marais adjacent au moulin[11].
La place Albert 1er dans le quartier du Calvaire lors du chantier du métro léger en septembre 2012.Calvaire. Le Calvaire est un ancien carrefour et un toponyme historique de Gosselies, attesté dès le début du XIXe siècle. En 1820, il désigne l’intersection de plusieurs voies majeures : la chaussée de Charleroi à Bruxelles, la chaussée de Nivelles, la rue de Namur et la rue Emile Vandervelde. L’appellation provient d’une chapelle du Calvaire, édifiée en 1808 à l’extrémité de l’ancienne propriété de Liessies par le curé de la paroisse, l’abbé Delobel. Cette construction religieuse constitue le point de repère principal du secteur et donne son nom à l’ensemble du carrefour. Lors de la réorganisation du réseau viaire de Gosselies en 1874, la dénomination « rue du Calvaire » est attribuée à la portion de la chaussée de Charleroi à Bruxelles comprise entre l’intersection de la rue du Maka (actuelle rue Astrid et Franklin Roosevelt) et de la ruelle Montcour. La place du Calvaire est alors définie comme l’espace circonscrit par les débouchés de la rue Emile Vandervelde, du Point-du-Jour, du Faubourg et de la rue de Namur. Des mentions plus anciennes apparaissent toutefois dans les sources. Un compte de tailles de 1761 signale, parmi les rentes des pâturages de la communauté de Gosselies, des biens situés « près du Calvaire au ban la ville ». Cette indication renvoie vraisemblablement au Calvaire du Sart, situé en direction de Sart-les-Moines, et qui a donné son nom à l’actuelle rue du Grand Bon Dieu[12].
Hautebise. La cense d’Hautebise, située à l’extrémité orientale de Gosselies vers Piersoulx et Ransart, constituait un fief relevant de la seigneurie de Gosselies. Le toponyme apparaît sous de nombreuses formes entre le XVe et XVIIIe siècle : Hodebize (1440), Hotebise (1496), Haultebise (1517‑1518), Huthbise (1523‑1524), Huttebize (1626), Haultbize (1665‑1682), Authebise (1753), Audebise (1763), etc. Un obit fondé en 1484 par Jean Godin, habitant de Haultbize, constitue l’une des premières mentions liées à ses occupants. Les documents du XVIe siècle décrivent la « coulterelle de Hottebize » et les terres attenantes, exploitées par divers tenanciers. Les dénombrements de 1612 et 1753 indiquent une exploitation comprenant bâtiments, grange et environ 28 bonniers de terres et prairies. Certaines parcelles étaient exemptes des dîmes de Liessies (1726). La cense passe successivement entre les mains de plusieurs propriétaires : Jean Gilo (1570), Jean Poreau (1595), Jean Cousin (1612), Charles Mienson (1642), la douairière d’Acuna et Catherine‑Ferdinand Vanderborght (1734), puis Englebert Maghe (1775). Divers fermiers y sont attestés du XVIIe siècle au début du XIXe siècle. L’étymologie du nom reste discutée. Les formes anciennes (Hodebize, Huttebise) rapprochent le toponyme d’autres Huttebise/Hurtebise du Brabant wallon et de la Marne. La finale ‑bise a parfois été interprétée comme un dérivé de baccus, indiquant un ruisseau, présent sur le site. L’origine du radical (Hote‑, Hode‑) demeure incertaine[13].
Pont-à-Migneloup. Pont‑à‑Migneloup est un hameau situé à l’extrémité de Gosselies, en direction de Mellet, le long de la chaussée Charleroi‑Bruxelles. Le lieu est attesté dès 1203 sous la forme Melingiolum, puis sous de nombreuses variantes : Melhignoul (1236), Melingnuel (XIIIe et XIVe siècles), Mellignoul (1468), Meingloux (1680‑1710), Pont‑à‑Meigneloux (1688), Pont‑à‑Mignelou (1704), Migneloux (1716), Migloux (1783), etc. La prononciation populaire actuelle est Meign’lou. Au Moyen Âge, l’abbaye de Floreffe y possédait des biens soumis au chapitre de Saint‑Ursmer de Lobbes, notamment des terres situées sous Thiméon. Le hameau relevait de plusieurs juridictions (Gosselies, Mellet, Wayaux). En 1819, l’autorité ecclésiastique rattacha Pont‑à‑Migneloup à la paroisse de Mellet, jusque‑là dépendante de Thiméon pour le spirituel. L’étymologie ne doit pas être rapprochée de Meneilut (La Louvière) ni d’interprétations fantaisistes liées au « loup ». Le nom dérive du toponyme Mellet, dont Melengiolum constitue le diminutif latin. Cette formation est analogue à d’autres couples toponymiques régionaux : Fleurus/Fleurjoux, Glabais/Glabjoux, Ways/Wésoul, Marbais/Marbisoux[14].
Le Colombier[15]. Le lieu-dit « le Colombier », parfois désigné sous la forme populaire le Coulby, apparaît dans les sources dès le début du XVIIe siècle. Une mention datée du décrit la maison vulgairement dite le Colombier comme étant située joignant au Mazy, de vent et d’écosse. Le registre pastoral de 1606 signale, au Sart, trois mesures de terre au Colombier, limitrophes du bois del Prelle et du Mazi de Nicolas Poleur. Le même registre mentionne en 1614 un paschy situé au Colombier et à le Preille. Par ailleurs, le registre des décès note, au , la présence d’un certain Jean Alard du Colombier. Le toponyme réapparaît régulièrement dans la documentation : , mention du lieu-dit au Colombier ; , référence à la Cense du Colombier. Le plan figuratif de 1785 représente deux maisons, celles du Colombier et de Mazy, situées entre le bois de la Praille, les Hayettes et la Campagne du Stordoir. Le lieu semble correspondre au Coulby, cité dans le cadre des Trameries. Une affiche du , relative à la vente des récoltes de Michel Fontaine, évoque en effet une terre dite Coulbi, située dans la campagne de Sart-les-Moines. Une autre affiche de vente, datée du , mentionne une terre dite la closière du Colombier (30 ares 75 centiares). Sur le plan foncier, la propriété est attestée en 1696 comme appartenant à la famille Claboteau[16].
Le Masy. Le cartulaire de Sart-les-Moines daté de 1548 mentionne l’existence de trois mesures de pâturages situées « es Masis », limitrophes au rema(nant) Marguet Staby du côté du vent, au bois del Prelle du côté de la wevre, et aux Trameries du côté de la bise. Le registre pastoralno 1 signale en 1600 l’existence de trois mesures de terre au Colombier, tenant au bois del Prelle du côté du vent et au Mazi de Nicolas Poleur du côté du scors. Ce Nicolas Poleur (ou de Pouleur) exerçait en 1607 la fonction de mambour des pauvres. Il rédigea son testament le . Un acte daté du mentionne une maison « vulgairement appelée le Colombier », attenante « de vent ou de scors au Mazy ». Selon un acte du 15 juillet 1766, le domaine du Massy, situé sous Sart-les-Moines dans la paroisse de Gosselies, était alors occupé par Robert Depasse, veuf de Marie‑Jeanne Gaymanne. Un acte de mise en vente rédigé par le notaire L.‑J. Leblon (Gosselies), en date du , décrit l’héritage appelé le Mazi, situé à Sart-les-Moines, dépendance de Gosselies. L’ensemble se compose de maisons, d’une écurie, d’un jardin et d’une prairie formant un seul tenant, pour une superficie d’un arpent, soixante et une perches et soixante‑deux mètres, soit 697 verges et 2 primes selon l’ancienne mesure locale. Les limites sont indiquées comme suit : à l’orient, le chemin du Colombier et la propriété de J.-B. Ledrus ; au midi, les représentants Dehaut ; au nord et à l’occident, le chemin du ruisseau des Rosaires et le bois dérodé de la Praile. Le toponyme Mazy (ou Masy), relativement fréquent, constitue la forme romane du latin Mansionile, désignant un petit manse ou une exploitation agricole[17].
Chapois. Il désignait une enclave rurale située dans la partie moyenne du territoire de Jumet, débordant légèrement sur la juridiction de Saint-Ursmer, ce qui suggère une origine antérieure à la séparation de ces deux entités. Les premières mentions locales apparaissent au XVe siècle, principalement comme about de propriétés dans divers actes (1453, 1468, 1529, 1561, 1585, 1612, 1621, 1721, 1745). Les graphies varient Cappoy, Chappois, Chapoix, Chepoy, Chappay, Chaboy mais la forme dominante reste le Chapois, toujours précédée de l’article, indiquant un toponyme terrien. Des formes similaires sont attestées ailleurs dès le Xe siècle (Capetum, 974), ainsi que dans plusieurs régions de France et de Belgique (Chepoix, Chepois, Chappes, Chapois de Leignon). L’étymologie renvoie au bas‑latin chappa / cappa, désignant un bâtiment agricole, sens étendu au territoire environnant dès le haut Moyen Âge. Les limites anciennes du Chapois ont été reconstituées grâce à plusieurs plans, notamment celui de l’arpenteur Roelants (1783) et d’autres documents des XVIIe et XVIIIe siècles. Les bâtiments actuels ne conservent rien de l’édifice ancien, démoli vers 1836, mais des plans de 1746 et des fouilles réalisées en 1913 ont révélé des substructions plus anciennes, ainsi que des monnaies antérieures à 1624. Une tradition locale évoquait autrefois l’existence d’un trésor dans l’ancien jardin potager[18].
Le Carosse. Le toponyme Carosse apparaît dès 1768 pour désigner une maison ainsi nommée. En 1774, une pièce de terre dite le bonnier près du Carosse est mentionnée, et en 1807 une auberge du même nom, tenue par Robert Lefèvre, est signalée. On distingue historiquement le Grand Carosse et le Petit Carosse. La maison dite Grand Carosse, appartenant en 1788 à Jacques Genard et Thérèse Divoy, se situait à cheval sur les territoires de Gosselies et de Jumet, à proximité du pavé de Charleroi à Bruxelles et du chemin de Jumet. Le bâtiment occupe encore aujourd’hui le même emplacement, bien que les limites communales aient été modifiées en 1804. Le nom figure encore dans une affiche de vente de 1846. Sous le régime républicain (1796‑1802), la section I de Gosselies incluait le Petit Carosse. Lors de la fixation des limites en 1804, six maisons du Carosse appartenant notamment aux familles Scauman, Ladrière, Saintes et Dumont furent attribuées à Jumet. L’origine du nom pourrait renvoyer à une enseigne ou au propriétaire d’un carrosse ; la forme dialectale al caroche en subsiste[19].
Spinoi. Le Spinoit désignait autrefois un bois situé à l’ouest de Gosselies, sur la route menant à Courcelles. Mentionné dès 1377 comme dépendance de la seigneurie de Gosselies, il couvrait environ 52 bonniers et jouxtait le comté de Namur, la limite étant marquée par le ruisseau de Saulcy. Les dénombrements des XVe et XVIIIe siècles confirment des frontières stables, notamment avec Thiméon et le bois de Saulcy, propriété de l’abbaye de Floreffe. Le toponyme apparaît sous diverses formes (Spinoit, Spinoy, Espinoy, Epinoy) dans les sources des XVe au XVIIe siècles, où sont également attestées une « rue du Spinoy » et plusieurs tenures portant ce nom. Le bois fut un site d’extraction houillère actif au moins dès 1542, comprenant plusieurs veines et fosses, dont la « Grande veine du Spinoy ». Le nom dérive du latin spinetum (« lieu épineux »), à l’origine de formes apparentées comme Espinois ou Fresnoy. Le bois du Spinoit a aujourd’hui disparu, ne subsistant que dans la toponymie locale[20].
Grand Conti. Situé à la E420 entre le Spinoi et Trévieusart, un charbonnage se trouvait à cet endroit.
Le Rosaire. À l’ouest de Gosselies, en direction de Courcelles, se trouve un lieu-dit dont le nom provient du ruisseau qui y coule[21].
Robesse. La zone constitue une ancienne dépendance de Gosselies, située le long de la chaussée de Charleroi en direction de Bruxelles, peu avant le hameau de Migneloux. Le sentier de Robesse s’oriente vers Mellet, où il rejoint le chemin de Péren-Pont. L’appellation « Robesse » semble dériver d’un nom de personne, probablement Robert, dont la forme dialectale aurait donné Robesse[22].
Azebois. C'est un lieu-dit de la section de Thiméon, en limite de la campagne du Sablon. Les formes anciennes attestées entre le XVIIIᵉ siècle et la fin de l’Ancien Régime varient : A ses bois (1739), A es bois (1749‑1750), Assebois (1757), Aissebois (1780), A se bois (1780), Es bois (1776, 1782). Le dénombrement Normont (1783) mentionne un chemin allant « à Zebois », forme encore relevée en 1794 (Seboy). Le toponyme renvoie probablement à une localisation « dans les bois », en lien avec l’ancien bois de Saulcy. L’évolution phonétique résulte d’un phénomène fréquent en wallon : l’intercalation d’un z dans les groupes issus de en ès (« dans les »), comparable à Insebois, Inzepré, Inzevaux ou Insemont. La forme populaire actuelle est Zebois ou Zebos. Les hypothèses reliant le nom à un germanisme (Hazelbosch) ou au terme wallon asse/hasse (« hêtre ») sont considérées comme peu probantes, le hêtre étant localement désigné par faya ou fawi[23].
Trévieusart ou Pirchat. Trévieusart est un hameau situé à l’extrémité orientale de Gosselies, en limite du Bois des Manants, des Bans et, depuis l’époque contemporaine, du canal Charleroi-Bruxelles. Jadis rattaché à Jumet, il fut transféré à Gosselies par échange en 1804. Le site est mentionné dès 1481 sous diverses formes (Trevisart, Tresvieu-sart, Trevieusart, Triveransart). Des tenures y sont attestées à partir de 1587, et les dénombrements du XVIIe siècle citent plusieurs exploitations agricoles appartenant notamment aux familles Simon, Boucher et Depasse. L’étymologie ne renvoie pas au sens littéral de « très vieux sart ». Le toponyme semble plutôt dériver d’un nom de personne, à l’instar de Tybersart (Sartum Tiberti, 1154). Une identification avec la terre de Trubersart ou Tiubersart, citée en 1113 et 1216 près du bois d’Heigne, a été envisagée. Le hameau porte aussi le nom populaire de Pircha, probablement issu de la famille Pirchat, propriétaire d’une maison et d’une closure à Trévieusart au XVIIIe siècle[24].
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Gosselies fut cédée par Saint-Ursmer à l'abbaye de Lobbes. Elle est mentionnée pour la première fois dans une charte de Notger, prince-évêque de Liège, datée de 980.
Les premiers seigneurs connus sont Pétronille de Roucy, issue de l'illustre famille des Rumigny-Florennes, et son époux Raoul de Viesville, vassal du Comte de Namur (vers 1110). Ils sont responsables de la création de la paroisse. Selon les derniers vœux de ce dernier, Pétronille rasera la maison forte qu'elle possédait à Avelinsart pour y bâtir un prieuré, le prieuré de Sart-Les-Moines, dépendant de l'abbaye de Liessies[30]. Il existait en réalité deux autres seigneuries sur le territoire, toutes deux ecclésiastiques, à savoir la seigneurie de Sart-Les-Moines et celle du Moncil, appartenant au Chapitre de Saint Ursmer à Binche[31].
La seigneurie de Gosselies, qui dépendait du comté de Namur, appartenait, en 1236, à Thierry de Brerbais, à la famille de Bousier, de Rubempré, de Sainte-Aldegonde et de Bergerand, dont le dernier descendant, exilé par l'occupant français, mourut à Londres en 1795 : Antoine-Laurent de Bergerand (1748-1795), chevalier, seigneur de Gosselies, ancien conseiller à la cour du Parlement de Flandres, épouse le à Tournai Isabelle-Charlotte du Chambge de Liessart (1770-1853). Antoine-Laurent, né à Tullins (Dauphiné) le , meurt sans enfants en émigration à Londres le , à l'âge de 47 ans. Son épouse est la fille de Charles-Louis-Philippe du Chambge de Liessart, chevalier, seigneur de Liessart, Frévillers, conseiller du roi en ses conseils, premier président du bureau des finances de la généralité de Lille, grand bailli du Hainaut, commissaire du roi pour l'audition et l'arrêté des comptes des États de Lille, Douai, Orchies, émigré en 1791, membre de l'armée des émigrés, et d'Isabelle-Ernestine-Joseph le Maistre d'Anstaing. Isabelle-Charlotte naît à Lille le , est en émigration au moment de son mariage, rentre en France après la mort de son mari et meurt à Lille le , à l'âge de 82 ans, est inhumée dans le caveau de famille de Vendin-le-Vieil[32],[33].
Sous l’Ancien Régime, les localités de l’actuelle commune de Charleroi relevaient du comté de Namur ou de la principauté de Liège, tandis que Gosselies constituait une terre franche du duché de Brabant. Au XIIe siècle, la localité se composait d’un château fort et d’une terre indivise dépendant à la fois du Brabant et de Namur. Elle adopta progressivement l’appartenance brabançonne, statut confirmé en 1597. Le seul vestige du château médiéval est une tour située place des Martyrs, édifiée entre 1423 et 1534 par les seigneurs de Bousies, dont les armoiries figurent encore sur l’entrée[34].
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Le , Gosselies est le théâtre des premiers combats marquant le début des hostilités de la campagne de Belgique qui aboutira à la défaite de Napoléon Ier à la bataille de Waterloo. Ces escarmouches se déroulent en prélude de la bataille des Quatre Bras. Une division du 2e corps d'armée français du général Reille rencontre à Gosselies la résistance d'une division du corps du général von Zieten. Une première tentative de la cavalerie française commandée par le général Clary est repoussée par le 29e régiment prussien du lieutenant-colonel von Lützow. La résistance de von Lützow permet à la 1re brigade du général von Steinmetz de se déployer à Gosselies. Avec un bataillon et par une vive canonnade, ce dernier essaie d'entamer le flanc droit français et est repoussé. Il se décide alors de se replier sur Heppignies[35].
Gosselies possédait plusieurs enclaves de Jumet, c'est en 1804, à la suite d'échanges entre les deux communes, que les hameaux de Moncil et Sart-les-Moines deviennent Jumétois et Chapois gosselien. Gosselies a reçu son titre de ville qu'elle a perdu lors de la fusion des communes de 1977.
Sous l'Ancien Régime, les bourgmestres, au nombre de deux, étaient élus pour un mandat d'un an. Ils étaient chargés de la surveillance des finances et des travaux de la ville[38]. La fonction de mayeur était distincte. Il était nommé par le seigneur et dirigeait la Cour des échevins de la ville[39].
L'église Saint-Jean-Baptiste[59].La tour médiévale (1435)[60].
L'église Saint-Jean-Baptiste. Construite vers 1554, elle fut incendiée le par le roi de France Henri II lors de son passage à Gosselies. Des travaux de reconstruction eurent lieu entre 1714 et 1715, puis de 1762 à 1791[61]. L'église a été agrandie en 1872 par l'architecte Émile Tirou, et la reconstruction ainsi que l'agrandissement de la partie supérieure de l'édifice ont été restaurés en 1875[62]. Le , un ouragan renversa la vieille flèche, endommagea la tour et causa plusieurs dégâts aux fenêtres[63]. Entre 1877 et 1878, la tour est rénovée et une nouvelle flèche est construite[63]. En 1915, l'église a failli être ravagée par les flammes[63]. Le , une tempête a renversé le clocher, qui a dû être reconstruit en 1994. L'église est de style néo-gothique[61].
La tour de l'ancien château. Au début du XIIe siècle, Gosselies consistait en un château fort et une terre indivise relevant à la fois du Brabant et de Namur. À l’Époque moderne, la localité adopta progressivement l’appartenance brabançonne ; son statut de terre franche fut confirmé par le duc de Brabant en 1597. Sur la place actuelle subsiste une haute tour, unique vestige du château médiéval. Édifiée entre 1423 et 1534 par la famille de Bousies, alors seigneurs du lieu, elle porte encore leurs armoiries une croix blanche sur fond bleu au-dessus de l’entrée[64],[34].
Le centre civique. Le centre civique de Gosselies se compose d’un ensemble de bâtiments éclectiques en briques, pierre bleue et pierre blanche, construits à la fin du XIXe siècle. Il a successivement accueilli l’ancienne école dite du « Marais », l’école communale Junius Massau et l’école industrielle. Rénové avec soin, ce bâtiment héberge aujourd’hui les services administratifs de la ville de Charleroi. La salle des mariages expose les portraits des seigneurs de Gosselies, vassaux du duc de Brabant sous l’Ancien Régime, ainsi qu’une gargouille provenant du clocher détruit lors de la tempête de 1990[65].
La chapelle Notre-Dame de Grâce, construite dans la seconde moitié du XVIIe siècle et remaniée au XVIIIe siècle, témoigne de l’intégration de Gosselies aux Pays-Bas espagnols. Sa façade porte les armes des comtes de Sainte-Aldegonde, famille originaire de Saint-Omer dont plusieurs membres servirent Charles Quint. Maximilien de Sainte-Aldegonde reçut la Toison d’Or et fut créé comte du Saint-Empire en 1605[34] construite au XVIIIe siècle et agrandie au XIXe siècle[66]. La procession de la Saint-Jean s’arrête à cet endroit lors de la rentrée, et la chapelle est également accessible pendant la neuvaine de Sainte-Madeleine, où les pèlerins de Jumet ont l’habitude de faire une halte[67].
Le moulin de la Ferté, près du prieuré de Sart-les-Moines. Ancien moulin du prieuré de Sart-lez-Moines, dont seul le corps principal subsiste, actuellement en très mauvais état[68].
La chapelle du Calvaire. Oratoire construit en 1808, actuellement en très mauvais état[69].
L'église Saint-Joseph. Édifice réalisé en 1933 selon les plans de l'architecte Desneden[70].
Le portail néo-baroque de la fin du XIXe siècle[71] situé place des Martyrs près de la tour médiévale.
La chapelle Saint-Jean, bâtie en 1844[72]. Cette chapelle se trouve à proximité de l'aéroport.
La ferme du Petit-Piersoulx, Ensemble semi-clôturé des XVIIIe, XIXe et XXe siècle[70].
L'ancien hôtel de Ville[Note 3]. En 1833, la ville acquiert l’ancien château, sa cour et son jardin pour 19 000 francs, dont 10 000 francs ne deviennent exigibles qu’au décès de la veuve Clerckx en 1834. Cette somme, représentant près de la moitié des recettes communales, oblige la ville à engager des poursuites pour occupation illégale de terrains et à contracter en 1836 un emprunt de 3 500 francs auprès de la Caisse des Pauvres. La tour du château, menaçant ruine, est partiellement démolie en 1838. Sur son emplacement, le Conseil communal décide en 1878 la construction d’un nouvel Hôtel de Ville, comprenant également la Justice de Paix et une salle des cérémonies. Les plans de l’architecte Émile Tirou sont approuvés en 1879. L’édifice, de style éclectique et doté du téléphone, est achevé en 1884 pour un coût total de 159 645 francs. Au XXe siècle, l’Hôtel de Ville subit d’importantes dégradations, aggravées par les travaux miniers. Plusieurs incidents, dont l’effondrement partiel d’un plafond en 1963, conduisent à des mesures d’urgence. En 1970, un rapport d’experts conclut à un risque d’effondrement de la façade, entraînant la décision de démolir l’édifice. Un bâtiment administratif provisoire est inauguré en 1971 sur la chaussée de Nivelles. En 1988, les services communaux sont transférés dans l’ancienne école des garçons de la rue Massau, transformée en Centre civique[74].
L'hospice Theys. Hospice fondé par Monsieur Louis Theys, avocat à Gosselies, décédé en . Il fut repris par la CPAS de Gosselies et subsiste actuellement dans des bâtiments très modernes[Note 4]. L'ancien bâtiment fut construit en 1868 et démoli au début des années 1970, le nouveau a été inauguré en 1972.
Tour Saint-Jean, célébré le dimanche le plus proche du , date à laquelle le saint patron de Gosselies est honoré, le Tour Saint-Jean à Gosselies est une tradition profondément enracinée dans la région. Cette procession trouve ses origines dans les pratiques anciennes. En 1560, les habitants de Gosselies ont décidé d’organiser une procession pour demander la protection de leur saint patron, saint Jean-Baptiste, face à une épidémie[76]. Chaque année, le Tour Saint-Jean rassemble de nombreux Gosseliens et leurs amis des environs. La procession se déroule le dimanche le plus proche de la fête de saint Jean (le ). Les pèlerins suivent la statue de saint Jean-Baptiste en procession, avec des arrêts à divers endroits avant d'atteindre la Chapelle Saint-Jean, où une messe en plein air est célébrée. Ensuite, ils retournent en ville, accompagnés par les autorités locales, la Fraternité gosselienne, le 112e Régiment de ligne d’Empire et les petites bergères. La journée s'achève par une grand-messe solennelle à l'église de Gosselies, suivie d'une fête populaire rassemblant tous les habitants[77],[78].
Athénée royal Les Marlaires, école fondamentale maternelle et primaire des Sœurs de la Providence, la Haute Ecole de Louvain en Hainaut, Institut Sainte-Anne, Institut Saint-Joseph, Institut la Providence Humanités, école libre Le Verseau, Institut Jean Herbet, collège Saint-Michel, collège des Étoiles.
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Un des pôles technologiques principaux de l'agglomération de Charleroi, appelé logiquement Aéropôle, est situé à proximité immédiate de ce dernier. Ce pôle technologique présente un vivier florissant d'entreprises biotechnologiques à dimensions internationales, le Biopark. L'Université libre de Bruxelles ainsi que l'Université de Mons y sont aussi présentes par le biais d'instituts de recherche et de formation. Il y a aussi le siège de la Sonaca, entreprise aérospatiale.
Séniorie du Grand Conty, rue de Courcelles, maison de repos et de soins « L'Adret »[82], rue de l'Observatoire, Foyer Marie-Martine[83], rue du Calvaire, Résidence Louis Theys, faubourg de Charleroi (faisant partie du CPAS de Charleroi)[84], Virvolti ASBL Fond de Saint-Jean[85], rue de la Madeleine.
Émile Mousty (1873-1936) : bourgmestre et sénateur né à Gosselies.
René Revelard (1880-1965), peintre belge né à Gosselies.
Franz Michaux (Gosselies, 1912-1994), écrivain de langue française et de langue wallonne, dont les pièces de théâtre en wallon furent écrites et représentées en captivité dans les camps allemands, et considéré comme le dramaturge hennuyer en langue dialectale le plus important durant la Seconde Guerre mondiale[90],[91].Ida Pascolo (1924-2012).
Ida Pascolo (née Filippig), matricule no 88542, ainsi que sa sœur Augusta, survivantes des camps de la mort. Arrêtées en pour faits de résistance et raison politique en Italie (elles cachèrent notamment Arturo Siega (1924-1987)[92],[93], commandant d'une section de résistants), déportées d'abord à Trieste puis à Buchenwald, puis près d'une année à Auschwitz, elles ont pu s'évader toutes deux des marches de la mort d'Auschwitz en 1945. Ida Pascolo est née à Cornappo (commune de Taipana en Italie) le . Elle est décédée à Gosselies le . Elle repose depuis le à Monteaperta (Italie) auprès de sa sœur Augusta. Augusta (née Filippig) est née le et est décédée le [Note 5].
↑Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne)
↑31/12/2011, chiffres donnés par l'Administration communale de Charleroi en date du 14 octobre 2011
↑Berlière (U), Recherches historiques sur la ville de Gosselies, vol. 1 : histoire de la paroisse,, Gembloux, Abbaye de Maredsous/ Duculot, , 3 et 4 p.
↑Cercle Archéologique de Mons, Annales du Cercle Archéologique de Mons, Mons, Dequesne-Masquillier, , p. 278
↑Éléonore Paul Constant Baron DU CHAMBGE DE LIESSART, Notes historiques relatives aux offices et aux officiers du Bureau des finances de la généralité de Lille, L. Leleu, (lire en ligne), p. 55-58..
↑Paul-Denis du Péage, Recueil de généalogies lilloises. Tome 3 / par Paul Denis Du Péage,..., 1906-1909 (lire en ligne), p. 1132-1133.
↑Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, , p. 218
↑Van Bastelaer (D. A.), Collection des actes et franchises, de privilèges et d'octrois accordés spécialement à la Ville de Charleroi par ses souverains depuis sa fondation jusqu'après la domination de la Maison d'Autriche, Hector Masceaux, , p. 36
↑Berlière (U.), Recherches historiques sur la Ville de Gosselies, tome 3 : le Château, la Seigneurie, la Terre franche, Gembloux, Abbaye de Maredsous/Duculot, , p. 28
↑Kaisin (J.), Annales historiques de la commune de Châtelineau, Farciennes, Imprimerie Hublot-Burgron, , p. 371
↑Almanach de la Province du Hainaut, Moujot, (lire en ligne), p. 88
↑Adolphe Stapleaux, Almanach royal de la cour, des provinces méridionales et de la ville de Bruxelles pour l'an 1830, Volume 14, (lire en ligne), p. 256
↑L. Le Hardÿ de Beaulieu, « 1830 à Gosselies », sur Cercle d'Histoire de Gosselies
↑Congès libéral de Belgique, séance du 14 juin 1846, (lire en ligne), p. 11
↑Jean-Louis Delaet, Rina Margos et Chantal Lemal-Mengeot, Hôtels de Ville et Maisons communales de Charleroi, Ministère de la Région wallonne et Ville de Charleroi, coll. « Carnets du patrimoine » (no 11), , 64 p., p. 14-17
↑Jean-Louis, Rina Margos et Chantal Lemal-Mengeot, Hôtels de Ville et Maisons communales de Charleroi, Ministère de la Région wallonne et Ville de Charleroi, coll. « Carnets du patrimoine » (no 11), , 64 p., p. 15
↑Émile Lempereur, Les Lettres dialectales en Hainaut, , p. 38
↑Rita Lejeune et Jacques Stiennon (dir.), La Wallonie, le pays et les hommes : Lettres-arts–culture, t. III : De 1918 à nos jours, Bruxelles, La Renaissance du Livre, (présentation en ligne, lire en ligne), Troisième partie : Les lettres dialectales, chap. IV "Le théâtre dialectal en Wallonie au XXe siècle", par Émile Lempereur, p. 228
Ursmer Berlière, Recherches historiques sur la ville de Gosselies, vol. 2 : topographie et toponymie, Gembloux, Abbaye de Maredsous/J. Duculot, , 325 p. — Illustrations et carte hors texte.
Ursmer Berlière, Recherches historiques sur la ville de Gosselies, vol. 3 : le château, la seigneurie, la terre franche, Gembloux, Abbaye de Maredsous/J. Duculot, , 192 p. — Illustrations hors texte.
Emmanuel Brutsaert (Rédacteur en chef), Gilbert Menne (Secrétaire d'édition) et Johan De Meester (Mission photographique), Histoire et patrimoine des communes de Belgique : Province du Hainaut, Bruxelles, Éditions Racine, , 608 p. (ISBN978-2-87386-599-3), p. 151-152.
Xavier Martens, Pierre Baudoux et Victor Loriaux, L'église Saint-Jean-Baptiste : Son architecture, son mobilier, Sa vie au cœur de la Cité, Nos anciennes rues, Gosselies, Editions Pac-Gosselies, , 166 p.
Émile Henri, Arts du feu à Gosselies, Cercle d'Histoire de Gosselies
Émile Henri, Les seigneurs de Gosselies, , 248 p.
Jean Lefèvre, Gosselies Jeune Millénaire, t. I, Gosselies, Éditions du Chapois, , 78 p.