Europoïde

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Carte ethnographique : Meyers Konversations-Lexikon, 4e edition, 1885-90, T11, p. 476.
Caucasoides : Mongoloides :
  •      Mongol
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Distribution de l'homme moderne, Musée Horniman

Europoïde, caucasoïde ou caucasien est, en anthropologie, un terme désignant un groupe humain qui englobe en général les phénotypes physiques ou biologiques des populations d'Europe, du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord, de la Corne de l'Afrique, d'Asie centrale et d'Asie du Sud.

En Anthropologie physique, le mot Caucasoïde a été utilisé comme terme générique incluant les groupes phénotypiquement similaires de ces différentes régions, en mettant l'accent sur l'anatomie du squelette en particulier la morphologie crânienne.[1]  Le groupe "Caucasoïdes" englobe ainsi des populations ayant un teint allant du blanc à brun foncé.[2] 

Aux États-Unis cependant, le terme "caucasien" a souvent été utilisé dans un contexte sociétal différent comme synonyme de « race blanche »[3] ou d'Européen, parmi d'autres synonymes utilisés pour désigner les personnes d'ascendance européenne comme "caucasique" ou encore "leucoderme" [4],[5],[6]

La genèse du terme est intrinsèquement liée au courant de l'anthropologie physique des XIXe et XXe siècles et donc au courant racialiste d'abord à visée humaniste, visant à démontrer l'importance du colonialisme, puis à visée antisémitique et raciste.

Au-delà de ses origines racialistes, l'existence des europoïdes comme taxon de l'espèce homo sapiens, comme les taxons australoïde, négroïde et mongoloïde est encore analysée en 1982 par exemple pour déterminer le métissage et la migration des humains au Pléistocène inférieur et moyen[7]. Bien que la validité du terme soit contestée par de nombreux anthropologues, le terme « caucasien » ou « caucasoïde » est encore utilisé, en particulier dans le domaine de l'anthropologie judiciaire et de la paléoanthropologie.

Historique des termes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Race humaine.
Dessin de Johann Friedrich Blumenbach d'un crâne de femme géorgienne, utilisé comme spécimen caractéristique de la « race caucasienne » dans De generis humani varietate publié en 1795.

La division de l'humanité en espèces, sous-espèces, races ou autres groupes sur des critères biologiques remonterait au XVIIe siècle. Avant cette époque, les divisions lorsqu'elles ne sont pas basées sur des critères purement culturels, reposent sur la couleur de peau et postulent que la couleur des humains est adaptée à son environnement : il n'y a donc pas de notion d'espèce du fait que l'être humain s'adapte à son milieu. En 1684, François Bernier publie dans le Journal des sçavans un article[note 1],[8] qui divise pour la première fois l'humanité en espèces sur des critères majoritairement géographiques et anthropologiques[9]. L'idée de classification taxinomique de l'humain se poursuit avec Carl Linné qui classe l'Homme selon quatre taxons, dont l’homo europaeus. Ses critères par contre ne sont en rien géographiques ou physiques mais mentaux et sociaux, avec une nette différence dans les traits, mélioratifs pour l’homo americanus et europaeus, péjoratifs pour l’homo afer et l’homo asiaticus[10].

Émergence du terme caucasien[modifier | modifier le code]

Dans ce contexte, le terme « caucasien » est introduit par l'anthropologue Johann Friedrich Blumenbach en 1795, professeur à l’Université de Göttingen, qu'il dérive d'une de ses études de craniologie : en étudiant un crâne féminin retrouvé en Géorgie dans la région du Caucase, il le juge archétypal de ce qu'il appelle la race caucasienne[note 2] ou blanche de l'humanité[10]. Ses subdivisions physiques reposent alors majoritairement sur la couleur de peau, séparant toutefois de la « race caucasienne » les samis et finnois tout en y englobant la partie Nord de l'Afrique et l'Asie de l'Ouest jusqu'au Ganges[10]. Il explique malgré cela que les « variétés » d'humains ne sont pas des groupes clairement divisés mais se fondant les uns dans les autres[11]. Ses descriptions, quoique généralement factuelles à propos des crânes étudiés, montrent un biais clair envers le crâne géorgien dont il loue l'élégance [note 3].

De la race « Caucasia », il dit ainsi :

In universum ea vultus specie quam ex nostratium de symmetria judicio maxime venustam et formosam censemus.

— J. F. Blumenbach, (la) De generis humani varietate nativa, p. 289

« De manière générale, nous pensons que la symétrie de la figure [caucasienne] est la plus élégante et belle. »

— (la) De generis humani varietate nativa, p. 289

La position de Blumenbach est — en décalage avec son époque — celle d'un monogénisme plaçant les humains à peau blanche comme l'origine de l'humanité, à partir de l'hypothèse qu'il est possible à la peau de se foncer avec le climat, mais qu'une peau noire à l'origine ne pourrait blanchir. En outre, ses découvertes sont pour lui l'occasion de prouver que les humains sont une seule et même espèce et que chaque race est égale dès lors qu'elles sont égales en opportunités[11].

Le mot caucasien entre dès lors progressivement dans le vocabulaire français commun, et finit par faire son apparition en littérature dans les années 1850 à 1860[12] puis dans le Littré dès 1863[13].

Classification raciale par la blancheur de peau[modifier | modifier le code]

L'intention de Blumenbach n'était semble-t-il pas de hiérarchiser les humains en plaçant les caucasiens au sommet, mais ses idées sont reprises par la suite par les anthropologues raciaux pour justifier de plus en plus des classifications raciales[11].

Dans sa classification raciale, Meiners met en avant que les Caucasiens avaient « la peau la plus blanche, la plus épanouie et la plus délicate », il considérait que les Européens qui avaient la peau foncée étaient des « blancs sales » mélangés aux Mongols. Ces considérations étaient typiques des tentatives scientifiques à faire une classification hiérarchisée des races où la pigmentation de la peau était considérée comme principal critère à la différenciation des races. Cette idée est aussi partagée par l'anthropologue français Julien-Joseph Virey, qui pensait que seuls les Européens qui avaient une peau très claire pouvaient être considérés comme caucasiens.

En France, les anthropologues physiques, bien que soutenant la hiérarchisation des races entre elles, demeurent opposés à la hiérarchisation interne à la race blanche et considèrent les europoïde comme un groupe homogène, sans supériorité de la sous-race nordique par rapport aux sous-races méditerranéennes, alpines, etc[3].

Le terme europoïde[modifier | modifier le code]

Le terme d'europoïde émerge alors que la science des races connaît ses lettres de noblesse ; en fin de XIXe siècle, il est courant de théoriser sur la structuration de la population mondiale en plusieurs races, dont la race caucasienne estimée alors « supérieure tant par ses caractéristiques physiques qu’intellectuelles et morales » aux deux à trois autres races réparties dans le monde[3].

« Europoïde » est inventé par l'anthropologue physique George Montandon, qui propose la division de l'humanité en huit « grand'races », dont la grand'race europoïde, puis une subdivision en vingt races[14].

Utilisation au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Distribution des 5 races selon Carleton Coon 

Il n'existe pas de consensus au XXIe siècle parmi les anthropologues physiques sur le nombre de races ou leur répartition géographique[15].

Les expertises médico-légales, notamment aux États-Unis, utilisent la subdivision en trois grands groupes raciaux pour décrire certaines caractéristiques morphologiques aisément reconnaissables. Ainsi à partir des restes, notamment du crâne, on peut déduire le grand groupe dans lequel le cadavre se situe. Le crâne caucasoïde se reconnaît par exemple par sa longueur plus courte en moyenne que les autres groupes ou son palais en forme de V[16]. Les enquêtes devant naturellement s'orienter selon des critères reconnaissables et reconnus par la majorité de la population, l'anthropologie judiciaire va donc baser certains critères raciaux sur des catégories communément reconnaissables telles que blanc, noir, asiatique, amérindien[note 4], etc[15]. Le consensus en science forensique donne six races géographiques dont les blancs ou caucasoïdes d'Europe, d'Asie de l'Ouest et d'Afrique du Nord, là où le livre de référence en matière d'ostéologie humaine en donne trois (caucasoïdes, négroïdes et mongoloïdes) et les éditions les plus récentes et les plus vendues sont passées à des termes plus neutres historiquement (c'est-à-dire blancs, noirs, asiatiques, amérindiens)[15].

Blanc caucasien est notamment le qualificatif employé dans les fichiers de suspects de la police française ; le STIC – système de traitement des infractions constatées contient depuis sa création une partie de fichage ethno-racial. En 1950, le premier fichier manuel classe les suspects sur douze catégories : « blanc (caucasien), méditerranéen, gitan, moyen-oriental, nord-africain-maghrébin, asiatique-eurasien, amérindien, indien (Inde), métis-mulâtre, polynésien et mélanésien-canaque »[17].

Le terme de caucasien pour désigner les personnes à peau blanche est toutefois tombé en désuétude au Québec[18].

Caractéristiques europoïdes[modifier | modifier le code]

En anthropologie physique[modifier | modifier le code]

Selon la théorie de l'angle facial de Petrus Camper, les traits caucasiens pouvaient être reconnus par une mince ouverture nasale, des lèvres plutôt fines et un angle facial de 90-100°. Les anthropologues des derniers siècles tels que Pritchard, Pickering, Broca, Topinard, Morton, Peschel, Seligman, Bean, Ripley, Haddon ou encore Dixon sont venus à l'idée de reconnaître d'autres traits caucasiens comme l'arcade sourcilière proéminente. La couleur de peau chez les caucasiens varie grandement de blanc pâle, blanc rosé, olive jusqu'à des teintes plus foncées.

Génétique[modifier | modifier le code]

Une étude de distance génétique basée sur 23 loci génétiques montre le regroupement des samis, anglais, italiens, iraniens et indiens d'Asie, en un groupe caucadoïde qui selon la manière de traiter les données, constitue un groupe monophylétique ou non. Les lapps sont le plus souvent situés entre le groupe caucasoïde et mongoloïde par exemple. L'observation de ces distances sur différents types de dendrogrammes modifiés par le traitement des distances génétiques montrent une bonne stabilité du groupe et son placement entre le groupe monophylétique dit « Africain » (comprenant les sans, nigérians et les bantous) et un groupement qualifié de Pan-Mongoloïde ce qui corrobore les échanges génétiques des groupes négroïdes et mongoloïdes avec les europoïdes[19].

Sous-races ou sous-groupes[modifier | modifier le code]

Carte du monde des groupes ethniques vers la fin du XXe siècle[note 5].

Considéré comme une des grandes races au côté de la race négroïde et de la race mongoloïde, les caucasiens ont été longtemps divisés en trois groupes pour des raisons linguistiques : les aryens (peuples de langue indo-européenne), les sémites (peuples de langue sémitique) et les hamites (peuples de langues berbères et couchitiques, ainsi que les peuples parlant des variantes de l'égyptien ancien)[20].

La classification des sous-races dépend fortement de l'auteur mais les caucasiens étaient généralement divisés en : sous-race méditerranéenne (Européens du Sud, Berbères, Levantins et certains Britanniques), la sous-race nordique (peuples scandinaves, germaniques et slaves), la sous-race atlantide (intermédiaire entre les méditerranéens et les nordiques), la sous-race alpine (Français, Italiens du Nord, Suisses et autres descendants des celtes), la sous-race arménoïde (Turcs d'Anatolie, Arabes du Levant, Iraniens de l'Ouest, Arméniens, Azéris, Kurdes, Juifs mizrahim), la sous-race dinarique (Autrichiens, peuples des Balkans, Bulgares, et certains Turcs, considérés comme intermédiaire entre les nordiques et les arménoïdes), la sous-race hamite (Berbères du Sud, Égyptiens, Habesha, etc), la sous-race arabide (Bédouins arabes, Juifs yéménites), la sous-race iranide (Iraniens de l'Est, Baloutches, Pachtounes et certains Pakistanais) ainsi qu'une partie de la sous-race touranide (Géorgiens, Tchétchènes et certains peuples turcs non mongoloïde).

Ainsi, selon Aleš Hrdlička, par exemple, la « race caucasienne » étaient composé de cinq sous-groupes : les « Nordiques », les « Alpins », les « Mediterranéens », les « Sémites » et les « Hamites »[21].

Paléoanthropologie[modifier | modifier le code]

Un crâne sans mandibule posé de face sur un support.
Crâne de femme caucasoïde.

La paléoanthropologie, qui exploite les données relevées sur les squelettes fossilisés, permet de noter les différenciations et métissages entre sous-espèces humaines et les grands mouvements migratoires. Selon A. Thoma, paléoanthropologue à l'université de Louvain, de la même manière qu'il a été déterminé que l′Homo sapiens neanderthalensis est une sous-espèce de l'Homo sapiens, alors les grands groupes humains différenciables par certains critères physiques sont des sous-espèces. A ce titre, l′Homo sapiens sapiens est pour lui une sous-espèce inexistante, et la taxonomie de l'être humain établie par Linné en 1758 (dont Homo sapiens europaeus) adjoint de l′Homo sapiens australianus théorisé par Giuffrida-Ruggeri en 1913 est valide[7].

L'étude paléontologique et archéologique des squelettes montre un mélange des europoïdes aux populations autochtones du territoire occupé actuellement par l'Inde il y a 10 000 à 15 000 ans[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cet article existe en deux versions, la première, « Nouvelle division de la terre par les Eſpeces ou Races d'hommes qui l'habitent, envoyée par un fameux Voyageur à l'Abbé de la ***** à peu prés en ces termes. », Journal des sçavans,‎ , p. 133-140 et la deuxième, dite des étrennes à Madame de la Sablière, Murr, varient légèrement dans leurs descriptions des espèces ou races.
  2. L'ouvrage, en latin, de Blumenbach, qualifie le crâne de cette femme géorgienne de Mediae, nempe caucasiae., et sert d'exemple de ses cinq races en introduction de (la) Johann Friedrich Blumenbach, De generis humani varietate nativa, Gottingae : Vandenhoek et Ruprecht, , 398 p. (lire en ligne), xxiii.
  3. « Speciminis loco inservit feminae georgianae elegantissimum cranium. », ce qui pourrait être approximativement traduit par « Le crâne de ce spécimen de femme géorgienne est le plus élégant. » (la) Johann Friedrich Blumenbach, De generis humani varietate nativa (lire en ligne), p. 206
  4. Dit east asian et native american en anglais américain.
  5. Carte issue de données du CIA World Factbook, des recensements américains, du travail de Francisco Lizcano, membre de l'UNAM, de données anthropométriques craniofaciales du XXe siècle et d'autres sources.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Pickering, The Use of Forensic Anthropology, CRC Press, (ISBN 1-4200-6877-6, lire en ligne), p. 109
  2. The Anthropological Treatises of Johann Friedrich Blumenbach, Anthropological Society, , 265, 303, 367 p. (lire en ligne)
  3. a, b et c Carole Reynaud-Paligot, « L'émergence de l'antisémitisme scientifique chez les anthropologues français », Archives Juives, vol. 43, no 1,‎ , p. 66–76 (ISSN 0003-9837, lire en ligne).
  4. Bibliothèque nationale de France, « Race caucasoïde », Notice RAMEAU (Répertoire d’autorité-matière encyclopédique et alphabétique unifié), sur data.bnf.fr (consulté le 2 juillet 2017).
  5. Bhopal, R., & Donaldson, L. (1998). White, European, Western, Caucasian, or what? Inappropriate labeling in research on race, ethnicity, and health. American Journal of Public Health, 88(9), 1303-1307. Chicago
  6. Bruce Baum. 2008. The Rise and Fall of the Caucasian Race: A Political History of Racial Identity. NYU Press
  7. a et b A. Thoma, « Homo sapiens sapiens ? », Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, vol. 9, no 4,‎ , p. 293–298 (DOI 10.3406/bmsap.1982.3864, lire en ligne).
  8. Académie des inscriptions et belles-lettres (France) Auteur du texte, Le Journal des sçavans, Jean Cusson, (lire en ligne)
  9. Bancel, David et Thomas 2016, p. 41-46
  10. a, b et c Sharma et Sharma 1997, p. 94
  11. a, b et c (en) Raj Bhopal, « The beautiful skull and Blumenbach's errors : the birth of the scientific concept of race », BMJ, BMJ Publishing, vol. 335, no 7633,‎ , p. 1308–9 (PMID 18156242, PMCID 2151154, DOI 10.1136/bmj.39413.463958.80, lire en ligne).
  12. « Caucasien », Définition et lexicographie de caucasien, sur Centre national de ressources textuelles et lexicales (consulté le 2 juillet 2017).
  13. L'homme altéré: Races et dégénérescence (XVIIe-XIXe siècles), p.31 sur Google Livres.
  14. Carole Reynaud-Paligot, IAD - La République raciale (1860-1930) : Paradigme social et idéologie républicaine, 1860-1930, Presses Universitaires de France, (ISBN 9782130738732, lire en ligne), p. 263.
  15. a, b et c Pickering et Bachman 2009, p. 104-105
  16. Pickering et Bachman 2009, p. 83
  17. « Le fichier de police STIC-Canonge contient déjà des "caractérisques ethno-raciales" », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  18. « Blanc », Fiche terminologique, sur Office québecois de la langue française, .
  19. Roberts et al. 1992, p. 120-123
  20. Meyers Konversations-Lexikon, 4e édition, 1885-90, Volume 11, 1888, p. 476.
  21. Aleš Hrdlička, The Races of Man in Scientific Aspects of the Race Problem, New York, The Catholic University of America Press, 1941, pp. 161-190.
  22. Roberts et al. 1992, p. 55

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Bancel, Thomas David et Dominic Thomas, L'invention de la race : Des représentations scientifiques aux exhibitions populaires, La Découverte, , 548 p. (ISBN 9782707183187, lire en ligne)
Ouvrages en anglais
  • (en) Ram Nath Sharma et Rajendra K. Sharma, Anthropology, Atlantic Publishers & Dist, , 424 p. (lire en ligne)
  • (en) Robert B. Pickering et David Bachman, The Use of Forensic Anthropology, CRC Press, , 184 p. (ISBN 9781420068788, lire en ligne).
  • (en) Derek F. Roberts, N. Fujiki, K. Torizuka et Kanji Torizuka, Isolation, Migration and Health, Cambridge University Press, (ISBN 9780521419123, lire en ligne)