Escamps (Lot)

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Escamps
Escamps (Lot)
La sompe et son lavoir accolé avec le village en arrière-plan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Cahors
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lalbenque-Limogne
Maire
Mandat
Annie Walle
2020-2026
Code postal 46230
Code commune 46091
Démographie
Gentilé Escampsois et Escampsoises
Population
municipale
209 hab. (2017 en augmentation de 10,58 % par rapport à 2012)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 22′ 04″ nord, 1° 38′ 05″ est
Altitude Min. 235 m
Max. 302 m
Superficie 12,11 km2
Élections
Départementales Canton des Marches du Sud-Quercy
Législatives Première circonscription
Localisation
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Escamps
Liens
Site web http://escampslot.fr/fr/

Escamps (Ascans en occitan) est une commune française située dans le département du Lot, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Escampsois et Escampsoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le Quercy, entre Lalbenque et Limogne-en-Quercy à 22 km de Cahors et à 35 km de Villefranche-de-Rouergue, dans le parc naturel régional des Causses du Quercy.

Rose des vents Cahors Saint-Cirq-Lapopie Figeac Rose des vents
Lalbenque N Villefranche-de-Rouergue
O    Escamps    E
S
Caussade

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Escamps[1]
Concots
Cremps Escamps[1] Bach
Lalbenque Vaylats
Carte de la commune d'Escamps et des proches communes.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux hameaux : Pech de Cheval, Mas de Lavergne, Mas de Fraysse, la Caloussade, les Rosières, Mas de Soulie, Mas d'Assoul, Mas de Bigorre, Nouelle, la Placette, Mas de Rebelou, Piepalat, Colombier, les Bouygues, les Crouzettes, Combe noble, le Camp Viel, etc.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Escamps se trouve sur les Causses du Quercy et plus précisément sur le causse de Limogne (une région calcaire), à une altitude moyenne de 300 mètres. Le village occupe une crête dominant une doline localement dénommée canaval (bassin a terre profonde et riche, où était cultivé le chanvre d'où la dénomination canaval) avec présence de nombreux puits.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Ruisseau des Valses. Escamps est reconnu comme une des rares zones du causse où l'eau est abondante. La présence de plusieurs puits (en bouteille, en sompe, en fontaine,...) font l'identité de cette commune. Dans ce pays où l'eau est rare surtout en été, Escamps a toujours eu de l'eau et autrefois les habitants des communes voisines vinrent s'alimenter en eau en payant une taxe qui était reversée à la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Escamps se situe à moins d'un quart d'heure de l'échangeur Sortie 58 Cahors-Sud de l'autoroute A20.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Escamps déformation de als camps signifie dans les champs, dans la plaine[2] (en occitan les camps, lieu-dit répandu dans la commune).

Histoire[modifier | modifier le code]

A une certaine période, les de Cardaillac-Bioule en étaient les suzerains.

Les familles de Concots, d'Auriole, de Gontaut-Cabrerets assuraient la seigneurie directe qui vivait au château. Paroisse créée en 1532, annexe du prieuré de Concots jusqu'au XVIIIe.

Selon la tradition orale colportée à travers les siècles, le village originel aurait été fondé au lieu-dit (reste de Dolmen) des Cazals près de Nouelle ou durant la guerre de Cent Ans, après que les Anglais eurent attaqué Lalbenque. Les habitants d'Escamps allèrent se protéger dans un fort qui servait de poste avancé aux seigneurs de Concots sur le site actuel du bourg ou les habitants développèrent leurs habitations après la guerre.

Des vestiges de ce fort sont encore visibles (tour) et témoignent de la vocation défensive initiale du village actuel et d'un passé médiéval.

L'ancien donjon a été en partie démantelé, de grandes fenêtres ont été ouvertes dans les murs de cette tour pour la rendre habitable et toute sa partie supérieure a été arasée afin de récupérer les pierres pour construire les écoles et leurs logements.

Ces bâtiments ont depuis été transformés en salle des fêtes et en mairie.

L'apogée d'Escamps arrive aux XIXe siècle lors de l'exploitation minière du phosphate. La population d'Escamps comptait alors plus de 600 habitants.[réf. nécessaire]

Durant le XXe siècle, Escamps va connaître une désertification due à la fin des exploitations minières et à la Première Guerre mondiale.

Comme lors du conflit de 1870, Escamps a payé un très lourd tribut durant cette Première Guerre mondiale : le monument aux morts d'Escamps en atteste et permet de se souvenir d'où l'on vient pour décider où l'on va sans reproduire les erreurs du passé.

Dans les années 2010, la commune d'Escamps connaît une renaissance avec un regain de population et d'activités engendré notamment par la proximité de l'autoroute A20. Escamps compte aujourd'hui plus de 190 habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes du Pays de Lalbenque et du canton des Marches du Sud-Quercy (avant le redécoupage départemental de 2014, Escamps faisait partie de l'ex-canton de Lalbenque).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires d'Escamps[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1808 Jean Sarny SE Cultivateur
1808 1821 Jean Baptiste Fraysse SE Cultivateur
1821 1854 Antoine Fourés SE Cultivateur
1854 1865 François Fourés SE Cultivateur
1865 1870 Joseph Bouzerand SE Cultivateur
1870 1872 Jean Lezouret SE Cultivateur
1872 1888 François-Louis Salgues SE Cultivateur
1888 1894 Jean-Pierre Fraysse SE Cultivateur
1894 1908 Jean-Pierre Roques SE Cultivateur
1908 1940 Casimir Vaysse SE Cultivateur
1940 1945 Irénée Fraysse SE Cultivateur
1945 1971 Rémi Fourés SE Agriculteur
1971 1977 Joseph Puech SE Agriculteur-négociant
1977 1983 Michel Fraysse SE Agriculteur
1983 2001 Jacques Calais SE Chef d'Entreprise
2001 2008 Pierre Maugis SE Principal de collège-Retraité
2008 2018 Laurent Moles SE Artisan Maçon
2018 2020 Jean Bras SE - style="vertical-align: top" 2020 - Annie Walle SE }

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2017, la commune comptait 209 habitants[Note 1], en augmentation de 10,58 % par rapport à 2012 (Lot : -0,3 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
522536545527464462457434454
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
522532505503511515509504468
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
435380360306261233220179150
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
144126125144121114150155189
2017 - - - - - - - -
209--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune compte deux entreprises de maçonnerie, un peintre en bâtiment, sept exploitations agricoles (ovin, horticulture, trufficulture, équin, aviculture).

"Le Bistro d'Escamps" est le point de rencontre de la commune. Il regroupe un regroupe un café, restaurant et épicerie. Il commercialise également des produits frais du terroir (circuits courts) du pain et des journaux.

Il y a sur la commune des hébergements : des gîtes ruraux et des chambres d'hôtes y sont installés.

Manifestations et associations[modifier | modifier le code]

  • Comité des fêtes (fêtes votive ou festival le 3e week-end de juillet, soirée vins nouveaux, 3e week-end de mars : course d'endurance, feu de la Saint-Jean, diverses manifestations, etc.)
  • Société de chasse (banquet)
  • L'association pour la gestion du bar-commerce dénommé[8] " Bar à T'M "
  • Club des aînés (le trait d'union Bach-Vaylats-Escamps)
  • Messe à l'église Saint-Léonard d'Escamps (les derniers week-ends des mois impairs et le 3e week-end de juillet)
  • Foyer rural (théâtre adulte et enfants, gymnastique, cours de chant, cinéma, botanique, vtt, pétanque et veillé occitane)
  • Organisation d'une brocante le 2e dimanche d'avril au profit de l'association de gestion de la bibliothèque

Enseignement[modifier | modifier le code]

Escamps fait partie de l'académie de Toulouse.

Sports[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Réserve naturelle nationale d'intérêt géologique du département du Lot
  • Sompes et divers puits en pierres (voir dolines)
  • Dolmen à Nouelle
  • Borne médiévale matérialisant la limite entre les communes d'Escamps et de Vaylats (avec blason de la famille de Cardaillac)
  • Circuits de randonnée Circuit des sompes, cheMain faisant
  • architecture typique du causse (gariottes, cazelles, lavoirs, maisons en pierre, etc.)
  • Salle des fêtes Jacky Cubaynes
  • Jardin Monique Gruas : jardin avec un quiller couvert et un terrain de pétanque
  • Outre le petit patrimoine bâti en pierres sèches qui est remarquable (fontaines, sompes, lacs, lavoirs et gariottes), de nombreuses bâtisses présentant pour certaines des caractéristiques architecturales du XIVème sont intéressantes et cinq bâtiments sont à noter particulièrement :
    • Vestiges du fort médiéval et de sa tour
    • Ancien prieuré dit des Rozières
    • La place du Capilié
    • Maison dite du "Cadet de la Roze"
    • Église Saint-Léonard du XIXe siècle

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle[modifier | modifier le code]

Escamps se trouve sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On arrive de Vaylats, la prochaine commune est Cremps.


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Homonyme communal[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Gaston Bazalgues, « Les noms des communes du Parc », Les cahiers scientifiques du Parc naturel régional des Causses du Quercy, vol. 1,‎ , p. 115 (lire en ligne)
  3. « Les maires de Escamps », sur Site francegenweb, (consulté le 15 août 2016), d'après archives communales.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. http://bar-a-themes-escamps.monsite-orange.fr/