Fondation du 2-Mars

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Fondation du 2-Mars
Histoire
Création 1998
Budget
Caractéristiques
Personnes-clés Élisabeth Lévy, Philippe Cohen
Siège Paris, France
Site web amisafmb.htm

La Fondation du 2-Mars est un think tank (laboratoire d'idées) français œuvrant pour la défense et la promotion des valeurs républicaines. Il est présidé par la journaliste Élisabeth Lévy.

Historique[modifier | modifier le code]

Fondation Marc-Bloch[modifier | modifier le code]

Créée le sous le nom de Fondation Marc-Bloch, l'organisation se veut le pendant républicain de la Fondation Saint-Simon (considérée comme représentant la pensée unique sociale-libérale qui a cessé ses activités le 31 décembre 1999)[1].

La fondation Marc Bloch prend naissance suite à une soirée ayant réuni 60 membres fondateurs au cineḿa-restaurant L'Entrepôt à Paris. La fondation se donne pour but de diversifier les débats politiques (« imposer le débat qu'on veut leur interdire »), et adresser "l'ultralibéralisme" lié à la création de l'Europe. Un conseil d'administration de 20 membres est mis en place La fondation est alors animée par Philippe Cohen, Élisabeth Lévy, Jean-Christophe Comor, Jérôme Guedj, et David Martin-Castelnau[2].

La référence à Marc Bloch est choisie pour le mariage du savoir historique et de l'esprit de résistance que symbolise le personnage[2].

L'économiste Gérard Lafay propose dans les premiers mois de défendre l'actionnariat salarié et la taxe Lauray. Le conseil d'administration est rejoint par plusieurs communistes tels que François Morvan, Pierre Lévy, ainsi que Jean-Claude Barreau et Patrick Kessel[3].

Fondation du 2-Mars[modifier | modifier le code]

La fondation est contrainte de changer de nom le 11 avril 2000 à la suite d'une décision de justice : Étienne Bloch, le fils de l'historien Marc Bloch, avait entamé des démarches judiciaires afin d'interdire à la fondation de se référer au nom de son père, même s'il s'agissait de se revendiquer de l'héritage d'un résistant[4].

L'assemblée générale du 11 avril 2000 vote pour l'adoption du nom Fondation du 2-Mars[1],[5].

Les membres de la fondation publient plusieurs essais d'opinion tels que « Voyage au pays du pédagogisme » de Élisabeth Altschull, « L’insouciance démographique » de Jean-Claude Chesnais, « L'Europe la constitution et la démocratie » de Michel Troper[6]. En 2001, dans le livre La France aux Français ? Chiche !, un entretien entre Malek Boutih et Élisabeth Lévy, la question du racisme et de l'immigration est recadrée dans un discours ignorant le mouvement des sans-papiers pour se recentrer sur l'accès à la nationalité pour accéder aux droits afférents[7].

Suite au premier tour de l'élection présidentielle française de 2002, la fondation se joint au blocus général contre le Front national[8].

Description[modifier | modifier le code]

L'objectif de la fondation du 2-Mars est de promouvoir les valeurs et la culture républicaines de même que les principes socio-économiques qui s'y rattachent : laïcité, démocratie, égalité des chances, intervention sociale de l'État, égalité devant la loi, indivisibilité du territoire, etc.

La fondation entend lutter contre la pensée unique et valoriser la pensée critique sur des enjeux actuels tels la mondialisation et les questions économiques et nationales qu'elle pose. La lutte contre les inégalités, le chômage, la pauvreté et l'insécurité sociale doit passer, selon l'« appel fondateur » de l'organisation, par une critique de l'orthodoxie économique et financière représentée par plusieurs dirigeants français.

Les membres ne sont pas tous des républicains de stricte obédience ou des nationaux-républicains, c'est-à-dire souverainistes (gaullistes, gauche républicaine, chevènementistes). Certains membres proviennent du PS, du PCF, du RPF et de la CGT. En général, les membres sont recrutés surtout dans le milieu intellectuel (journalistes, professeurs, éditeurs, avocats, philosophes, historiens).

La fondation est financée par les cotisations et la vente d'ouvrages[9].

Comité directeur[1][modifier | modifier le code]

Conseil d'administration élu le 25 septembre 1999[1][modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Mouvements républicains », sur France Républicaine
  2. a et b « "Marc Bloch", fondation plurielle contre la "pensée unique" », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  3. Alix Maurin, « La colère fait office de ligne à la Fondation Marc-Bloch.Le conseil d'administration a intégré des membres du PCF », Libération,‎ (lire en ligne)
  4. Communiqué de la Fondation du 2-Mars, « L'Étrange victoire d'Étienne Bloch », Le Monde, 10 octobre 1999
  5. Émilie Chapuis, « Fondation du 2 mars: présentations », sur Fondation du 2 Mars (Overblog),
  6. Marc Crapez, « Comment la Fondation Marc-Bloch fut un think tank marquant », Atlantico,‎ (lire en ligne)
  7. Robert Gibb, Constructions et mutations de l’antiracisme en France, Journal des anthropologues (lire en ligne), p. 165-179
  8. « Haut et fort, ils disent « Non » à Le Pen et « Oui » à la République », La Dépêche,‎ (lire en ligne)
  9. Stéphène Jourdain et Emmanuelle Leneuf, « Ces clubs de réflexion qui raniment le débat », L'Expansion,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Pages liées[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Guillebaud, Le Débat, t. 3, Gallimard (ISBN 9782070760381)
  • Malek Boutih, La France aux Français ? Chiche ! (entretien mené par Elizabeth Lévy), Mille et Une Nuits, (ISBN 978-2842055646)

Liens externes[modifier | modifier le code]