Michel Vovelle

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Michel Vovelle
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Fonction
Directeur
Institut d'histoire de la Révolution française
-
Catherine Duprat (d)
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Père
Gaëtan Vovelle (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Gabrielle Vovelle (d) (jusqu'en )
Monique Rebotier (d) (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Histoire culturelle, histoire de la Révolution française
Directeur de thèse
Distinction
Œuvres réputées
L'heure du grand passage : Chronique de la mort (d) (), 1793, la Révolution contre l'Église : de la raison à l'être suprême ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Michel Vovelle, né le 6 février 1933 à Gallardon, est un historien français.

Notamment spécialiste de la Révolution française, il succède à Albert Soboul à la tête de l'Institut d'histoire de la Révolution française, de 1981 à 1993.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Michel Vovelle est le fils de Gaëtan Vovelle, instituteur, partie prenante du groupe d'éducation nouvelle d'Eure-et-Loir[1].

Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, il soutient un doctorat d'État à Lyon-II en 1971[2]

Carrière[modifier | modifier le code]

appartenant au courant marxiste, il a réhabilité dans les années 1990 le rôle de l'acteur individuel, jusque-là écrasé par les contraintes économiques et sociales. D'abord professeur d'histoire moderne à l'université Aix-Marseille I, il devient ensuite professeur d'histoire de la Révolution française à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et, succédant à Albert Soboul, directeur de l'Institut d'Histoire de la Révolution française. En 1983, Michel Vovelle devient président du conseil scientifique et technique du musée de la Révolution française.

Michel Vovelle incarne une forme d'histoire culturelle de la Révolution qui intègre les acquis de l'histoire des mentalités (il est d'ailleurs rattaché à l'« école d'Aix »[3]), et s'affiche comme complémentaire de l'histoire sociale. À en juger par les prises de position qu'elle aura suscitées son œuvre aura culminé dans son histoire de la déchristianisation de l'an II. Elle a joué un rôle central dans les célébrations du bicentenaire de la Révolution en 1989 quand il présida la commission de recherche scientifique pour la célébration du bicentenaire de la Révolution.

Michel Vovelle a réalisé des travaux d'histoire sociale et religieuse sur la mort.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Son épouse, Gabrielle Vovelle (née Cerino), une historienne avec qui il rédige son premier ouvrage, meurt prématurément en 1969[4]. Il se remarie par la suite avec Monique[4] Rebotier, géographe, disparue en 2008[5].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

« Communiste hétérodoxe »[4], il soutient en 2012 Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle[6].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Vision de la mort et de l'au-delà en Provence du XVe au XIXe siècle d'après les autels des âmes du purgatoire, (en collaboration avec Gaby Vovelle), Paris, A. Colin, 1970.
  • Piété baroque et déchristianisation en Provence au XVIIIe siècle. Les attitudes devant la mort d'après les clauses de testaments, Paris, Seuil, 1973.
  • Mourir autrefois, Paris, Gallimard / Julliard, 1974 ; rééd. coll. Folio, 1990.
  • L'Irrésistible Ascension de Joseph Sec bourgeois d'Aix, Aix, Edisud, 1975.
  • La Métamorphose de la fête en Provence de 1750 à 1820, Paris, Flammarion, 1976.
  • Religion et Révolution : la déchristianisation de l'an II, Paris, Hachette, 1976.
  • La Mort et l'Occident de 1300 à nos jours, Paris, Gallimard, 1983 ; réed. 2001.
  • La Ville des morts, essai sur l'imaginaire collectif urbain d'après les cimetières provençaux, 1800-1980 (en collaboration avec Régis Bertrand), Marseille, Éditions du CNRS, 1983.
  • Images et récits de la Révolution française, Paris, Messidor, 1984-1989. Direction de l'ouvrage.
  • Théodore Desorgues ou la désorganisation : Aix-Paris, 1763-1808, Paris, Seuil, 1985.
  • La Mentalité révolutionnaire : société et mentalités sous la Révolution française, Paris, Éd. sociales, 1986.
  • 1793, la Révolution contre l'Église : de la raison à l'être suprême, Paris, Complexe, 1988.
  • Les Aventures de la raison (entretiens avec Richard Figuier), Paris, Belfond, 1989.
  • 1789 l'héritage et la mémoire, Privat, 1989.
  • De la cave au grenier, Serge Fleury Éd., Canada, 1980.
  • Histoires figurales : des monstres médiévaux à Wonderwoman, Paris, Usher, 1989.
  • La Révolution française, Paris, A. Colin, 1992-2002.
  • L'heure du grand passage : Chronique de la mort, coll. « Découvertes Gallimard / Culture et société » (no 171), Gallimard, 1993.
  • Les Âmes du purgatoire ou le travail du deuil, Paris, Gallimard, 1996.
  • Le Siècle des lumières, Paris, PUF, 1997.
  • Les Jacobins de Robespierre à Chevènement, Paris, La Découverte, 1999.
  • Les Républiques sœurs sous les regards de la grande nation, Paris, L'Harmattan, 2001.
  • Combats pour la Révolution française, Paris, La Découverte, 1993-2001.
  • Les Folies d'Aix ou la fin d'un monde, Éd. Le temps des cerises, Pantin, 2003.
  • La Révolution française expliquée à ma petite-fille, Seuil, 2006
  • La Bataille du bicentenaire de la Révolution française, La Découverte, 2017 (ISBN 978-2-7071-9392-6).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Josette Ueberschlag, Le Groupe d'Éducation nouvelle d'Eure-et-Loir et l'essor du mouvement Freinet, Caen, Presses universitaires de Caen, coll. « Symposia », (ISBN 978-2-84133-523-7), p. 239.
  2. http://www.sudoc.fr/041381793.
  3. de Baeque 2018.
  4. a, b et c de Baecque 2018.
  5. https://www.humanite.fr/node/403793.
  6. « 1.000 intellectuels derrière Jean-Luc Mélenchon », sur humanite.fr, .

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]