Nonna Mayer

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Nonna Mayer
Nonnah Mayer.jpeg

Nonna Mayer à Londres en 2016.

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Nonna Mayer (née en 1948) est une sociologue et politologue française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Nonna Mayer naît le [1] à Neuilly-sur-Seine[2].

Elle est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris (Section politique et sociale, promotion 1971)[3] et docteur d'État en science politique (1983)[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle est directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique rattachée au Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF) et responsable du programme de sociologie politique au DEA « Sociologie politique et politiques publiques » de l’institut d’études politiques de Paris.

Nonna Mayer enseigne dans le master « Sociétés et politique comparées » de l’institut d’études politiques de Paris. Elle est responsable du domaine « Sociétés en mouvement » aux Presses de Sciences Po avec Edmond Préteceille.

En septembre 2005, elle est élue présidente de l’Association française de science politique[5].

Elle a publié de nombreux travaux de sociologie électorale et codirigé un important collectif sur le Front national avec Pascal Perrineau. Ses recherches portent sur la sociologie électorale, en particulier celle du Front national et de l’extrême droite française. En 2010, questionnée sur les élections régionales à venir, elle prévoit le maintien du FN « dans cinq ou six régions » arguant que le parti « n’est pas en état [de] profiter » de la conjoncture, notant néanmoins les incertitudes liées au taux d’abstention[6]. Son pronostic sera largement démenti : le FN se maintient au second tour dans 12 régions et atteint 17,5 % des voix.

Elle s'intéresse également au militantisme associatif, au racisme et à l’antisémitisme[7].

Parallèlement à ses activités de recherche, elle participe au réseau RAXEN (Racism and Xenophobia European Network) et à l’enquête comparative « Group Focused Enmity » dirigée par le professeur Wilhelm Heitmeyer (Bielefeld)[7].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle a épousé Samy Cohen en 1987[1].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • (avec Michel-Antoine Burnier et Frédéric Bon), Les sondages peuvent-ils se tromper ?, Paris, Calmann-Lévy, 1974.
  • (en codirection avec Georges Lavau et Gérard Grunberg, L'Univers politique des classes moyennes, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1983. (ISBN 2-7246-0475-X)
  • (en codirection avec Daniel Gaxie), Indépendance, salariat et vote, Association française de science politique, 2e Congrès national, Grenoble, 25-28 janvier 1984, "Les Analyses du comportement électoral en France", n° 6, Paris, Association française de science politique, [1984].
  • La Boutique contre la gauche, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1986. (ISBN 2-7246-0525-X)
  • (en codirection avec Pascal Perrineau), Le Front national à découvert, préface de René Rémond, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1989. (ISBN 2-7246-0564-0) ; rééd. 1996. (ISBN 2-7246-0696-5)
  • (en codirection avec Daneil Boy), L'Électeur français en questions, CEVIPOF, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1990. (ISBN 2-7246-0578-0)
  • (avec Pascal Perrineau), Les comportements politiques, Paris, Armand Colin, 1992. (ISBN 2-200-21088-4)
  • (dir.), Les modèles explicatifs du vote, Table-ronde de l'Association française de science politique, 23-26 avril 1996, Aix-en-Provence, Paris/Montréal, L'Harmattan, 1997. (ISBN 2-7384-5244-2)
  • (en codirection avec Daneil Boy), L'électeur a ses raisons, Paris, Presses de Sciences Po, 1997. (ISBN 2-7246-0724-4)
  • Ces Français qui votent Le Pen, Paris, Flammarion, 1999. (ISBN 2-08-067323-8) ; rééd. 2002. (ISBN 2-08-068387-X)
  • (en codirection avec Gérard Grunberg et Paul M. Sniderman), La démocratie à l’épreuve. Une nouvelle approche de l’opinion des Français, Paris, Presses de Sciences Po, 2002. (ISBN 2-7246-0875-5)
  • (en codirection avec Bruno Cautrès), Le nouveau désordre électoral. Les leçons du 21 avril 2002, Paris, Presses de Sciences Po, 2004.
  • (en codirection avec Éric Agrikoliansky et Olivier Fillieule), L’Altermondialisme en France. La longue histoire d’une nouvelle cause, Paris, Flammarion, 2005. (ISBN 2-08-210445-1)
  • (en) (avec Jocelyn Evans), « Electorates, new cleavages, social structures », dans Alistair Cole, Patrick Le Gales, Jonah Levy (dir.), Developments in French Politics 3, Palgrave, MacMillan, 2005.
  • (en) (en codirection Bert Klandermans), Extreme right activists in Europe : through the magnifying glass, Londres / New York, Routledge, 2006.
  • « Les transformations de l’antisémitisme français », dans Journal für Konflikt und Gewaltforschung, 2005.
  • (en codirection avec Erwan Lecœur, Jean-Yves Camus et Sylvain Crépon), Dictionnaire de l'extrême droite, Paris, Larousse, « À présent », 2007. (ISBN 978-2-03-582622-0)
  • (avec Bertrand Hervieu, François Purseigle, Pierre Muller, Jacques Rémy), Les mondes agricoles en politique, Paris, Presses de Sciences Po, 2010 (ISBN 978-2-7246-1164-9)
  • (en codirection avec Céline Braconnier, Les inaudibles : Sociologie politique des précaires, Paris, Presses de Sciences Po (P.F.N.S.P.), « Académique », 2015. (ISBN 9782724616958)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]