Culture de l'Équateur

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La rue García Moreno à Quito

La culture équatorienne est issue du métissage entre les cultures indigènes, les apports des conquérants espagnols, et ceux des communautés afro-équatoriennes. L'Équateur est un pays qui peut ainsi se définir comme multiculturel, voire plurinational[1].

Langue utilisée[modifier | modifier le code]

La langue officielle du pays et aussi celle la plus largement utilisée est l'espagnol (93,0 % selon le recensement de 2010[2]). Les autres langues utilisées sont celles des amérindiens de la Sierra qui parlent traditionnellement le kichwa (une langue originaire de l'Empire inca) ou encore dans la région de l'Oriente, le shuar et plusieurs autres langues amérindiennes. Le kichwa et le shuar sont reconnus par la Constitution de 2008 comme « langues de communication interculturelle ».

Religion[modifier | modifier le code]

Sanctuaire d'El Quinche

La plupart des amérindiens ont été convertis (souvent de force) à la religion catholique après la colonisation du pays par les conquistadores espagnols et leurs missionnaires. Le catholicisme devint religion d'État en 1863. Cependant, dès 1889, un mouvement libéral eut pour résultat une séparation partielle entre l'Église et l'État mais un décret de 1904 plaça l'Église sous le contrôle de l'État.
Les biens du clergé furent alors confisqués et une liberté totale de culte fut instituée.

La population équatorienne est catholique dans sa quasi-totalité (95 % de catholiques en 2009 selon la CIA World Factbook[3]). Pour autant les Amérindiens de l'Oriente conservent d'anciennes religions précolombiennes (d'ailleurs souvent mêlées de catholicisme) et une petite minorité d'équatoriens sont de confession protestante.
Dans ce pays très croyant, nombreux sont les pèlerinages comme celui qui conduit au sanctuaire de Notre-Dame de Quinche, dans la vallée de Quito où des milliers de personnes se rendent en novembre.

Éducation[modifier | modifier le code]

Jardin d'enfants à Manta

Une campagne destinée à réduire le taux élevé d'analphabétisme en Équateur commença après la Seconde Guerre mondiale et en 1995, le taux d'alphabétisation atteignait 90 %. En principe, l'école est gratuite et obligatoire pour tous les enfants âgés de 5 à 15 ans, cependant, à cause du manque de moyens et de professeurs de nombreuses zones rurales sont très souvent dépourvues d'écoles, seule l'élite peut avoir accès au savoir.
Les principaux établissements d'enseignement supérieur du pays sont l'Université Centrale d'Équateur (créée en 1769) et l'Université Catholique Pontificale d'Équateur (fondée en 1946), à Quito. La ville de Cuenca possède également une université (fondée en 1868) ainsi que Guayaquil (établie en 1867).
Les grandes villes du pays possèdent des bibliothèques publiques. La Bibliothèque nationale, fondée à Quito en 1792, est l'une des plus anciennes d'Équateur, mais il existe aussi des bibliothèques universitaires à Quito et à Cuenca. En outre, le pays possède de nombreux musées qui abritent de précieux vestiges archéologiques de l'époque inca.

Traditions[modifier | modifier le code]

L'Équateur est un pays aux modèles culturels contrastés. D'un côté, les amérindiens cultivent leurs traditions avec les rondadores (flûtes de Pan) pour la musique alors que le long des côtes, c'est un mélange des caractéristiques culturelles espagnoles et africaines qui domine chez les descendants des colons espagnols et des esclaves noirs (originaires d'Afrique).

Arts, littérature, cinéma[modifier | modifier le code]

Artisanat[modifier | modifier le code]

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L'Équateur est mondialement connu pour la fabrication de chapeaux de paille tissés à la main (dans la région de Cuenca, de Montecristi et de Jipijapa) : les fameux chapeaux (mal nommés) « panama ». Ce sont des chapeaux réalisés à partir de jeunes fibres de palmier produisant la paja toquilla. Les chapeaux panamas en paille fine, coloris naturel (ivoire) ou blanchi, garni d'un ruban foncé, ont rencontré un grand succès particulièrement en Europe et aux États unis. Les chapeaux panama sont particulièrement appréciés pour leur finesse, leur légèreté, leur souplesse et le grand chic qu'ils procurent à ceux qui les portent.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Seco de chivo de Zapotal
Article détaillé : Cuisine équatorienne.

Les deux régions importantes se distinguent énormément par l'alimentation, les Serranos (habitants de la Sierra) aiment manger de la viande, du maïs et des pommes de terre, alors que les Costeños (les gens de la côte) préfèrent le poisson, le riz et les fèves.

Les plats locaux sont le seco de chivo (ragoût de chèvre), les patacones (bananes vertes frites dans l'huile que l'on écrase en purée avant de les faire frire à nouveau) et les humitas (tamales au maïs). Le ceviche est quant à lui un plat de poisson ou de fruits de mer mariné dans du jus de citron vert avec des oignons, des tomates, du piment et de la coriandre. Le pain (européen) est là bas remplacé par le canguil (maïs soufflé).

Les boissons très populaires sont le café et le api (boisson chaude faite à partir de maïs moulu).

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Musées et autres institutions[modifier | modifier le code]

Liste du Patrimoine mondial[modifier | modifier le code]

Le programme Patrimoine mondial (UNESCO, 1971) a inscrit dans sa liste du Patrimoine mondial (au 12/01/2016) : Liste du patrimoine mondial en Équateur.

Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité[modifier | modifier le code]

Le programme Patrimoine culturel immatériel (UNESCO, 2003) a inscrit dans sa liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité (au 15/01/2016) :

  • 2008 : Le patrimoine oral et les manifestations culturelles du peuple Zápara[4],
  • 2012 : Le tissage traditionnel du chapeau de paille toquilla équatorien[5],
  • 2015 : Les musiques de marimba, les chants et les danses traditionnels de la région du Pacifique Sud colombien et de la province d'Esmeraldas d'Équateur[6].

Registre international Mémoire du monde[modifier | modifier le code]

Le programme Mémoire du monde (UNESCO, 1992) a inscrit dans son registre international Mémoire du monde (au 15/01/2016) :

  • 2015 : Le regard de l’Autre (photographies salésiennes 1880-1930)[7].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Michael Handelsman, Culture and Customs of Ecuador, Greenwood Publishing Group, Westport, Conn., 2000, 153 p. (ISBN 9780313302442)
  • Daniel Klein et Iván Cruz Cevallos, Équateur : l'art secret de l'Équateur précolombien, 5 continents, Milan, 2007, 259 p. (ISBN 978-88-7439-338-1)
  • Patrice Texier, Équateur : à cheval sur le monde, les Presses du Midi, Toulon, 2014, 87 p. (ISBN 978-2-8127-0574-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]