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Viracocha

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« Wiracocha, le Dieu Créateur », tiré de Hergé dans Le Temple du Soleil, page de garde et dernière page (édition française)
Représentation du dieu Huiracocha à la Porte du Soleil de Tiahuanaco

Viracocha est le principal dieu des civilisations de Tiwanaku[1], Huari et des Incas, dieu créateur, roi de la foudre et des tempêtes. Il est parfois représenté comme un vieil homme portant une barbe (symbole du dieu de l'eau), une longue robe et transportant un sac.

Aussi orthographié Huiracocha, Wiracocha ou Wiraqocha, il était à l'origine adoré par les premiers habitants du Pérou et il fut intégré relativement tardivement au Panthéon inca, probablement sous l'empereur Viracocha Inca, qui prit le nom du dieu.

Susana Monzon, chercheuse au CNRS, décrit la cosmogonie inca comme ceci : « Viracocha (ou Wira Qocha), dieu inca, créa d'abord le Ciel et la Terre, ainsi que la première humanité qui vivait dans les ténèbres. Plus tard, il la détruisit pour la punir d'une faute qui nous est inconnue, transformant les hommes en statues de pierre. Dans une deuxième création, Viracocha sort du Lac Titicaca et crée le Soleil, le jour, la Lune et les étoiles. Ensuite, il sculpte en pierre une humanité ayant déjà des chefs, des femmes enceintes, des femmes ayant accouché et des enfants » [2]. Il leur a, par la suite, enseigné divers arts et techniques menant l'humanité à la civilisation, puis il leur promit qu'il reviendrait, avant de disparaître vers l'Océan Pacifique[3].

Interprétations modernes

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Au milieu du XXe siècle, l'aventurier et anthropologue autodidacte norvégien Thor Heyerdahl développe une théorie du peuplement de la Polynésie selon laquelle Viracocha (aussi appelé « Kon-Tiki ») était un descendant de colons blancs barbus, adorateurs du Soleil, qui auraient fondé les principales civilisations d'Amérique précolombienne. Un groupe mené par Kon Tiki-Viracocha aurait été chassé de Tiwanaku et se serait réfugié par bateau dans l'Océan Pacifique et serait à l'origine des premières civilisations de Polynésie. Cette théorie n'a jamais convaincu la communauté scientifique[4].

Thor Heyerdahl a donné le nom de Kon-Tiki au bateau à bord duquel il a relié le Pérou aux îles Tuamotu en , imitant le trajet supposé de Viracocha.

Bande dessinée

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Viracocha est representé dans l'album des aventures de Tintin Le Temple du Soleil de Hergé.

Dans l'album Le pays Qâ de la série Thorgal, la légende de Viracocha sert d'inspiration pour le personnage de Varth, père de Thorgal lorsque celui-ci parvient au pays Qâ, une variante de l'Amérique précolombienne historique. Il impose son pouvoir sur différents peuples de la région en se faisant passer pour un dieu, sous le nom d'Ogotaï.

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Paris Match, « La mystérieuse cité de Tiahuanaco », sur parismatch.com (consulté le )
  2. Encyclopædia Universalis, « VIRACOCHA, dieu inca | Religions », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
  3. (en) Murra, J.V., Hagen, V.W.V., « Inca Religion » Accès libre, sur Britannica,
  4. (en) Victor Melander, « David’s Weapon of Mass Destruction: The Reception of Thor Heyerdahl’s ‘Kon-Tiki Theory’ », Bulletin of the History of Archaeology, (lire en ligne)