Cleppé

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Cleppé
Vestiges du château comtal de Cleppé.
Vestiges du château comtal de Cleppé.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Canton Feurs
Intercommunalité Communauté de communes Forez Est
Maire
Mandat
Simone Couble
2014-2020
Code postal 42110
Code commune 42066
Démographie
Population
municipale
575 hab. (2014)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 12″ nord, 4° 10′ 51″ est
Altitude Min. 323 m
Max. 394 m
Superficie 15,48 km2
Localisation

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Cleppé est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cleppé fait partie du Forez. Situé près de la commune de Feurs, de l'autre côté de la Loire, à environ 5 km, Cleppé fait même partie de son intercommunalité.

Les habitants de Cleppé sont les Clepperots et les Clepperotes.

Cleppé à la particularité d'être coupé en trois bourgs : le Bourg (centre du village historique, près des vestiges du château) ; Naconne, à quelque 2 km en direction de Feurs et l'Olme, autre bourg en direction de Montbrison qui flirte avec Poncins petite commune voisine. La proximité avec cette commune est telle que beaucoup de Clepperots se sentent plus "proches" de Poncins, d'autant que l'Olme se trouve géographiquement de l'autre côté de l'autoroute et de la nationale.

Le péage d'autoroute sortie "Feurs" est en fait sur la commune de Cleppé au lieu-dit le Marais.

Cleppé est en effet coupé par l'autoroute, coupé par la route nationale et enfin pour des raisons historiques, coupé par le fleuve Loire lui-même puisque quelques fermes sont isolées sur le lieu-dit qui porte bien le nom de l'Ile.

Plusieurs lotissements ont fait évoluer considérablement la taille de la commune, passée du statut de commune rurale à une commune de logement pour personnes travaillant en ville, en majorité.

Le fleurissement des rues est merveilleusement assuré par les employés municipaux et d'un très bel éclat.

Histoire[modifier | modifier le code]

120 silex ont été découverts à la Celle Saint-Martin[1].

Des fouilles archéologiques menées entre 1978 et 1980 ont mis au jour deux fossés perpendiculaires ayant conservé du mobilier (amphores, céramiques) attestant d'une occupation continue de la fin du IIe siècle av. J.-C. à la période augustéenne[2].

Le prieuré de Cleppé

Un prieuré est fondé à Cleppé par Guillaume, comte de Lyon, vers 926[réf. souhaitée].

Le prieuré de la Celle-Saint-Martin en Forez et église Saint-Bonnet de Cleppé sont cités dans les possessions de l'abbaye de l'Île Barbe dès 971[3],[4].

Anne Dauphine, comtesse du Forez, agrandit le prieuré en 1414.

Il est en ruine vers 1741.

Le château de Cleppé
Cleppé dans l'armorial de Revel.

En 1167, le roi Louis VII accorde au comte Guy II de Forez, alors en conflit avec l'archevêque de Lyon, les droits régaliens sur un certain nombre de châteaux dont celui de Cleppé[5].

À partir du XIIIe siècle, les comtes de Forez vont se servir de Cleppé pour asseoir les revenus de membres de leur famille, en particulier les veuves et les filles des comtes de Forez. C'est d'abord Jeanne de Montfort l'Amaury qui y séjourne, puis Isabeau, fille de Jeanne de Montfort, sœur de Jean Ier. À sa mort en 1300, le château revient à Renaud II, seigneur de Malleval et de Cleppé.

Le comté de Forez passe aux mains des ducs de Bourbon en 1372. La comtesse Jeanne de Bourbon vit au château de Cleppé une vingtaine d'années puisqu'elle y meurt en 1402 âgée de 92 ans.

Sa petite fille Anne Dauphine, duchesse et comtesse, y réside aussi souvent lors des absences de son mari, puis devenue veuve, elle se retire à Cleppé. Elle y fait faire des embellissements. La duchesse, comme sa grand-mère, meurt à Cleppé en 1417.

Après la mort d'Anne Dauphine, le château ne sert plus que pour les rendez-vous de chasse. Les ducs de Bourbon résident à Moulins ou à Paris et Cleppé n'est qu'un des nombreux châteaux des ducs.

Le 27 octobre 1452, un important traité est signé à Cleppé entre le roi de France Charles VII et le duc de Savoie. Le roi Charles VII vient recevoir la soumission de son fils, le futur Louis XI (qui complote contre son père avec le duc de Savoie dont il a épousé la fille sans son consentement) et fait en même temps signer un traité de non-agression et de coopération avec le duc de Savoie. Après plusieurs entrevues, on arrange les conditions du mariage du dauphin qui sont approuvées et le roi accorde sa fille Yolande au duc Louis de Savoie. Le mariage est célébré dans l'église du prieuré de Cleppé qui servait de chapelle au château et donne lieu à des fêtes somptueuses.

Plus tard, après la réunion du comté de Forez au royaume de France sous François Ier, un grand nombre de châteaux sont engagés à des particuliers moyennant finances. En 1543, le château de Cleppé est engagé à un marchand de Lyon, Jean Paffy, puis à plusieurs autres seigneurs engagistes. Le château est démantelé par Richelieu au début du XVIIe siècle. Un inventaire de 1667 nous apprend que, du château de Cleppé subsistent encore trois tours reliées entre elles par une muraille et une quatrième en ruines. Les habitants s'en sont servis de carrière de pierres. En 1750 il est définitivement vendu à Aymé Joseph Bert qui le revendit en 1768 à Abraham de Thélis, comte de Chatel, lieutenant aux gardes françaises. En 1862, M Godard est propriétaire des ruines de Cleppé. Il démolit une partie de la petite tour et les derniers débris de la conciergerie pour se servir des matériaux afin de construire une maison. Seule la plus haute des tours est épargnée, presque intacte.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001   Philippe Pignard    
mars 2014 en cours Simone Couble[6]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 575 habitants, en augmentation de 4,55 % par rapport à 2009 (Loire : 1,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
540 533 416 475 460 466 494 537 519
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
534 527 541 545 593 583 630 635 602
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
587 611 574 489 448 417 418 425 435
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
404 456 409 360 404 454 552 570 575
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Tour de Cleppé, unique vestige du Château de Cleppé, château du Moyen Âge, située en plein centre du bourg près de la mairie.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • René Brouillet (1909-1992), résistant, diplomate, directeur de cabinet du général de Gaulle, membre du Conseil constitutionnel, est né à Cleppé.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. J.-E. DUFOUR, Dictionnaire topographique du département de la Loire, PUSE, (1946) 2006, p. 131.
  2. Lavendhomme Marie-Odile. L'occupation du sol de la plaine du Forez (Loire) à la fin du second Âge du Fer et dans l'Antiquité : données préliminaires / Settlement in the plain of Forez (Loire) at the end of the late Iron age and in the gallo-roman period: preliminary findings . In: Revue archéologique du Centre de la France. Tome 36, 1997. pp. 131-144. Lire en ligne
  3. Masures de l'Ile-Barbe, Tome 1, p. 65. Lire en ligne
  4. Diplôme de Conrad roi de Bourgogne pour Heldebert, abbé de l’Ile-Barbe à Lyon, année 971. Traduction proposée par le musée du diocèse de Lyon Lire en ligne
  5. Louis VII, roi des Francs (1137-1180), accorde à son ami Gui II, comte de Lyon et de Forez (ap. 1136 et av. 1158 -1206), lors de la visite faite à sa cour à Bourges, les châteaux qu'il tenait en seigneur de lui à Montbrison et à Monsupt, pour lesquels il fait hommage et foi. Le comte fait enregistrer au roi les autres châteaux de Montarcher, Saint-Chamond, de La Tour-en-Jarez, de Chamousset pour les lui remettre. Enfin le comte demande au roi, pour accroître son fief, les droits régalien au sein des châteaux de Marcily, de Donzy et de ses dépendances, de Cleppé, de Saint-Priest-en-Jarez, de Lavieu et de Saint-Romain-le-Puy, https://sites.google.com/site/agerjarensis/
  6. Cleppé, association des maires de France, consulté le 13 mars 2015
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).


Liens externes[modifier | modifier le code]

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