Casseneuil

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Casseneuil
Les remparts sur les bords de la Lède.
Les remparts sur les bords de la Lède.
Blason de Casseneuil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Villeneuve-sur-Lot
Canton Le Livradais
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Villeneuvois
Maire
Mandat
Daniel Desplat
2014-2020
Code postal 47440
Code commune 47049
Démographie
Gentilé Casseneuillois
Population
municipale
2 349 hab. (2014 en diminution de 0,21 % par rapport à 2009)
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 37″ nord, 0° 37′ 20″ est
Altitude 52 m
Min. 38 m
Max. 204 m
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-de-casseneuil.com/

Casseneuil est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom romain de Casseneuil, Cassinogilum signifie Clairière dans la forêt de chênes. Ce nom est issu du gaulois cassanos signifiant chêne[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Villeneuve-sur-Lot située sur une presqu'île naturelle au confluent du Lot, de la Lède et de la Sône.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Casseneuil
Saint-Pastour Pailloles
Pinel-Hauterive Casseneuil Lédat
Sainte-Livrade-sur-Lot Bias

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants du plateau s'y fixèrent dès l'époque néolithique (entre 5000 et 2500 A.D). Un premier village gaulois abandonna la colline pour s'installer sur la presqu'île. Le village, appartenant à la « fédération » des Nitiobroges, fut nommé « Clairière dans la forêt de chênes », latinisé en Cassinogilium.

Vivant autrefois de la batellerie, il a orienté son activité vers la fabrication de conserves alimentaires et la culture de la prune d'ente ce qui lui valut d'ailleurs le nom de « Patrie du pruneau ».

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La ville a été la cible d'attaques normandes en 848 lors d'un raid contre la riche abbaye d'Eysses.

Durant la croisade contre les Albigeois, Casseneuil comprenait de nombreux cathares, a subi plusieurs sièges, et un premier bûcher y fut édifié en 1209.

En 1209, le premier siège fut levé suite à un différent entre les chefs croisés. Le chef de la campagne militaire, le comte Guy II d'Auvergne ayant eu des droits et de l'argent de la part de la ville se refusa de l'assiéger, et l'archevêque de Bordeaux quant à lui voulait prendre la forteresse cathare[2],[3]. Un accord fut passé avec la cité, cette dernière se verrait libérée si les cathares abjuraient leur foi, un grand nombre refusa ce qui déboucha à l'édification de bûchers.

S'étant à nouveau rangée du côté des Albigeois, la cité fut la cible d'un siège mené par Simon de Montfort en 1214. Malgré une résistance tenace des défenseurs sous la direction d'Hugues de Rovignan, frère de l'évêque d'Agen, la cité tomba après 8 semaines et fut pillée, massacrée et enfin démantelée par le traité de Meaux-Paris.

Charlemagne aurait fait construire une maison sur le Peyche Neyrat pour y laisser sa femme enceinte qui accoucha de leur fils (Grégoire), durant quelques semaines puis retournèrent à Paris [réf. souhaitée].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Casseneuil Blason De gueules à un plant de chêne arraché feuillé de trois pièces d'argent[4].
Détails Officiel, présent sur le site internet de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 juin 1995 Pierre Mandis   Professeur
juin 1995 mars 2001 Yves Duclos UMP  
mars 2001 en cours Daniel Desplat PS Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2014, la commune comptait 2 349 habitants[Note 1], en diminution de 0,21 % par rapport à 2009 (Lot-et-Garonne : +1,07 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 006 1 798 1 992 1 973 1 964 1 991 1 921 1 884 2 065
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 928 1 923 1 976 1 688 1 870 1 772 1 754 1 750 1 648
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 513 1 422 1 328 1 153 1 259 1 347 1 478 1 607 1 708
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 099 2 459 2 642 2 684 2 465 2 296 2 377 2 315 2 349
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Maison de retraite, deux médecins généralistes, dentiste, podologue, kinésithérapie.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Crèche "La Piste aux Étoiles", deux écoles maternelles et primaires, deux collèges : Gaston Carrère et Saint-Pierre.

Culture[modifier | modifier le code]

Sport et loisirs[modifier | modifier le code]

  • Centre de loisirs, village de vacances...

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henriette Walter, L'aventure des mots français venus d'ailleurs, Robert Laffont, p. 44
  2. Guillaume de Tudèle, Chanson de la croisade contre les Albigeois, réed. Paris, réed. Renouard, texte original 1208-1219 ; réed. 1875-1879 (lire en ligne)
  3. (en) Claire Taylor, Heresy, Crusade and Inquisition in Medieval Quercy, York, York Medieval Press, (ISBN 978-1-903153-38-3, lire en ligne), p. 91
  4. Armorial de France
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  9. Jacques Gardelles - Aquitaine gothique - p. 180-181 - Picard - Paris - 1992 - (ISBN 2-7084-0421-0)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]